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À LIRE !
Et même si elle ne pèse sur aucune existence en particulier (c’est là toute sa force !), la menace est bel et bien existentielle !
#TimeToBeBrave
Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin.
C'est faux.
Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu.
Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil.
Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre.
Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré.
Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie :
Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages.
Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté.
La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory.
Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même.
S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit.
La French Theory n'a pas enterré le marxisme.
Elle l'a rendu irréfutable.
Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989.
1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture.
1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite.
Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains.
1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions.
1968 : les révolutions de rue échouent partout.
Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe.
1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités.
1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus.
L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose.
L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre.
Puis arrive le 9 novembre 1989.
Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé.
Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires.
Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique.
Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues.
Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance.
La lutte des classes est devenue la lutte des identités.
Les koulaks sont devenus les privilégiés.
L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers.
Le samizdat est devenu le compte shadowbanné.
La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles.
Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats.
Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines.
On me dira : il n'y a pas de Goulag.
C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0.
Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits.
Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières.
Pas de camps, des services RH.
Pas de procès de Moscou, des excuses publiques.
Pas de Sibérie, la mort sociale.
Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026.
Ils reconnaissent l'odeur.
Et voilà pourquoi le monde est en feu.
Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis.
Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production.
Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales.
Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs.
Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent.
La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989.
Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
"Canceled" ou si vous préférez "effacé" par le gouvernement français en raison de mon combat contre l'antisémitisme, je ne pensais pas connaitre ça en 2026 !
Je devais faire une conférence ce matin devant une soixantaine de hauts dirigeants qui suivent le "cycle supérieur du développement durable" (CSDD) dirigé par Guillaume Leforestier qui dépend du Ministre de la transition écologique, Monique Barbut (aucun des deux n'a de compte X). Sujet: les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. Tout était calé depuis fin avril.
Vendredi, je reçois un appel de l'une des responsables de la session de formation de ce mardi: une sous-directrice (je ne sais pas qui en dépit de mes demandes) lui a demandé d'annuler ma conférence à cause de la polémique initiée par LFI qui n'a pas supporté que je publie sur ma page FB personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard "hate". La fonctionnaire, "très peinée" selon mon interlocutrice, craignait que ma seule présence provoque une polémique parmi les étudiants (qui payent). Alors même que ce n'était absolument pas le sujet de la conférence: on me fait payer mes engagements.
Autrement dit, le fait que je combatte l'antisémitisme devenu virulent depuis le 7/10 et que je déplaise à l'écosystème éléfiste est considéré par le gouvernement @SebLecornu comme un problème. Jusque-là la "canceled culture" touchait des évènements privés ou des universités qui expulsaient des juifs parce que juifs. Cette fois-ci, on franchit un seuil: c'est directement une formation gérée par un ministre de la République qui efface un supposé "complice des génocidaires", une expression chère à LFI. Autant pour la liberté d'expression garantie par la Constitution française.
J'ai évidemment demandé que la fonctionnaire ayant pris cette décision m'envoie un mail confirmant cette annulation. Elle l'a envoyé, mais pas à moi directement. Les responsables de la formation me l'ont communiqué sans signature (les pauvres chéris n'assument pas) : "les raisons" de l'annulation, lit-on, sont "techniques". C'est tellement le cas que le mail indique : "je vous remercie d'assurer l'information auprès de Mr Quatremer, de gérer les suites et en gérant également la confidentialité liées aux agents de l'Etat". Quelqu'un a oublié que l'on ne pouvait contraindre au silence un journaliste (surtout moi).
J'ai joint le cabinet de la ministre, Monique Barbut, et je n'ai eu aucun retour pour l'instant.
Cet enchainement de petites lâchetés, de peurs, de volonté de complaire à l'idéologie supposé dominante du moment me rappelle une période historique, mais laquelle?

#Historique ! Dans le peloton des grands récidivistes, Jean-Luc #Mélenchon, soixante-quinze ans, lance sa quatrième campagne en vue de la conquête de l’Élysée. À nous de faire en sorte qu’elle se solde à nouveau par un échec retentissant ! #TimeToBeBrave
Sa défaite ne dépend que de nous. Alors ne lâchons rien ! Vive la Liberté, l'Égalité, la Fraternité, la Laïcité ! En un mot : vive la France éternelle !🇫🇷
🔴 HISTORIQUE !
Vous êtes 26 000 à notre meeting de lancement de la campagne présidentielle 2027 !
Allez Zou ! Vers la victoire !
#JLMSaintDenis #Melenchon2027
À force de tout voir, on finit par tout supporter…
À force de tout supporter, on finit par tout tolérer…
À force de tout tolérer, on finit par tout accepter…
À force de tout accepter, on finit par tout approuver
#SaintAugustin #TimeToBeBrave
Inhumain, trop inhumain !
Honte sur nous et sur le rôle lamentable de la diplomatie française 🇫🇷 qui ferme les yeux et laisse les Mollahs assassins de la République islamique d’Iran commettre impunément des crimes contre l’humanité.
#TimeToBeBrave #FreeIran🇮🇷
Iran is the only country in the world where the government casually sends trailer trucks to collect corpses of protesters
Not sure how much more evidence we need to establish this regime committed crimes against humanity
@RafaelSereti Et ça, c’est de l’islamisme, ou c’est de l’islam ?
Les plus aliénés y parviennent encore, mais fermer les yeux devient de plus en plus difficile. #TimeToBeBrave
Et ça, c’est de l’islamisme, ou c’est de l’islam ?
Les plus aliénés y parviennent encore, mais fermer les yeux devient de plus en plus difficile. #TimeToBeBrave
À la Gare du Nord (Paris), deux personnes prient au sol avec une enceinte qui diffuse des chants religieux.
[Via maitre..yoda93]
Et inutile de venir me donner des leçons. Je ne connais ni Bolloré ni Pigasse, je ne roule pour personne, et je me balance complètement de ce que "les gens du bien" pensent de moi ! Les bornes sont dépassées. Ça suffit !😡#TimeToBeBrave
Exactement !
Mais pour retrouver une vision en Europe, il va falloir accepter de renoncer au confort de la cécité et à la lâcheté de l’aveuglement.
👁️ 👁️ #TimeToBeBrave !
En faisant référence à Thucydide, en montrant à Trump un arbre plus ancien que la République des États-Unis d'Amérique, Xi Jinping a inscrit le destin de la Chine sur le plan des rivalités civilisationnelles.
L'Europe est le fruit d'Athènes, de Rome et de Florence.
Il appartient à ses fils et ses filles de se replonger dans ce qui fonde notre civilisation, de la revendiquer, de la faire exister.
Celle de la raison, du débat, de la nuance, de la science, du doute mais aussi du beau, de la conscience d'exister, de l'émancipation individuelle et de l'amour de la liberté.

🚨HOLY SHIT!! Tens of thousands of British and English PATRIOTS are FLOODING the STREETS!! 🇬🇧🏴
À lire absolument ! « L’un des privilèges des intellectuels, écrit le philosophe Eric Hoffer, est qu’ils sont libres d’avoir scandaleusement tort sans nuire à leur réputation. ✨✨✨✨✨ #TimeToBeBrave
Pourquoi les intellectuels se trompent si souvent ?
L’économiste Robin Hanson compare les croyances à des vêtements. Les vêtements possèdent une valeur pratique (ils nous tiennent chaud, nous protègent des blessures…) mais aussi une valeur sociale (ils signalent notre profession, démontrent notre bon goût, etc.). De même, les croyances possèdent une valeur pratique (elles motivent tel ou tel comportement) et sociale (elles témoignent de notre conformité aux codes d’un groupe). Or, plus le climat est hostile, plus nous choisissons nos vêtements pour leur utilité plutôt que pour le signal qu'ils envoient. De manière analogue, plus le prix de l’erreur est élevé, plus nous adoptons nos croyances pour leur valeur pratique ; plus il est faible, plus nous les adoptons pour leur valeur sociale.
De fait, les économistes Roland Bénabou et Jean Tirole examinent la littérature scientifique sur les conditions de la rationalité, et soulignent que c’est lorsque le coût individuel de l’erreur est faible que la pensée rigoureuse est la plus rare Autrement dit, lorsque l’irrationalité épistémique n’est pas pénalisante, chacun opte (inconsciemment) pour la rationalité sociale, raisonne de façon à rationaliser ce qui consolidera sa réputation. Dès les années 1940, Joseph Schumpeter imaginait que l’essor de la libre entreprise avait permis celui de la pensée rationnelle. Pourquoi ? Parce que dans la sphère économique privée, l’échec d’une solution est lourd de conséquences pour celui qui se trompe. Si un entrepreneur tente de répéter neuf fois « planification et contrôle » pour produire un bien, il souffrira de l’inefficacité de l’incantation et sera obligé de réfléchir à d’autres méthodes de production. Pour cet homme, l’incitation à trouver la vérité est puissante.
Chez les intellectuels, et en particulier dans les sciences sociales, l’erreur n’est en revanche pas toujours pénalisante. Un théoricien peut marteler « planification et contrôle » toute sa vie, sans jamais subir lui-même les conséquences de ce qu’il prône. En outre, non seulement il ne peut pas « tester » sa théorie à chaque étape de son élaboration (comme le ferait un boulanger qui vérifierait que son pain lève au four, puis qu’il a bon goût, puis qu’il plaît aux clients, et ajusterait à chaque étape sa recette), ce qui peut le conduire à bâtir une théorie brillante et complexe sur des prémisses erronées (pensons au marxisme, construit sur la théorie fallacieuse de la valeur travail), mais en plus, sa réputation n’est pas indexée sur la validité de ses idées (contrairement au boulanger dont la réputation est fonction de la qualité de son pain). Pourquoi ?
Précisément parce que les critères permettant d’évaluer empiriquement ses théories sont distants dans le temps (si un économiste propose de doubler les impôts, on ne saura pas s’il a raison tant que sa proposition n’est pas appliquée, et si un jour elle l’est, il faudra attendre avant d’en connaître les résultats) et subjectifs (si la hausse d’impôts appauvrit le pays, certains pourraient s’en féliciter, arguant qu’elle a permis l’édification d’une société plus égalitaire). Les intellectuels sont donc peu jugés en fonction des mérites objectifs de leurs opinions, et beaucoup en fonction de l’opinion des autres sur leurs propres opinions (d’où l’importance toute particulière, pour eux, de la rationalité sociale).
Thomas Sowell donne l’exemple suivant :
« La valeur des idées d’un penseur de la déconstruction dépend de la réponse à cette question : d’autres penseurs de la déconstruction trouvent-ils ces idées intéressantes, originales, persuasives, élégantes ou ingénieuses ? Il n’y a pas de critère de vérification externe. […] Les termes mêmes d’admiration ou de rejet parmi les intellectuels reflètent les critères non empiriques en jeu. Les idées qui sont "complexes", "stimulantes", "innovantes", "nuancées" ou "progressistes" sont admirées, tandis que d’autres idées sont rejetées comme "simplistes", "démodées" ou "réactionnaires". »
Même lorsqu’un critère d’évaluation empirique est disponible, le coût individuel de l’erreur semble faible. Dans une étude classique, débutée dans les années 1980, un chercheur a interrogé plusieurs centaines d’experts pour recueillir leurs prévisions quant aux grands événements des décennies suivantes. Bilan vingt ans plus tard : leurs conjectures s’étaient avérées à peine plus précises que celles de chimpanzés qui auraient lancé des fléchettes au hasard , voire moins précises que les prévisions de citoyens lambda ou de modèles statistiques simples. (Plus l’expert était célèbre, plus… il se trompait.)
Le plus surprenant : la justesse de leurs prédictions n’avait eu presque aucun impact sur leur réputation. Même ceux qui s’étaient, pendant vingt ans, trompés lourdement et systématiquement continuaient d’être considérés comme des autorités crédibles dans leurs domaines. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Orwell moquait les « experts » du débat public britannique : aucun n’avait été capable de prédire le Pacte germano-soviétique, beaucoup avaient jugé la ligne Maginot « impénétrable » ou prophétisé que la Russie vaincrait l’Allemagne en moins de trois semaines, mais tous avaient encore pignon sur rue. Il comparait les commentateurs politiques à des « astrologues », jugés et acclamés non pas en fonction de la justesse de leurs croyances et de leurs prévisions (critère de validation empirique), mais de leur capacité à caresser leur lectorat dans le sens de leurs inclinations idéologiques (critère social : l’opinion des autres sur leurs propres opinions).
« L’un des privilèges des intellectuels, écrit le philosophe Eric Hoffer, est qu’ils sont libres d’avoir scandaleusement tort sans nuire à leur réputation. Les intellectuels qui idolâtraient Staline alors qu’il purgeait des millions de personnes et étouffait la moindre aspiration à la liberté n’ont pas été discrédités. Ils continuent de s’exprimer sur tous les sujets et d’être écoutés avec déférence. »
Alors que les faits lui donnèrent souvent tort, Sartre resta toute sa vie le « maître à penser de l’Occident » (selon la formule de Soljenitsyne), révéré par l’intelligentsia des deux côtés de l’Atlantique. En octobre 1939, il écrivait : « Hitler a dit cent fois qu’il n’attaquerait pas la France » ; en 1954, il prédisait que le niveau de vie en URSS serait, dès 1960, de 30 à 40% supérieur au niveau de vie français ; quelques années plus tard, il assurait que les États-Unis étaient en train de sombrer irrémédiablement dans le fascisme. La liste des penseurs restés populaires alors qu’ils se sont lourdement trompés pourrait remplir des pages entières. Même Bertrand Russell, qui appelait au désarmement unilatéral de son pays face aux nazis, est resté après la guerre une référence intellectuelle.
Dans les années 1970, de retour d’Asie, Simon Leys a tenté d’alerter la France sur le bilan humanitaire du régime maoïste. Il s’est heurté aux railleries d’une intelligentsia qui le moquait tout en révérant les niaiseries du Petit Livre rouge. Tandis que Leys, victime d’une cabale, perdait toute possibilité de mener une carrière universitaire, ses contempteurs demeuraient respectés et influents. Fort de cette expérience, Leys compare les grandes consciences intellectuelles aux fous et aux idiots que les peaux-rouges du Far West considéraient comme des « créatures inspirées de Dieu » : les Français « les prennent pour guides, les consultent sur tous les problèmes, et, quand ces oracles se trompent, ce qui arrive souvent, leur accorde[nt] cette immunité dont normalement seuls jouissent les petits enfants et les simples d’esprit ».
Résumons : d’un côté, pour un intellectuel, le prix de l’erreur est faible puisqu’il ne subit pas personnellement les conséquences de ses mauvaises idées. De l’autre côté, le prix à payer s’il énonce une vérité peut être élevé dans le cas où celle-ci ne coïncide pas avec ce que les autres estiment être la vérité. Dans ces conditions, tout est réuni pour permettre une victoire écrasante de la rationalité sociale sur la rationalité épistémique.
Le problème, c’est que lorsque le coût individuel d’une erreur est faible, cela ne signifie pas qu’à terme, son coût collectif n’est pas considérable. En URSS s’est dégagé un consensus autour des théories agricoles de Lyssenko. Parmi les intellectuels communistes ou les cadres du Parti, il était individuellement rationnel pour chacun d’adopter une foi enthousiaste dans le rejet de la génétique classique et l’application de « la dialectique marxiste aux sciences de la nature ». Le coût individuel de l’erreur était faible, en tout cas négligeable par rapport aux gains réputationnels associés. Le coût collectif, à terme : des millions de décès.
À force de tout voir, on finit par tout supporter…
À force de tout supporter, on finit par tout tolérer…
À force de tout tolérer, on finit par tout accepter…
À force de tout accepter, on finit par tout approuver.
#SaintAugustin #TimeToBeBrave #FreeIran🇮🇷
À voir ! Bravo @G_Roquette! ✨✨✨✨✨
Comme dit #Aristote :Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres. #TimeToBeBrave
Heureusement qu’il y’a l’excellent Guillaume Roquette pour remettre de la raison et de l’équilibre sur tous ces plateaux remplis d’éditorialistes qui, depuis des semaines, par leur haine viscérale de Donald Trump sont prêts à sauter dans les bras de l’horrible régime barbare des Mollahs iraniens. 😉👏🏻
@stertrais Pas mieux !
"Notre civilisation est en danger. Il est temps de nommer les choses." #TimeToBeBrave
OMG ! Je n’ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens : est-ce vrai, vraiment vrai, vrai de vrai ? @realDonaldTrump MERCI infiniment pour ELLES, pour nous toutes, pour l'humanité ! @Iran🇮🇷
#TimeToBeBrave 🇮🇷#FreeIran
“Very good news! I have just been informed that eight women protestors who were going to be executed tonight in Iran will no longer be killed…” - President Donald J. Trump 🇺🇸

À lire ! Oui , @Yonathan_Arfi
NON à l'indignation sélective @EmmanuelMacron
Incompréhensible et inadmissible ! #TimeToBeBrave
Édito du président du Crif : « L’Europe et Israël : non à l’indignation sélective »
Hier, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) se sont réunis à Luxembourg et ont notamment débattu de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, à la demande de l’Espagne, de l’Irlande et de la Slovénie.
Quels que soient les désaccords diplomatiques entre l’Europe et Israël, discuter de la suspension de l’accord d’association avec Israël est une illustration flagrante d’indignation sélective et une erreur d’appréciation historique.
L’Union européenne dispose en effet d’accords d’association en vigueur avec de nombreux pays, dont l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte ou la Jordanie… Pourquoi ne pas évoquer de remise en question de ces accords avec ces pays pourtant peu vertueux sur le plan des droits humains ? Pourquoi cibler uniquement Israël, démocratie partenaire historique de l’Europe ?
En qualifiant hier d’« interrogation légitime » la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, le président de la République se trompe par ailleurs de cible et de méthode.
En singularisant Israël sans rappeler d’abord la responsabilité du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran dans le conflit, cette déclaration fait en effet l’impasse sur la responsabilité de ces acteurs dans le déclenchement de la guerre qui a fait rage depuis le 7-Octobre.
Cette déclaration tourne en outre le dos aux valeurs et aux intérêts partagés qui unissent l’Europe et Israël et n’aide pas à la paix. Envisager de suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël amoindrit en effet la capacité de la France à contribuer à la paix au Proche-Orient à l’heure où le Liban et Israël entament un chemin difficile vers la normalisation.
Comment comprendre qu’au moment où Israël a été attaqué par le Hamas, le Hezbollah, l’Iran, les Houthis etc. qui ont délibérément visé les populations civiles israéliennes, la priorité de l’Europe soit de cibler Israël ?
Aucun désaccord entre l’Europe et Israël, comme il peut y en avoir dans les relations diplomatiques entre États, ne justifie de singulariser Israël à ce point, a fortiori au moment où les armes se taisent au Proche-Orient et que des négociations se sont ouvertes dont chacun espère qu’elles aboutissent à une paix durable.
@Yonathan_Arfi, président du Crif
Il n'y a pas longtemps, c'étaient les mauvaises actions qui demandaient à être justifiées, aujourd'hui ce sont les bonnes.
#Camus #TimeToBeBrave
À voir absolument ! Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde , écrivait Bertolt Brecht. Aujourd’hui, 80 ans après la défaite du nazisme, nous constatons que #BertoltBrecht avait raison ! #TimeToBeBrave #Antisémitisme
🚨✈️ SIGNALEMENT : Ce matin, dans le hall des bagages de l’aéroport d’Orly, une passagère d’un vol au retour de Marrakech s’est mise à proférer des insultes antisémites d’une violence inouïe contre des passagers juifs.
Cette femme a été identifiée : il s'agit de Sonia Hanafi, militante pro-palestinienne 🇵🇸 franco-marocaine 🇫🇷🇲🇦originaire d’Épinay-sur-Seine (93).
Ses propos :
« Vous êtes le cancer du monde, vous allez voir, bande de sale race » avant de les traiter de « rats » et de « cafards ».
Les témoignages concordent : les insultes ont débuté dès l’embarquement à Marrakech.
Plusieurs victimes de ces propos ignobles ont d’ores et déjà l’intention de déposer plainte.
⚖️ Nous exigeons qu’elle soit rapidement interpellée, jugée et sévèrement condamnée.
🔗 Source : MkInfo
🚔 Cc @PoliceNationale @DGSN_MAROC @Interieur_Gouv @ParisAeroport @GroupeADP @prefpolice @justice_gouv
Soutenez donc réellement #JamaisSansElles, qui se bat concrètement pour la visibilité des femmes et la gouvernance partagée, @YaelBRAUNPIVET !
cc @JamaisSansElles @natachaqs @parizot #TimeToBeBrave
Il y a encore trop d'hommes dans notre paysage politique qui se trouvent très bien sans femmes autour de la table !
On ne peut pas le tolérer et je me bats au quotidien pour que les femmes aient toutes leurs places dans la prise de décision pour l'avenir de notre pays.
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