La situation de la France est actuellement très périlleuse.
Les Français attendent cette élection présidentielle depuis longtemps, ils attendent des solutions, et je me réjouis que cette campagne commence aussi tôt pour pouvoir parler avec eux des sujets qui les préoccupent.
La situation de la France a changé : depuis la dernière élection présidentielle, Emmanuel Macron a alourdi la dette de notre pays de 700 milliards d’euros.
Les Français nous accordent la capacité à gouverner, et à présider notre pays.
J’entends la colère des Français face à l’explosion des prix des carburants. Je l’ai anticipée.
Depuis cinq ans, nous proposons, parce que ce sont des biens de première nécessité, de baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur le carburant, l’électricité, le gaz et le fioul.
Il faut baisser la TVA sur le carburant, mais il faut aussi supprimer l’augmentation de la TICPE, décidée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe.
Il faut écouter les revendications des Français, et si nos dirigeants l’avaient fait, nous ne serions pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui.
À chaque fois qu’ils sont face aux conséquences de leur incompétence, nos dirigeants - et il faut rappeler qu’Emmanuel Macron a aggravé la dette de 1 350 milliards d’euros en neuf ans - agissent toujours de la même façon : ils vont demander aux Français de faire des efforts plutôt que d’arrêter de faire des dépenses qui n’apportent rien aux Français.
Non, nous n’accepterons pas que le Gouvernement, par la désindexation des pensions de retraite, fasse des économies en allant chercher l’argent dans les poches des retraités.
Comme chaque Français, ils font face à l’augmentation du coût de la vie, et ils n’ont pas la possibilité d’augmenter leurs revenus, parce qu’ils ne peuvent plus travailler.
Avec Jordan Bardella, nous présenterons aux Français un contre-budget.
Nous aviserons en fonction de la copie qui sera proposée par le Gouvernement, mais je ne m'interdis rien.
Si certains pensent qu’ils pourront me faire avaler des couleuvres, qu’ils sachent qu’avec moi, le chantage, ça ne fonctionne pas.
Si certains envisagent alors une dissolution, qu’ils la fassent, et Emmanuel Macron terminera son mandat en cohabitation.
Je proposerai aux Français un référendum dont l’objectif est de lutter contre les idéologies islamistes.
Le fondamentalisme islamiste n’est pas une menace seulement pour notre sécurité, mais aussi pour notre culture et pour nos droits.
Nous soumettrons à référendum la question du port du voile.
Parce que nous considérons qu’il est un élément d’avancée du fondamentalisme islamiste, le voile sera, si les Français nous en donnent le mandat, interdit, progressivement, et dans un premier temps dans les établissements publics et lors des sorties scolaires.
C’est l’idéologie islamiste qui fait pression sur les femmes pour qu’elles portent le voile, qui attente à leur liberté et à leur dignité.
C’est si vrai qu’à chaque fois que les islamistes sont arrivés au pouvoir dans un pays, la première chose qu’ils ont faite, c’est d’imposer le voile aux femmes.
Le premier des référendums que nous soumettrons aux Français sera un référendum constitutionnel sur l’immigration.
Contrairement à Emmanuel Macron qui n’a pas tenu ses promesses, nous demanderons régulièrement leur avis aux Français par référendum.
Grâce au référendum constitutionnel, nous réaffirmerons la hiérarchie des normes.
S’il existe des traités ou des jurisprudences internationales contraires à notre Constitution, ces dispositions ne pourront prévaloir sur celle-ci ni trouver à s’appliquer dans notre pays.
Le rôle du Conseil constitutionnel est de vérifier la conformité des lois avec la Constitution. Son rôle n’est pas de se prendre pour un constituant.
Richard Ferrand s’y est engagé devant la représentation nationale.
Je le rappelle : le Conseil constitutionnel n’est pas un contre-pouvoir au peuple.
Personne ne peut - pas même le président du Conseil constitutionnel - s’opposer à la volonté du peuple français.
L’intégralité - ou presque - des gouvernements d’Europe, qu’ils soient de droite ou de gauche, se rendent compte de la gravité de la situation en ce qui concerne la politique d’immigration.
Aujourd’hui, dans de nombreux pays, des mesures très fermes sont prises pour contrôler l’immigration.
En Espagne, M. Sanchez a annoncé une loi de régularisation des clandestins. Il a eu 1,2 M de dépôts de dossiers.
Vous pensez qu’en France, il n’y aurait que 700 000 clandestins ?
Je souhaite que la libre-circulation dans l’espace Schengen puisse être réservée aux nationaux des pays concernés.
Si l’Allemagne souhaite demain, comme elle l’a fait par le passé, accueillir un millions d’étrangers, elle pourra le faire, mais elle ne pourra pas l’imposer aux autres.
Si je suis élue présidente de la République, je serai la présidente de tous les Français.
Je suis terriblement attachée à la démocratie, je n’aurai pas d’esprit de revanche à l’égard de ceux qui m’auront combattue.
Début octobre, je présenterai la trajectoire budgétaire pour le quinquennat, avec les économies que nous ferons, qui seront des économies qui ne se feront pas en allant retirer des droits aux Français.
Et nous mettrons en place une règle d’or.