MESSAGE DE TÉHÉRAN,
d'Ali Ghamsari, artiste iranien,
alors que Donald Trump menace d'éradiquer « une civilisation entière ».
« Bonjour à toutes et à tous,
Je suis Ali Ghamsari, artiste iranien indépendant.
Aujourd’hui, nous faisons face à une guerre dont les conséquences dépassent largement nos frontières. Elle menace non seulement nos compatriotes, mais aussi l’équilibre et la sécurité du monde entier.
Sans affiliation politique et étranger aux logiques militaires, je m’exprime uniquement en tant qu’artiste et citoyen préoccupé. Ce qui est en jeu, ce sont des infrastructures essentielles, construites au fil de décennies, dont la destruction aurait des conséquences irréversibles pour des générations.
Nous devons agir avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les lumières des foyers en Iran — et dans toute la région — ne s’éteignent.
L’attaque contre la centrale électrique de Damavand, qui fournit près de 40 % de l’électricité de Téhéran, est un signal d’alerte majeur. Face à cela, mon seul langage est la musique. Peut-être peut-elle, à sa manière, contribuer à préserver la lumière, à éveiller les consciences et à empêcher l’escalade.
Le peuple iranien est un peuple de paix. Mais c’est aussi un peuple digne, prêt à défendre les droits fondamentaux de chacun.
Au-delà de toute position ou appartenance, une chose essentielle nous unit : la nécessité de préserver la vie quotidienne, la lumière dans chaque foyer.
J’en appelle aux artistes du monde entier : unissons nos voix. Non pas pour demander, mais pour affirmer une évidence — la lumière doit rester allumée dans toutes les maisons ».
Ali Ghamsari
(Traduction Saïd Assadi, directeur @S360Paris).
Des enfants de Gaza, jouent à la poupée, et reproduisent le transport des morts jusqu'à leurs tombes.
Voilà ce qui se passe quand la mort est devenu une "normalité" dans le quotidien des enfants.