Pas journaliste encarté, mais rédac'chef de la Lettre HCL, un oeil sur la galaxie #Logement, plutôt vue des territoires ! RT ne vaut pas forcément approbation
@federationOPH - convention nationale des Offices publics de l’habitat de Vannes : une très originale organisation participative pour faire émerger des propositions pour les présidentielles et à l’horizon 2040, qui a beaucoup plu et permis aux participants de mieux se connaître…
@federationOPH : Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du logement, a clôturé la convention nationale des Offices publics de l’habitat, organisée à Vannes (56), le 4 et 5 juin 2026, par un mini discours vidéo de 2 minutes, dans lequel il a confirmé l’Anru 3…
L’avis favorable du Conseil national des villes constitue une étape importante pour notre projet de loi Relance Logement. Après le vote du CNH, c’est une nouvelle marque de confiance des acteurs de terrain envers une ambition que nous assumons pleinement avec le Premier ministre.
🔵EXCLUSIF | Dans un rapport choc, publié ce jeudi, Clément Beaune, haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, propose un big bang territorial pour Paris et sa petite couronne, qui deviendrait une grande métropole, à l’image des autres capitales européennes
➡️ https://t.co/TtWwZCTglt
Si nous voulons résoudre la crise du logement, il faut prendre conscience d'une chose importante.
En France, des milliers des personnes travaillent tous les jours :
1/ à empêcher de construire les logements qu'il nous manque,
2/ sur des terrains dont elles ont une connaissance abstraite,
3/ en bloquant les projets destinés à de futurs habitants qu'elles n'ont jamais rencontré,
4/ des familles qui ont besoin de se loger pour pouvoir travailler pour des entreprises dont elles n'ont pas idée,
5/ lesquelles entreprises travaillent à fournir des biens et des services à des clients qu'elles n'imaginent pas,
6/ ce qui permet de payer les cotisations finançant les frais de santé et de retraite pour des personnes qu'elles ne visualisent pas.
Ces personnes qui travaillent tous les jours à faire gagner le "camp du NON" au logement, n'appartiennent pas à une corporation en particulier.
Ce sont :
> parfois des élus, sous pression des riverains,
> parfois des services instructeurs, sous pression des élus,
> parfois des techniciens, qui font du zèle sur le concept de la sobriété appliquée aux autres,
> parfois des riverains, qui attaquent les permis,
> parfois des ABF, qui exercent un pouvoir discrétionnaire,
> parfois des urbanistes, qui conçoivent des règles qui sont légales mais qui, habilement, bloquent les projets,
> parfois des associations de défense de l'environnement qui ne comprennent pas que si une personne n'est pas logée ici, elle sera logée plus loin,
> et parfois un peu de tout cela, en cascade.
La conséquence de tout cela, c'est un enfer quotidien pour les opérateurs, les professionnels de l'acte de bâtir, et :
- des faillites,
- une pénurie de droits à bâtir qui fait exploser les prix des terrains,
- des Français logés trop loin,
- des chèques carburant pour les grands rouleurs,
- des étudiants qui abandonnent leurs études,
- des employés qui renoncent à des contrats de travail faute de logement,
- l'économie française qui entre en récession, et qui s'endette,
- l'étalement urbain qui se poursuit et qui continue sa destruction des terres naturelles et agricoles qui ont une valeur réelle,
- les émissions de carbone qui augmentent avec les km parcourus en voiture, et qui accélèrent encore le changement climatique.
Ce travail du camp du NON est un travail de fourmis. Il est partout, depuis la rédaction des règles des PLU, jusque dans leur application.
Pour défaire cette pénurie de logement dans les secteurs dynamiques du pays, nous allons devoir lever le voile et rendre public, projet par projet, cet empêchement généralisé.
Non pas pour remplacer les instances d'instruction du droit des sols et celles qui permettent de faire un recours.
Mais,
1/ pour que le camp du OUI prenne conscience de la profondeur de la difficulté,
2/ pour que l'asymétrie soit légèrement rétablie.
Refuser ne comporte aucun risque.
Dire OUI, demande du courage.
Faisons en sorte que dire NON demande un peu de courage également, à partir de maintenant.
Comment sauver le journalisme au temps de l’IA ?
Pour le président du New York Times, c'est un chantier essentiel pour l’avenir de la démocratie.
Nous traduisons son discours au Congrès mondial des médias.
https://t.co/1Q3g7loH37
Encadrement des loyers : "Il coûte très cher aux finances publiques, a un effet sur les loyers relativement faible, et surtout aide et accompagne les foyers les plus aisés", juge @VincentJeanbrun. "Nous allons entendre ce besoin des maires de continuer à expérimenter."
Si vraiment ça ne sert à rien, pourquoi avons-nous si peur d’ouvrir la vanne ?
Petit moment de plomberie urbaine.
La vanne, ce sont les règles du PLU : le Plan Local d’Urbanisme.
Non pas les intentions affichées par la partie projet du PLU (le PADD) : mais le zonage concret et les règles géométriques qui s’y appliquent.
Le tuyau : c’est par là que passe le “flux” (de logements, de projets, de permis, de chantiers, et puis d’installations).
En bas : voici que certains proposent de tourner un peu la vanne, d’abaisser la contrainte sur le flux, d’upzoner (d’augmenter les droits à bâtir)… et là, c’est la panique !
“ MON PAUVRE : NE TOUCHE PAS À ÇA ! ”
C’est exactement notre débat français
(j’ai malgré tout emprunté ce dessin à @michael_wiebe, économiste, qui travaille de l’autre côté de l’Atlantique…)
Le PLU est un organe hyper sophistiqué (et donc très difficile à discuter et à mettre dans le débat public) de contrôle du débit de logements :
- hauteur,
- coefficient d’emprise au sol,
- stationnement,
- retraits par rapport aux limites des voisins,
- recul par rapport aux voies,
- gabarits,
- pleine terre,
- alignements,
- “ cohérence du tissu ”,
- “ volumétrie du quartier ”,
- “ préservation du caractère ”…
Chaque item, pris séparément, peut bien sembler raisonnable. Et surtout : bien intentionné.
Mais empilés, ils transforment progressivement une ville vivante en bouteille de ketchup : tu tapes, tu tapes, rien ne sort… puis des gerbes sortent :
- au mauvais endroit (à côté de la rocade… et même après la rocade),
- au mauvais prix (celui de la rareté organisée par les règles du PLU),
- au mauvais moment (dans très longtemps).
En soutien à ceux qui ont peur d’ouvrir la vanne, il existe donc quelques papiers scientifiques (assez minoritaires, je vous en mets en note de bas de page) qui essayent, par des moyens et des modèles mathématiques hyper sophistiqués, de démontrer qu’“upzoner”(augmenter les droits à densifier) ne changerait pas grand-chose (1) …
Pourquoi se donner tant de mal ?
On peut en débattre d’un point de vue technique, discuter des hypothèses de modélisation et voir comment ils complètent nos outils de description des mécanismes des marchés urbains, et surtout pourquoi leurs résultats sont contradictoires avec d’autres papiers plus nombreux.
Mais ce qui est vraiment étonnant, ce sont tous ces efforts pour montrer qu’augmenter les droits à bâtir n’aura que peu d’effet : dans ce cas, pourquoi ne pas ouvrir un peu la vanne et voir ce que cela donne, si on pense de toute façon que ça n’aura aucun effet sensible (2) ?
Ma proposition, aux urbanistes :
A- Arrêtons de faire semblant que les règles ne contrôlent pas la réponse aux besoins en logement. Elles la contrôlent. Et on le sait.
B- Demandons-nous quels intérêts nous défendons réellement quand nous acceptons de serrer de plus en plus fort le robinet en pleine crise du logement.
Références :
* Rodriguez-Pose, A., & Storper, M. (2020). Housing, urban growth and inequalities: The limits to deregulation and upzoning in combined historical and theoretical perspective. Urban Studies, 57(2), 223-248. https://t.co/NtCp0q51Bc
* Krivenko, P. (2025). Supply Constraints Do Not Explain House Price and Quantity Growth across U.S. Cities. Federal Reserve Bank of San Francisco Working Paper 2025-03. https://t.co/w0z5DMTSSe
🔴 🗣 "Ce n'était pas à ceux qui nous ont attaqué de décider où on allait vivre", assure le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, dont le domicile de L'Haÿ-les-Roses avait été attaqué à la voiture bélier en 2023. Lui et sa famille ont décidé d'y rester. #canal16
Pour la première fois depuis 2022, la CAF a vu ses comptes validés par la Cour des comptes. Mais les magistrats ont émis de sérieuses réserves : lutte contre la fraude aléatoire, système informatique mal sécurisé, information des bénéficiaires très légère…
https://t.co/W3zgbu3xr8
La pénurie de logements n'est pas naturelle, elle est artificielle. Et elle trouve sa source dans la question du foncier constructible.
Voici comment nous pouvons nous en sortir.
(En 3 phrases)
Il faut comprendre :
1/ Que nous sommes passés en un siècle d’une logique d’évolutions incrémentales du tissu urbain (une trame viaire puis construction et évolution une parcelle après l'autre) à une logique de grandes opérations nouvelles d’aménagement conçues pour être réalisées d'un coup (chères, lourdes, massives).
2/ Que lorsque les grandes opérations, celles que le 20e siècle a adoré, tombent en panne (on vote le ZAN, on interdit l’étalement urbain, il ne reste comme grands fonciers que des friches chères à dépolluer ou des fonciers avec vue sur la rocade ou les voies de chemin de fer), alors tout se grippe.
3/ Que nous devons revenir à une logique incrémentale, miniaturisée, distribuée et légère de la production du logement et de la ville et que cela n'a qu'un obstacle majeur : nos règlements d'urbanisme bien verrouillés dans les parties stratégiques du pays... qui sont votés par ceux qui dorment sur place et non par ceux qui viennent y travailler ou qui auraient besoin d'y trouver un logement (le NIMBY galvanisés par les nouveaux arguments d'écologie superficielle qui ont été glanés ici et là par ceux qui ont intérêt à bloquer la ville).
(Version longue)
A - Comment nous avons créée la pénurie de foncier constructible.
Ce que nous avons pris l’habitude de reconnaître comme une « ville », un « village », un « bourg », un « faubourg » résulte le plus souvent d’une histoire, d’un processus de croissance organique : le tissu urbain a évolué sur et en prolongement de lui-même, au gré des besoins et des projets, autour d’espaces publics, de voies, de lieux et d’équipements collectifs.
Puis vint le temps de l’énergie peu chère, de l’automobile, des infrastructures et des villes nouvelles : « grands ensembles », « lotissements », « quartiers sur dalle » puis « éco-quartiers », construits dans des champs, des forêts et aujourd’hui d’anciennes friches industrielles.
D’une logique de tracés et d’évolutions incrémentales, nous sommes passés à une logique d’opérations nouvelles d’aménagement.
En France, contrairement aux époques précédentes, l’urbanisation du 20e siècle ne fut pas conçue comme évolutive, mais au contraire comme un système quasiment figé, dessiné puis réalisé en tant qu’objet urbain définitif : des parcelles furent viabilisées et découpées, des bâtiments édifiés, non pas pour être un jour surélevés, étendus, divisés, densifiés, prolongés… mais pour demeurer tels quels.
Si bien que chacun s’habitua à cette idée.
Les Plans d’Occupation des Sols virent le jour en 1967, les Plans Locaux d’Urbanisme en 2000, selon un double principe qui consistent, par des zones et des règles, à :
(1) Maintenir l’essentiel de l’aspect et des caractéristiques des espaces déjà bâtis ;
(2) Ouvrir de nouvelles zones à urbaniser pour répondre aux besoins du moment.
Une pénurie potentielle qui devient une pénurie réelle dans certains territoires.
En 2021, l’objectif du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) fait son apparition dans la loi Climat et Résilience.
Pour l’essentiel, atteindre le ZAN en 2050 remet en cause, frontalement, le principe (2), c’est-à-dire l’ouverture de nouvelles zones à urbaniser pour répondre aux besoins.
Mais étonnamment, au moment où nous nous donnons pour règle de fermer progressivement les possibilités d’extension urbaine, d’étalement urbain et d’artificialisation de nouvelles terres, nous ne nous donnons pas la règle corollaire, qui correspondrait au renversement du principe (1) : à savoir ouvrir significativement, et intelligemment, les possibilités de construire en renouvellement urbain pour répondre aux besoins.
Si l’on ferme le robinet de l’extension sans ouvrir le robinet de l’intensification, nous créons de facto, par nos règles, de façon complètement artificielle, une situation de pénurie potentielle de fonciers constructibles.
Cette pénurie potentielle devient une pénurie réelle dans les territoires dans lesquels les besoins du pays sont importants.
La spéculation immobilière, qui fait grimper les prix jusqu’au ciel dans ces territoires, jusqu’à y bloquer la production de l’offre qui permettrait de répondre aux besoins, est le plus souvent le symptôme de cette pénurie artificielle, et non sa cause initiale.
B - Les conséquences, tout le monde les connaît aujourd’hui ; crise du logement et conséquences en cascade.
https://t.co/kbUUioD4EM
C - Le remède : rouvrir les PLUi en zones tendues et autoriser la densification sera bien plus efficace que rediscuter du principe du ZAN (pour le logement en tout cas : pour l’industrie, c’est une autre histoire).
Pour que cela soit décidé, il faudra sans doute transiter d’une démocratie locale du sommeil vers une démocratie du travail.
https://t.co/KGo8Bm3jky
D - C’est comme cela que l’on remettra le foncier en mouvement.
https://t.co/3Fdd8Y3PPc
E - En développant de nouveaux modèles d'opération.
La crise du logement est une crise de l'urbanisme.
L'urbanisme doit faire sa révolution copernicienne et abandonner les vieux plans et les vieilles méthodes du 20e siècle dont nous ne sommes pas encore sortis.
https://t.co/sOvKAuSWan
La maîtrise d'ouvrage d'un concours qui nous appelle : "on va organiser une négo, vous allez devoir revoir vos honoraires parce que toutes les agences ont répondu bien au-dessus de ce qu'on avait provisionné"
Et ça ne leur pose pas question mdr
⚖ La Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre) saisit la justice aux côtés de l'@laffairedusiecl. Michelle Audrin (Locataires Ensemble, habitante d'un logement bouilloire) et Christophe Robert (Fondation pour le Logement) nous expliquent.
🎯Objectif : dénoncer le manque de préparation de l'Etat et le contraindre à prendre des mesures qui protègent les millions de personnes mal-logées victimes du changement climatique.
#RA2025 | Dans un contexte de multiplication des sources d’information et de circulation de fausses informations, l’Insee s’efforce de rendre les données publiques plus accessibles et compréhensibles pour tous - grand public, décideurs, journalistes...
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https://t.co/1n9ChmghMD
Le rapport confirme que l’encadrement des loyers produit des effets limités sur les prix mais des effets négatifs beaucoup + importants sur l’offre.
Qui peut croire qu’on peut résoudre une pénurie en administrant les prix plutôt qu’en augmentant l’offre ?https://t.co/135nrVYTBD