#Niger 🥷 Insécurité 🥷 #Diffa
🛑 La situation sécuritaire continue de se détériorer à N’Guigmi. 17 personnes ont été enlevées par des éléments présumés de Boko Haram lors de 2 incidents distincts survenus le mercredi 3 juin 2026, à l’est et à l’ouest de la ville.
Le jeudi 4 juin 2026, un commerçant bien connu "Yawiri", a été tué dans son jardin, à la périphérie du quartier Kota. Un autre homme a également perdu la vie à proximité de l’abattoir de N’Guigmi après avoir résisté à une tentative d’enlèvement.
Toujours au cours de la même journée, 6 véhicules en partance pour un marché hebdomadaire de la zone ont été interceptés. Tous les passagers ont été enlevés puis conduits en direction du lac Tchad.
Ces événements ravivent les inquiétudes des populations locales face à la persistance de l’insécurité dans cette partie de la région de Diffa.
#Niger 🪦 #Agadez#Arlit#Assamaka
🛑 Une tragédie humaine faisant 49 personnes décédées, s'est produite dans le désert à plus de 80 km à l'ouest d'Assamaka, dans la zone du triangle Niger-Mali-Algérie.
Une nouvelle tragédie humaine s'est produite dans l'immensité du désert sahélo-saharien. Plus de quarante ressortissants nigériens ont trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka, au niveau du triangle frontalier entre le Niger, le Mali et l'Algérie.
L'information est parvenue en urgence au Gouverneur de la région d'Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa faisant état d'un drame impliquant un camion transportant une centaine de voyageurs nigériens en provenance du Mali. Ces derniers étaient engagés dans un voyage de retour vers leur pays afin de célébrer la fête auprès de leurs familles respectives.
Face à la gravité de la situation, le Gouverneur a immédiatement saisi et instruit le Préfet du département d'Arlit, le Lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, de conduire une mission de terrain. À la tête d'une importante délégation composée notamment des responsables des Forces de défense et de sécurité, le préfet s'est rendu sur les lieux malgré les difficultés d'accès et les risques sécuritaires qui caractérisent cette vaste zone désertique.
Sur place, le constat était particulièrement éprouvant. Plusieurs dizaines de corps sans vie ont été retrouvés sous le camion immobilisé et dans ses environs. Selon les premiers témoignages recueillis, le véhicule, parti de la localité malienne de Telhandek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert.
Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de points d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile.
Après évaluation de la situation, les membres de la mission ont procédé à l'inhumation de 49 victimes dans des fosses communes aménagées sur place. Une tâche particulièrement délicate et émotionnellement éprouvante pour les équipes engagées, confrontées à l'obligation d'offrir une sépulture digne à leurs compatriotes dans des conditions extrêmement difficiles.
Deux personnes ont toutefois survécu à cette épreuve. Il s'agit de Mohamed Bachir Souley, originaire de Say, et d'Issa Omar, natif de Bourbour Kabé à Niamey. Selon les informations recueillies, les deux hommes ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d'atteindre une mare, puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu donner l'alerte.
Au nom du Gouverneur de la région d'Agadez et du Gouvernement du Niger, le Préfet d'Arlit et les membres de sa délégation ont formulé des prières pour le repos éternel des disparus et exprimé leur compassion aux familles endeuillées.
Au-delà des chiffres, ce drame est avant tout celui de dizaines de familles nigériennes qui attendaient le retour des leurs pour partager les moments de fête. Une douleur collective qui rappelle le coût humain des déplacements à travers l'un des environnements les plus hostiles de la planète.
Paix à leurs âmes!
Nous nous excusons pour les images
Trente jours que Maître Mountaga TALL est retenu hors du droit, hors de la justice, hors de l’humanité.
Hors du droit : aucun magistrat ne l’a vu, aucune charge ne lui a été notifiée, aucune procédure n’est ouverte.
Hors de la justice : aucun juge ne contrôle, aucun avocat n’accède, aucun Ordre n’est entendu.
Hors de l’humanité : aucun médecin ne l’examine, aucun proche ne l’embrasse, aucun signe de vie ne nous est donné.
Et le comble — celui qui glace plus encore que la disparition elle-même — c’est que personne, ou presque, n’en parle.
Pas la République. Pas les institutions. Pas les corps constitués. Pas les voix qui, en d’autres temps, savaient pourtant se faire entendre. Comme si un Avocat malien pouvait, en 2026, s’effacer pendant trente jours sans que cela mérite un communiqué, une convocation, une enquête, un mot.
Le silence d’un État qui détient est une faute.
Le silence d’une société qui regarde est une blessure.
Nous refusons les deux.
#LibérezMountagaTALL
Suivez et relayez :
@debatsdecitemko • @Debats2DroitMKO
L’initiative Faso Vérité et Gouvernance (L’IF-VEG) s’est dite préoccupée par les restrictions de la liberté d’expression au Burkina Faso. Ce mouvement a tenu une conférence de presse le samedi 30 mai 2026 à Abidjan pour dénoncer cet état de fait et interpeller les autorités burkinabè afin qu’elles respectent les libertés fondamentales et l’État de droit.
https://t.co/Zryy4YCrG4
#Niger: Security Cooperation Overlooks Rights Violations
US, Italy +other partners should ensure military assistance is conditioned on measures to protect civilians, vetting of troops receiving assistance, and investigations into alleged military abuses.
https://t.co/oxzLd4pen1
🇳🇪🇺🇲 La coopération sécuritaire avec le #Niger passe sous silence les violations des droits humains
L'assistance militaire #américaine et #italienne devrait promouvoir la protection des civils et la responsabilité. https://t.co/Dm2yVoz82l
#Mali - Iyad Ag Ghali : le pilier des groupes armés
Iyad Ag Ghali, le chef du groupe JNIM lié à al-Qaïda, est devenu l'homme le plus recherché du Sahel et la plus grande menace pour le gouvernement malien. Depuis quelques mois, ce chef rebelle a changé de méthode pour mener sa guerre. Au lieu de simplement combattre l'armée sur le terrain, il utilise désormais une stratégie de « blocage économique ». En coupant les routes principales et en détruisant des installations importantes comme les lignes électriques, il cherche à priver la capitale de vivres, de carburant et d'énergie. Son but est de rendre la vie des habitants impossible pour affaiblir le pays de l'intérieur. Derrière ces attaques matérielles, l'objectif d'Iyad Ag Ghali est purement politique : il veut isoler le régime actuel au pouvoir à Bamako et provoquer sa chute. Selon les spécialistes de la région, même s'il réussissait à faire tomber le gouvernement, ce chef touareg ne dirigerait probablement pas le pays de manière officielle et visible. Il préférerait sans doute rester dans l'ombre pour contrôler la situation à distance. Pour le gouvernement, cette menace est extrêmement grave. Elle ne se joue plus seulement sur le front militaire, mais directement dans le quotidien des Maliens, ce qui oblige le pouvoir à trouver de toute urgence de nouvelles solutions pour protéger le cœur du pays.
Lire l'intégralité 👇
https://t.co/XISejBn6O4
#Niger ⛓️ 50 ans d'ancrage, 20 ans après.. le cauchemar de 2006 recommence
À Maïné-Soroa, il est interdit aux Arabes Mahamid de renouveler leurs pièces d'identité.
À Diffa, le gouverneur a ordonné un recensement spécifique des Arabes Mahamid et le retrait de leurs documents d'état civil, y compris pour des citoyens nés au Niger, conformément au message radio N°812 du 16 avril 2026 du Général Toumba.
Une mesure qui suscite de vives inquiétudes quant au respect des droits civiques de cette communauté.
Pour rappel, en 2006, Niamey avait déjà annoncé son intention d'expulser de la région de Diffa cette communauté dont les papiers n'étaient pas en règle. Face aux vagues de protestation et à la vive émotion suscitée dans le pays (l'assemblée a dit niet on ne va pas les chasser), Niamey a finalement fait machine arrière en annulant ces mesures. Le Tchad avait aussi pesé de tout son poids, demandant formellement à Niamey de surseoir à ces expulsions en raison des risques majeurs de violences qu'elles pouvaient entraîner.
Tout comme les populations d'Inatès et de ses environs, venues du Mali en 1973 - 1974 à la suite de la grande sécheresse, la communauté des Arabes Mahamid est elle aussi arrivée à cette même période au Niger, après avoir été contrainte de fuir l'Est du Tchad à cause de cette crise climatique qui avait déclenché de violents conflits dans la région. Dans les années 1980, une nouvelle vague est arrivée lorsque la guerre civile a éclaté au Tchad.
🇧🇫🇧🇯🇲🇱 ⚖️ "Garder depuis trois ans le président Bazoum dans une petite salle attenante au palais de la République avec son épouse. Aucune tradition nigérienne ne supporte cela."
Maître Mamadou Ismaïla Konaté
Ancien Garde des Sceaux du Mali
Bruxelles le 9 mai 2026
🇧🇯🇧🇫🇲🇱 ⚖️ Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien Garde des Sceaux du Mali, confronte les promesses sécuritaires des régimes militaires sahéliens aux aux faits réels. Burkina Faso, Mali, Kati. Le constat est sans appel !
Bruxelles le 9 mai 2026
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On ne plaide plus la loi, on plaide la parenté. C'est le retour à un ordre antérieur à la République.
Que les médiations aboutissent, et l'on s'en réjouira pour l'homme et pour les siens. Mais que l'on ne s'y trompe pas sur ce que cela signifierait. Une libération obtenue par la grâce du vainqueur n'est pas une victoire de la démocratie. C'est une faveur consentie par la force, et la faveur a ceci de propre qu'elle confirme le pouvoir de celui qui l'accorde. Bazoum libre par la clémence de ses geôliers resterait le symbole de notre défaite collective, celle d'un Sahel qui a cessé de croire que la légitimité se gagne dans les urnes et se défend devant les tribunaux.
Voilà pourquoi son nom doit demeurer. Non parce qu'il fut un grand président, mais parce qu'il est devenu, malgré lui, le nom de ce que nous avons perdu. Tant que Mohamed Bazoum restera enfermé sans jugement, il sera la preuve vivante que dans cette région, on peut désormais renverser un élu, l'effacer, le faire taire, et continuer de gouverner comme si de rien n'était. Le jour où nous cesserons de prononcer son nom sera le jour où nous aurons définitivement accepté l'inacceptable. Il ne tient qu'à nous, chroniqueurs, citoyens, croyants soucieux de justice, de refuser cet oubli. Car une démocratie ne meurt pas le jour du coup d'État. Elle meurt le jour où plus personne ne se souvient qu'elle a existé.
Sambou Sissoko
#Niger ⚖️ BAZOUM, OU LE NOM DE NOTRE DÉFAITE
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Il est un homme dont le mandat s'est éteint le 2 avril 2026, à l'heure pile où la Constitution nigérienne avait prévu qu'il le restituât au peuple. Mais Mohamed Bazoum n'a rien restitué, car on ne rend pas ce qu'on vous a arraché. Depuis le 26 juillet 2023, l'ancien président élu vit reclus dans une aile de son ancienne résidence présidentielle, en compagnie de son épouse Hadiza, qui a refusé de l'abandonner à sa geôle. Sa peine n'est pas écrite dans un jugement. Elle n'est inscrite nulle part, car il n'existe aucune procédure véritable, aucun procès, aucune sentence. Il y a seulement le fait brut de la force, qui se passe désormais de toute justification.
Voilà ce qui devrait nous arrêter. Le sort de Bazoum n'est pas une anomalie nigérienne isolée. Il est le miroir le plus net du recul démocratique qui ravage notre Sahel. Du Mali au Burkina Faso, du Niger à la Guinée voisine,une même logique s'est installée, qui consiste à tenir la légitimité populaire pour une formalité encombrante, et le suffrage pour une parenthèse que l'on referme à la première occasion. Les uniformes ont remplacé les urnes, et l'on nous explique, avec l'assurance de ceux qui n'ont de comptes à rendre à personne, que c'est là le prix de la souveraineté retrouvée.
Quelle souveraineté, au juste ? Celle qui enferme un président élu sans le juger ? Celle qui prive un homme de son avocat, de ses visites familiales, de soins dignes de ce nom, comme l'a rappelé jusqu'au Parlement européen au mois de mars dernier ? Il faut nommer les choses. La détention de Mohamed Bazoum n'est pas un acte de souveraineté. C'est un aveu. L'aveu que le pouvoir conquis par la force ne peut tolérer la simple existence de celui qu'il a renversé, parce que cette existence, à elle seule, rappelle qu'il y eut un avant, un temps où l'on votait, où l'on choisissait, où le chef de l'État tenait son mandat d'un bulletin et non d'un communiqué lu à la télévision.
On objectera que Bazoum n'était pas un saint, que sa gouvernance avait ses ombres, que son arrivée au pouvoir en 2021 fut elle-même contestée. Soit. Mais ce n'est pas la question, et ceux qui la posent ainsi le savent parfaitement. La démocratie ne se mesure pas à la perfection de ses élus. Elle se mesure à ce qu'une société consent à faire de celui qu'elle a élu lorsqu'il déplaît. Or, ce que le Sahel consent aujourd'hui,c'est l'enfermement sans fin, le silence organisé, l'oubli programmé. Et l'on remarquera que les mêmes voix qui s'indignaient hier des manquements de Bazoum se taisent désormais devant le sort qui lui est réservé. Comme si la critique du démocrate imparfait valait absolution pour le geôlier
Le plus glaçant n'est pas la détention elle-même. C'est l'accoutumance. Trois années ont passé, et le Niger a appris à vivre avec un président captif dans son propre palais,de la même manière que le Mali a appris à vivre avec ses transitions sans terme et ses opposants disparus, que le Burkina a appris à vivre avec ses purges et ses listes. L'extraordinaire est devenu l'ordinaire. La cassure démocratique ne se manifeste plus par le fracas du coup d'État, mais par la banalité tranquille des jours qui suivent, où plus personne ne s'étonne, où chacun reprend ses activités, où l'on célèbre les fêtes religieuses pendant qu'un homme s'use dans sa cellule à quelques kilomètres de là.
Il y a quelque chose de profondément révélateur dans ce que la presse nigérienne a rapporté ces derniers jours: ces bons offices d'un dignitaire de la tribu des Oulad Souleymane, venu plaider la cause de Bazoum auprès de son prédécesseur Issoufou Mahamadou. Que la seule voie d'espérance passe désormais par la médiation tribale et familiale, et non par le droit,en dit long sur l'état de nos institutions. Lorsque la libération d'un président élu dépend des liens du sang et des arrangements de clan, c'est que l'État de droit a déjà déserté les lieux.On ne s'adresse plus au juge, on s'adresse à la famille.
#Niger 🥷 Le groupe rebelle MPLJ de Moussa Kounai rejette catégoriquement toute qualification de mouvement terroriste et soutient que sa lutte vise l'avènement d'un Niger libre, démocratique, réconcilié et uni, fondé sur les principes de justice et d'unité nationale. Et exhorte les partenaires CNPC exploitant le site pétrolier d’Agadem à plier bagage sans délai
Source vidéo : page de propagande du mouvement/fcb
🇲🇱🇧🇫🇳🇪Panel 1 : Démocratie et bonne gouvernance
Bruxelles le 09 Mai 2026
Sur la table : démocratie, État de droit, refondation institutionnelle. Aux questions difficiles, deux voix de référence apportent leurs réponses.
Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien Garde des Sceaux du Mali, plaide depuis trois décennies sur les grandes questions de droit constitutionnel et de démocratie.
Hervé Mahicka, consultant en gouvernance, lit les trajectoires africaines avec la rigueur du praticien et la hauteur de l'essayiste.
Sous la modération magistrale d'Aché Ahmat Moustapha, ils nous rappellent que sans tribunaux indépendants, sans alternance possible, sans contre-pouvoirs vivants, aucune souveraineté n'est durable.
🎬 Le panel intégral, ci-dessous👇🏽
https://t.co/jbMuqCtvJK
🟥▪️Mali🇲🇱 : L'après 25 Avril, blocus, retraite et silence
| Épisode 2
La junte malienne a dit que la situation était maîtrisée. Assimi Goïta a attendu trois jours avant de s'adresser à la nation. Et les faits, eux, ont suivi leur propre logique, celle d'une déroute organisée.
7 jours pour saisir l'essentiel
🟥▪️BAGRI : un naufrage sous haute protection (1/2)
Depuis plus de deux mois, la Banque agricole du Niger n'exécute plus les virements du Trésor public. Près de quatre milliards de francs CFA y dorment, tandis qu'une directrice générale que des sources internes décrivent comme intouchable conduit l'établissement vers la rupture. Enquête sur une crise dont les ramifications remontent jusqu'au sommet du CNSP.
Une banque d'État qui refuse les virements de l'État : le paradoxe résume, à lui seul, l'impasse dans laquelle s'enfonce la Banque agricole du Niger (BAGRI). Depuis plus de deux mois, l'établissement n'exécute plus les ordres de virement émanant du Trésor public. Près de quatre milliards de francs CFA y demeurent immobilisés, sans qu'aucune explication ne soit fournie aux clients, dont certains, démarchés de longue date, voient leurs obligations financières s'accumuler et leur trésorerie s'asphyxier. À ce blocage s'ajoute, selon plusieurs sources internes, un refus persistant de restituer les garanties après remboursement des crédits, et des ruptures de contrat qui exposent désormais la banque à un contentieux croissant.
Ces manquements dessinent les contours d'une gestion mise en cause de toutes parts, celle de la directrice générale, Mariama Moussa Boussi. Côté clientèle, les doléances seraient systématiquement bloquées sans motif valable, et la frustration tourne à la défiance, jusqu'aux demandes de fermeture de comptes. Côté personnel, le tableau n'est pas moins sombre : épuisement, démotivation, et un climat social que les agents décrivent comme délétère. Plusieurs d'entre eux dénoncent une rhétorique méprisante, des intimidations et des accusations sans fondement. Surtout, le renouvellement du bureau du personnel est délibérément empêché depuis deux ans, en infraction aux textes régissant la liberté syndicale, privant les salariés de tout relais collectif au moment où leurs acquis se trouvent remis en cause.
L'accumulation des recours en dit long sur la profondeur du malaise. Trois plaintes ont été déposées à l'inspection du travail, une autre portée devant la justice, deux autres enregistrées à la police judiciaire. À ce passif s'ajoutent des différends avec des partenaires de longue date et une image institutionnelle en dégradation manifeste. Au registre des réalisations, en revanche, les mêmes sources ne relèvent ni réforme de fond ni bilan tangible, mais une succession de décisions erratiques.
Cette dérive s'inscrit dans une histoire déjà accablée. Née en 2010 sur les cendres de la Caisse nationale de crédit agricole, la BAGRI devait instituer un système de financement du monde rural ; sa vocation a très tôt dévié vers les pratiques d'une banque commerciale ordinaire. Placement sous administration provisoire de la commission bancaire de l'UEMOA, évaporation de plusieurs milliards de francs CFA, escroquerie chiffrée entre quatre et cinq milliards ayant valu à d'anciens cadres la garde à vue puis la prison : l'établissement a frôlé la banqueroute à plusieurs reprises. La Société financière internationale avait elle-même conduit une évaluation de sa gouvernance et de sa gestion des risques pour tenter d'en renforcer la résilience. C'est cette institution convalescente, désignée comme un pilier du programme de grande irrigation cher au général Tiani, que la gestion actuelle ramènerait au bord du gouffre.
Un audit a été diligenté, concluant à une mauvaise gestion, puis transmis à la présidence de la République ; rien n'indique toutefois qu'il soit parvenu jusqu'au général Abdourahamane Tiani. Selon nos informations, des mains invisibles bloqueraient le document à mi-chemin. La directrice générale, présentée comme intouchable, bénéficierait de la protection directe du général Salifou Modi, ministre d'État de la Défense, dont elle détiendrait une forme de blanc-seing.
#Niger 🥷#Insécurité 🥷 #Dosso 🥷
Selon des sources locales concordantes, dans la nuit du lundi 25 mai 2026, un groupe d’individus armés a pris pour cible les villages de #Libo I et II, situés dans le département de #Dioundou. Le bilan de l’attaque fait état de 6 pertes en vies civiles.
Ces mêmes individus armés, présumés appartenir au groupe ISSP Lakurawa, sont revenus hier 28 mai 2026 pour incendier le reste des maisons et des greniers, et emporter tout le bétail
🟥▪️"Dans le contexte de nos démocraties entachées assez souvent de pratiques de gouvernance pas toujours vertueuses, de logiques d'éternels bras de fer entre pouvoirs et oppositions, de l'activisme de sociétés civiles hyperpolitisées et de mal vivre de la jeunesse, des militaires peuvent aisément se poser en sauveurs de la nation. Mais à l'expérience, au vu de ce qui s'est passé jusqu'ici, ces militaires en déstabilisant les institutions affaiblissent les États et renforcent les groupes terroristes. Ils ne sont donc nullement une solution ni pour lutter contre le terrorisme encore moins pour promouvoir la bonne gouvernance. Ils constituent assurément un facteur de régression pour l'Etat de droit et la démocratie et exposent les pays à des périls inédits."
Malabo, le 28 mai 2022
Extrait de l'allocution de SEM Mohamed Bazoum à l'occasion de la 16ème session extraordinaire de la Conférence de l’Union Africaine sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique