(FR/EN) 🇨🇩 Je suis outré par les déformations — délibérées ou non — de la position de la Belgique sur l'est de la RDC qui circulent en ce moment sur les réseaux sur la base d'une lecture totalement (volontairement?) biaisée de l'un de mes récents tweets.
Qu'il n'y ait pas d'ambiguïté : l'intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC ne sont pas négociables. Pas de conditions, pas de préalables. Depuis le début, la Belgique a été à la pointe de la défense de ces principes au niveau international et le restera. De même, j'ai condamné l'agression rwandaise sans détour et je continuerai à le faire tant que l'ensemble des troupes rwandaises n'auront pas quitté le sol congolais.
Mais j'ai aussi toujours plaidé pour la mise en œuvre complète des accords de Washington signés par la RDC et le Rwanda. Ces accords sont limpides : le retrait des troupes rwandaises et la neutralisation des FDLR figurent dans la même phrase, à l'article 1.
Contrairement à l'intox qui circule, la Belgique ne conditionne pas l'un à l'autre. Elle demande simplement que chacun honore rapidement ses engagements librement consentis et reconfirmés à plusieurs reprises. C'est d'ailleurs exactement ce que disent les États-Unis par la voix de Massad Boulos, le Qatar, l'Union africaine et l'ensemble des partenaires du Groupe de contact international.
La population congolaise a trop souffert. Face à l'urgence, y compris l'épidémie Ebola, il faut agir maintenant ! Et faire taire les armes par toutes les parties.
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🇨🇩 I am outraged by the distortions — whether deliberate or not — of Belgium's position on eastern DRC now circulating on social media, based on a completely (deliberately?) biased reading of one of my recent tweets.
Let there be no ambiguity: the territorial integrity and sovereignty of the DRC are non-negotiable. No conditions, no preconditions. From the outset, Belgium has led the international defense of these principles, and it will continue to do so. Likewise, I have condemned Rwanda's aggression in no uncertain terms, and I will keep doing so until every Rwandan soldier has left Congolese soil.
But I have also consistently called for the full implementation of the Washington agreements signed by the DRC and Rwanda. Those agreements are crystal clear: the withdrawal of Rwandan troops and the neutralization of the FDLR appear in the same sentence, in Article 1.
Contrary to the disinformation being spread, Belgium does not make one conditional on the other. It simply asks that everyone swiftly honor the commitments they freely entered into and have reaffirmed time and again. This is exactly what the United States through Massad Boulos, Qatar, the African Union, and all the partners of the International Contact Group are saying as well.
The Congolese people have suffered far too much. Faced with the urgency, including the Ebola outbreak, we must act now! And silence the guns of all actors.
@BelgiumMFA@BelgiqueRDCongo
You are off topic. #Rwanda’s destabilizing actions in the region must continue to be held under the spotlight. Today is not yesterday.
These are not baseless accusations. There is ample evidence and growing international scrutiny regarding Rwanda’s role in regional instability. Facts matter, and there is nothing wrong with exposing them.
An account like @Patriote257 is likely run by someone hostile to the country’s interests. Whatever it posts appears aimed at advancing a hostile agenda. People should disregard it and approach its content with caution and critical thinking.
From the nature of their messaging, @Patriote257 and @NgogaFred appear to be advancing the same agenda.
Dear @NgogaFred, on 24 May 2025, H.E. @Bankole_Adeoye, Commissioner for @AUC_PAPS, reminded you to exercise professionalism and caution on social media, following controversial comments you made online that prompted formal complaints from @_AfricanUnion Member States.
Now, one year later, you resume insults against our beloved country with reckless and false accusations.
C’est amusant de lire certains commentaires de gens qui se cachent derrière petits écrans et comptes anonymes, mais incapables d’opposer des arguments cohérents!
C’est tellement marrant que je leur donne un coup de pouce en publiant leurs commentaires, pour leur plus grande visibilité. 😂😂
La prochaine fois, ce sera un concours. Qui m’insulte le plus aura un prix. Go!
Certains pseudo-journalistes, et d’autres groupes toujours dressés en véritables chiens de faïence au service des intérêts du #Rwanda, s’emploient depuis quelque temps à détourner volontairement les propos de l’Ambassadeur @NtahirajaThren1, en tronquant son interview et en lui prêtant des intentions qu’il n’a jamais exprimées.
Leur objectif semble moins être la recherche honnête de la vérité que l’espoir d’obtenir validation, applaudissements ou reconnaissance auprès d’un narratif rwandais qu’ils tentent d’ériger en vérité intouchable dans certains milieux, avec, en prime, l’espoir habituel de quelques miettes.
Le message de l’Ambassadeur Thérence NTAHIRAJA a pourtant le mérite d’être clair et parfaitement audible. Le Burundi n’attaque jamais d’autres Etats, mais il possède le droit légitime, ainsi qu’un art particulier, de se défendre lorsqu’il est attaqué.
En soulevant par ailleurs des questions légitimes, l’Ambassadeur NTAHIRAJA pose surtout les jalons d’un véritable débat intellectuel et stratégique. Car lorsqu’un Etat franchit les frontières d’un autre Etat souverain en violation des principes du droit international, lorsqu’un Etat recycle les crises humanitaires à volonté, mesure-t-il réellement toutes les conséquences politiques, diplomatiques, sécuritaires et historiques de ses propres actes ? Tant sur le court que sur le long terme?
Les violations de souveraineté ne produisent jamais uniquement des effets militaires immédiats. Elles fragilisent durablement la confiance régionale, alimentent les logiques de méfiance, radicalisent les perceptions et installent progressivement l’idée dangereuse que la force pourrait remplacer les règles communes.
Lorsqu’un pays commence à considérer que ses préoccupations sécuritaires, fausses par ailleurs, lui donnent un droit exceptionnel au-dessus des normes internationales, il ouvre un précédent dont personne, à long terme, ne maîtrise réellement les répercussions. Et c’est précisément cette question fondamentale que certains tentent désespérément d’étouffer.
C’est précisément ce que l’Ambassadeur NTAHIRAJA a eu le mérite de rappeler avec franchise et sans détour inutile. Car la diplomatie ne consiste pas uniquement à répéter des discours convenus ou à se soumettre aux indignations sélectives ; elle consiste aussi, parfois, à poser les questions fondamentales que certains préfèrent éviter, mais qui conditionnent pourtant une paix véritable et durable.
Le respect international ne se construit ni par les campagnes médiatiques, ni par l’intimidation morale à la #Nduhungirehe, ni par les récits à sens unique. Il se construit par la cohérence entre les discours et les actes, par le respect de la souveraineté des autres nations et par l’application équitable des principes internationaux.
La stabilité de la région des Grands Lacs ne pourra jamais survivre durablement si les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale deviennent variables selon les acteurs concernés ou les intérêts géopolitiques du moment.
L’histoire montre d’ailleurs une réalité constante. Certaines opérations qui paraissent tactiquement avantageuses à court terme peuvent devenir stratégiquement coûteuses à long terme, en termes d’image, de confiance régionale et de légitimité internationale.
Et dans une région déjà profondément marquée par les guerres, les traumatismes et les ingérences, défendre avec fermeté les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale n’est pas une provocation. C’est précisément ce qui devrait constituer le socle minimal de toute paix crédible et durable, et de toute vraie discussion intellectuelle.
Le vrai débat est celui de savoir si le #Rwanda recycle les crises humanitaires et viole de manière répétitive les frontières ainsi que l’intégrité territoriale d’autres Etats, en l’occurrence la #RDC. La réponse en est “Oui”. Tout évitement de cette question fondamentale relève soit de la malhonnêteté intellectuelle, soit d’une complicité narrative assumée.
H.E. @KagutaMuseveni made our weekend with that response to @AndrewMwenda. Those “Do-nothingers” who spend their lives dismissing every local effort while producing nothing themselves exist across Africa.
I #Burundi ho, abo ba @AndrewMwenda biyita ba @pnininahazwe, @FOCODE_ 😂 @AntoineKaburahe, @ParcemBurundi, @HollyEude n’abandi… sic.
It is always easier to mock builders than to build. Easier to tweet than to produce. Easier to criticize nations than to develop them. Even in soccer, it is easier to criticize and mock players than to play.
Unfortunately, our continent has too many permanent parasite-commentators and too few committed nation-builders.
As always, the old wise man delivered the keynote in one sentence:
“The Bible, the AK-47 and the pen.”
There shouldn’t be any attention to those “Do-nothingers”!
While Moses was carrying the burden of his people and striving to lead them toward the Promised Land, many remained distracted, absorbed by superficial matters, golden calves, and secondary quarrels. Today we would say ibitoro, ama devises, etc…
Another mistake is trying to read an entire story through social media. The complete picture is rarely there. Noise often hides the real stakes.
History often teaches that people sometimes miss the essential issues while only a few fight for their future.
Dear @ngendapatrick, I recommend that you read the latest Bretton Woods institutions’ reports on Burundi’s economic situation. From there, perhaps you will better understand some of the real battles being fought by @GeneralNeva and his cabinet.
M23 rebels and the Rwandan army carried out killings, rapes and abductions during a month-long occupation of Uvira in eastern Democratic Republic of Congo in late 2025 and early 2026, Human Rights Watch said in a report on Thursday. https://t.co/chUGSha8Tf
2/2.
Cher Jean Ndenzako,
Sans vouloir vous offenser, considérer que toute personne parlant avec optimisme ou réalisme “ment pour quémander” rabaisse malheureusement le niveau du débat. Cette logique finit même par ressembler à une tentative d’imposer une pensée unique, par le terrorisme verbal.
Or, les Burundais vivent les réalités du pays au quotidien. Ils voient les insuffisances, certes. Mais ils voient également les transformations intervenues dans la sécurité, dans les infrastructures, dans la circulation des personnes, dans l’organisation communautaire ainsi que dans la réappropriation progressive de leur destin national. Ce qu’ils voient leur donne espoir et renforce leur détermination.
Les Accords d’Arusha dont vous parlez ont incontestablement joué un rôle historique majeur dans la sortie de crise. Mais aucune nation ne peut demeurer éternellement enfermée dans les équilibres politiques transitoires d’un moment historique donné. Les sociétés évoluent, les générations changent, les attentes populaires se transforment, et les légitimités politiques aussi. C’est notamment pourquoi la France n’est plus dirigée par un triumvirat.
A l’époque d’Arusha, la structuration politique reposait largement sur les fractures ethniques et sur la nécessité urgente d’empêcher le retour du drame. D’ailleurs, les négociations se faisaient entre Hutus et Tutsis (G7/G10).C’était une étape historique précise. Mais le peuple burundais a lui-même progressivement déplacé ses priorités. Aujourd’hui, s’il devait y avoir des discussions sérieuses, les camps seraient de ceux qui aspirent au développement et ceux qui ne veulent point l’entendre,ceux qui veulent une transformation rapide et ceux qui veulent le maintien du statuquo.
Aujourd’hui, beaucoup de Burundais sont davantage sensibles à ceux qui parlent production, développement, entrepreneuriat et transformation concrète du pays qu’aux discours enfermés dans les anciennes logiques de confrontation, donc stériles.
Comme le dit notre sagesse populaire : “Ushaka inka uryama nka zo.”
Un leadership durable suppose d’être en phase avec les aspirations réelles du peuple. Et le peuple burundais contemporain sait d’où il vient, connaît les sacrifices traversés et sait également où il veut aller. Voici pourquoi des leaders politiques encore encrés dans des sujets qui ne sont plus d’actualité ne récoltent que de la mousse.
Quant à la pensée de Michel Kayoya, elle mérite effectivement d’être méditée. Même l’Abbé Kayoya appelait aussi à une lucidité enracinée dans la réalité burundaise concrète et dans le souci réel du bien-être du peuple. La religiose étant une foi de façade,elle correspond parfaitement aux discours et pleurs destinés à décourager ou détourner l’attention du peuple de ses propres aspirations.
Une posture permanente de délégitimation du présent, utilisant constamment l’histoire pour détourner le peuple de ses objectifs actuels, finit parfois par ressembler à cette “religiose” qu’il dénonçait lui-même, une posture qui prétend éclairer alors qu’elle finit par assombrir.
Le Burundi n’a pas besoin d’un optimisme naïf. Mais il n’a pas davantage besoin d’un pessimisme devenu horizon intellectuel permanent.
Ce peuple mérite des penseurs qui l’aident à voir lucidement ses défis tout en nourrissant son énergie collective, sa confiance et sa capacité à construire.
Car beaucoup de Burundais aspirent aujourd’hui à produire, entreprendre, transformer leur pays et croire en leur avenir.
C’est cette énergie-là qu’il faut comprendre, accompagner et élever.
Les Burundais méritent d’être encouragés dans leur marche, non d’être enfermés dans une narration permanente de l’échec, et dans des statistiques qui ne correspondent pas à leur vécu, est dont le but ultime est de démobiliser.
Et je crois profondément qu’ils savent reconnaître ceux qui leur parlent avec sincérité, de ceux qui finissent parfois, consciemment ou non, par transformer la critique en découragement systématique.
Cordialement,
@iMuserem
1/2.
Cher Jean Ndenzako @HollyEude,
Je vous remercie pour votre réponse ainsi que pour le ton posé et courtois qui caractérise nos échanges. Le débat gagne toujours en qualité lorsqu’il quitte les caricatures pour rejoindre le terrain des idées. Et je dois vous avouer que j’apprécie discuter avec des personnes capables d’exprimer leurs convictions sans tomber dans l’invective ni dans les caricatures, que j’ai toujours considérées comme l’arme de ceux qui manquent d’arguments.
Rassurez-vous, personne ne saurait contester votre parcours académique, votre expérience internationale ni votre contribution à la formation de nombreux Burundais. Cela mérite respect. Nonobstant, le Burundi a encore besoin de votre apport, ne lui dites donc pas que vous lui avez déjà tout donné.
Mais précisément parce que nous parlons du Burundi réel, il me semble important de replacer certaines analyses dans leur profondeur historique, humaine et sociologique.
Depuis plus de deux décennies, le Burundi a profondément changé dans sa sociologie politique, dans ses équilibres internes et dans son rapport au pouvoir. Pourtant, certaines analyses continuent d’observer le pays à travers des catégories héritées d’un autre cycle historique, où la légitimité politique se définissait principalement depuis les anciennes centralités du pouvoir ou les validations extérieures.
Or, qu’on l’apprécie ou non, le Burundi contemporain repose désormais aussi sur d’autres dynamiques : une réappropriation populaire du politique, une aspiration profonde à la stabilité après les traumatismes historiques, une volonté croissante de souveraineté ainsi qu’une montée progressive de couches sociales longtemps marginalisées.
Cela ne signifie évidemment pas que tout va bien.
Oui, des difficultés économiques existent, dues à des facteurs autant internes qu’externes. Mais il faut aussi savoir lire la nature même des difficultés auxquelles une société est confrontée selon l’étape historique où elle se trouve.
Pourquoi voudrait-on que le développement apparaisse comme par coup de baguette magique après des décennies d’exclusion, de guerre et de confrontation permanente ?
Je suis de ceux qui pensent que le Burundi est sur la bonne voie et que les bases du développement deviennent progressivement visibles et tangibles.
Hier, le peuple burundais demandait avant tout la sécurité, la survie, des abris, une assistance alimentaire, la fin des violences cycliques, ainsi qu’un accès plus équitable à la justice, à l’éducation, aux soins de santé et aux droits fondamentaux.
Aujourd’hui, les préoccupations qui remontent des collines concernent de plus en plus les intrants agricoles, les semences sélectionnées, les fertilisants, les crédits, les équipements, l’énergie, les marchés et les moyens de produire davantage.
Ce déplacement des attentes populaires est loin d’être anodin.
Il ne signifie pas que le développement est achevé. Il signifie qu’une société autrefois préoccupée principalement par sa survie cherche désormais à renforcer sa capacité de production, sa résilience économique et sa projection vers l’avenir.
Autrement dit, une partie des difficultés actuelles découle aussi de la pression créée par cette volonté collective de produire davantage, de transformer l’économie et de sortir durablement de la dépendance.
C’est précisément ce que certaines lectures exclusivement statistiques ou excessivement pessimistes peinent parfois à saisir.
Un peuple ne vote jamais uniquement avec son portefeuille. Il vote aussi avec sa mémoire historique, avec son besoin de stabilité, avec sa perception du chaos passé, avec son sentiment de dignité retrouvée et avec son espérance collective.
C’est pourquoi il me paraît réducteur et une insulte au peuple quand on tente d’expliquer autrement l’adhésion populaire actuelle.