Top Tweets for #KADOGO
@yaacobskongolo LES ENFANTS #KADOGO NOUS RESERVENT BEAUCOUP DE TÉMOIGNAGES, PUISQU'ILS RISQUENT RIEN PAR RAPPORT À CE QU'ILS ONT FAIT, POUSSÉS PAR APR/FPR DEPUIS LA NUIT DES TEMPS. JUSQU 'AUJOURD'HUI. IL FAUDRAIT LES PROTÉGER. ILS SONT NOS BIBLIOTHÈQUES QUI NOUS RÉSERVENT DE MYSTÈRES.
Pendant une opération spéciale menée par nos forces armées de l(ARC/M23) à Nyabanira , les Lions 🦁 ont capturé le soi-disant colonel auto proclamé #Kadogo #Murindahami.
Plus de 10 armes ont été récupérées dont une PKM , 2 RPG, et 7 AK-47.
#fypシ゚viral

#SEBU: "Imana Ishimwe cyane wa mubyeyi, bya bisore byatemeye Rwampara ntacyo yabaye"
#KADOGO: "Ibyo bisore ni ibigome, nta mutima muzima bigira, icyampa bakabirasa bigapfa ku manywa y'ihangu"
#Njyewe: "Harya ubwooo... ibisore, Kadogo, ibisore, Kadogo, ibisore 🤔"
#Ubutabera

HANO URUMVA #UBASHINJACYAHA BUZASABA KO AHANISHWA IKIHE GIHANO?
1. Barenze umwe
2. Ni mu ijoro
3. Bitwaje intwaro (Umuhoro...)
4. Bibye
5. Uwibwe yakomeretse
6. Uwibwe bamuteye igikomere cyatumye azamara iminsi atari yakira
7. Igikomere bakimuteye ku mutwe bakoresheje umuhoro

Beaucoup des #Kadogo qui avaient combattu et perdu la vie à la première ligne étaient des enfants du #Kivu pas nécessairement ou seulement les ‘#Banyamulenge’! Beaucoup des fils et filles du Kivu avaient suivis et soutenu Mze Kabila! Alors dit à votre Manipulateur au solde de #Kagame dans la vidéo de se calmer un peu! Lui soit disant ‘Munyamulenge’ #Congolais bla bla bla qui avait combattu, il était Où Quand le #Rwandais #KABAREBE avait pris l’Etat Major!!??
Ariko rero hagati aho, abashingamategeko bicaye bagatekereza kwemeza iyi ngingo muri NOV 2023 ni ukuri sinzi umuntu wari wabarakaje cyane ariko .... nangwa reka nicecekere da...
"Cowards live longer";
BYE

#Cajus
#SEBU yavuguruye inzu ye ishaje, ayitera igipande, avugurura igisenge ndetse ayitera amarangi meza
#KADOGO arayisura arayishima ayishyura 60M imwandikwaho.
Nyuma y'amezi 5 inzu iromoka, none yareze #SEBU asaba ko amusubiza 50M ze
ABAYE ARI WOWE #MUCAMANZA WARUCA GUTE?

@dr_dash250 Brigade #Kadogo
Barakina munjye mubibutsa Inkotanyi ziracyari zazindi nuyumunsi zagusukaho umuriro 🔥
@SarahBireete @R_Nabbanja @NRMOnline This girl is clearly being held under duress! NRM is in the criminal practice of abusing children rights like drafting children into the military. #Kadogo. @RobinahNabbanja, do you know #ChildProtection? Cease & desist from abusing children. It’s a shame that NRM still does this!
@d_moano @drcJosephKabila Réveillons ns peuple 🇨🇩,nos professeurs et hô politik du hier étaient d mauvais goût. Ils Flechissaient devant les #kadogo 🇷🇼 et accepté l'intégralité d conditions dictées par le 🇷🇼.
Chers profs d'ojourd'8,l'intérêt national exige la bravoure. Mettons à côté nos sentiments perso.
Musician #Kadogo goes solo,releases new track ‘#Nimukomere’.Kadogo has long been a prominent figure on #Rwanda’s gospel music scene,particularly through his work with the Healing Worship Team (currently Healing Worship Ministry)& Kingdom of God Ministries. https://t.co/AlYbSW5Ct6

#Flash_Djugu: ⁉️🚨😭La plateforme AMANI ITURI présente ses sincères condoléances aux @URDPC_CODECO_OF qui auraient perdu leur Général Auto-procclamé, #NdrodzaAlias #Kadogo dans le combat de #PLUTO.
Paix à son âme !
Jusques en quand les ituriens se laisseraient tromper,manipuler.

Abantu babiri akaba aribo bakekwako ico caha. Mu gipolisi bakavuga ko Inkomoko y'ivyo vyose ari imishamirano yaturutse kuri #Kadogo avuka i @BubanzaProvince na #Philbert_KARIMANZIRA bakaba bariko bapfa umukobwa izina ritamenyekanye bashaka ku mutahana.
@MininterInfosBi
3/3

@marlonluzayamo_ Comme j'avais dit hier dans le Space, #kagame_genocidaire a un problème sérieux et réel des effectifs, ds les années 1996-97 il s'est appuyé sur les enfants #Kadogo mais il cherche désespérément des effectifs pour couvrir tous les fronts avec plrs fronts #FARDC a la main haute
Loin d'être parfaite,la révolution du 17 mai 1997 nous a permis de connaître 3 cycles électoraux,mais aussi la nullité d'une "lutte" de 37 ans,la médiocrité,la supercherie et le hold-up électoral #Udpsiens. Hommage aux #Kadogo. @HDIAKIESE @wembi_steve @OlivierKamitatu @7sur7_cd

La plus grande erreur (voir trahison) que #Mzee Laurent KABILA ait commis sur collaborateur le plus proche et fidèle par l'influence tribale #KATANGAISE.
Ce qui l'a conduit à sa mort, certes tuer par la CIA mais les Rwandais savait que aucun #Kadogo ne fera pas résistance.
Anselme MASASU NINDAGA ("Toto", pour les intimes)
Il est des êtres dont le parcours sur cette terre aura marqué à jamais l'Histoire qu'il faille garder leur mémoire vivante. La vie d'Anselme MASASU NINDAGA (affectueusement appelé "Commandant") en est une bonne illustration.
C'est à Bukavu (Sud-Kivu), que Masasu Nindaga voit le jour en avril 1969. Il est le deuxième fils d’Augustin Nindaga Bambaga (qui évoluait dans le domaine de l’enseignement en tant que Directeur d’écoles) et de Maman Consolata Mukuzo. En 1974, la famille va s’installer à Uvira, où Papa Augustin Nindaga vient d’être nommé, à la suite de la zaïrianisation, comme premier préfet d’études noir (zaïrois) au Collège catholique Stella Maris ("Collège Mwanga", ce jour). Masasu passera ainsi une bonne partie de son enfance et de sa jeunesse à Uvira (où il est beaucoup connu sous le nom de "Toto") et à Mbobero (Bukavu), chez ses oncles paternels.
En 1988, alors qu’il est âgé de 18 ans, ses parents l’envoient à Kinshasa y poursuivre ses études, aux côtés de son frère aîné qui y vit déjà. Mais très vite Masasu retourne à Uvira, puis fait un bref séjour en Afrique du Sud, avant de se retrouver, en début 1991, en Ouganda dans les rangs du NRM de Yoweri Museveni qui venait de prendre le pouvoir en Ouganda 5 ans auparavant. Ces années-là, après l’échec enregistré par le FPR sur le sol rwandais lors de son attaque historique d’octobre 1990 et le retour de Paul Kagame en Ouganda (il était aux USA lors de l’attaque d’octobre 1990 dans laquelle avait péri le Général Fred Rwigema), ce dernier va préconiser la formation d’une armée propre au FPR, en plus des éléments rwandais qui faisaient déjà partie de l’armée ougandaise. Beaucoup de familles rwandaises - et même congolaises - vivant au Burundi, au Rwanda et dans l’est de la RDC envoyèrent ainsi leurs enfants dans les maquis du FPR en Ouganda dès le début de l'année 1991. Masasu, sûrement influencé par ses oncles, fera partie de cette vague des jeunes d’Uvira qui avaient rejoint le FPR ces années-là.
En Ouganda, Masasu se spécialise en espionnage et infiltration. Selon une confidence que m’avait faite son jeune frère qui (mon collègue de classe dans les années 90), dans les lettres que Masasu écrit à sa famille entre 1991 et 1994 (avant la prise de Kigali), il répète souvent : "…. [En Ouganda], je me perfectionne et je retournerai accomplir tout ce qui est nécessaire pour un vrai révolutionnaire". En juillet 1994, c’est la consécration : le FPR parvient à conquérir le Rwanda. Masasu, comme tous les autres Congolais qui avaient combattu aux côtés des rwandais du FPR, intègre la nouvelle armée mise en place par le FPR. A Uvira, on a pratiquement perdu sa trace, mais sa famille continue à y vivre paisiblement. Papa Augustin Nindaga fait d’ailleurs partie des notables de la ville, très respecté aussi au sein du Diocèse d’Uvira où il œuvre comme responsable des laïcs.
Vers le milieu de l’année 1995, pendant que la tension monte entre le Rwanda et la Zaïre accusé d’entretenir les ex-Forces Armées Rwandaises et les Interahamwe, Paul Kagame aurait lancé une campagne d’identification de tous les éléments qui avaient combattu à ses côtés jusqu’à la prise de Kigali et qui avaient des liens avec le Zaïre. Plusieurs jeunes originaires de l'est du pays sont ainsi identifiés, y compris Masasu. Masasu semble le plus clairvoyant des tous, car depuis juin 1995, il a déjà créé son propre mouvement, le M.R.L.Z. (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre), qui fera d’ailleurs partie des 4 mouvements signataires de l’acte constitutif de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération (AFDL), mouvement qui a fait partir Mobutu, après 32 ans de règne.
Septembre 1996, la guerre est lancée en territoire d’Uvira. Masasu, avec une poignée de combattants, traverse la Rusizi, depuis le Burundi. Sur place, les combattants Banyamulenge sont déjà à l'œuvre. Les premières localités sont conquises dans la plaine de la Rusizi et les moyens plateaux d’Uvira, dont Kiliba et Lemera. Le 25 octobre, la ville d’Uvira tombe. Lorsque le mouvement rebelle y tient son premier rassemblement à l’emplacement appelé "Tribune" (où se tenaient tous les rassemblements des anciens dignitaires du MPR), les uvirois sont stupéfaits de voir le jeune Masasu Nindaga, aux côtés de Kisase Ngandu, à la tribune d’honneur. C’est un retour en force dans cette ville qu’il avait quittée 6 ans auparavant. Prenant la parole, Masasu confirme aux uvirois qu’il fallait désormais oublier Mobutu et que son mouvement allait marcher sur Kinshasa. J’ai une quinzaine d’années à l’époque et j’observe, aux côtés de plusieurs de nos aînés, ce moment historique. Je dois avouer que ma curiosité et le goût pour l’actualité politique dès mon jeune âge ne m’auraient jamais fait rater un tel évènement. A la fin du rassemblement, plusieurs de nos aînés se frayent le chemin dans la masse pour aller saluer Masasu. Ce dernier insistera sur la nécessité pour ses anciens amis d’intégrer l’armée de l’AFDL, appel qui sera largement suivi par plusieurs jeunes d’Uvira.
Pendant les 8 mois de bataille et de progression de l’AFDL vers Kinshasa, Masasu est au four et au moulin. Il nous a toujours présenté l’image d’un combattant infatigable. Il est lui-même aux côtés des troupes sur divers fronts, revient de temps en temps à Uvira où nous avons la chance de le voir dans notre quartier ("Zone") à chacun de ses passages dans la ville, car il passe manger chez sa sœur (épouse de feu Radjabu). A chacun de ses passages à Uvira, il fait des incursions à Lemera-Kidoti évaluer le niveau d’avancement de la formation des jeunes recrues, dont certains avaient été demandés auprès de leurs parents par lui-même.
Le 20 mai 1997, soit 3 jours après la chute de Kinshasa, quand Laurent-Désiré Kabila atterrit à l’aéroport de Ndjili à bord d’un jet Falcon mis à sa disposition par le pouvoir de Luanda, Masasu fait partie du comité très restreint qui accueille celui qui vient de se proclamer Président de la République démocratique du Congo. Dès juin 1997, Mzee Laurent-Désiré Kabila confiera à Masasu la charge d’aller pacifier tous les coins du pays où œuvraient encore quelques groupes de résistants hostiles à la présence des rwandais dans l’AFDL, essentiellement dans la partie est du pays. Mais 5 mois plus tard (17 novembre 1997), pendant qu'il venait de regagner Kinshasa après une mission de pacification dans l’est du pays, Masasu est convoqué à la Présidence pour un face à face avec Laurent-Désiré Kabila. Pour bien d’observateurs, le clan des katangais aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila, ainsi que les alliés rwandais, ne voyaient plus d'un bon oeil les actions de pacification de Masasu dans l'est du pays. Le fait pour lui de convaincre par exemple des groupes Maï-Maï à déposer les armes et à intégrer l'armée de l'AFDL n'aurait pas plu aux alliés rwandais, qui auraient demandé au Président Laurent-Désiré Kabila de se méfier de ce jeune soldant dont l'influence allait grandissante auprès de "kadogo" (enfants soldats) et autres groupes Maï-Maï qui avaient accepté de déposer les armes.
Le mardi 25 novembre, à 9 heures, Masasu est de nouveau convoqué à la Présidence de la République après un bref entretien au téléphone avec le Président Laurent-Désiré Kabila. Selon des témoignages reçus de son jeune frère (mon collègue de classe), Masasu recevra la ferme instruction de ne se faire accompagner d'aucun membre de son escorte. Son entretien avec Laurent-Désiré Kabila ce jour-là fut bref, environ une demi-heure. Masasu se lève, mais avant d’atteindre la porte, Kabila lui annonce qu’il vient d’être arrêté. A la sortie du bureau de Kabila se tenaient quelques éléments de la police militaire, encadrés par Joachim Ngabo. Masasu sera acheminé à Lubumbashi où il sera incarcéré d’abord dans le cachot de l’ANR, avant de se retrouver à la prison de haute sécurité de Buluwo. L’incarcération de Masasu avait alors ouvert un grand débat au sein des milieux diplomatiques, et un grand mécontentement au sein de l'armée, où les éléments issus de l'est du pays (essentiellement d'Uvira) avaient lancé quelques tracts anonymes dans les villes de Bukavu et Uvira, appelant à sa libération.
Apres avoir été condamné pour vingt ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’état et pour évasion, Masasu est, comme par miracle, libéré en mars 2000. Il quitte la prison de haute sécurité de Buluwo (Katanga) et rentre à Kinshasa. A sa libération et son retour à Kinshasa en mars 2000, le Président Laurent-Désiré Kabila fait déjà face à une nouvelle rébellion, lancée par ses anciens compagnons : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Masasu vit alors paisiblement chez lui, à sa résidence située sur Avenue Uvira (Gombé), sans aucune fonction officielle.
Mais en novembre 2000, soit 7 mois seulement après sa libération, Masasu est de nouveau arrêté à Kinshasa alors qu’il n’exerçait aucune fonction. Cette seconde arrestation ressemble à un enlèvement qui le conduira pour la deuxième fois dans le Katanga où il sera exécuté le 24 novembre de la même année. Il est alors âgé de 31 ans. Pour bien d'observateurs, les "kadogos" (enfants soldats) proches de Masasu n'ont jamais pardonné son assassinat par le Président Laurent-Désiré Kabila. Deux mois après (janvier 2001), Laurent-Désiré Kabila sera asssassiné.
![benbabunga's tweet photo. Anselme MASASU NINDAGA ("Toto", pour les intimes)
Il est des êtres dont le parcours sur cette terre aura marqué à jamais l'Histoire qu'il faille garder leur mémoire vivante. La vie d'Anselme MASASU NINDAGA (affectueusement appelé "Commandant") en est une bonne illustration.
C'est à Bukavu (Sud-Kivu), que Masasu Nindaga voit le jour en avril 1969. Il est le deuxième fils d’Augustin Nindaga Bambaga (qui évoluait dans le domaine de l’enseignement en tant que Directeur d’écoles) et de Maman Consolata Mukuzo. En 1974, la famille va s’installer à Uvira, où Papa Augustin Nindaga vient d’être nommé, à la suite de la zaïrianisation, comme premier préfet d’études noir (zaïrois) au Collège catholique Stella Maris ("Collège Mwanga", ce jour). Masasu passera ainsi une bonne partie de son enfance et de sa jeunesse à Uvira (où il est beaucoup connu sous le nom de "Toto") et à Mbobero (Bukavu), chez ses oncles paternels.
En 1988, alors qu’il est âgé de 18 ans, ses parents l’envoient à Kinshasa y poursuivre ses études, aux côtés de son frère aîné qui y vit déjà. Mais très vite Masasu retourne à Uvira, puis fait un bref séjour en Afrique du Sud, avant de se retrouver, en début 1991, en Ouganda dans les rangs du NRM de Yoweri Museveni qui venait de prendre le pouvoir en Ouganda 5 ans auparavant. Ces années-là, après l’échec enregistré par le FPR sur le sol rwandais lors de son attaque historique d’octobre 1990 et le retour de Paul Kagame en Ouganda (il était aux USA lors de l’attaque d’octobre 1990 dans laquelle avait péri le Général Fred Rwigema), ce dernier va préconiser la formation d’une armée propre au FPR, en plus des éléments rwandais qui faisaient déjà partie de l’armée ougandaise. Beaucoup de familles rwandaises - et même congolaises - vivant au Burundi, au Rwanda et dans l’est de la RDC envoyèrent ainsi leurs enfants dans les maquis du FPR en Ouganda dès le début de l'année 1991. Masasu, sûrement influencé par ses oncles, fera partie de cette vague des jeunes d’Uvira qui avaient rejoint le FPR ces années-là.
En Ouganda, Masasu se spécialise en espionnage et infiltration. Selon une confidence que m’avait faite son jeune frère qui (mon collègue de classe dans les années 90), dans les lettres que Masasu écrit à sa famille entre 1991 et 1994 (avant la prise de Kigali), il répète souvent : "…. [En Ouganda], je me perfectionne et je retournerai accomplir tout ce qui est nécessaire pour un vrai révolutionnaire". En juillet 1994, c’est la consécration : le FPR parvient à conquérir le Rwanda. Masasu, comme tous les autres Congolais qui avaient combattu aux côtés des rwandais du FPR, intègre la nouvelle armée mise en place par le FPR. A Uvira, on a pratiquement perdu sa trace, mais sa famille continue à y vivre paisiblement. Papa Augustin Nindaga fait d’ailleurs partie des notables de la ville, très respecté aussi au sein du Diocèse d’Uvira où il œuvre comme responsable des laïcs.
Vers le milieu de l’année 1995, pendant que la tension monte entre le Rwanda et la Zaïre accusé d’entretenir les ex-Forces Armées Rwandaises et les Interahamwe, Paul Kagame aurait lancé une campagne d’identification de tous les éléments qui avaient combattu à ses côtés jusqu’à la prise de Kigali et qui avaient des liens avec le Zaïre. Plusieurs jeunes originaires de l'est du pays sont ainsi identifiés, y compris Masasu. Masasu semble le plus clairvoyant des tous, car depuis juin 1995, il a déjà créé son propre mouvement, le M.R.L.Z. (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre), qui fera d’ailleurs partie des 4 mouvements signataires de l’acte constitutif de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération (AFDL), mouvement qui a fait partir Mobutu, après 32 ans de règne.
Septembre 1996, la guerre est lancée en territoire d’Uvira. Masasu, avec une poignée de combattants, traverse la Rusizi, depuis le Burundi. Sur place, les combattants Banyamulenge sont déjà à l'œuvre. Les premières localités sont conquises dans la plaine de la Rusizi et les moyens plateaux d’Uvira, dont Kiliba et Lemera. Le 25 octobre, la ville d’Uvira tombe. Lorsque le mouvement rebelle y tient son premier rassemblement à l’emplacement appelé "Tribune" (où se tenaient tous les rassemblements des anciens dignitaires du MPR), les uvirois sont stupéfaits de voir le jeune Masasu Nindaga, aux côtés de Kisase Ngandu, à la tribune d’honneur. C’est un retour en force dans cette ville qu’il avait quittée 6 ans auparavant. Prenant la parole, Masasu confirme aux uvirois qu’il fallait désormais oublier Mobutu et que son mouvement allait marcher sur Kinshasa. J’ai une quinzaine d’années à l’époque et j’observe, aux côtés de plusieurs de nos aînés, ce moment historique. Je dois avouer que ma curiosité et le goût pour l’actualité politique dès mon jeune âge ne m’auraient jamais fait rater un tel évènement. A la fin du rassemblement, plusieurs de nos aînés se frayent le chemin dans la masse pour aller saluer Masasu. Ce dernier insistera sur la nécessité pour ses anciens amis d’intégrer l’armée de l’AFDL, appel qui sera largement suivi par plusieurs jeunes d’Uvira.
Pendant les 8 mois de bataille et de progression de l’AFDL vers Kinshasa, Masasu est au four et au moulin. Il nous a toujours présenté l’image d’un combattant infatigable. Il est lui-même aux côtés des troupes sur divers fronts, revient de temps en temps à Uvira où nous avons la chance de le voir dans notre quartier ("Zone") à chacun de ses passages dans la ville, car il passe manger chez sa sœur (épouse de feu Radjabu). A chacun de ses passages à Uvira, il fait des incursions à Lemera-Kidoti évaluer le niveau d’avancement de la formation des jeunes recrues, dont certains avaient été demandés auprès de leurs parents par lui-même.
Le 20 mai 1997, soit 3 jours après la chute de Kinshasa, quand Laurent-Désiré Kabila atterrit à l’aéroport de Ndjili à bord d’un jet Falcon mis à sa disposition par le pouvoir de Luanda, Masasu fait partie du comité très restreint qui accueille celui qui vient de se proclamer Président de la République démocratique du Congo. Dès juin 1997, Mzee Laurent-Désiré Kabila confiera à Masasu la charge d’aller pacifier tous les coins du pays où œuvraient encore quelques groupes de résistants hostiles à la présence des rwandais dans l’AFDL, essentiellement dans la partie est du pays. Mais 5 mois plus tard (17 novembre 1997), pendant qu'il venait de regagner Kinshasa après une mission de pacification dans l’est du pays, Masasu est convoqué à la Présidence pour un face à face avec Laurent-Désiré Kabila. Pour bien d’observateurs, le clan des katangais aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila, ainsi que les alliés rwandais, ne voyaient plus d'un bon oeil les actions de pacification de Masasu dans l'est du pays. Le fait pour lui de convaincre par exemple des groupes Maï-Maï à déposer les armes et à intégrer l'armée de l'AFDL n'aurait pas plu aux alliés rwandais, qui auraient demandé au Président Laurent-Désiré Kabila de se méfier de ce jeune soldant dont l'influence allait grandissante auprès de "kadogo" (enfants soldats) et autres groupes Maï-Maï qui avaient accepté de déposer les armes.
Le mardi 25 novembre, à 9 heures, Masasu est de nouveau convoqué à la Présidence de la République après un bref entretien au téléphone avec le Président Laurent-Désiré Kabila. Selon des témoignages reçus de son jeune frère (mon collègue de classe), Masasu recevra la ferme instruction de ne se faire accompagner d'aucun membre de son escorte. Son entretien avec Laurent-Désiré Kabila ce jour-là fut bref, environ une demi-heure. Masasu se lève, mais avant d’atteindre la porte, Kabila lui annonce qu’il vient d’être arrêté. A la sortie du bureau de Kabila se tenaient quelques éléments de la police militaire, encadrés par Joachim Ngabo. Masasu sera acheminé à Lubumbashi où il sera incarcéré d’abord dans le cachot de l’ANR, avant de se retrouver à la prison de haute sécurité de Buluwo. L’incarcération de Masasu avait alors ouvert un grand débat au sein des milieux diplomatiques, et un grand mécontentement au sein de l'armée, où les éléments issus de l'est du pays (essentiellement d'Uvira) avaient lancé quelques tracts anonymes dans les villes de Bukavu et Uvira, appelant à sa libération.
Apres avoir été condamné pour vingt ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’état et pour évasion, Masasu est, comme par miracle, libéré en mars 2000. Il quitte la prison de haute sécurité de Buluwo (Katanga) et rentre à Kinshasa. A sa libération et son retour à Kinshasa en mars 2000, le Président Laurent-Désiré Kabila fait déjà face à une nouvelle rébellion, lancée par ses anciens compagnons : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Masasu vit alors paisiblement chez lui, à sa résidence située sur Avenue Uvira (Gombé), sans aucune fonction officielle.
Mais en novembre 2000, soit 7 mois seulement après sa libération, Masasu est de nouveau arrêté à Kinshasa alors qu’il n’exerçait aucune fonction. Cette seconde arrestation ressemble à un enlèvement qui le conduira pour la deuxième fois dans le Katanga où il sera exécuté le 24 novembre de la même année. Il est alors âgé de 31 ans. Pour bien d'observateurs, les "kadogos" (enfants soldats) proches de Masasu n'ont jamais pardonné son assassinat par le Président Laurent-Désiré Kabila. Deux mois après (janvier 2001), Laurent-Désiré Kabila sera asssassiné.](https://pbs.twimg.com/media/GIQkKGfWsAERqKK.jpg)
@MuadiLaeticia Le contexte politico-sécuritaire ne sont pas les même que celui d’aujourd’hui car à l’époque plusieurs kinois ne voulaient pas prendre part à cette cérémonie pcq’ils avaient naturellement peur des comportements violents de #kadogo vu q’ils tiraient sur des gens sans raisons….
@KamandaKela1 @wembi_steve #jkk aussi fût rebelle, #kadogo de surcroît, arrivé à Kinshasa avec des bottes en caoutchouc.
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Il est des êtres dont le parcours sur cette terre aura marqué à jamais l'Histoire qu'il faille garder leur mémoire vivante. La vie d'Anselme MASASU NINDAGA (affectueusement appelé "Commandant") en est une bonne illustration.
C'est à Bukavu (Sud-Kivu), que Masasu Nindaga voit le jour en avril 1969. Il est le deuxième fils d’Augustin Nindaga Bambaga (qui évoluait dans le domaine de l’enseignement en tant que Directeur d’écoles) et de Maman Consolata Mukuzo. En 1974, la famille va s’installer à Uvira, où Papa Augustin Nindaga vient d’être nommé, à la suite de la zaïrianisation, comme premier préfet d’études noir (zaïrois) au Collège catholique Stella Maris ("Collège Mwanga", ce jour). Masasu passera ainsi une bonne partie de son enfance et de sa jeunesse à Uvira (où il est beaucoup connu sous le nom de "Toto") et à Mbobero (Bukavu), chez ses oncles paternels.
En 1988, alors qu’il est âgé de 18 ans, ses parents l’envoient à Kinshasa y poursuivre ses études, aux côtés de son frère aîné qui y vit déjà. Mais très vite Masasu retourne à Uvira, puis fait un bref séjour en Afrique du Sud, avant de se retrouver, en début 1991, en Ouganda dans les rangs du NRM de Yoweri Museveni qui venait de prendre le pouvoir en Ouganda 5 ans auparavant. Ces années-là, après l’échec enregistré par le FPR sur le sol rwandais lors de son attaque historique d’octobre 1990 et le retour de Paul Kagame en Ouganda (il était aux USA lors de l’attaque d’octobre 1990 dans laquelle avait péri le Général Fred Rwigema), ce dernier va préconiser la formation d’une armée propre au FPR, en plus des éléments rwandais qui faisaient déjà partie de l’armée ougandaise. Beaucoup de familles rwandaises - et même congolaises - vivant au Burundi, au Rwanda et dans l’est de la RDC envoyèrent ainsi leurs enfants dans les maquis du FPR en Ouganda dès le début de l'année 1991. Masasu, sûrement influencé par ses oncles, fera partie de cette vague des jeunes d’Uvira qui avaient rejoint le FPR ces années-là.
En Ouganda, Masasu se spécialise en espionnage et infiltration. Selon une confidence que m’avait faite son jeune frère qui (mon collègue de classe dans les années 90), dans les lettres que Masasu écrit à sa famille entre 1991 et 1994 (avant la prise de Kigali), il répète souvent : "…. [En Ouganda], je me perfectionne et je retournerai accomplir tout ce qui est nécessaire pour un vrai révolutionnaire". En juillet 1994, c’est la consécration : le FPR parvient à conquérir le Rwanda. Masasu, comme tous les autres Congolais qui avaient combattu aux côtés des rwandais du FPR, intègre la nouvelle armée mise en place par le FPR. A Uvira, on a pratiquement perdu sa trace, mais sa famille continue à y vivre paisiblement. Papa Augustin Nindaga fait d’ailleurs partie des notables de la ville, très respecté aussi au sein du Diocèse d’Uvira où il œuvre comme responsable des laïcs.
Vers le milieu de l’année 1995, pendant que la tension monte entre le Rwanda et la Zaïre accusé d’entretenir les ex-Forces Armées Rwandaises et les Interahamwe, Paul Kagame aurait lancé une campagne d’identification de tous les éléments qui avaient combattu à ses côtés jusqu’à la prise de Kigali et qui avaient des liens avec le Zaïre. Plusieurs jeunes originaires de l'est du pays sont ainsi identifiés, y compris Masasu. Masasu semble le plus clairvoyant des tous, car depuis juin 1995, il a déjà créé son propre mouvement, le M.R.L.Z. (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre), qui fera d’ailleurs partie des 4 mouvements signataires de l’acte constitutif de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération (AFDL), mouvement qui a fait partir Mobutu, après 32 ans de règne.
Septembre 1996, la guerre est lancée en territoire d’Uvira. Masasu, avec une poignée de combattants, traverse la Rusizi, depuis le Burundi. Sur place, les combattants Banyamulenge sont déjà à l'œuvre. Les premières localités sont conquises dans la plaine de la Rusizi et les moyens plateaux d’Uvira, dont Kiliba et Lemera. Le 25 octobre, la ville d’Uvira tombe. Lorsque le mouvement rebelle y tient son premier rassemblement à l’emplacement appelé "Tribune" (où se tenaient tous les rassemblements des anciens dignitaires du MPR), les uvirois sont stupéfaits de voir le jeune Masasu Nindaga, aux côtés de Kisase Ngandu, à la tribune d’honneur. C’est un retour en force dans cette ville qu’il avait quittée 6 ans auparavant. Prenant la parole, Masasu confirme aux uvirois qu’il fallait désormais oublier Mobutu et que son mouvement allait marcher sur Kinshasa. J’ai une quinzaine d’années à l’époque et j’observe, aux côtés de plusieurs de nos aînés, ce moment historique. Je dois avouer que ma curiosité et le goût pour l’actualité politique dès mon jeune âge ne m’auraient jamais fait rater un tel évènement. A la fin du rassemblement, plusieurs de nos aînés se frayent le chemin dans la masse pour aller saluer Masasu. Ce dernier insistera sur la nécessité pour ses anciens amis d’intégrer l’armée de l’AFDL, appel qui sera largement suivi par plusieurs jeunes d’Uvira.
Pendant les 8 mois de bataille et de progression de l’AFDL vers Kinshasa, Masasu est au four et au moulin. Il nous a toujours présenté l’image d’un combattant infatigable. Il est lui-même aux côtés des troupes sur divers fronts, revient de temps en temps à Uvira où nous avons la chance de le voir dans notre quartier ("Zone") à chacun de ses passages dans la ville, car il passe manger chez sa sœur (épouse de feu Radjabu). A chacun de ses passages à Uvira, il fait des incursions à Lemera-Kidoti évaluer le niveau d’avancement de la formation des jeunes recrues, dont certains avaient été demandés auprès de leurs parents par lui-même.
Le 20 mai 1997, soit 3 jours après la chute de Kinshasa, quand Laurent-Désiré Kabila atterrit à l’aéroport de Ndjili à bord d’un jet Falcon mis à sa disposition par le pouvoir de Luanda, Masasu fait partie du comité très restreint qui accueille celui qui vient de se proclamer Président de la République démocratique du Congo. Dès juin 1997, Mzee Laurent-Désiré Kabila confiera à Masasu la charge d’aller pacifier tous les coins du pays où œuvraient encore quelques groupes de résistants hostiles à la présence des rwandais dans l’AFDL, essentiellement dans la partie est du pays. Mais 5 mois plus tard (17 novembre 1997), pendant qu'il venait de regagner Kinshasa après une mission de pacification dans l’est du pays, Masasu est convoqué à la Présidence pour un face à face avec Laurent-Désiré Kabila. Pour bien d’observateurs, le clan des katangais aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila, ainsi que les alliés rwandais, ne voyaient plus d'un bon oeil les actions de pacification de Masasu dans l'est du pays. Le fait pour lui de convaincre par exemple des groupes Maï-Maï à déposer les armes et à intégrer l'armée de l'AFDL n'aurait pas plu aux alliés rwandais, qui auraient demandé au Président Laurent-Désiré Kabila de se méfier de ce jeune soldant dont l'influence allait grandissante auprès de "kadogo" (enfants soldats) et autres groupes Maï-Maï qui avaient accepté de déposer les armes.
Le mardi 25 novembre, à 9 heures, Masasu est de nouveau convoqué à la Présidence de la République après un bref entretien au téléphone avec le Président Laurent-Désiré Kabila. Selon des témoignages reçus de son jeune frère (mon collègue de classe), Masasu recevra la ferme instruction de ne se faire accompagner d'aucun membre de son escorte. Son entretien avec Laurent-Désiré Kabila ce jour-là fut bref, environ une demi-heure. Masasu se lève, mais avant d’atteindre la porte, Kabila lui annonce qu’il vient d’être arrêté. A la sortie du bureau de Kabila se tenaient quelques éléments de la police militaire, encadrés par Joachim Ngabo. Masasu sera acheminé à Lubumbashi où il sera incarcéré d’abord dans le cachot de l’ANR, avant de se retrouver à la prison de haute sécurité de Buluwo. L’incarcération de Masasu avait alors ouvert un grand débat au sein des milieux diplomatiques, et un grand mécontentement au sein de l'armée, où les éléments issus de l'est du pays (essentiellement d'Uvira) avaient lancé quelques tracts anonymes dans les villes de Bukavu et Uvira, appelant à sa libération.
Apres avoir été condamné pour vingt ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’état et pour évasion, Masasu est, comme par miracle, libéré en mars 2000. Il quitte la prison de haute sécurité de Buluwo (Katanga) et rentre à Kinshasa. A sa libération et son retour à Kinshasa en mars 2000, le Président Laurent-Désiré Kabila fait déjà face à une nouvelle rébellion, lancée par ses anciens compagnons : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Masasu vit alors paisiblement chez lui, à sa résidence située sur Avenue Uvira (Gombé), sans aucune fonction officielle.
Mais en novembre 2000, soit 7 mois seulement après sa libération, Masasu est de nouveau arrêté à Kinshasa alors qu’il n’exerçait aucune fonction. Cette seconde arrestation ressemble à un enlèvement qui le conduira pour la deuxième fois dans le Katanga où il sera exécuté le 24 novembre de la même année. Il est alors âgé de 31 ans. Pour bien d'observateurs, les "kadogos" (enfants soldats) proches de Masasu n'ont jamais pardonné son assassinat par le Président Laurent-Désiré Kabila. Deux mois après (janvier 2001), Laurent-Désiré Kabila sera asssassiné.](https://pbs.twimg.com/media/GIQkJSOXYAAD27J.jpg)
![benbabunga's tweet photo. Anselme MASASU NINDAGA ("Toto", pour les intimes)
Il est des êtres dont le parcours sur cette terre aura marqué à jamais l'Histoire qu'il faille garder leur mémoire vivante. La vie d'Anselme MASASU NINDAGA (affectueusement appelé "Commandant") en est une bonne illustration.
C'est à Bukavu (Sud-Kivu), que Masasu Nindaga voit le jour en avril 1969. Il est le deuxième fils d’Augustin Nindaga Bambaga (qui évoluait dans le domaine de l’enseignement en tant que Directeur d’écoles) et de Maman Consolata Mukuzo. En 1974, la famille va s’installer à Uvira, où Papa Augustin Nindaga vient d’être nommé, à la suite de la zaïrianisation, comme premier préfet d’études noir (zaïrois) au Collège catholique Stella Maris ("Collège Mwanga", ce jour). Masasu passera ainsi une bonne partie de son enfance et de sa jeunesse à Uvira (où il est beaucoup connu sous le nom de "Toto") et à Mbobero (Bukavu), chez ses oncles paternels.
En 1988, alors qu’il est âgé de 18 ans, ses parents l’envoient à Kinshasa y poursuivre ses études, aux côtés de son frère aîné qui y vit déjà. Mais très vite Masasu retourne à Uvira, puis fait un bref séjour en Afrique du Sud, avant de se retrouver, en début 1991, en Ouganda dans les rangs du NRM de Yoweri Museveni qui venait de prendre le pouvoir en Ouganda 5 ans auparavant. Ces années-là, après l’échec enregistré par le FPR sur le sol rwandais lors de son attaque historique d’octobre 1990 et le retour de Paul Kagame en Ouganda (il était aux USA lors de l’attaque d’octobre 1990 dans laquelle avait péri le Général Fred Rwigema), ce dernier va préconiser la formation d’une armée propre au FPR, en plus des éléments rwandais qui faisaient déjà partie de l’armée ougandaise. Beaucoup de familles rwandaises - et même congolaises - vivant au Burundi, au Rwanda et dans l’est de la RDC envoyèrent ainsi leurs enfants dans les maquis du FPR en Ouganda dès le début de l'année 1991. Masasu, sûrement influencé par ses oncles, fera partie de cette vague des jeunes d’Uvira qui avaient rejoint le FPR ces années-là.
En Ouganda, Masasu se spécialise en espionnage et infiltration. Selon une confidence que m’avait faite son jeune frère qui (mon collègue de classe dans les années 90), dans les lettres que Masasu écrit à sa famille entre 1991 et 1994 (avant la prise de Kigali), il répète souvent : "…. [En Ouganda], je me perfectionne et je retournerai accomplir tout ce qui est nécessaire pour un vrai révolutionnaire". En juillet 1994, c’est la consécration : le FPR parvient à conquérir le Rwanda. Masasu, comme tous les autres Congolais qui avaient combattu aux côtés des rwandais du FPR, intègre la nouvelle armée mise en place par le FPR. A Uvira, on a pratiquement perdu sa trace, mais sa famille continue à y vivre paisiblement. Papa Augustin Nindaga fait d’ailleurs partie des notables de la ville, très respecté aussi au sein du Diocèse d’Uvira où il œuvre comme responsable des laïcs.
Vers le milieu de l’année 1995, pendant que la tension monte entre le Rwanda et la Zaïre accusé d’entretenir les ex-Forces Armées Rwandaises et les Interahamwe, Paul Kagame aurait lancé une campagne d’identification de tous les éléments qui avaient combattu à ses côtés jusqu’à la prise de Kigali et qui avaient des liens avec le Zaïre. Plusieurs jeunes originaires de l'est du pays sont ainsi identifiés, y compris Masasu. Masasu semble le plus clairvoyant des tous, car depuis juin 1995, il a déjà créé son propre mouvement, le M.R.L.Z. (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre), qui fera d’ailleurs partie des 4 mouvements signataires de l’acte constitutif de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération (AFDL), mouvement qui a fait partir Mobutu, après 32 ans de règne.
Septembre 1996, la guerre est lancée en territoire d’Uvira. Masasu, avec une poignée de combattants, traverse la Rusizi, depuis le Burundi. Sur place, les combattants Banyamulenge sont déjà à l'œuvre. Les premières localités sont conquises dans la plaine de la Rusizi et les moyens plateaux d’Uvira, dont Kiliba et Lemera. Le 25 octobre, la ville d’Uvira tombe. Lorsque le mouvement rebelle y tient son premier rassemblement à l’emplacement appelé "Tribune" (où se tenaient tous les rassemblements des anciens dignitaires du MPR), les uvirois sont stupéfaits de voir le jeune Masasu Nindaga, aux côtés de Kisase Ngandu, à la tribune d’honneur. C’est un retour en force dans cette ville qu’il avait quittée 6 ans auparavant. Prenant la parole, Masasu confirme aux uvirois qu’il fallait désormais oublier Mobutu et que son mouvement allait marcher sur Kinshasa. J’ai une quinzaine d’années à l’époque et j’observe, aux côtés de plusieurs de nos aînés, ce moment historique. Je dois avouer que ma curiosité et le goût pour l’actualité politique dès mon jeune âge ne m’auraient jamais fait rater un tel évènement. A la fin du rassemblement, plusieurs de nos aînés se frayent le chemin dans la masse pour aller saluer Masasu. Ce dernier insistera sur la nécessité pour ses anciens amis d’intégrer l’armée de l’AFDL, appel qui sera largement suivi par plusieurs jeunes d’Uvira.
Pendant les 8 mois de bataille et de progression de l’AFDL vers Kinshasa, Masasu est au four et au moulin. Il nous a toujours présenté l’image d’un combattant infatigable. Il est lui-même aux côtés des troupes sur divers fronts, revient de temps en temps à Uvira où nous avons la chance de le voir dans notre quartier ("Zone") à chacun de ses passages dans la ville, car il passe manger chez sa sœur (épouse de feu Radjabu). A chacun de ses passages à Uvira, il fait des incursions à Lemera-Kidoti évaluer le niveau d’avancement de la formation des jeunes recrues, dont certains avaient été demandés auprès de leurs parents par lui-même.
Le 20 mai 1997, soit 3 jours après la chute de Kinshasa, quand Laurent-Désiré Kabila atterrit à l’aéroport de Ndjili à bord d’un jet Falcon mis à sa disposition par le pouvoir de Luanda, Masasu fait partie du comité très restreint qui accueille celui qui vient de se proclamer Président de la République démocratique du Congo. Dès juin 1997, Mzee Laurent-Désiré Kabila confiera à Masasu la charge d’aller pacifier tous les coins du pays où œuvraient encore quelques groupes de résistants hostiles à la présence des rwandais dans l’AFDL, essentiellement dans la partie est du pays. Mais 5 mois plus tard (17 novembre 1997), pendant qu'il venait de regagner Kinshasa après une mission de pacification dans l’est du pays, Masasu est convoqué à la Présidence pour un face à face avec Laurent-Désiré Kabila. Pour bien d’observateurs, le clan des katangais aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila, ainsi que les alliés rwandais, ne voyaient plus d'un bon oeil les actions de pacification de Masasu dans l'est du pays. Le fait pour lui de convaincre par exemple des groupes Maï-Maï à déposer les armes et à intégrer l'armée de l'AFDL n'aurait pas plu aux alliés rwandais, qui auraient demandé au Président Laurent-Désiré Kabila de se méfier de ce jeune soldant dont l'influence allait grandissante auprès de "kadogo" (enfants soldats) et autres groupes Maï-Maï qui avaient accepté de déposer les armes.
Le mardi 25 novembre, à 9 heures, Masasu est de nouveau convoqué à la Présidence de la République après un bref entretien au téléphone avec le Président Laurent-Désiré Kabila. Selon des témoignages reçus de son jeune frère (mon collègue de classe), Masasu recevra la ferme instruction de ne se faire accompagner d'aucun membre de son escorte. Son entretien avec Laurent-Désiré Kabila ce jour-là fut bref, environ une demi-heure. Masasu se lève, mais avant d’atteindre la porte, Kabila lui annonce qu’il vient d’être arrêté. A la sortie du bureau de Kabila se tenaient quelques éléments de la police militaire, encadrés par Joachim Ngabo. Masasu sera acheminé à Lubumbashi où il sera incarcéré d’abord dans le cachot de l’ANR, avant de se retrouver à la prison de haute sécurité de Buluwo. L’incarcération de Masasu avait alors ouvert un grand débat au sein des milieux diplomatiques, et un grand mécontentement au sein de l'armée, où les éléments issus de l'est du pays (essentiellement d'Uvira) avaient lancé quelques tracts anonymes dans les villes de Bukavu et Uvira, appelant à sa libération.
Apres avoir été condamné pour vingt ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’état et pour évasion, Masasu est, comme par miracle, libéré en mars 2000. Il quitte la prison de haute sécurité de Buluwo (Katanga) et rentre à Kinshasa. A sa libération et son retour à Kinshasa en mars 2000, le Président Laurent-Désiré Kabila fait déjà face à une nouvelle rébellion, lancée par ses anciens compagnons : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Masasu vit alors paisiblement chez lui, à sa résidence située sur Avenue Uvira (Gombé), sans aucune fonction officielle.
Mais en novembre 2000, soit 7 mois seulement après sa libération, Masasu est de nouveau arrêté à Kinshasa alors qu’il n’exerçait aucune fonction. Cette seconde arrestation ressemble à un enlèvement qui le conduira pour la deuxième fois dans le Katanga où il sera exécuté le 24 novembre de la même année. Il est alors âgé de 31 ans. Pour bien d'observateurs, les "kadogos" (enfants soldats) proches de Masasu n'ont jamais pardonné son assassinat par le Président Laurent-Désiré Kabila. Deux mois après (janvier 2001), Laurent-Désiré Kabila sera asssassiné.](https://pbs.twimg.com/media/GIQkH59WQAA_8Ew.jpg)
![benbabunga's tweet photo. Anselme MASASU NINDAGA ("Toto", pour les intimes)
Il est des êtres dont le parcours sur cette terre aura marqué à jamais l'Histoire qu'il faille garder leur mémoire vivante. La vie d'Anselme MASASU NINDAGA (affectueusement appelé "Commandant") en est une bonne illustration.
C'est à Bukavu (Sud-Kivu), que Masasu Nindaga voit le jour en avril 1969. Il est le deuxième fils d’Augustin Nindaga Bambaga (qui évoluait dans le domaine de l’enseignement en tant que Directeur d’écoles) et de Maman Consolata Mukuzo. En 1974, la famille va s’installer à Uvira, où Papa Augustin Nindaga vient d’être nommé, à la suite de la zaïrianisation, comme premier préfet d’études noir (zaïrois) au Collège catholique Stella Maris ("Collège Mwanga", ce jour). Masasu passera ainsi une bonne partie de son enfance et de sa jeunesse à Uvira (où il est beaucoup connu sous le nom de "Toto") et à Mbobero (Bukavu), chez ses oncles paternels.
En 1988, alors qu’il est âgé de 18 ans, ses parents l’envoient à Kinshasa y poursuivre ses études, aux côtés de son frère aîné qui y vit déjà. Mais très vite Masasu retourne à Uvira, puis fait un bref séjour en Afrique du Sud, avant de se retrouver, en début 1991, en Ouganda dans les rangs du NRM de Yoweri Museveni qui venait de prendre le pouvoir en Ouganda 5 ans auparavant. Ces années-là, après l’échec enregistré par le FPR sur le sol rwandais lors de son attaque historique d’octobre 1990 et le retour de Paul Kagame en Ouganda (il était aux USA lors de l’attaque d’octobre 1990 dans laquelle avait péri le Général Fred Rwigema), ce dernier va préconiser la formation d’une armée propre au FPR, en plus des éléments rwandais qui faisaient déjà partie de l’armée ougandaise. Beaucoup de familles rwandaises - et même congolaises - vivant au Burundi, au Rwanda et dans l’est de la RDC envoyèrent ainsi leurs enfants dans les maquis du FPR en Ouganda dès le début de l'année 1991. Masasu, sûrement influencé par ses oncles, fera partie de cette vague des jeunes d’Uvira qui avaient rejoint le FPR ces années-là.
En Ouganda, Masasu se spécialise en espionnage et infiltration. Selon une confidence que m’avait faite son jeune frère qui (mon collègue de classe dans les années 90), dans les lettres que Masasu écrit à sa famille entre 1991 et 1994 (avant la prise de Kigali), il répète souvent : "…. [En Ouganda], je me perfectionne et je retournerai accomplir tout ce qui est nécessaire pour un vrai révolutionnaire". En juillet 1994, c’est la consécration : le FPR parvient à conquérir le Rwanda. Masasu, comme tous les autres Congolais qui avaient combattu aux côtés des rwandais du FPR, intègre la nouvelle armée mise en place par le FPR. A Uvira, on a pratiquement perdu sa trace, mais sa famille continue à y vivre paisiblement. Papa Augustin Nindaga fait d’ailleurs partie des notables de la ville, très respecté aussi au sein du Diocèse d’Uvira où il œuvre comme responsable des laïcs.
Vers le milieu de l’année 1995, pendant que la tension monte entre le Rwanda et la Zaïre accusé d’entretenir les ex-Forces Armées Rwandaises et les Interahamwe, Paul Kagame aurait lancé une campagne d’identification de tous les éléments qui avaient combattu à ses côtés jusqu’à la prise de Kigali et qui avaient des liens avec le Zaïre. Plusieurs jeunes originaires de l'est du pays sont ainsi identifiés, y compris Masasu. Masasu semble le plus clairvoyant des tous, car depuis juin 1995, il a déjà créé son propre mouvement, le M.R.L.Z. (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre), qui fera d’ailleurs partie des 4 mouvements signataires de l’acte constitutif de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération (AFDL), mouvement qui a fait partir Mobutu, après 32 ans de règne.
Septembre 1996, la guerre est lancée en territoire d’Uvira. Masasu, avec une poignée de combattants, traverse la Rusizi, depuis le Burundi. Sur place, les combattants Banyamulenge sont déjà à l'œuvre. Les premières localités sont conquises dans la plaine de la Rusizi et les moyens plateaux d’Uvira, dont Kiliba et Lemera. Le 25 octobre, la ville d’Uvira tombe. Lorsque le mouvement rebelle y tient son premier rassemblement à l’emplacement appelé "Tribune" (où se tenaient tous les rassemblements des anciens dignitaires du MPR), les uvirois sont stupéfaits de voir le jeune Masasu Nindaga, aux côtés de Kisase Ngandu, à la tribune d’honneur. C’est un retour en force dans cette ville qu’il avait quittée 6 ans auparavant. Prenant la parole, Masasu confirme aux uvirois qu’il fallait désormais oublier Mobutu et que son mouvement allait marcher sur Kinshasa. J’ai une quinzaine d’années à l’époque et j’observe, aux côtés de plusieurs de nos aînés, ce moment historique. Je dois avouer que ma curiosité et le goût pour l’actualité politique dès mon jeune âge ne m’auraient jamais fait rater un tel évènement. A la fin du rassemblement, plusieurs de nos aînés se frayent le chemin dans la masse pour aller saluer Masasu. Ce dernier insistera sur la nécessité pour ses anciens amis d’intégrer l’armée de l’AFDL, appel qui sera largement suivi par plusieurs jeunes d’Uvira.
Pendant les 8 mois de bataille et de progression de l’AFDL vers Kinshasa, Masasu est au four et au moulin. Il nous a toujours présenté l’image d’un combattant infatigable. Il est lui-même aux côtés des troupes sur divers fronts, revient de temps en temps à Uvira où nous avons la chance de le voir dans notre quartier ("Zone") à chacun de ses passages dans la ville, car il passe manger chez sa sœur (épouse de feu Radjabu). A chacun de ses passages à Uvira, il fait des incursions à Lemera-Kidoti évaluer le niveau d’avancement de la formation des jeunes recrues, dont certains avaient été demandés auprès de leurs parents par lui-même.
Le 20 mai 1997, soit 3 jours après la chute de Kinshasa, quand Laurent-Désiré Kabila atterrit à l’aéroport de Ndjili à bord d’un jet Falcon mis à sa disposition par le pouvoir de Luanda, Masasu fait partie du comité très restreint qui accueille celui qui vient de se proclamer Président de la République démocratique du Congo. Dès juin 1997, Mzee Laurent-Désiré Kabila confiera à Masasu la charge d’aller pacifier tous les coins du pays où œuvraient encore quelques groupes de résistants hostiles à la présence des rwandais dans l’AFDL, essentiellement dans la partie est du pays. Mais 5 mois plus tard (17 novembre 1997), pendant qu'il venait de regagner Kinshasa après une mission de pacification dans l’est du pays, Masasu est convoqué à la Présidence pour un face à face avec Laurent-Désiré Kabila. Pour bien d’observateurs, le clan des katangais aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila, ainsi que les alliés rwandais, ne voyaient plus d'un bon oeil les actions de pacification de Masasu dans l'est du pays. Le fait pour lui de convaincre par exemple des groupes Maï-Maï à déposer les armes et à intégrer l'armée de l'AFDL n'aurait pas plu aux alliés rwandais, qui auraient demandé au Président Laurent-Désiré Kabila de se méfier de ce jeune soldant dont l'influence allait grandissante auprès de "kadogo" (enfants soldats) et autres groupes Maï-Maï qui avaient accepté de déposer les armes.
Le mardi 25 novembre, à 9 heures, Masasu est de nouveau convoqué à la Présidence de la République après un bref entretien au téléphone avec le Président Laurent-Désiré Kabila. Selon des témoignages reçus de son jeune frère (mon collègue de classe), Masasu recevra la ferme instruction de ne se faire accompagner d'aucun membre de son escorte. Son entretien avec Laurent-Désiré Kabila ce jour-là fut bref, environ une demi-heure. Masasu se lève, mais avant d’atteindre la porte, Kabila lui annonce qu’il vient d’être arrêté. A la sortie du bureau de Kabila se tenaient quelques éléments de la police militaire, encadrés par Joachim Ngabo. Masasu sera acheminé à Lubumbashi où il sera incarcéré d’abord dans le cachot de l’ANR, avant de se retrouver à la prison de haute sécurité de Buluwo. L’incarcération de Masasu avait alors ouvert un grand débat au sein des milieux diplomatiques, et un grand mécontentement au sein de l'armée, où les éléments issus de l'est du pays (essentiellement d'Uvira) avaient lancé quelques tracts anonymes dans les villes de Bukavu et Uvira, appelant à sa libération.
Apres avoir été condamné pour vingt ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’état et pour évasion, Masasu est, comme par miracle, libéré en mars 2000. Il quitte la prison de haute sécurité de Buluwo (Katanga) et rentre à Kinshasa. A sa libération et son retour à Kinshasa en mars 2000, le Président Laurent-Désiré Kabila fait déjà face à une nouvelle rébellion, lancée par ses anciens compagnons : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Masasu vit alors paisiblement chez lui, à sa résidence située sur Avenue Uvira (Gombé), sans aucune fonction officielle.
Mais en novembre 2000, soit 7 mois seulement après sa libération, Masasu est de nouveau arrêté à Kinshasa alors qu’il n’exerçait aucune fonction. Cette seconde arrestation ressemble à un enlèvement qui le conduira pour la deuxième fois dans le Katanga où il sera exécuté le 24 novembre de la même année. Il est alors âgé de 31 ans. Pour bien d'observateurs, les "kadogos" (enfants soldats) proches de Masasu n'ont jamais pardonné son assassinat par le Président Laurent-Désiré Kabila. Deux mois après (janvier 2001), Laurent-Désiré Kabila sera asssassiné.](https://pbs.twimg.com/media/GIQkHFDW0AAZYpY.jpg)

