I did my best to explain why, at best, cancellation of the debt held by the ECB has no effect, and why, in fact, it is likely to make things worse. I give the baton to @QuentinVandewe2 who is doing a superb job of showing how the specific arguments advanced by Institut Rousseau, Melenchon, and Mathieu Pigasse do not hold water. If interested, and willing to write long tweets, go and look.
▶️️️#Russie : “l’Europe avance en somnambule vers la guerre”
« Je pense qu'il y a un risque de Guerre Mondiale, je pense que l'unique moyen d'empêcher ce dérapage c'est d'armer deux fois plus l'Ukraine »
Isabelle Lasserre @ilasserre#24HPujadas#Europe#Guerre#Ukraine⤵️
On parle beaucoup de souveraineté énergétique. Beaucoup moins de souveraineté hydrique. C’est probablement une erreur.
Veolia vient de décrocher en Colombie un contrat représentant environ 2 milliards d’euros sur vingt ans pour gérer et moderniser l’eau de Cúcuta, une ville de 866 000 habitants.
Le chiffre qui devrait retenir l’attention n’est pourtant pas celui-là : 42 % de l’eau distribuée dans la ville est aujourd’hui perdue dans le réseau. L’objectif est de ramener ces pertes sous les 30 %.
Détection des micro-fuites, renouvellement des réseaux, stockage, traitement, pilotage de la pression : derrière un contrat de gestion de l’eau se trouve désormais une véritable industrie technologique.
Et le contexte change complètement la valeur stratégique de ces compétences.
Le changement climatique rend la ressource plus rare et plus imprévisible. Certaines régions connaissent déjà des tensions hydriques structurelles. Dans ce monde-là, savoir produire, traiter, recycler, distribuer et surtout ne pas perdre l’eau devient une capacité souveraine.
La France dispose justement de deux acteurs mondiaux dans ce domaine : Veolia et Suez. À quelques semaines d’intervalle, chacun vient de décrocher un contrat d’environ 2 milliards d’euros à l’international : Suez à Oman, Veolia en Colombie. Deux groupes issus d’une histoire industrielle désormais entremêlée, redevenus concurrents sur les grands marchés internationaux.
Et il faut aussi savoir le saluer.
On parle beaucoup des échecs industriels français, de nos dépendances et des marchés que nous perdons. C’est nécessaire. Mais à force, on finit parfois par oublier de regarder ce qui fonctionne.
Sur l’eau, la France possède encore deux champions capables d’aller chercher des contrats de plusieurs milliards à l’autre bout du monde. À l’heure où l’eau devient une ressource de plus en plus stratégique, ce n’est pas anecdotique. Et pour une fois, autant le dire.
Peut-on vraiment effacer des centaines de milliards de dette française d’un trait de plume ?
C’est l’idée défendue par Matthieu Pigasse : annuler la dette française détenue par les banques centrales.
Prenons une image simple. Un particulier surendetté peut obtenir l’effacement de ses dettes. Il n’a effectivement plus à les rembourser. Mais il reste inscrit pendant cinq ans au FICP, fichier consulté par les banques lorsqu’elles évaluent une demande de crédit.
Pourquoi ? Parce qu’effacer une dette n’efface pas la question de la confiance future.
Pour la France, évidemment, il n’existe pas de FICP. Mais la question est comparable : notre pays continuera à emprunter après l’annulation. À quelles conditions les investisseurs accepteront-ils de lui prêter si cette opération remet en cause à leurs yeux les règles du financement public ?
Et il y a un deuxième problème.
Imaginons 100 €. La Banque de France achète 100 € de dette française. Pour la payer, elle crée 100 € qui se retrouvent dans le système bancaire.
On efface ensuite les 100 € de dette. L’État n’a plus à les rembourser. Mais les 100 € créés pour l’achat n’ont pas disparu.
Et ils peuvent coûter cher : lorsque les taux de la BCE augmentent, les dépôts des banques auprès des banques centrales sont davantage rémunérés. C’est notamment ce mécanisme qui a pesé sur leurs comptes : la BCE a perdu 7,9 milliards d’euros en 2024 et la Bundesbank a enregistré une perte cumulée de 19,2 milliards.
Pour rendre l’opération réellement permanente, il faudrait donc aller beaucoup plus loin et accepter que la banque centrale finance durablement une partie de la dette publique.
Là, on ne parle plus d’une simple astuce comptable. On parle d’un choix de politique monétaire, avec des conséquences possibles sur les taux, l’inflation, l’indépendance de la BCE et la confiance des prêteurs.
On peut défendre ce choix. On peut le combattre. Mais présenter l’annulation comme des centaines de milliards récupérés gratuitement est trompeur.
On peut effacer une créance. On ne peut pas effacer d’un trait de plume ses conséquences économiques.
@MPigasse@mbompard@FranceInsoumise Ce que vous prônez est du maquillage comme chez Enron, avec de manière prévisible, le même résultat mais à l’échelle du système financier et du pays.
Gravissime.
@FrenchCarcan@MPigasse@FranceInsoumise Les dirigeants de certaines grandes banques d’affaires et grands cabinets de conseil ont prodigué auprès de leurs clients des énormités stratégiques et financières. Citons à titre d’exemples publics vécus les subprimes et Enron. Les miracles en finance n’existent pas.
Matthieu Pigasse appelle à annuler la dette de la France :
"La dette publique peut être annulée comme l'a dit Jean-Luc, sans aucun impact économique ni financier."
Comme un goût de South Park.
La solution d’EELV pour prévenir les megafeux ? Sortir du nucléaire. L'hypothèse de l'idéologie ne suffit plus à ce stade : il faut examiner maintenant celle de la bêtise sans limites- ni planétaires ni intersidérales.
Et foutre la paix aux autres dans leurs décisions les plus douloureuses et intimes… hum ? Est-ce que ce ne serait pas plus « chrétien » ? #JePoseLaQuestion
Mathilde Panot a raison : on peut parfaitement annuler une partie de la dette.
Deux choses :
1. ça veut dire sortir de l'euro et de l'Union Européenne, ce que Mélenchon a toujours voulu
2. avec 6% de déficit annuel, ça veut dire - au moins - 200 milliards d'euros à trouver du jour au lendemain. Soit 200 milliards d'euros D'IMPOTS en plus, soit de la création monétaire - et l'hyper inflation.
Cette politique a été tentée au Venezuela et, en moindre mesure, en Grèce avec Varoufakis. Dans les deux cas, avec un apocalypse économique à la clé, une émigration massive et l'explosion de la pauvreté + effondrement des services publics.
Dit autrement : les mélenchonistes sont des psychopathes.
Le même spécialiste de l'Iran: "En Ukraine, les Européens sont les victimes des rivalités entre deux blocs sur lesquelles nous n'avons aucune prise"
Pardon @LCI mais respectez-vous un peu
En tant que politiste, je reste toujours sidérée par ces « analystes » qui préfèrent réciter comme des perroquets les éléments de langage de leur camp, à gauche comme à droite, plutôt que de regarder les faits.
Entendu hier soir : « Les Américains se fichent du prix de l’essence », « 90 $ le baril, ce n’est pas si élevé » et, évidemment, « les prix alimentaires ont davantage augmenté sous Biden ».
Alors, les faits.
Oui, les prix alimentaires ont fortement augmenté sous Biden, environ 23 % entre janvier 2021 et janvier 2025. C’est incontestable. Mais ils n’ont pas miraculeusement baissé le 20 janvier 2025. Ils continuent d’augmenter : +3 % sur un an. Le bœuf haché coûte environ 11 à 13 % de plus qu’il y a un an ; le café avait déjà bondi de près de 12 % en 2025.
Les droits de douane n’y sont pas étrangers. Leur impact sur les prix inquiète d’ailleurs suffisamment l’administration Trump pour qu’elle ait elle-même supprimé des tarifs sur plus de 200 produits alimentaires, café, bœuf, bananes, jus d’orange, puis exempté café et bœuf de nouveaux tarifs contre le Brésil.
Et l’essence ? +26,7 % sur un an en juin. 56 % des Américains se disent aujourd’hui « très préoccupés » par son prix, contre 34 % en janvier.
Pourquoi ? Parce que l’Amérique, ce n’est pas Manhattan ou Washington. Dans une immense partie du Midwest, du Sud, des zones rurales mais aussi des banlieues, la voiture n’est pas un confort : elle est indispensable. Pour aller travailler, conduire les enfants, faire les courses. Pour un agriculteur, un artisan ou celui qui parcourt des dizaines de kilomètres par jour, l’énergie est aussi un coût de travail. Chaque hausse se voit immédiatement à la pompe et dans le budget familial.
On peut débattre de la responsabilité de Biden, de Trump, des tarifs, de l’Iran ou du pétrole. C’est même notre travail.
Mais choisir les chiffres qui arrangent son camp, ignorer ceux qui dérangent et répéter les éléments de langage de ses chefs, ce n’est ni de l’expertise ni de l’analyse.
C’est de la propagande.