Le prix de marché italien tourne régulièrement autour de 100€/MWh quand le prix français est à 50€/MWh et pourtant, l'industrie représente 20% du PIB italien, contre 10% en France
Il ne faut pas tout attendre du prix de l'électricité pour relever l'industrie française...
Grève dont un des motifs est de dénoncer « les effets de l'ouverture à la concurrence sur l'organisation du groupe »
Au final, formidable cercle vertueux : la concurrence induit une grève qui ne fait que renforcer le désir de concurrence
En attendant, merci pour les bacheliers
"Tout est une affaire de dosage. En France, le dosage est traditionnellement éloigné d’un ciblage étroitement marqué vers les aides individuelles aux plus pauvres." https://t.co/twJa2edTJN
Remarquable Koenig https://t.co/uw4UKjVgBl « il y a ds la fascination technologique, ds l’idéal d’un Homo
Deus, affranchi de la finitude comme
de la relation à autrui, un oubli profond du vivant (…) Aucun projet de société crédible ne peut se dispenser d’1 critique de l’IA »
Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné :
Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ?
- Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien
- beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar
- QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA
- Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien
- Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar
- ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA
Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner.
Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.
Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ?
Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements.
Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- Président du PSG
- Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2
- Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits
- Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent
- Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025
Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence.
À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.
Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française.
Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État.
Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide.
Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.
Cette capacité d'influence dépasse d'ailleurs largement la France. En décembre 2022, le Qatargate éclate au Parlement européen : des valises de billets saisies chez la vice-présidente Eva Kaili, chez l'ancien eurodéputé Panzeri qui plaide coupable. Depuis 2019, le Qatar finançait un réseau de parlementaires pour influencer les votes en sa faveur. Huit personnes inculpées. La corruption institutionnelle comme prolongement naturel d'une stratégie d'influence globale.
Pendant ce temps regardez l'état du football français :
- Bordeaux : en National 2, après liquidation judiciaire, une première dans l'histoire du sport professionnel français
- Nantes : descendu en Ligue 2
- Montpellier : descendu en Ligue 2
- Nice : a failli descendre
- Lyon : sauvé in extremis sur le plan administratif
Des clubs historiques, avec des identités fortes, des décennies d'histoire, qui survivent ou coulent pendant qu'un seul club dépense sans compter et vit sans contraintes réelles.
La Ligue 1 est cliniquement morte en tant que compétition. Pas mourante. Morte. Et les droits TV en sont le symptôme le plus brutal : Médiapro avait payé 1,15 milliard par saison en 2018 sur la promesse d'un championnat compétitif. Le contrat a implosé. Lors du dernier appel d'offres, les droits sont tombés à 500 millions. Pas parce que les négociateurs ont mal travaillé. Parce que personne ne veut payer cher pour regarder un championnat joué d'avance depuis dix ans. L'effondrement des droits TV est la conséquence directe de la domination du PSG sur un championnat qu'il a lui-même vidé de son intérêt. Et le principal bénéficiaire de cet effondrement est beIN Sports, c'est-à-dire Al-Khelaïfi, qui rachète à prix cassé les droits d'un championnat que son propre club a contribué à dévaluer. Un championnat où le vainqueur est connu avant le coup d'envoi de la première journée depuis plus de dix ans n'est plus un championnat. C'est un décor. Une formalité administrative entre deux campagnes européennes du PSG. Et ce n'est pas temporaire. Avec la puissance financière illimitée d'un État souverain derrière, le Qatar va dominer le football français pendant des décennies. Il n'y a aucune raison structurelle que ça s'arrête.
Pourquoi personne ne s'y oppose ? Pas les présidents de clubs, pas la LFP, pas les politiques, pas les instances européennes ?
Parce que s'attaquer au PSG et à Al-Khelaïfi, c'est s'attaquer au Qatar. Et s'attaquer au Qatar, c'est mettre en péril tout ce qui précède : le CAC 40, les 10 milliards d'euros d'investissements promis dans les semi-conducteurs, l'IA et l'énergie, et du gaz naturel liquéfié dont l'Europe a besoin.
Le Qatar tient tout le monde. Par les intérêts économiques d'abord, personne ne veut déclencher une crise diplomatique pour des droits TV. Par l'intimidation ensuite, Riolo a confié publiquement que des gens étaient venus lui demander de "se calmer sur Nasser". Par l'autocensure enfin, celle qui n'a même plus besoin d'être provoquée parce que chacun a compris où sont les lignes et ce qu'il en coûte de les franchir.
C'est ça le vrai problème. Pas les titres. Pas les stars. Mais le fait qu'un État étranger ait rendu son influence sur le football français structurellement irréversible. Et que tout le monde, des présidents de clubs aux parlementaires en passant par les dirigeants de la LFP, ait intégré que le coût de l'opposition dépasse largement le bénéfice attendu. Ce n'est pas de la lâcheté ordinaire. C'est le résultat calculé d'un système conçu précisément pour que personne ne veuille ni ne puisse s'y opposer sérieusement.
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le football français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, des sponsors fictifs, l'impunité institutionnelle, des contrats circulaires et tout le monde tenu par les intérêts bien compris, on peut acheter les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne dise vraiment rien.
Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.
Et en revanche, on y apprend que cela fait 13 ans que l'opposition municipale attirait l'attention de la Mairie sur ce sujet et spécifiquement sur le recrutement des animateurs.
L’épisode d’Affaires sensibles consacré à EDF raconte une histoire simple : EDF aurait été affaiblie par “Bruxelles”, “le marché”, “les traders”, “la CRE” et la “doxa néolibérale”. Ce cadrage apparaît lorsque l’émission parle d’“idéologie néolibérale”, d’EDF contrainte de vendre “à perte”, de “trafiquants d’électricité”, de tarifs réglementés “bidonnés” par la CRE et d’une nécessaire sortie du marché européen. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamps : 48:49-55:59 ; 1:12:00-1:13:23 ; 1:30:04-1:31:44.
Ce récit contient des critiques légitimes : l’ARENH a été un dispositif bancal jusqu’à sa fin au 31 décembre 2025, les marchés de long terme sont insuffisamment développés, les prix de gros de court terme peuvent s’écarter des coûts complets français, et EDF a subi des injonctions politiques contradictoires. RTE indique que les prix de marché “n’ont pas de raison de correspondre aux coûts de production français” et qu’un cadre spécifique de long terme est nécessaire. Sources : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, sections 9.5.1 et 9.5.2, p. 56-61 ; 🔗 https://t.co/lVpKqnr09b.
Mais le récit devient trompeur lorsqu’il transforme ces problèmes réels en fable unique : “le marché européen aurait détruit EDF”. Sources : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, sections 9.5.1 à 9.5.3, p. 56-65 ; ACER, ACER’s Final Assessment of the EU Wholesale Electricity Market Design, Executive Summary, p. 2-3.
L’ARENH n’est pas simplement une “vente à perte” d’EDF à ses concurrents
L’épisode affirme qu’EDF revendrait à 42 €/MWh une électricité nucléaire “à perte” à des concurrents qui ne produisent pas. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 53:49-54:05.
Cette affirmation est trop grossière. Déjà documenté ici : “L’ARENH n’entraîne pas de vente à perte”, “L’ARENH n’est pas à prix coûtant” et “L’ARENH a couvert le coût comptable jusqu’en 2019”. 🔗 https://t.co/qljFEt7EGK ; 🔗 https://t.co/sHjZ29nV9P.
La Cour des comptes a estimé que la mise en place de l’ARENH avait généré un excédent de 1,75 Md€ au bénéfice du producteur historique par rapport au coût comptable du parc nucléaire historique entre 2011 et 2021. 🔗 https://t.co/rxn3bZI8T3.
La Cour des comptes rappelle que le coût complet du nucléaire historique dépend fortement de la méthode retenue : approche comptable, approche économique ou méthode hybride. Source : Cour des comptes, L’analyse des coûts du système de production électrique en France, section 1.2.1, p. 22-26.
Pour 2019, la Cour des comptes indique que les coûts du nucléaire historique ressortent à 43,8 €/MWh selon l’approche comptable et à 64,8 €/MWh selon l’approche économique. Source : Cour des comptes, L’analyse des coûts du système de production électrique en France, Synthèse, p. 6.
La formule “vente à perte” confond donc coût comptable, coût économique, rente nucléaire, prix régulé, financement des investissements futurs et partage de l’avantage du parc nucléaire historique. Source : Cour des comptes, L’analyse des coûts du système de production électrique en France, section 1.1 “Des dépenses prises en compte et une méthode de calcul, variables selon l’objectif poursuivi”, p. 15-21.
L’ARENH est une décision française, pas un vol allemand ou bruxellois
L’épisode présente l’ARENH comme une mesure prise pour satisfaire la Commission européenne et favoriser les concurrents d’EDF. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 52:16-53:48.
Point important : l’ARENH est une décision française, issue de la commission Champsaur, pour maintenir le TRVe dans un marché ouvert à la concurrence. Ce n’est pas une décision “allemande” ni une invention bruxelloise. 🔗 https://t.co/WBNxedMzBD.
Le couple TRVE-ARENH permettait de partager la rente nucléaire avec l’ensemble des consommateurs en France, quel que soit leur fournisseur. 🔗 https://t.co/ezxhtdEvJp.
Sans contrepartie, un TRVE trop bas peut créer un ciseau tarifaire : l’opérateur historique vendrait au détail à un prix inférieur aux conditions auxquelles ses concurrents peuvent s’approvisionner. 🔗 https://t.co/vl6QPAVszD.
Ce problème avait déjà été identifié avant la loi NOME : en 2007, le Conseil de la concurrence avait dénoncé un risque de ciseau tarifaire lié aux tarifs réglementés et appelé EDF à fournir de l’électricité de base aux fournisseurs alternatifs. 🔗 https://t.co/PmLH47rWlw.
L’ARENH n’est plus le cadre actuel : il a été remplacé par le VNU
Point d’actualisation indispensable : l’ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, le nouveau dispositif est le versement nucléaire universel (VNU). 🔗 https://t.co/lVpKqnr09b.
Le VNU change la logique : les fournisseurs ne reçoivent plus un volume nucléaire régulé à 42 €/MWh. Ils s’approvisionnent intégralement sur les marchés ou avec leurs propres moyens de production. Symétriquement, EDF valorise intégralement sa production nucléaire sur la base des prix de gros. 🔗 https://t.co/lVpKqnr09b.
Le dispositif prévoit une taxe sur l’utilisation du combustible nucléaire assise sur les recettes issues de la vente d’électricité nucléaire d’EDF : au-delà d’un premier seuil dit “de taxation”, 50 % des revenus générés par le parc nucléaire sont taxés ; au-delà d’un second seuil dit “d’écrêtement”, 90 % le sont. Source : CRE, Évaluation des coûts complets de production de l’électricité au moyen des centrales électronucléaires historiques pour la période 2026-2028, section 2.1.1 “Cadre juridique du versement nucléaire universel”, p. 27-28.
Les montants issus de la taxe doivent être redistribués aux consommateurs via une minoration des prix de l’électricité. Source : CRE, Évaluation des coûts complets de production de l’électricité au moyen des centrales électronucléaires historiques pour la période 2026-2028, section 2.1.1 “Cadre juridique du versement nucléaire universel”, p. 27-28.
Ce point rend le récit de l’émission encore plus daté : parler aujourd’hui comme si le cœur du problème était encore l’ARENH à 42 €/MWh ne suffit plus. Le débat porte désormais sur le bon calibrage du VNU : niveaux des seuils de taxation et d’écrêtement, redistribution effective aux consommateurs, incitations d’EDF à produire et investir, liquidité des marchés à terme et développement de contrats de long terme. Sources : CRE, Évaluation des coûts complets de production de l’électricité au moyen des centrales électronucléaires historiques pour la période 2026-2028, section 2.1.1, p. 27-28 ; section 11.1 “Description du fonctionnement de la taxe”, p. 207.
Le vrai défaut de l’ARENH n’était pas la “mafia”, mais l’option gratuite et l’écrêtement
L’épisode parle de fournisseurs qui viendraient se servir “à la sortie des centrales nucléaires” pour revendre l’électricité 5 ou 10 fois plus cher. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 1:12:00-1:12:17.
Les droits ARENH étaient calculés sur le volume de consommation des clients en France ; ils ne correspondaient pas à un volume librement arbitrable comme une simple marchandise achetée à 42 €/MWh puis revendue à 1 000 €/MWh. 🔗 https://t.co/nP6SlYCGMm.
Les droits ARENH étaient calculés sur le volume de consommation des clients. Le fournisseur devait s’approvisionner pour livrer des volumes. Il ne pouvait donc pas simplement empocher une marge sur tout le volume ARENH accordé. 🔗 https://t.co/nP6SlYCGMm.
Le vrai défaut économique de l’ARENH était ailleurs : c’était une option gratuite sur une partie de la production du producteur historique. 🔗 https://t.co/KM9PPjp7XL.
Lorsque le plafond ARENH était atteint, une partie des droits demandés était écrêtée ; cette part devait alors être approvisionnée sur les marchés de gros, souvent à un prix supérieur au prix ARENH, ce qui augmentait le prix de détail. Source : CRE, Rapport pris en application de l’article R. 336-39 du code de l’énergie analysant les causes et les enjeux de l’atteinte du plafond du dispositif ARENH, Synthèse, p. 3.
Le coût d’approvisionnement d’un tarif de détail était une moyenne pondérée entre marché, ARENH et écrêtement ; si le volume d’ARENH augmentait, le volume d’écrêtement diminuait et le coût d’approvisionnement diminuait. 🔗 https://t.co/1aXEjxHi38.
La critique sérieuse de l’ARENH portait donc sur son design, son plafond, son écrêtement et ses effets d’option. Elle ne reposait pas sur l’image de “trafiquants” empochant mécaniquement 1 000 - 42 €/MWh. Sources : CRE, Rapport pris en application de l’article R. 336-39 du code de l’énergie analysant les causes et les enjeux de l’atteinte du plafond du dispositif ARENH, sections 3.1 et 3.2, p. 8-14 ; 🔗 https://t.co/KM9PPjp7XL.
La CRE ne “bidonne” pas les tarifs réglementés
L’épisode affirme que la CRE aurait “bidonné” les TRVE pour permettre aux concurrents d’EDF de faire des marges tout en vendant moins cher qu’EDF. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 1:12:18-1:13:23.
La mécanique réelle était la contestabilité tarifaire : dans un marché ouvert, le TRVE devait éviter de créer un ciseau tarifaire durable entre EDF fournisseur et ses concurrents. 🔗 https://t.co/vl6QPAVszD.
La CRE décrit les effets de l’atteinte du plafond ARENH sur la construction des offres de fourniture et sur les consommateurs. Source : CRE, Rapport pris en application de l’article R. 336-39 du code de l’énergie analysant les causes et les enjeux de l’atteinte du plafond du dispositif ARENH, section 3.2 “Effets de l’atteinte du plafond ARENH sur le marché de détail”, p. 11-14.
On peut critiquer l’empilement TRVE + ARENH + contestabilité. Mais “bidonner les tarifs” est une accusation politique, pas une description du mécanisme tarifaire. Sources : CRE, Rapport pris en application de l’article R. 336-39 du code de l’énergie analysant les causes et les enjeux de l’atteinte du plafond du dispositif ARENH, section 3.2, p. 11-14 ; 🔗 https://t.co/PmLH47rWlw.
Le prix de l’électricité n’est pas “indexé” sur le gaz
L’épisode parle d’un coût de l’électricité “annexé” au prix du gaz et de la tonne de CO2. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 1:30:04-1:30:27.
Le prix de gros de l’électricité n’est pas indexé sur celui du gaz : à court terme, il est égal au coût marginal ; plus la disponibilité du nucléaire est faible, plus le gaz tend à être marginal. 🔗 https://t.co/M9SCM04f2g.
La confusion vient du mélange entre indexation et corrélation : le gaz est un input de production électrique, il tend parfois à être marginal, et il est très volatil ; cela explique sa forte influence sur la variance des prix de l’électricité. 🔗 https://t.co/jx3xN81e20.
RTE décrit le fonctionnement du prix spot par la préséance économique : les moyens de production sont appelés selon leurs coûts variables, et le prix correspond au coût de la dernière unité appelée pour satisfaire la demande. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, encadré “Les différents marchés et prix de l’électricité”, p. 39-40.
La bonne critique n’est donc pas “l’électricité est indexée sur le gaz”, mais : les prix de gros de court terme peuvent rester dépendants des combustibles fossiles alors que le coût complet de long terme du système français est beaucoup plus stable. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, sections 9.3.4, 9.4.2 et 9.5.1, p. 32, p. 48 et p. 56.
La crise de 2022 n’est pas seulement une crise du marché européen
L’épisode relie la perte nette de près de 18 Md€ d’EDF en 2022 à l’ARENH et à la libéralisation. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 55:49-55:59.
RTE décrit l’année 2022 comme la combinaison de trois crises : envolée des prix du gaz liée à la guerre russe contre l’Ukraine et aux tensions d’approvisionnement, crise française de production nucléaire avec la corrosion sous contrainte, et sécheresse réduisant la production hydraulique. Source : RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, section “2022 : un système électrique résilient face à une crise énergétique inédite depuis les années 1970”, p. 2.
La production totale d’électricité en France est tombée à 445 TWh en 2022, son plus bas niveau depuis 1992. Source : RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, section 2, p. 6.
La production nucléaire française a baissé de 82 TWh par rapport à 2021, et la production hydraulique de 12 TWh. Source : RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, section 2, p. 6.
La disponibilité du parc nucléaire français a atteint un niveau historiquement bas en 2022 : 54 %, contre 73 % en moyenne entre 2015 et 2019, avec un minimum de 21,7 GW le 28 août 2022. Source : RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, section 3, p. 8.
ACER écrit que la crise énergétique européenne était “en essence” un choc de prix du gaz qui a affecté les prix de l’électricité, et que le design du marché de gros n’est pas la cause de la crise. Source : ACER, ACER’s Final Assessment of the EU Wholesale Electricity Market Design, Executive Summary, p. 2.
ACER ajoute que les règles de marché ont, dans une certaine mesure, contribué à atténuer la crise en évitant des coupures ou du rationnement dans certaines zones. Source : ACER, ACER’s Final Assessment of the EU Wholesale Electricity Market Design, Executive Summary, p. 2.
Le marché européen n’explique donc pas à lui seul la crise française de 2022. Sources : RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, p. 2, p. 6 et p. 8 ; ACER, ACER’s Final Assessment of the EU Wholesale Electricity Market Design, Executive Summary, p. 2.
Les pertes 2022 d’EDF ne se résument pas à “l’ARENH a ruiné EDF”
La Cour des comptes indique que le parc nucléaire EDF n’a produit que 279 TWh en 2022. Source : Cour des comptes, Le modèle économique d’Électricité de France (EDF), chapitre II, III-B “En 2022-2023, une crise illustrant à l’extrême la sensibilité du modèle aux prix de marché et aux aléas de production”, p. 70-72.
La Cour des comptes indique que la couverture des livraisons ARENH, ARENH+, des droits ARENH associés aux TRV et des offres de marché d’EDF a nécessité l’achat net de 62,7 TWh à un prix moyen de 384 €/MWh, soit 24 Md€. Source : Cour des comptes, Le modèle économique d’Électricité de France (EDF), chapitre II, III-B, p. 71.
La Cour des comptes indique aussi que le déficit de production du parc EDF en 2022 par rapport aux prévisions de fin 2021 était d’environ -80 TWh. Source : Cour des comptes, Le modèle économique d’Électricité de France (EDF), chapitre II, III-B, p. 71.
Autrement dit, le problème 2022 n’est pas seulement “EDF vend à 42 €/MWh ce qui vaut 1 000 €/MWh”. C’est aussi : EDF avait des engagements de livraison alors que sa production nucléaire s’effondrait et que les prix de marché étaient extrêmement élevés. Source : Cour des comptes, Le modèle économique d’Électricité de France (EDF), chapitre II, III-B, p. 70-72.
Sur le relèvement du plafond ARENH en 2022, une partie importante des pertes venait de la réplication de l’ARENH+ dans les offres destinées aux clients du producteur historique. 🔗 https://t.co/NcuGh1jgv6.
Le marché ne “rend” pas physiquement l’électricité rare
L’invité affirme que “le marché” a rendu l’électricité “rare et chère”. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 1:07:28-1:09:13.
Un marché ne crée pas physiquement une indisponibilité nucléaire, une sécheresse hydraulique ou une tension sur le gaz ; il révèle une tension offre-demande par les prix. Sources : RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, section 2, p. 6 ; RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, encadré “Les différents marchés et prix de l’électricité”, p. 39-40.
En 2024, lorsque la production française s’est redressée, la France a retrouvé un solde exportateur exceptionnel de 89 TWh, valorisé à environ 5 Md€. Source : CRE, La surveillance et le fonctionnement des marchés de gros de l’électricité et du gaz naturel en 2024, Synthèse, p. 2.
La CRE indique aussi que, pour la première fois depuis 2013, le prix à terme français pour l’année suivante est devenu inférieur au prix allemand, avec un écart d’environ 20 €/MWh fin 2024 maintenu au premier semestre 2025. Source : CRE, La surveillance et le fonctionnement des marchés de gros de l’électricité et du gaz naturel en 2024, Synthèse, p. 2.
Si le marché rendait mécaniquement l’électricité rare et chère, le retournement de 2024 serait inexplicable. Sources : CRE, La surveillance et le fonctionnement des marchés de gros de l’électricité et du gaz naturel en 2024, Synthèse, p. 2 ; RTE, Bilan électrique 2022 – Principaux résultats, p. 6.
L’Espagne et le Portugal ne sont pas “sortis du marché européen”
L’invité affirme qu’il faudrait sortir du marché européen “comme viennent de le faire le Portugal et l’Espagne”. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 1:30:04-1:30:40.
La péninsule ibérique n’a pas quitté le couplage des marchés européens de l’électricité : elle a mis en place une subvention au gaz, avec compensation répercutée. 🔗 https://t.co/fqX92NTsIv ; 🔗 https://t.co/QIKX82D4dH.
La Commission européenne a décrit le mécanisme ibérique comme une mesure temporaire d’aide d’État permettant à l’Espagne et au Portugal de réduire le coût d’intrant des centrales fossiles, pas comme une sortie du marché européen. 🔗 https://t.co/IubrWwEvdo.
Le mécanisme ibérique n’est donc pas un précédent de “sortie du marché”, mais une intervention temporaire dans le marché avec compensation des centrales au gaz. 🔗 https://t.co/IubrWwEvdo.
Interconnexions : l’existence des lignes ne suffit pas à optimiser les échanges
L’invité affirme que les interconnexions existaient avant Maastricht et qu’on pourrait donc garder des accords commerciaux et techniques sans marché européen. 🔗 https://t.co/pTepjsXhvT — timestamp : 1:30:40-1:31:33.
Il est exact que les interconnexions physiques existaient avant la libéralisation. RTE examine d’ailleurs l’option d’une sortie du marché européen avec maintien des échanges. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.5.3 “Plusieurs propositions touchant à des modifications du fonctionnement des marchés de gros de l’électricité en France ont été avancées mais présentent des limites ou des difficultés importantes”, p. 64-65.
Mais RTE indique aussi que cette option serait contraire au droit communautaire actuel, pourrait réduire les possibilités d’importer lors des périodes tendues et d’exporter la production bas-carbone française, et n’aurait pas changé la situation en 2022 car la France dépendait physiquement des imports du fait de l’indisponibilité nucléaire et hydraulique. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.5.3, p. 64-65.
RTE ajoute qu’un tel découplage nécessiterait des contrats de gré à gré entre l’opérateur national français et les acteurs des pays voisins, avec des coûts difficiles à anticiper. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.5.3, p. 65.
ACER estime que l’intégration des marchés et les échanges transfrontaliers ont généré environ 34 Md€/an de bénéfices pour les consommateurs européens. Source : ACER, ACER’s Final Assessment of the EU Wholesale Electricity Market Design, Executive Summary, p. 3.
Newbery, Strbac et Viehoff chiffrent plus précisément plusieurs briques de valeur de l’intégration européenne : environ 1 Md€/an pour le couplage day-ahead, environ 1,3 Md€/an pour les bénéfices d’équilibrage, environ 1,36 Md€/an pour la réduction des flux non programmés, et environ 3,9 Md€/an de gains potentiels totaux en intégrant aussi intraday et curtailment. Source : Newbery, Strbac & Viehoff, The benefits of integrating European electricity markets, Highlights et Abstract, p. 1 ; section 4.7 “Summary of benefits”, p. 9 ; Table 3 “Potential gains from market integration”, p. 9.
Le même article explique que le couplage des interconnexions réduit les flux inefficaces : avant le couplage, les traders achetaient de la capacité avant les marchés day-ahead et devaient anticiper les écarts de prix ; cela pouvait conduire à de la sous-utilisation, voire à des flux allant de la zone chère vers la zone moins chère. Source : Newbery, Strbac & Viehoff, The benefits of integrating European electricity markets, section 1 “Introduction”, p. 2.
Autrement dit, le sujet n’est pas seulement d’avoir des lignes physiques. Il faut aussi des règles d’allocation de capacité qui utilisent correctement ces lignes. Le couplage day-ahead vise précisément à ce que les prix soient égalisés lorsqu’il n’y a pas de congestion, et à ce que l’interconnexion soit pleinement utilisée lorsqu’elle est contrainte. Source : Newbery, Strbac & Viehoff, The benefits of integrating European electricity markets, section 1 “Introduction”, p. 2.
L’enjeu des interconnexions est donc physique et économique : allocation de capacité, gestion des congestions, signaux horaires, sécurité d’approvisionnement, échanges à court terme, équilibrage et valorisation de la production bas-carbone française. Sources : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, encadré “Les différents marchés et prix de l’électricité”, p. 39-40 ; Newbery, Strbac & Viehoff, The benefits of integrating European electricity markets, section 4.7 et Table 3, p. 9.
Les interconnexions ne sont pas le problème, mais le révélateur des déséquilibres du système électrique : elles révèlent les besoins de flexibilité, les congestions et les écarts de prix, mais ne les créent pas par elles-mêmes. 🔗 https://t.co/HqHTxvTYpt.
Le vrai sujet : articuler marché de court terme, contrats de long terme et partage de la rente nucléaire
RTE indique que le coût moyen de long terme de la production électrique française demeure contenu à l’horizon 2035. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.3.3, p. 31.
RTE indique aussi que ce coût de production est relativement stable, prévisible et très largement indépendant du cours des énergies fossiles. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.3.4, p. 32.
Mais RTE indique en même temps que les prix de gros resteront largement volatils et dépendants du prix des énergies fossiles à moyen terme. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.4.2, p. 48.
RTE indique enfin que l’architecture actuelle des marchés conduit structurellement à une forte volatilité des prix de marché, qui n’ont pas de raison de correspondre aux coûts de production français. Source : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, section 9.5.1, p. 56.
Le bon sujet n’est donc pas “sortir du marché”, mais construire un cadre de long terme qui rapproche les prix payés par les consommateurs du coût complet du parc français, tout en conservant les signaux de court terme nécessaires à l’équilibre du système, aux interconnexions et à la flexibilité. Sources : RTE, Bilan prévisionnel 2023-2035 – Économie du système électrique, sections 9.5.1 et 9.5.2, p. 56-61 ; Newbery, Strbac & Viehoff, The benefits of integrating European electricity markets, section 5 “Conclusions and policy implications”, p. 9.
Newbery, Strbac et Viehoff concluent que le couplage de marché apporte des bénéfices supérieurs aux coûts de changement de design de marché, et que les interconnexions doivent être rémunérées pour l’ensemble des services qu’elles rendent. Source : Newbery, Strbac & Viehoff, The benefits of integrating European electricity markets, section 5 “Conclusions and policy implications”, p. 9.
Depuis 2026, ce débat se pose concrètement dans le cadre du VNU : EDF doit pouvoir dégager les moyens de financer ses investissements futurs, notamment dans le nouveau nucléaire, tout en faisant bénéficier les consommateurs français de la compétitivité du parc nucléaire historique. Source : CRE, Évaluation des coûts complets de production de l’électricité au moyen des centrales électronucléaires historiques pour la période 2026-2028, section 2.1.1 “Cadre juridique du versement nucléaire universel”, p. 27.
Unpop : le débat mérite mieux que "t'es un vilain lobbyste donc je disqualifie ton propos"
D'autant que toutes les parties prenantes, absolument toutes, font du lobbying.
Lobbying qui n'est, accessoirement, pas un gros mot.
L’AFIEG et l’ANODE soulignent l’importance de clarifier le cadre de l’Autoconsommation collective (ACC) afin d’éviter les effets d’aubaine susceptibles de fragiliser l’ensemble des acteurs du système énergétique
« Cette sélection n’est-elle pas un risque, un porte ouverte vers l’eugénisme ? » objecte timidement la journaliste.
Non, puisque c’est déjà très exactement de l’eugénisme. Et je suis consternée que @le20hfrancetele ne traite pas un sujet aussi sensible avec plus de réserves.