Дуже жорстокий цілеспрямований російський обстріл Запоріжжя був від вечора. Пошкоджено житлові дев’ятиповерхівки, корпус університету, торговельний центр та котельню. Станом на зараз відомо про п’ятьох поранених, частину жителів евакуювали. У Лозовій на Харківщині через удар дроном загинула жінка. Мої співчуття рідним і близьким. Ще троє людей поранені. Загалом увечері та протягом ночі росіяни завдали ударів по десяти наших областях.
Росія не зменшує своїх ескалаційних кроків і дає багато сигналів про готовність розширити війну. Все це відбувається на фоні того, що стабільність світу вже зруйновано цією війною. Ми повинні й далі тиснути на агресора, щоб закінчити цю війну. Кожна відповідь та далекобійні санкції – це тиск, який реально працює, і світ це відчуває. Але паралельно дипломатія має працювати. На Генасамблеї ООН будемо говорити про те, як спільними зусиллями прийти до миру. Це головне завдання, яким мають займатися всі лідери. Дякую всім, хто допомагає.
Cette guerre est devenue n’importe quoi.
On est en 2026. Ça fait plus de quatre ans. Des centaines de milliers de morts. Des villes rasées. Des raffineries qui brûlent des deux côtés. Et là, l’Ukraine envoie une salve de drones et de missiles jusque dans la région de Moscou, tape une raffinerie à 15 km du Kremlin, et Zelensky sort le communiqué du vainqueur. « Impact très significatif. Des milliards de dollars. Gloire à l’Ukraine. »
Ok. Et après ?
Parce que tout le monde sait ce qui va suivre. La Russie va répondre. Pas demain matin avec un communiqué poli. Une nuit. Des missiles. Des drones. L’électricité. Encore des civils. Encore des coupures avant l’hiver. Et on recommencera. Eux tapent Moscou. Eux tapent Kiev. Et nous on continue à payer.
C’est ça le problème. Cette guerre n’est plus une guerre de survie claire. C’est devenue une machine. L’Ukraine a développé ses propres missiles longue portée, en partie grâce à l’argent et au temps que l’Occident lui a donné. Maintenant elle s’en sert pour frapper au cœur de la Russie. Pas pour libérer un village. Pour faire mal. Pour montrer qu’elle peut. Sauf que ça ne termine rien. Ça relance juste le cycle.
En 2022 il y avait une fenêtre. Neutralité, pas d’OTAN, discussion sur le Donbass et la Crimée. C’était moche, c’était injuste, mais ça arrêtait le massacre. On a dit non. On a dit on va les aider jusqu’au bout. Le bout, on le voit : pas d’élections depuis 2019, mandat fini depuis 2024, loi martiale reconduite tous les trois mois, et un président qui dit « je suis prêt demain » tout en expliquant que c’est impossible. Pratique.
Pendant ce temps l’Europe se vide. Armes, fric, énergie, réfugiés. Et on n’a toujours pas de plan de sortie. Juste « encore un peu », « encore cette aide », « encore cette frappe et peut-être qu’ils céderont ». Ils ne cèdent pas. Ni l’un ni l’autre.
L’attaque d’hier, concrètement, ça risque d’apporter quoi ?
Une riposte plus grosse.
Plus de missiles sur le réseau électrique ukrainien.
Plus de tension avec les voisins si un drone dévie.
Encore moins de chance qu’un type à Moscou ou à Kiev dise « stop, on parle vraiment ».
Et nous, au milieu, à regarder deux pays se détruire en se servant de nos stocks et de notre patience.
C’est plus une guerre pour un territoire. C’est une guerre d’ego, de timing, de « on peut pas s’arrêter maintenant sinon on aura perdu pour rien ». Les morts, eux, ils s’en foutent de qui avait raison en 2022. Ils sont morts.
Si quelqu’un a encore une idée pour que ça s’arrête sans que tout le continent y passe, qu’il parle. Parce que là, on est juste en train de regarder le feu prendre de l’ampleur en se disant que le prochain coup sera le bon.