Top Tweets for #goldenberg
#44ans. #Attentat antisémite à Paris, rue des Rosiers. Chez #Goldenberg. Un suspect extradé .. Bientôt le procès... 🤔
L’Autorité palestinienne a extradé vers la France un suspect recherché pour un attentat commis à Paris en 1982
➡️ https://t.co/mOxE4txmH7

Hey guys Kenya is seemingly headed back to 1992/3 economic status.
This is a reality check following the new 5000shs note storylines.
Ahead of 1992 multi-party elections, there was the #Goldenberg scandal (1990–1993). The Moi regime printed billions in excess money supply for political financing and fake gold/diamond export subsidies that became the cornerstone of Kenya's economic ruin.
Money supply exploded as inflation hit 46% in 1993 forcing exchange rate liberalization. The shilling depreciated by more than 100% in 1993–1994. Bread shot from KShs 12 to over 25.
Result: economic crisis, donor aid freeze, and introduction of KSh 1,000 note in 1994 to cope with eroded purchasing power.
Yesterday, the KShs tumbled to 130 against the dollar. The fall has started. Recently we found "gold." Again. Elections are coming and politicians are counting huge bundles of cash by weighing them. Corruption is at its zenith. The situation looks exactly like 1992/3 when we had YK92 and had printed KShs 500 in bulk for campaigns. Funny, it was named Jirongo and a leader we know was on top of things too.
What is happening today was predicted last year Feb (see frame below) when Kenya stabilized the dollar to 129 from 165 effectively trimming the Eurobond loan by some Kshs 2trilllion. Good move but fake mazmatics.
But our bigger issue might be the #antidollarization moves made in recent times (eg. changing SGR loan payment to Yuan), that may have riled the powers that be the wrong way.
Now Kenyans will pay dearly for stroking the masters...and for being corrupt...inflation loading.
#stateofthenation.

J’habitais en face. Je connaissais les employés. L’une d’elle a tenté de casser la vitre du restaurant pour s’enfuir. Elle était coincée. A été abattue comme un chien. Souvenir affreux #Goldenberg #RueDesRosiers
🔵 INFO LE PARISIEN | Mercredi soir, l’Autorité palestinienne a informé la France, par courrier officiel, de l’arrestation en Cisjordanie de l’un des principaux suspects de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers
➡️ https://t.co/lS8G8U8sOg

Il y a 43 ans, le 9 août 1982, une attaque terroriste dans le restaurant tenu par Jo #Goldenberg de confession juive rue des #Rosiers dans le quartier du #Marais à #Paris.
Ce jour là, six personnes seront tuées et vingt-deux blessées 🖤🕊
#Nejamaisoublier

Il y a 43 ans, le 9 août 1982, une attaque terroriste dans le restaurant de confession #juive tenu par Jo #Goldenberg rue des #Rosiers dans le quartier du #Marais à #Paris.
Dans le restaurant et dans la rue, six personnes seront tuées et vingt-deux blessées 🖤🙏🕊 Never forget

عن صفقة تظهر وثائقها الآن
بين
#أبو_نضال
والرئيس الفرنسي
#ميتران
بعد تفجير
#مطعم_غولدنبورغ
العام 1982
في حي يهودي في باريس
https://t.co/GsonP8dYea
Six personnes sont renvoyées devant la cour d’assises spéciale pour l’attentat contre le restaurant #Goldenberg en 1982. Les notes déclassifiées de la présidence de la République et de la Direction de la surveillance du territoire prouvent qu’un « marché » a été conclu par l’État français avec #AbouNidal après l’attentat.
@Mediapart
Karl Laske et Vincent Nouzille
31 juillet 2025
Les autorités nigériennes devraient savoir qui est Kamlesh Pattni alias Brother Paul, PDG de Suvarna Royal Gold Trading LLC, avant de signer un accord avec lui. #Goldenberg #Zimbabwe
@citizentvkenya @SamGituku , @OAG_Kenya is spot on, #SHA / #SHIF = #CorruptionKE . It's #SHAheist is the biggest scam since #Goldenberg . The Indian Charlie Chapatis like #Adani and #Patni are international vagabonds, why engage them. #CitizenDayBreak

Statement supporting UK and US sanctions against #Goldenberg scam artist #KamleshPattni who later took his corrupt methods to serve Zimbabwe‘s kleptocrats @EndCorruptionUK, @AfriCOG and others:
https://t.co/S6VKgoawjL
(1/11) Back in the ‘90s, #Goldenberg wasn’t just a “scandal”, it was a national trauma. Billions vanished, as Pattni allegedly bribed top officials and twisted Kenya’s economic policies for personal gain. Our roads, schools, and hospitals were robbed of real progress.

He once ripped Kenya’s economy apart during the #Goldenberg scandal, leaving scars that never healed. Today, the U.S. pulls back the curtain on his global empire of corruption, showing he never stopped bleeding countries dry. Let’s talk about Kamlesh Pattni, again.
A THREAD 🧵

Pattni was named as one of the key architects of the #Goldenberg scandal, a major gold and currency #fraud in the 1990s which involved senior members of #Kenya's government and is believed to have cost the country at least $600m.

"WiFi Map lights up the heart of NYC – the iconic Times Square.
Catch our CTO, Igor #Goldenberg, amidst the vibrant buzz. If you're in #TimesSquare, snap a pic and tag #WiFiMap
#NewYork #TimesSquareTakeover"
@jamessmat This book from @NuriaStore reminds me of how a journalist or journalists receive bribes unknowingly and end up suffocating the national press generally.
#TheFifthColumnist
#IAccuseThePress
#Goldenberg
#KamleshPatni
#PhilipOchieng
#JournalismIsNotACrime
#JournalismMatters

Wueh! CS @JohnMbadiN saw 'bird of nge'the' at parliament yesterday.
What still bothers me about this #AdaniDeal on #JKIA is, who the real owner of this cow is.
I haven't seen an idea pushed with so much raw might as this.
I repeat, this will be President Ruto's #Goldenberg

@seangowe420 You can't make a point without insults. You don't even know how to spell #Goldenberg - what exactly do you know about the scam?
J'habitais juste en face, sur cour. Je me souviens de ma voisine venant se réfugier chez moi, terrifiée. Elle avait vu une des serveuses taper sur le carreau pr s'enfuir. Elle a été sérieusement blessée. Je fréquentais souvent l'épicerie #Goldenberg #RueDesRosiers
09 aout 1982. Rue des Rosiers. A l'heure du déjeuner, des terroristes forcent l'entrée du restaurant Goldenberg, lancent une grenade dans la salle et tirent avant de s'enfuir. 6 morts et 22 blessés.
Justice n’a toujours pas été rendue. Nous n’oublierons jamais.

Aujourd'hui, nous commémorons l'#attentat de la #RueDesRosiers qui s'est produit le #9août1982 soit il y a #42ans devant le #restaurant #Goldenberg.
On ne peut ni oublier ni pardonner.
Petit rappel des faits :
L’attentat de la rue des Rosiers est un attentat terroriste perpétré, le 9 août 1982, dans le restaurant de cuisine juive d'Europe centrale tenu par Jo Goldenberg rue des Rosiers dans le quartier juif du Marais, à Paris. Dans le restaurant et dans la rue, six personnes sont mortes et vingt-deux blessées.
Les auteurs de l'attentat ont été identifiés comme appartenant au Fatah-Conseil révolutionnaire (FCR) d'Abou Nidal, une organisation terroriste palestinienne violemment opposée à l’OLP et au Fatah. Parmi d'autres crimes, le FCR aurait tué, à Paris, auparavant et après l'attentat de la rue des Rosiers, des musulmans, notamment des directeurs de bibliothèque palestinienne ou représentants de l'OLP, à Beyrouth un ambassadeur de France, des juifs dans des synagogues en Autriche, en Belgique et en Italie. Les auteurs de l'attentat de la rue des Rosiers ont été identifiés et jugés par contumace en raison de leur absence, la France n'étant toujours pas parvenue à obtenir leur extradition de leurs pays de résidence.
Le lundi 9 août 1982 à 13 h 15, un groupe de deux à cinq personnes (selon des témoignages contradictoires) masquées, en costume gris, sac noir à l'épaule, et armées de pistolets-mitrailleurs, descendent d'une voiture et font irruption dans le restaurant de cuisine juive d'Europe centrale de Jo Goldenberg, au coin de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand-Duval. Une cinquantaine de clients se trouvent à table. Après avoir lancé une grenade, ils mitraillent clients et employés. Puis le commando lance une seconde grenade, ressort du restaurant et s'enfuit à pied en tirant dans la foule1. Un policier en civil intervient sur les lieux arme à la main. Dans la panique, tirant depuis sa fenêtre avec un fusil de chasse, en pensant qu'il visait un terroriste, le fils du restaurateur, Marco Goldenberg, blesse grièvement l'inspecteur André Douard (30 ans), lequel, déjeunant à proximité, intervenait revolver au poing en ripostant aux tirs des terroristes2. En moins de trois minutes, l’attentat fait six morts et vingt-deux blessés
Une première revendication est faite au nom d'Action directe mais l'organisation anarcho-communiste la réfute et condamne l'acte, qu'il qualifie d'« erreur politique »4.
L'enquête, fondée sur les douilles et les armes d'origine polonaise fournies à des groupes palestiniens, menée par le juge Jean-Louis Bruguière jusqu'en 2007, incrimine le Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal — un groupe palestinien dissident et opposé à l’OLP. Les douilles retrouvées sont en effet des munitions de 9 mm court « Makarov » tirées par un PM Wz 63 (1,8 kg et 33 cm) de fabrication polonaise, « signature » de ce groupe5. Le 13 août 1982, des promeneurs retrouvent, placé en évidence dans le bois de Boulogne, « un sac en plastique contenant un pistolet-mitrailleur WZ 5,56, trois chargeurs et 29 balles de 9 millimètres. Pour les enquêteurs, c’est la signature d’Abou Nidal. Le Fatah-Conseil Révolutionnaire ou FCR (nommé également Organisation Abou Nidal, Conseil révolutionnaire arabe, Brigades révolutionnaires arabes ou encore Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes) est un mouvement palestinien de tendance dure, formé en 1974 par Sabri al Banna, connu sous le nom de guerre Abou Nidal. Il exécute des actions terroristes à l'international, s'opposant ainsi au Fatah d'Arafat. Après sa tentative d'assassinat avortée contre Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, il est condamné à mort par contumace par le conseil de l'OLP. Soutenu à ses débuts par Saddam Hussein en Irak, le FCR est basé à Bagdad de 1974 à 1983.
Le FCR aurait déjà frappé la France, à Paris et dans d'autres pays, depuis des années et peu avant l'attentat. Notamment, à Paris : le 5 septembre 1973, en occupant l'ambassade d'Arabie saoudite, afin d'obtenir la libération d'Abu Daoud, alors emprisonné en Jordanie ; le 15 novembre 1977, en assassinant le directeur de la Bibliothèque arabe ; le 3 août 1978, en assassinant le représentant de l'OLP en France ; le 17 janvier 1980, en assassinant le directeur de la bibliothèque-boutique palestinienne à Paris ; le 1er août 1981, à Beyrouth des attentats à la bombe endommagent plusieurs banques et entreprises françaises et le bureau d'Air France ; le 29 août de la même année, à Vienne, en Autriche, attaque d'une synagogue (deux tués et 23 blessés, dont 3 policiers ; les assaillants ont été arrêtés et emprisonnés) ; le 4 septembre de la même année, l'ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare était assassiné à Beyrouth. En 1982 : le 3 juin, tentative d'assassinat à Londres de l'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni, rendu définitivement invalide (le gouvernement israélien blâma l'OLP pour l'attaque, l'un des incidents qui a provoqué son invasion du Liban le 6 juin) ; le 4 juin, un diplomate koweïtien est assassiné devant son domicile à New Delhi, en Inde ; le 7 juillet, un diplomate jordanien est assassiné et un autre grièvement blessé à Athènes en Grèce. Le 9 août, contrairement à ce que seraient ses habitudes, le FCR ne revendique pas expressément l’attentat de la rue des Rosiers6 ».
Les précédents ci-dessus mentionnés et les attaques suivantes, la même année, le 18 septembre, d'une synagogue à Bruxelles, avec la même pratique du «shoot and run» (littéralement en anglais : tire et cours), puis le 9 octobre, l'attaque de la Grande Synagogue de Rome (cinq attaquants lancent au moins trois grenades et mitraillent un enfant de 2 ans, tué, et 37 blessés), indiquaient clairement la piste FCR.
Cependant, en 2008, un journaliste lance une piste « néonazie »7 : selon un ancien officier des renseignements généraux, Odfried Hepp et Walter Kexel, néo nazis proches de la Wehrsportgruppe Hoffmann, dirigée par Karl-Heinz Hoffmann,[réf. souhaitée] recherchés par la police allemande pour de multiples attentats, sont arrivés à Paris la veille de l'attentat de la rue des Rosiers en provenance d'Allemagne (via Metz, où ils ont été identifiés chez un militant nazi notoire le 7 août au soir). Hepp, qui a suivi des entraînements para-militaires dans des camps radicaux palestiniens et qui travaille activement depuis le mois d'avril 1982 pour la Stasi8, reconnaît que son acolyte (suicidé depuis) aurait très bien pu en être l'auteur9,10. Les portraits-robots correspondrait à la description des témoins (le type européen, l'âge, etc.). Mais en 2011, la piste néo-nazie est provisoirement abandonnée par le juge Marc Trévidic qui aurait identifié les auteurs de la fusillade grâce à des témoignages d'anciens membres du Fatah11 obtenus grâce à une procédure « sous X » (dans les procès-verbaux, les témoins sont identifiés uniquement par des numéros).
En 2015, la justice française émet des mandats d'arrêts internationaux contre trois membres présumés du Fatah-Conseil révolutionnaire, ou groupe Abou Nidal12. Ces trois hommes vivent en Cisjordanie, en Jordanie et en Norvège13,14, formellement identifiés par les témoins numéros 93 et 107. Le premier est Mouhamad Souhair Al-Abassi, alias « Amjad Atta » : chef des opérations en Europe, il aurait monté l’opération, choisi la cible, géré l’argent et livré les armes aux tueurs au dernier moment. Le deuxième est Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb » : instructeur de tir dans les camps d’entraînement syriens d'Abou Nidal, responsable de l’armement pour l’Europe et l’Asie, il aurait effectué le repérage un mois avant la tuerie avec Atta, sous une fausse identité, comme étudiant ; puis il aurait récupéré les armes dans une cache secrète, désigné la cible aux autres, leur aurait indiqué comment s’enfuir, où et comment se débarrasser des armes ; il a été reconnu sur photo par Guy Benarousse, l’un des survivants de l’attentat. Le troisième est Walid Abdulrahman Abou Zayed15, alias « Osman », un des tueurs chevronnés du groupe Abou Nidal : il aurait été le second tueur ; en 1991, il a émigré en Norvège avec sa femme et ses enfants.
Entre 1982 et 2015, il y a 32 ans, soit davantage que le délai de prescription ; mais cette dernière court à partir du dernier acte d’enquête, et l'audition des témoins a relancé d’autant la procédure judiciaire14. Le 1er juin 2015, le cerveau présumé de ces attentats, Zouhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », âgé de 62 ans16, est interpellé en Jordanie mais relâché, sous caution avec interdiction de quitter le territoire jordanien, en attendant une décision quant à son extradition17 ; le 29 octobre, la justice jordanienne rejette son extradition (ainsi que celle d'un autre suspect, Nizar Tawfiq Mussa Hamada) en raison du dépassement du délai de prescription18 ; le procureur général de Jordanie fait appel de cette décision19, appel rejeté par la Cour de cassation jordanienne en mai 201920.
Le juge Trévidic obtient du témoin no 93 des détails d'importance6 : l’attentat a été supervisé au plus haut niveau par le bras droit d’Abou Nidal, Abou Nizar, chef des « opérations spéciales » ; le commanditaire serait Hafez el-Assad, président de la République arabe syrienne, en lutte contre la France qui soutient Yasser Arafat, le leader de l’OLP, alors encerclé à Beyrouth par les forces israéliennes et qui sera évacué sous protection militaire française et américaine le 30 août, trois semaines après l'attentat de la rue des Rosiers ; enfin, Abou Nidal n'aurait pas été inquiété sur le sol français avant sa mort en 2002 grâce à un accord secret avec le futur général Philippe Rondot, agent de la DGSE et parfait arabisant, qui prévoyait qu'Abou Nidal ne frapperait plus en France en échange de quoi ses hommes pouvaient y circuler sans être inquiétés.
En 2018, Yves Bonnet, directeur de la DST à l'époque de l'attentat, révèle qu’un « marché non écrit » a été conclu avec le groupe d’Abou Nidal, en 1982 après son identification comme l'auteur de l'attentat. Le groupe s’était engagé à ne plus commettre d’attentats en France, en échange de quoi ses membres pouvaient continuer de venir dans le pays21,22.
La police norvégienne annonce le 9 septembre 2020 l’arrestation d’un homme soupçonné d’être l’un des auteurs de l’attentat23. Le 25 septembre 2020, la justice norvégienne estime que l’extradition du suspect, Walid Abdulrahman Abou Zayed serait légale24. Le 4 décembre, le suspect est extradé, arrive sur le sol français et est mis en examen pour "assassinats" et "tentatives d'assassinats". Dans l'attente de son procès, il est placé en détention provisoire
Le 9 août 1982, le président de la République, François Mitterrand se rend à un office religieux en hommage aux victimes à la synagogue de la rue Pavée. À la sortie de cette synagogue, de jeunes juifs chauffés à blanc par le climat d'hystérie aiguisé par la télévision, le conspuent aux cris de « Mitterrand assassin ! » , « Mitterrand trahison ! », lui reprochant sa politique propalestinienne26. Cette colère contre le gouvernement socialiste puise ses origines dans l'enquête sur l'attentat de la rue Copernic perpétré en 1980. Le commissaire de police Jean-Pierre Pochon affirme en effet dans son livre Les Stores rouges, au cœur de l’infiltration d’Action directe27 que le nouveau pouvoir politique socialiste exerce des pressions pour diriger l'enquête vers les milieux d'extrême droite au détriment de la piste moyen-orientale. En juillet 1981, Gaston Defferre, nouveau ministre de l'Intérieur, exige encore que les policiers orientent leurs recherches vers les milieux d'extrême droite28.
En réaction à la fusillade, François Mitterrand annonce dans son allocution du 17 août 1982 qu'il confie la direction de l'enquête à la cellule antiterroriste de l'Élysée, dirigée par le patron du GIGN, Christian Prouteau, et son adjoint, le capitaine Paul Barril. Le 28 août 1982, Barril interpelle les auteurs supposés de l'attentat de la rue des Rosiers : des nationalistes irlandais. C'est le début de l'affaire des Irlandais de Vincennes, dans laquelle Paul Barril est soupçonné d'avoir apporté lui-même les pièces à conviction, armes, explosifs et documents compromettants.
Dans son allocution du 17 août 1982, le président Mitterrand annonce la création d'un secrétariat d’État à la sécurité publique, confié à Joseph Franceschi.
L’impact des balles a été visible sur la vitrine jusqu'en 2010, quand le restaurant est remplacé par un magasin de vêtements[réf. souhaitée].
La plaque à la mémoire des victimes ayant disparu, une nouvelle plaque a été posée par la mairie de Paris en 201129.
La façade a été classée monument historique[Quand ?].
Jo Goldenberg est mort à 91 ans, le 8 mai 201430.
Pour la première fois depuis quarante ans, un hommage national est rendu, le mardi 9 août 2022, aux victimes de l’attentat de la rue des Rosiers, par le garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, en présence des ambassadeurs d’Israël, des Etats-Unis et de Norvège
![olivia220's tweet photo. Aujourd'hui, nous commémorons l'#attentat de la #RueDesRosiers qui s'est produit le #9août1982 soit il y a #42ans devant le #restaurant #Goldenberg.
On ne peut ni oublier ni pardonner.
Petit rappel des faits :
L’attentat de la rue des Rosiers est un attentat terroriste perpétré, le 9 août 1982, dans le restaurant de cuisine juive d'Europe centrale tenu par Jo Goldenberg rue des Rosiers dans le quartier juif du Marais, à Paris. Dans le restaurant et dans la rue, six personnes sont mortes et vingt-deux blessées.
Les auteurs de l'attentat ont été identifiés comme appartenant au Fatah-Conseil révolutionnaire (FCR) d'Abou Nidal, une organisation terroriste palestinienne violemment opposée à l’OLP et au Fatah. Parmi d'autres crimes, le FCR aurait tué, à Paris, auparavant et après l'attentat de la rue des Rosiers, des musulmans, notamment des directeurs de bibliothèque palestinienne ou représentants de l'OLP, à Beyrouth un ambassadeur de France, des juifs dans des synagogues en Autriche, en Belgique et en Italie. Les auteurs de l'attentat de la rue des Rosiers ont été identifiés et jugés par contumace en raison de leur absence, la France n'étant toujours pas parvenue à obtenir leur extradition de leurs pays de résidence.
Le lundi 9 août 1982 à 13 h 15, un groupe de deux à cinq personnes (selon des témoignages contradictoires) masquées, en costume gris, sac noir à l'épaule, et armées de pistolets-mitrailleurs, descendent d'une voiture et font irruption dans le restaurant de cuisine juive d'Europe centrale de Jo Goldenberg, au coin de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand-Duval. Une cinquantaine de clients se trouvent à table. Après avoir lancé une grenade, ils mitraillent clients et employés. Puis le commando lance une seconde grenade, ressort du restaurant et s'enfuit à pied en tirant dans la foule1. Un policier en civil intervient sur les lieux arme à la main. Dans la panique, tirant depuis sa fenêtre avec un fusil de chasse, en pensant qu'il visait un terroriste, le fils du restaurateur, Marco Goldenberg, blesse grièvement l'inspecteur André Douard (30 ans), lequel, déjeunant à proximité, intervenait revolver au poing en ripostant aux tirs des terroristes2. En moins de trois minutes, l’attentat fait six morts et vingt-deux blessés
Une première revendication est faite au nom d'Action directe mais l'organisation anarcho-communiste la réfute et condamne l'acte, qu'il qualifie d'« erreur politique »4.
L'enquête, fondée sur les douilles et les armes d'origine polonaise fournies à des groupes palestiniens, menée par le juge Jean-Louis Bruguière jusqu'en 2007, incrimine le Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal — un groupe palestinien dissident et opposé à l’OLP. Les douilles retrouvées sont en effet des munitions de 9 mm court « Makarov » tirées par un PM Wz 63 (1,8 kg et 33 cm) de fabrication polonaise, « signature » de ce groupe5. Le 13 août 1982, des promeneurs retrouvent, placé en évidence dans le bois de Boulogne, « un sac en plastique contenant un pistolet-mitrailleur WZ 5,56, trois chargeurs et 29 balles de 9 millimètres. Pour les enquêteurs, c’est la signature d’Abou Nidal. Le Fatah-Conseil Révolutionnaire ou FCR (nommé également Organisation Abou Nidal, Conseil révolutionnaire arabe, Brigades révolutionnaires arabes ou encore Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes) est un mouvement palestinien de tendance dure, formé en 1974 par Sabri al Banna, connu sous le nom de guerre Abou Nidal. Il exécute des actions terroristes à l'international, s'opposant ainsi au Fatah d'Arafat. Après sa tentative d'assassinat avortée contre Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, il est condamné à mort par contumace par le conseil de l'OLP. Soutenu à ses débuts par Saddam Hussein en Irak, le FCR est basé à Bagdad de 1974 à 1983.
Le FCR aurait déjà frappé la France, à Paris et dans d'autres pays, depuis des années et peu avant l'attentat. Notamment, à Paris : le 5 septembre 1973, en occupant l'ambassade d'Arabie saoudite, afin d'obtenir la libération d'Abu Daoud, alors emprisonné en Jordanie ; le 15 novembre 1977, en assassinant le directeur de la Bibliothèque arabe ; le 3 août 1978, en assassinant le représentant de l'OLP en France ; le 17 janvier 1980, en assassinant le directeur de la bibliothèque-boutique palestinienne à Paris ; le 1er août 1981, à Beyrouth des attentats à la bombe endommagent plusieurs banques et entreprises françaises et le bureau d'Air France ; le 29 août de la même année, à Vienne, en Autriche, attaque d'une synagogue (deux tués et 23 blessés, dont 3 policiers ; les assaillants ont été arrêtés et emprisonnés) ; le 4 septembre de la même année, l'ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare était assassiné à Beyrouth. En 1982 : le 3 juin, tentative d'assassinat à Londres de l'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni, rendu définitivement invalide (le gouvernement israélien blâma l'OLP pour l'attaque, l'un des incidents qui a provoqué son invasion du Liban le 6 juin) ; le 4 juin, un diplomate koweïtien est assassiné devant son domicile à New Delhi, en Inde ; le 7 juillet, un diplomate jordanien est assassiné et un autre grièvement blessé à Athènes en Grèce. Le 9 août, contrairement à ce que seraient ses habitudes, le FCR ne revendique pas expressément l’attentat de la rue des Rosiers6 ».
Les précédents ci-dessus mentionnés et les attaques suivantes, la même année, le 18 septembre, d'une synagogue à Bruxelles, avec la même pratique du «shoot and run» (littéralement en anglais : tire et cours), puis le 9 octobre, l'attaque de la Grande Synagogue de Rome (cinq attaquants lancent au moins trois grenades et mitraillent un enfant de 2 ans, tué, et 37 blessés), indiquaient clairement la piste FCR.
Cependant, en 2008, un journaliste lance une piste « néonazie »7 : selon un ancien officier des renseignements généraux, Odfried Hepp et Walter Kexel, néo nazis proches de la Wehrsportgruppe Hoffmann, dirigée par Karl-Heinz Hoffmann,[réf. souhaitée] recherchés par la police allemande pour de multiples attentats, sont arrivés à Paris la veille de l'attentat de la rue des Rosiers en provenance d'Allemagne (via Metz, où ils ont été identifiés chez un militant nazi notoire le 7 août au soir). Hepp, qui a suivi des entraînements para-militaires dans des camps radicaux palestiniens et qui travaille activement depuis le mois d'avril 1982 pour la Stasi8, reconnaît que son acolyte (suicidé depuis) aurait très bien pu en être l'auteur9,10. Les portraits-robots correspondrait à la description des témoins (le type européen, l'âge, etc.). Mais en 2011, la piste néo-nazie est provisoirement abandonnée par le juge Marc Trévidic qui aurait identifié les auteurs de la fusillade grâce à des témoignages d'anciens membres du Fatah11 obtenus grâce à une procédure « sous X » (dans les procès-verbaux, les témoins sont identifiés uniquement par des numéros).
En 2015, la justice française émet des mandats d'arrêts internationaux contre trois membres présumés du Fatah-Conseil révolutionnaire, ou groupe Abou Nidal12. Ces trois hommes vivent en Cisjordanie, en Jordanie et en Norvège13,14, formellement identifiés par les témoins numéros 93 et 107. Le premier est Mouhamad Souhair Al-Abassi, alias « Amjad Atta » : chef des opérations en Europe, il aurait monté l’opération, choisi la cible, géré l’argent et livré les armes aux tueurs au dernier moment. Le deuxième est Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb » : instructeur de tir dans les camps d’entraînement syriens d'Abou Nidal, responsable de l’armement pour l’Europe et l’Asie, il aurait effectué le repérage un mois avant la tuerie avec Atta, sous une fausse identité, comme étudiant ; puis il aurait récupéré les armes dans une cache secrète, désigné la cible aux autres, leur aurait indiqué comment s’enfuir, où et comment se débarrasser des armes ; il a été reconnu sur photo par Guy Benarousse, l’un des survivants de l’attentat. Le troisième est Walid Abdulrahman Abou Zayed15, alias « Osman », un des tueurs chevronnés du groupe Abou Nidal : il aurait été le second tueur ; en 1991, il a émigré en Norvège avec sa femme et ses enfants.
Entre 1982 et 2015, il y a 32 ans, soit davantage que le délai de prescription ; mais cette dernière court à partir du dernier acte d’enquête, et l'audition des témoins a relancé d’autant la procédure judiciaire14. Le 1er juin 2015, le cerveau présumé de ces attentats, Zouhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », âgé de 62 ans16, est interpellé en Jordanie mais relâché, sous caution avec interdiction de quitter le territoire jordanien, en attendant une décision quant à son extradition17 ; le 29 octobre, la justice jordanienne rejette son extradition (ainsi que celle d'un autre suspect, Nizar Tawfiq Mussa Hamada) en raison du dépassement du délai de prescription18 ; le procureur général de Jordanie fait appel de cette décision19, appel rejeté par la Cour de cassation jordanienne en mai 201920.
Le juge Trévidic obtient du témoin no 93 des détails d'importance6 : l’attentat a été supervisé au plus haut niveau par le bras droit d’Abou Nidal, Abou Nizar, chef des « opérations spéciales » ; le commanditaire serait Hafez el-Assad, président de la République arabe syrienne, en lutte contre la France qui soutient Yasser Arafat, le leader de l’OLP, alors encerclé à Beyrouth par les forces israéliennes et qui sera évacué sous protection militaire française et américaine le 30 août, trois semaines après l'attentat de la rue des Rosiers ; enfin, Abou Nidal n'aurait pas été inquiété sur le sol français avant sa mort en 2002 grâce à un accord secret avec le futur général Philippe Rondot, agent de la DGSE et parfait arabisant, qui prévoyait qu'Abou Nidal ne frapperait plus en France en échange de quoi ses hommes pouvaient y circuler sans être inquiétés.
En 2018, Yves Bonnet, directeur de la DST à l'époque de l'attentat, révèle qu’un « marché non écrit » a été conclu avec le groupe d’Abou Nidal, en 1982 après son identification comme l'auteur de l'attentat. Le groupe s’était engagé à ne plus commettre d’attentats en France, en échange de quoi ses membres pouvaient continuer de venir dans le pays21,22.
La police norvégienne annonce le 9 septembre 2020 l’arrestation d’un homme soupçonné d’être l’un des auteurs de l’attentat23. Le 25 septembre 2020, la justice norvégienne estime que l’extradition du suspect, Walid Abdulrahman Abou Zayed serait légale24. Le 4 décembre, le suspect est extradé, arrive sur le sol français et est mis en examen pour "assassinats" et "tentatives d'assassinats". Dans l'attente de son procès, il est placé en détention provisoire
Le 9 août 1982, le président de la République, François Mitterrand se rend à un office religieux en hommage aux victimes à la synagogue de la rue Pavée. À la sortie de cette synagogue, de jeunes juifs chauffés à blanc par le climat d'hystérie aiguisé par la télévision, le conspuent aux cris de « Mitterrand assassin ! » , « Mitterrand trahison ! », lui reprochant sa politique propalestinienne26. Cette colère contre le gouvernement socialiste puise ses origines dans l'enquête sur l'attentat de la rue Copernic perpétré en 1980. Le commissaire de police Jean-Pierre Pochon affirme en effet dans son livre Les Stores rouges, au cœur de l’infiltration d’Action directe27 que le nouveau pouvoir politique socialiste exerce des pressions pour diriger l'enquête vers les milieux d'extrême droite au détriment de la piste moyen-orientale. En juillet 1981, Gaston Defferre, nouveau ministre de l'Intérieur, exige encore que les policiers orientent leurs recherches vers les milieux d'extrême droite28.
En réaction à la fusillade, François Mitterrand annonce dans son allocution du 17 août 1982 qu'il confie la direction de l'enquête à la cellule antiterroriste de l'Élysée, dirigée par le patron du GIGN, Christian Prouteau, et son adjoint, le capitaine Paul Barril. Le 28 août 1982, Barril interpelle les auteurs supposés de l'attentat de la rue des Rosiers : des nationalistes irlandais. C'est le début de l'affaire des Irlandais de Vincennes, dans laquelle Paul Barril est soupçonné d'avoir apporté lui-même les pièces à conviction, armes, explosifs et documents compromettants.
Dans son allocution du 17 août 1982, le président Mitterrand annonce la création d'un secrétariat d’État à la sécurité publique, confié à Joseph Franceschi.
L’impact des balles a été visible sur la vitrine jusqu'en 2010, quand le restaurant est remplacé par un magasin de vêtements[réf. souhaitée].
La plaque à la mémoire des victimes ayant disparu, une nouvelle plaque a été posée par la mairie de Paris en 201129.
La façade a été classée monument historique[Quand ?].
Jo Goldenberg est mort à 91 ans, le 8 mai 201430.
Pour la première fois depuis quarante ans, un hommage national est rendu, le mardi 9 août 2022, aux victimes de l’attentat de la rue des Rosiers, par le garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, en présence des ambassadeurs d’Israël, des Etats-Unis et de Norvège](https://pbs.twimg.com/media/GUhX9C0WAAAbIJF.png)
Il y a 42 ans, le 9 août 1982, une attaque terroriste dans le restaurant de confession #juive tenu par Jo #Goldenberg rue des #Rosiers dans le quartier du #Marais à #Paris.
Dans le restaurant et dans la rue, six personnes seront tuées et vingt-deux blessées 🖤🙏🕊 Never forget

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![olivia220's tweet photo. Aujourd'hui, nous commémorons l'#attentat de la #RueDesRosiers qui s'est produit le #9août1982 soit il y a #42ans devant le #restaurant #Goldenberg.
On ne peut ni oublier ni pardonner.
Petit rappel des faits :
L’attentat de la rue des Rosiers est un attentat terroriste perpétré, le 9 août 1982, dans le restaurant de cuisine juive d'Europe centrale tenu par Jo Goldenberg rue des Rosiers dans le quartier juif du Marais, à Paris. Dans le restaurant et dans la rue, six personnes sont mortes et vingt-deux blessées.
Les auteurs de l'attentat ont été identifiés comme appartenant au Fatah-Conseil révolutionnaire (FCR) d'Abou Nidal, une organisation terroriste palestinienne violemment opposée à l’OLP et au Fatah. Parmi d'autres crimes, le FCR aurait tué, à Paris, auparavant et après l'attentat de la rue des Rosiers, des musulmans, notamment des directeurs de bibliothèque palestinienne ou représentants de l'OLP, à Beyrouth un ambassadeur de France, des juifs dans des synagogues en Autriche, en Belgique et en Italie. Les auteurs de l'attentat de la rue des Rosiers ont été identifiés et jugés par contumace en raison de leur absence, la France n'étant toujours pas parvenue à obtenir leur extradition de leurs pays de résidence.
Le lundi 9 août 1982 à 13 h 15, un groupe de deux à cinq personnes (selon des témoignages contradictoires) masquées, en costume gris, sac noir à l'épaule, et armées de pistolets-mitrailleurs, descendent d'une voiture et font irruption dans le restaurant de cuisine juive d'Europe centrale de Jo Goldenberg, au coin de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand-Duval. Une cinquantaine de clients se trouvent à table. Après avoir lancé une grenade, ils mitraillent clients et employés. Puis le commando lance une seconde grenade, ressort du restaurant et s'enfuit à pied en tirant dans la foule1. Un policier en civil intervient sur les lieux arme à la main. Dans la panique, tirant depuis sa fenêtre avec un fusil de chasse, en pensant qu'il visait un terroriste, le fils du restaurateur, Marco Goldenberg, blesse grièvement l'inspecteur André Douard (30 ans), lequel, déjeunant à proximité, intervenait revolver au poing en ripostant aux tirs des terroristes2. En moins de trois minutes, l’attentat fait six morts et vingt-deux blessés
Une première revendication est faite au nom d'Action directe mais l'organisation anarcho-communiste la réfute et condamne l'acte, qu'il qualifie d'« erreur politique »4.
L'enquête, fondée sur les douilles et les armes d'origine polonaise fournies à des groupes palestiniens, menée par le juge Jean-Louis Bruguière jusqu'en 2007, incrimine le Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal — un groupe palestinien dissident et opposé à l’OLP. Les douilles retrouvées sont en effet des munitions de 9 mm court « Makarov » tirées par un PM Wz 63 (1,8 kg et 33 cm) de fabrication polonaise, « signature » de ce groupe5. Le 13 août 1982, des promeneurs retrouvent, placé en évidence dans le bois de Boulogne, « un sac en plastique contenant un pistolet-mitrailleur WZ 5,56, trois chargeurs et 29 balles de 9 millimètres. Pour les enquêteurs, c’est la signature d’Abou Nidal. Le Fatah-Conseil Révolutionnaire ou FCR (nommé également Organisation Abou Nidal, Conseil révolutionnaire arabe, Brigades révolutionnaires arabes ou encore Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes) est un mouvement palestinien de tendance dure, formé en 1974 par Sabri al Banna, connu sous le nom de guerre Abou Nidal. Il exécute des actions terroristes à l'international, s'opposant ainsi au Fatah d'Arafat. Après sa tentative d'assassinat avortée contre Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, il est condamné à mort par contumace par le conseil de l'OLP. Soutenu à ses débuts par Saddam Hussein en Irak, le FCR est basé à Bagdad de 1974 à 1983.
Le FCR aurait déjà frappé la France, à Paris et dans d'autres pays, depuis des années et peu avant l'attentat. Notamment, à Paris : le 5 septembre 1973, en occupant l'ambassade d'Arabie saoudite, afin d'obtenir la libération d'Abu Daoud, alors emprisonné en Jordanie ; le 15 novembre 1977, en assassinant le directeur de la Bibliothèque arabe ; le 3 août 1978, en assassinant le représentant de l'OLP en France ; le 17 janvier 1980, en assassinant le directeur de la bibliothèque-boutique palestinienne à Paris ; le 1er août 1981, à Beyrouth des attentats à la bombe endommagent plusieurs banques et entreprises françaises et le bureau d'Air France ; le 29 août de la même année, à Vienne, en Autriche, attaque d'une synagogue (deux tués et 23 blessés, dont 3 policiers ; les assaillants ont été arrêtés et emprisonnés) ; le 4 septembre de la même année, l'ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare était assassiné à Beyrouth. En 1982 : le 3 juin, tentative d'assassinat à Londres de l'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni, rendu définitivement invalide (le gouvernement israélien blâma l'OLP pour l'attaque, l'un des incidents qui a provoqué son invasion du Liban le 6 juin) ; le 4 juin, un diplomate koweïtien est assassiné devant son domicile à New Delhi, en Inde ; le 7 juillet, un diplomate jordanien est assassiné et un autre grièvement blessé à Athènes en Grèce. Le 9 août, contrairement à ce que seraient ses habitudes, le FCR ne revendique pas expressément l’attentat de la rue des Rosiers6 ».
Les précédents ci-dessus mentionnés et les attaques suivantes, la même année, le 18 septembre, d'une synagogue à Bruxelles, avec la même pratique du «shoot and run» (littéralement en anglais : tire et cours), puis le 9 octobre, l'attaque de la Grande Synagogue de Rome (cinq attaquants lancent au moins trois grenades et mitraillent un enfant de 2 ans, tué, et 37 blessés), indiquaient clairement la piste FCR.
Cependant, en 2008, un journaliste lance une piste « néonazie »7 : selon un ancien officier des renseignements généraux, Odfried Hepp et Walter Kexel, néo nazis proches de la Wehrsportgruppe Hoffmann, dirigée par Karl-Heinz Hoffmann,[réf. souhaitée] recherchés par la police allemande pour de multiples attentats, sont arrivés à Paris la veille de l'attentat de la rue des Rosiers en provenance d'Allemagne (via Metz, où ils ont été identifiés chez un militant nazi notoire le 7 août au soir). Hepp, qui a suivi des entraînements para-militaires dans des camps radicaux palestiniens et qui travaille activement depuis le mois d'avril 1982 pour la Stasi8, reconnaît que son acolyte (suicidé depuis) aurait très bien pu en être l'auteur9,10. Les portraits-robots correspondrait à la description des témoins (le type européen, l'âge, etc.). Mais en 2011, la piste néo-nazie est provisoirement abandonnée par le juge Marc Trévidic qui aurait identifié les auteurs de la fusillade grâce à des témoignages d'anciens membres du Fatah11 obtenus grâce à une procédure « sous X » (dans les procès-verbaux, les témoins sont identifiés uniquement par des numéros).
En 2015, la justice française émet des mandats d'arrêts internationaux contre trois membres présumés du Fatah-Conseil révolutionnaire, ou groupe Abou Nidal12. Ces trois hommes vivent en Cisjordanie, en Jordanie et en Norvège13,14, formellement identifiés par les témoins numéros 93 et 107. Le premier est Mouhamad Souhair Al-Abassi, alias « Amjad Atta » : chef des opérations en Europe, il aurait monté l’opération, choisi la cible, géré l’argent et livré les armes aux tueurs au dernier moment. Le deuxième est Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb » : instructeur de tir dans les camps d’entraînement syriens d'Abou Nidal, responsable de l’armement pour l’Europe et l’Asie, il aurait effectué le repérage un mois avant la tuerie avec Atta, sous une fausse identité, comme étudiant ; puis il aurait récupéré les armes dans une cache secrète, désigné la cible aux autres, leur aurait indiqué comment s’enfuir, où et comment se débarrasser des armes ; il a été reconnu sur photo par Guy Benarousse, l’un des survivants de l’attentat. Le troisième est Walid Abdulrahman Abou Zayed15, alias « Osman », un des tueurs chevronnés du groupe Abou Nidal : il aurait été le second tueur ; en 1991, il a émigré en Norvège avec sa femme et ses enfants.
Entre 1982 et 2015, il y a 32 ans, soit davantage que le délai de prescription ; mais cette dernière court à partir du dernier acte d’enquête, et l'audition des témoins a relancé d’autant la procédure judiciaire14. Le 1er juin 2015, le cerveau présumé de ces attentats, Zouhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », âgé de 62 ans16, est interpellé en Jordanie mais relâché, sous caution avec interdiction de quitter le territoire jordanien, en attendant une décision quant à son extradition17 ; le 29 octobre, la justice jordanienne rejette son extradition (ainsi que celle d'un autre suspect, Nizar Tawfiq Mussa Hamada) en raison du dépassement du délai de prescription18 ; le procureur général de Jordanie fait appel de cette décision19, appel rejeté par la Cour de cassation jordanienne en mai 201920.
Le juge Trévidic obtient du témoin no 93 des détails d'importance6 : l’attentat a été supervisé au plus haut niveau par le bras droit d’Abou Nidal, Abou Nizar, chef des « opérations spéciales » ; le commanditaire serait Hafez el-Assad, président de la République arabe syrienne, en lutte contre la France qui soutient Yasser Arafat, le leader de l’OLP, alors encerclé à Beyrouth par les forces israéliennes et qui sera évacué sous protection militaire française et américaine le 30 août, trois semaines après l'attentat de la rue des Rosiers ; enfin, Abou Nidal n'aurait pas été inquiété sur le sol français avant sa mort en 2002 grâce à un accord secret avec le futur général Philippe Rondot, agent de la DGSE et parfait arabisant, qui prévoyait qu'Abou Nidal ne frapperait plus en France en échange de quoi ses hommes pouvaient y circuler sans être inquiétés.
En 2018, Yves Bonnet, directeur de la DST à l'époque de l'attentat, révèle qu’un « marché non écrit » a été conclu avec le groupe d’Abou Nidal, en 1982 après son identification comme l'auteur de l'attentat. Le groupe s’était engagé à ne plus commettre d’attentats en France, en échange de quoi ses membres pouvaient continuer de venir dans le pays21,22.
La police norvégienne annonce le 9 septembre 2020 l’arrestation d’un homme soupçonné d’être l’un des auteurs de l’attentat23. Le 25 septembre 2020, la justice norvégienne estime que l’extradition du suspect, Walid Abdulrahman Abou Zayed serait légale24. Le 4 décembre, le suspect est extradé, arrive sur le sol français et est mis en examen pour "assassinats" et "tentatives d'assassinats". Dans l'attente de son procès, il est placé en détention provisoire
Le 9 août 1982, le président de la République, François Mitterrand se rend à un office religieux en hommage aux victimes à la synagogue de la rue Pavée. À la sortie de cette synagogue, de jeunes juifs chauffés à blanc par le climat d'hystérie aiguisé par la télévision, le conspuent aux cris de « Mitterrand assassin ! » , « Mitterrand trahison ! », lui reprochant sa politique propalestinienne26. Cette colère contre le gouvernement socialiste puise ses origines dans l'enquête sur l'attentat de la rue Copernic perpétré en 1980. Le commissaire de police Jean-Pierre Pochon affirme en effet dans son livre Les Stores rouges, au cœur de l’infiltration d’Action directe27 que le nouveau pouvoir politique socialiste exerce des pressions pour diriger l'enquête vers les milieux d'extrême droite au détriment de la piste moyen-orientale. En juillet 1981, Gaston Defferre, nouveau ministre de l'Intérieur, exige encore que les policiers orientent leurs recherches vers les milieux d'extrême droite28.
En réaction à la fusillade, François Mitterrand annonce dans son allocution du 17 août 1982 qu'il confie la direction de l'enquête à la cellule antiterroriste de l'Élysée, dirigée par le patron du GIGN, Christian Prouteau, et son adjoint, le capitaine Paul Barril. Le 28 août 1982, Barril interpelle les auteurs supposés de l'attentat de la rue des Rosiers : des nationalistes irlandais. C'est le début de l'affaire des Irlandais de Vincennes, dans laquelle Paul Barril est soupçonné d'avoir apporté lui-même les pièces à conviction, armes, explosifs et documents compromettants.
Dans son allocution du 17 août 1982, le président Mitterrand annonce la création d'un secrétariat d’État à la sécurité publique, confié à Joseph Franceschi.
L’impact des balles a été visible sur la vitrine jusqu'en 2010, quand le restaurant est remplacé par un magasin de vêtements[réf. souhaitée].
La plaque à la mémoire des victimes ayant disparu, une nouvelle plaque a été posée par la mairie de Paris en 201129.
La façade a été classée monument historique[Quand ?].
Jo Goldenberg est mort à 91 ans, le 8 mai 201430.
Pour la première fois depuis quarante ans, un hommage national est rendu, le mardi 9 août 2022, aux victimes de l’attentat de la rue des Rosiers, par le garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, en présence des ambassadeurs d’Israël, des Etats-Unis et de Norvège](https://pbs.twimg.com/media/GUhX3AcXAAAH9Vp.png)