"C'est sans doute la semaine la plus répressive de l'histoire de la Ve République", dénonce l'Association des avocats pénalistes https://t.co/PBUE3qohHI
Pour cette première vague de défèrement, ça se confirme. Des jeunes (18-20 ans), intégrés, sans casier, première manif, des délits d'opportunité sans le moindre message ni engagement politique.
Il faudra voir avec la 2e vague, qui couvre des dossiers plus compliqués et potentiellement plus graves, mais je suis prêt à parier que comme d'hab : les casseurs professionnels étaient déjà loin quand les interpellations ont eu lieu.
Très tranquillement, le garde des Sceaux annonce un détournement de procédure à l’échelle nationale.
Retenir ou non la bande organisée, c’est au parquet d’en décider, au vu des faits. Au cas par cas.
Ici, c’est le superprocureur Darmanin qui tranche d'avance, depuis la place Vendôme, pour tous. Non pour décrire les faits, mais pour allonger les gardes à vue et débloquer des actes d’enquête.
Des détournements de procédure.
L’article 30 du CPP interdit les instructions dans les affaires individuelles. Une instruction qui les vise toutes d’un coup reste une instruction individuelle, seulement en gros.
Mais nous n’en sommes plus à cela près.
Commerçants victimes des débordements des manifestations, nous sommes de tout cœur avec vous. Et ce n'est pas à vous de payer la facture de dix ans de macronisme.
L'article L. 211-10 du Code de la sécurité intérieure rend l'État civilement responsable des dommages causés par les crimes et délits commis avec violence par des attroupements ou rassemblements.
C'est une responsabilité sans faute. Vous n'avez pas à prouver une défaillance des forces de l'ordre, ni à identifier les auteurs.
L'État a laissé faire. Qu'il paie.
🚨🇫🇷 ALERTE INFO !
LE MESSAGE FORT D’UNE PATRONNE DONT LA BOUTIQUE A ÉTÉ ENTIÈREMENT PILLÉE ET SACCAGÉE, MAIS QUI SOUTIENT MALGRÉ TOUT LES REVENDICATIONS DES MANIFESTANTS 🤯
Malgré les dégâts subis lors des violences du 17 octobre à Paris, Lisa, fondatrice de Make My Lemonade, REFUSE que son histoire serve à une quelconque récupération politique.
👉 Elle DÉNONCE les "violences institutionnelles, sociales et économiques qui nourrissent la colère".
Sans savoir quand elle pourra rouvrir, elle lance un message d’espoir et de détermination :
"ON VA RECONSTRUIRE. ENSEMBLE."
Gisèle Halimi, Henri Leclerc, Albert Naud, Mourad Oussedik, Jacques Vergès…
L’histoire de notre profession est faite de combats politiques, de prises de position et de ruptures avec l’ordre établi, jusque dans les prétoires.
Reprocher aux avocats de s’engager politiquement et de militer c’est méconnaître l’histoire de notre profession autant que sa raison d’être.
On a choisi d’être avocat et donc de renoncer à tous les privilèges offerts par la fonction publique, pour ne pas avoir de devoir de réserve ou autres inconvénients qu’elle impose. On dit ce qu’on veut tant qu’on respect nos principes essentiels.
Hier j’ai regardé cela sur France2 (à voir en replay) tiré de la vraie histoire d’un détenu de Guantanamo et ses 14 ans de détention sans chefs d’accusation.
A se rappeler quand certains pensent que la fin justifie les moyens et qu’on doit affaiblir l’Etat de droit.
On promet à nos enfants la précarité, le travail jusqu’à 70 ans, une planète invivable et l’extrême droite au pouvoir et on s’étonne qu’ils se révoltent.
On nous demande de nous opposer : policiers contre manifestants, soignants contre lycéens, justice contre citoyens.
Mais regardez mieux : le dénominateur commun de toutes ces colères, c’est le délabrement des services publics.
Les policiers manifestent pour travailler dans de meilleures conditions. Les écoliers et leurs professeurs manifestent pour pouvoir enseigner et apprendre dignement. Les soignants sont épuisés et, au fond, réclament la même chose : pouvoir faire leur métier correctement.
Et la justice ? Elle souffre aussi du manque de moyens et de considération accordés au service public.
Alors arrêtons de nous demander qui mérite le plus d’être en colère. Le problème, ce ne sont pas les citoyens qui manifestent les uns contre les autres. C’est un service public qui, partout, arrive au bout.
Diviser ceux qui subissent les mêmes défaillances ne réglera rien.
Je viens d’être désigné par la mère d’un tout jeune majeur qui passera en comparution immédiate demain dans le cadre de la répression du mouvement lycéen actuel.
Casier vierge, première garde à vue, très bon élève et malgré tout ces éléments, une orientation pénale choisie par le parquet qui n’est pas anodine.
La comparution immédiate (qui ne devrait pas exister) c’est la procédure d’urgence qui est la plus pourvoyeuse de mandat de dépôt.
On comprend le message politique derrière : taper vite et taper fort pour dissuader toute contestation politique et étouffer dans l’œuf toute revendication.