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Kinshasa, une nouvelle adresse pour vous procurer Le changement, c'est d'abord moi !
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📍 Librairie Maison du Savoir
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La peur d'Ebola m'arrive par téléphone, depuis Paris
Je suis à Paris quand la nouvelle m'arrive, par un message qui circule, puis un autre, puis un appel. Quelque chose se passait à Bulungu, dans le Kwilu, à l'ouest de la RDC. Des morts, plusieurs, dans un village dont je n'avais jamais entendu le nom avant cette semaine : Mukulubiala.
Quelque chose en moi s'est mis en alerte, presque par réflexe. Je crois reconnaître cette sensation, pour l'avoir traversée en Ituri quand chaque nouveau décès suspect ramenait la même question : est-ce qu'il s'agit d'Ebola. Mais je sais aussi que cette ressemblance peut tromper. Cette fois, l'alerte venait de plus de mille kilomètres de l'épicentre de l'épidémie qui frappe l'Ituri depuis mai, et même d'un autre fuseau horaire : une heure d'écart à l'intérieur d'un même pays. La peur, elle, ne s'arrête pas à ces détails. Elle circule par les téléphones et les réseaux sociaux, peut-être plus vite que n'importe quel virus.
Les informations qui me parvenaient, par des sources locales, parlaient de douze morts depuis fin mai. Des adolescents de 15 ans, des adultes de 25 et 45 ans, des enfants de moins de 5 ans. Les mêmes symptômes revenaient à chaque témoignage : maux de tête, fièvre, douleurs abdominales, vomissements. Des habitants avaient quitté leur propre village.
J'ai pensé, presque malgré moi, à Rwampara, à ces tentes d'isolement brûlées en mai par des familles prises de peur et de colère. Je ne peux pas dire ce que les habitants de Mukulubiala ressentaient au juste. Mais j'imagine qu'une rumeur d'Ebola, dans un pays où la 17e épidémie du virus est encore active à l'autre bout du territoire, ne pèse pas comme une rumeur ordinaire.
Alors j'ai passé une série d'appels en essayant de ne pas oublier à quel point cette distance peut déformer ce qu'on croit comprendre. Au médecin chef de la zone de santé de Bulungu, d'abord, arrivé sur place trois jours plus tôt et qui penchait déjà pour le paludisme. Certains malades pris en charge étaient ressortis guéris, m'a-t-il dit. Au ministre provincial de la santé du Kwilu, ensuite, pour entendre la version officielle de l'inquiétude. Et à des confrères journalistes basés dans la province, parce qu'à cette distance, je ne me fie jamais à une seule voix.
Les prélèvements, eux, étaient déjà en route pour Kinshasa, vers l'Institut national de recherche biomédicale. J'ai attendu la réponse, sans savoir combien de temps elle prendrait. Je me souvenais que les premiers échantillons venus de Mongbwalu et de Rwampara, en mai, avaient mis du temps à passer par le laboratoire de Bunia puis par Kinshasa, ralentis par des difficultés de détection et de transport. Je ne pouvais pas savoir si le Kwilu connaîtrait les mêmes délais. J'ai simplement attendu.
Le professeur Jean-Jacques Muyembe, que j'ai fini par joindre, a confirmé : il ne s'agit pas d'Ebola. Ce sont des cas de paludisme, m'a-t-il dit, une maladie fréquente dans cette région et souvent mal traitée.
Le soulagement n'efface pas tout, et je ne suis pas certain qu'il efface grand-chose pour les familles de Mukulubiala. Une équipe sanitaire de dix personnes doit encore descendre sur place cette semaine pour de nouveaux prélèvements. Et il me reste, à moi, une réalité à laquelle je pense souvent sans qu'elle provoque jamais la même peur qu'Ebola. Le rapport annuel du Programme national de lutte contre le paludisme recense, pour 2024, plus de 29 millions de cas et près de 22 000 morts en RDC, dont presque sept décès sur dix chez des enfants de moins de cinq ans. Et je sais, pour l'avoir vérifié, que ce chiffre est probablement encore inférieur à la réalité : l'OMS, qui corrige la sous-déclaration liée au manque d'accès aux soins, situe la mortalité réelle du pays bien au-dessus, sans doute autour de 60 ou 70 000 morts par an. Douze morts à Bulungu ont suffi à vider un village, et à m'inquiéter jusqu'à Paris. Le paludisme, lui, continue de tuer par dizaines de milliers, presque dans l'indifférence.
PL
#RDC: Mbujimayi a vibré, ce samedi 28 février 2026, au rythme du vernissage de l’ouvrage « Le changement, c’est d’abord moi » de Mike Kasongo, organisé à l’amphithéâtre Tharcisse Tshibangu Tshishiku de l’Université Officielle de Mbujimayi.
Porté sur les fonts baptismaux par la professeure Justine Mbelu de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Mbujimayi, cet ouvrage lance un appel fort à la jeunesse : devenir l’acteur principal du changement pour bâtir une société meilleure.
Publié aux éditions D. Sharath à Kinshasa, ce livre de 85 pages, structuré en huit chapitres, aborde des thèmes essentiels tels que la connaissance de soi, la prise de conscience, la vision personnelle, la discipline, la décision de changer, le passage à l’action et la sortie de sa zone de confort.
À travers cette œuvre inspirante, Mike Kasongo offre à la jeunesse congolaise un guide pratique et accessible pour amorcer une transformation personnelle, fondement d’un développement social durable.
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#RDC#KASAÏ_ORIENTAL
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Littérature : Mike Kasongo livre la recette de la prise de conscience dans son ouvrage « Le changement, c’est d’abord moi » (Interview exclusive)
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