Des barricades ont poussé dans la nuit autour de la petite Zad de Saïx (Tarn), située à proximité du vaste campement où sont rassemblés des opposants au projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Aucune présence policière alentour actuellement, hormis un hélicoptère.
Une petite Zad voit le jour autour d’un corps de ferme à l’abandon à proximité du camp de base des militants anti-A69 dont le rassemblement va durer jusqu’à dimanche à Saïx (Tarn).
Plusieurs milliers de manifestants et quelques tracteurs ont défilé dans le calme sur le parcours autorisé par la préfecture du Tarn. Le cortège vient de regagner le camp de base d’où il était parti en début d’après-midi. Le rassemblement anti-A69 doit durer jusqu’à demain soir.
Plusieurs milliers de manifestants et quelques tracteurs ont défilé dans le calme sur le parcours autorisé par la préfecture du Tarn. Le cortège vient de regagner le camp de base d’où il était parti en début d’après-midi. Le rassemblement anti-A69 doit durer jusqu’à demain soir.
Gros dégâts avenue Georges Clemenceau, sud de Nanterre. Carcasses calcinées sur la chaussée, magasins pillés, comme ce tabac, délesté de toutes ses cigarettes en une soirée. Dans le quartier Pablo-Picasso voisin, d’énormes explosions. Un passant : « On se croirait en Irak ! »
A la sortie du RER Nanterre-Préfecture, où se déroulent les premiers heurts de la soirée après une période post-marche blanche relativement calme, une agence bancaire a été incendiée, menaçant d’embraser tout l’immeuble. Les pompiers interviennent, applaudis par la foule.
Ambiance étonnante place de la Nation à Paris, où la fumée des grenades lacrymogènes se mêle à celle des merguez que certains valeureux marchands ambulants continuent de vendre (7 € le sandwich) au milieu des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants.
Ambiance chaleureuse place de la Nation à Paris, où les pompiers du Val-d’Oise font des tours du rond-point toutes sirènes et tous fumigènes dehors, suivis par des sympathisants qui scandent « tout le monde adore les pompiers » sur l’air de « tout le monde déteste la police. »
La place de la Nation disparaît peu à peu dans des nuages de gaz lacrymogène, et la partie de gagne-terrain entre manifestants et forces de l’ordre se poursuit.
Environ 200 supporteurs argentins, dont beaucoup se trouvaient au Godfather, repère de la communauté argentine à Paris, fêtent le titre au pied de l’obélisque, avec chants, percussions et drapeau géant. Refrain préféré, et original : « Meeeeeessi ! Meeeeeeessi ! Meeeeeeessi ! »
Le Pub Élysées, rue Marbeuf, perpendiculaire aux Champs-Élysées : 50 personnes dedans, 250 personnes dehors, et l’explosion de joie sur le pénalty égalisateur.
Il y a encore cinq minutes, les Champs avaient des airs de fin de manif, la foule se dispersait sans même avoir pu se rassembler. Deux buts de Mbappé plus tard, des milliers de personnes remontent l’avenue jusqu’à l’Arc de triomphe, où l’on tire les premiers feux d’artifice.
Marée de poings levés aux pieds d’Assa Traoré, qui s’époumone dans le micro. Privée de la possibilité d’avancer, la foule passe toute son énergie dans des slogans bruyants. "Justice pour Adama", "pas de justice, pas de paix", "on pardonne pas, on n’oublie pas." #AdamaTraore
Marée de poings levés aux pieds d’Assa Traoré, qui s’époumone dans le micro. Privée de la possibilité d’avancer, la foule passe toute son énergie dans des slogans bruyants. "Justice pour Adama", "pas de justice, pas de paix", "on pardonne pas, on n’oublie pas." #AdamaTraore