Il y a 8 ans, devenu musulman, Lauwers, âgé de 26 ans, se rend à l'oumrâ à vélo depuis la Belgique.
En 30 jours, il a parcouru 3 000 kilomètres à pédales pour atteindre Istanbul
La DGE vient de publier les résultats provisoires des élections communales et législatives du 31 mai 2026. Mais un élément essentiel manque presque systématiquement dans les tableaux publiés : le nombre total d’inscrits, aussi bien au niveau national que par circonscription.
Pourtant, c’est la donnée de base de tout contrôle électoral. Sans elle, il devient difficile de vérifier de manière indépendante :
- les taux de participation,
- certaines incohérences statistiques,
- ou encore la cohérence globale des compilations publiées.
La communication des seuls nombres de votants, bulletins nuls, suffrages exprimés ou sièges à pourvoir ne permet pas un contrôle citoyen complet des résultats.
Par exemple, voir que Kankan totalise 1 047 908 votants aux communales, contre 532 746 à Conakry ou 217 606 à Mamou, ne suffit pas pour conclure que la mobilisation y a été plus forte. Sans connaître le nombre d’inscrits dans chaque région, toute interprétation reste partielle.
Néanmoins, en se basant sur le fichier électoral global de 6 948 894 électeurs communiqué par la DGE avant le scrutin, certains calculs font apparaître des écarts avec les taux de participation annoncés dans les résultats provisoires.
Pour les communales, avec 3 857 229 votants annoncés, le taux de participation ressort à environ 55,5 % et non 58,51 %.
Pour les législatives au scrutin national, avec 3 741 598 votants, le calcul donne environ 53,8 %, contre 52,87 % annoncés.
Ces écarts peuvent avoir des explications techniques ou méthodologiques. Mais justement, seule la publication complète et détaillée des données électorales permettrait de lever les ambiguïtés et de renforcer la transparence.
#Guinee #GuinéeVote
« Accord amiable » entre l’État guinéen et GAC : la souveraineté au prix fort
Le feuilleton Guinea Alumina Corporation (GAC) vient de connaître un dénouement inattendu. Après avoir révoqué la concession minière en août 2025 et transféré les actifs à la société publique Nimba Mining Company (NMC), le gouvernement guinéen annonce désormais la conclusion d’un « accord amiable ». Négocié sous l’égide du Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris, ce compromis permet aux deux parties d’écarter le spectre d’un arbitrage international dont l’issue, par nature aléatoire et chronophage, faisait peser un risque financier majeur sur le Trésor public.
Cet accord interroge toutefois la cohérence de la posture initiale de l’État. Conakry, qui justifiait alors sa fermeté par des manquements contractuels de l’opérateur, consent aujourd'hui au versement d’un « montant forfaitaire ». S’agit-il d’un rachat d’infrastructures à leur valeur résiduelle ou d’un « ticket de sortie » négocié pour éteindre toute velléité judiciaire ? Le mutisme officiel sur le montant exact entretient une zone d’ombre qui brouille la lisibilité économique de l’opération.
En réalité, ce pivot suggère que le froid pragmatisme l'a emporté sur la rhétorique de rupture. Si le grief de l'État était juridiquement inattaquable, l’octroi d’une telle compensation ne s’imposerait pas. Ce choix illustre l'arbitrage complexe entre l'affirmation d'une souveraineté de façade et la gestion prudente d'un contentieux aux conséquences imprévisibles.
Sur le plan commercial, la rupture n'est d'ailleurs que partielle. Si GAC perd son ancrage physique, sa maison mère, Emirates Global Aluminium (EGA), préserve ses intérêts stratégiques grâce à la reconduction des accords d’approvisionnement via la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG). En clair, si le pavillon change sur la mine, les flux de bauxite vers les usines émiraties demeurent. Cette continuité souligne les limites de la « reconquête » : l’État récupère l’outil de production, mais les débouchés restent inféodés aux circuits mondiaux.
L’issue de ce bras de fer pourrait enfin faire jurisprudence. En obtenant une compensation, GAC ouvre une brèche que d’autres opérateurs évincés pourraient tenter d’exploiter. Des acteurs comme Axis Minerals, qui dénonce une expropriation et réclame jusqu’à 30 milliards de dollars (selon ses propres estimations), pourraient y voir une invitation à durcir leur propre bras de fer dans l’espoir d’un traitement similaire.
En scellant cet accord, la Guinée sécurise son contrôle sur un gisement stratégique tout en s'épargnant une guérilla juridique. Mais elle envoie aussi un signal ambivalent : celui d’un pays capable d’imposer un rapport de force, tout en acceptant d’en payer le prix pour en maîtriser les conséquences. Reste à savoir si Nimba Mining Company saura transformer cette souveraineté rachetée en succès industriel tangible. Wait and see…
#TeamFK #Guinee
Accord sanitaire avec les USA : la #Guinée accepte-t-elle ce que d’autres refusent ?
Dans sa volonté de redéfinir son aide internationale, l’administration #Trump propose aux pays africains des accords bilatéraux de coopération sanitaire inscrits dans sa doctrine America First Global Health. Une approche qui vise à remplacer progressivement les mécanismes classiques de l’USAID, en installant des partenariats plus directs, mais aussi plus exigeants.
En février 2026, la Guinée a signé un protocole d’accord de cinq ans pour un montant de 142 millions de dollars (environ 1 241 milliards GNF), dont plus de 91 millions financés par la partie américaine. Sur le principe, l’objectif est de renforcer les systèmes de santé et d’améliorer la réponse aux épidémies. Mais les contours précis de cet engagement n’ont pas été rendus publics et aucun véritable débat n’a accompagné cette décision.
En signant, la Guinée rejoignait plusieurs pays africains engagés dans ce type de partenariat. Pourtant, un point concentre aujourd’hui les inquiétudes. Ces accords incluraient le partage de données de santé et d’échantillons de pathogènes avec les États-Unis. Dans son communiqué après signature, l’ambassade américaine à Conakry évoquait d’ailleurs l’élargissement des « systèmes électroniques de données sanitaires », confirmant que la donnée est au cœur du dispositif.
Or, ces informations ne sont pas anodines. Elles structurent la recherche, orientent les politiques publiques et peuvent, à terme, influencer les rapports de puissance.
Pendant ce temps, ailleurs sur le continent, plusieurs pays ont choisi de freiner ou de refuser. Le Ghana vient de rejeter un accord de 109 millions de dollars, considérant l’accès aux données sensibles comme une ligne rouge. Le Zimbabwe a refusé 367 millions de dollars pour les mêmes raisons. Au Kenya, la justice a suspendu un accord de 1,6 milliard de dollars après une plainte citoyenne. En Zambie, un financement dépassant le milliard de dollars a également été décliné.
La Guinée a accepté un montant inférieur à celui proposé à plusieurs autres pays, là où certains ont préféré poser des limites claires. Ce contraste renforce une interrogation de fond sur l’équilibre réel de ce type de partenariat.
Le problème n’est pas d’accepter ou de rejeter la coopération. Il est de comprendre ce que la Guinée engage concrètement, notamment en matière de contrôle et d’usage des données de santé. Les garanties existent-elles ? Les bénéfices sont-ils réellement partagés ? Et quelles pourraient être les conséquences à long terme ?
Ailleurs, ces questions ont été posées, débattues, parfois tranchées. En Guinée, le débat doit avoir lieu, car il touche à la fois à nos données et à notre souveraineté sanitaire.
D’autant que la loi L/2016/037/AN encadre strictement le traitement et le transfert des données de santé, considérées comme sensibles, et soumet leur partage à des autorisations préalables, y compris vers l’étranger.
Il est donc légitime de se demander si ces exigences ont été pleinement respectées dans le cadre de cet accord. Car ce type de partenariat ne se juge pas seulement à son montant, mais à ce qu’il engage en silence.
#Sante #AmericaFirstGlobalHealth
🔴 Bah Oury, accompagné du Général Amara Camara, procède à l'inauguration des ponts de Kakimbo, Kiroty, Démoudoula, Kissosso et Kassonya. L'évènement s'est tenu à Kakimbo en présence de plusieurs membres du gouvernement et invités 🏗🛣▶️ #Kibaro#WednesdaySeason2