Thierry Michel
L͏e͏ ͏3͏0͏ ͏j͏u͏i͏l͏l͏e͏t͏ ͏à͏ ͏1͏2͏:͏5͏2͏ ·
Quand la solidarité avec la Palestine devient en France un délit !
Il a 78 ans. Journaliste retraité, cofondateur et vice-président de l’association CAPJPO-EuroPalestine qu’il a bâtie avec son épouse Olivia Zémor il y a près d’un quart de siècle, Nicolas Shahshahani va comparaître le 9 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour « apologie du terrorisme ». Un dossier vide de tout acte de violence, vide de tout financement, vide de tout projet terroriste. Un dossier bâti sur des mots.
Le 17 mars 2026, à six heures du matin, huit policiers cagoulés font irruption à son domicile de l’Île-Saint-Denis, défoncent les portes, retournent la maison de fond en comble — et repartent sans avoir rien trouvé, sinon l’homme lui-même, placé 36 heures en garde à vue. On ne lui reproche ni un attentat, ni une collecte de fonds, ni un projet violent. On lui reproche d’avoir prononcé, lors d’un rassemblement déclaré le 7 octobre 2025 — premier anniversaire de l’attaque du Hamas —, le mot « résistance » à propos du peuple palestinien. Un mot. Voilà, selon l’accusation, ce qui suffirait à faire basculer un vieil homme malade dans le champ du droit pénal antiterroriste.
Ce n’est pas une hypothèse d’école. Sa compagne de toujours, Olivia Zémor, présidente d’EuroPalestine, vient d’en faire l’amère expérience : condamnée le 26 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Paris à 24 mois de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et son inscription au fichier judiciaire des auteurs d’infractions terroristes — pour avoir publié, dès le 7 et 8 octobre 2023, des textes dénonçant l’occupation israélienne à Gaza. Une peine plus de deux fois supérieure à celle réclamée par le parquet lui-même. Elle a fait appel. C’est dans ce climat que son mari attend désormais son propre procès.
Un mot, pas une arme
Poursuivre un homme de bientôt 80 ans parce qu’il a exprimé sa solidarité avec un peuple sous occupation constitue un signal alarmant pour l’état de nos libertés publiques. Ses propos exprimaient un soutien politique à la cause palestinienne, non une glorification d’actes de violence contre des civils. Ils relevaient de la liberté d’expression, ce socle sans lequel aucun débat démocratique n’est possible.
Ce dossier n’est pas isolé. Depuis le 7 octobre 2023, des centaines de procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes en France. Si les statistiques officielles ne permettent pas d’isoler les seules poursuites visant des militants pro-palestiniens, la liste s’allonge de mois en mois : la porte-parole d’Urgence Palestine Rima Hassan, qui en est à sa seizième procédure judiciaire en deux ans, le secrétaire CGT du Nord Jean-Paul Delescaut, le militant Elias Imzalène condamné à cinq mois avec sursis et 10 000 € d’amende, des responsables associatifs, syndicalistes, universitaires et élus convoqués ou jugés pour leurs prises de position sur la Palestine.
Plusieurs juristes et organisations de défense des libertés dénoncent ouvertement cette dérive comme une restriction assumée de la liberté d’expression.
Le recours de plus en plus systématique à cette incrimination soulève une question qu’on ne peut plus esquiver : cherche-t-on réellement à combattre le terrorisme, ou à réduire au silence celles et ceux qui dénoncent les crimes de guerre, les violations du droit international humanitaire et la politique menée par le gouvernement israélien dans les territoires palestiniens ?
Confondre le soutien aux droits d’un peuple avec un soutien au terrorisme, c’est brouiller délibérément la frontière entre le débat politique et l’incitation à la violence. Une démocratie ne survit pas si la critique d’un État, aussi vive soit-elle, devient une infraction pénale et si le droit est transformé en instrument de mise au pas des consciences.
La liberté, mise à l’épreuve
Lorsque des militants, des journalistes, des universitaires ou de simples citoyens sont poursuivis pour leurs prises de position, c’est la liberté d’expression tout entière qui vacille. Criminaliser des opinions, même dérangeantes, installe un climat de peur et d’autocensure incompatible avec les principes fondateurs de la démocratie. La justice ne peut devenir l’instrument d’une répression des opinions politiques, ni le moyen d’étouffer la dénonciation de violations alléguées du droit international.
Car aujourd’hui, c’est la liberté d’un vieil homme malade qui est en jeu ; demain, ce pourrait être celle de quiconque ose contester l’action d’un État.
@DidierMaisto@Anna_C_moi Lorsque je vois ces posts relatant des horreurs, je ne peux "liker", même si les auteurs des posts dénoncent ces atrocités et ont pour objectif de réveiller les consciences
@JANNOTON@SwordOfSalomon @SophieS43995 @Linformatrice1@PBlanrue Il y a aussi Sophie et je sais de quoi je parle. C'est certes plus rare que Sophia. Ces 2 prénoms ont la même origine et la même signification
Il est allé interroger des habitants « blancs »dans l’espoir de recueillir des témoignages confirmant ses thèses racistes et xénophobes. Il est reparti à poil.
Les Juifs iraniens de Shiraz déclarent : « Retenez bien une chose : nous sommes des Juifs iraniens, et non des "Juifs d’Iran". Nous sommes ici depuis 2 500 ans. Notre histoire est distincte de celle de l’État sioniste d’Israël. Pour nous, l’endroit le plus sûr au monde est l’Iran, et nulle part ailleurs.
Nous ne connaissons pas d’autre terre et nous ne venons d’aucun autre lieu. Nous sommes chez nous, dans notre pays. Avant d'être Juifs, nous sommes d'abord Iraniens, car c'est le sang de l'Iran qui coule dans nos veines. »
Par : Actu Méditée : Rappels, Sagesse et Guidance
Thiago Avila et Saik Abukeshek, deux activistes de la #Flotilla sont actuellement détenus dans la prison de Shikma, en Israël, où ils ont été transférés hier.
Ils font l’objet de mauvais traitements, ligotés, les yeux bandés, soumis à l’isolement et battus. Nous demandons leur libération immédiate ! L’action de la flotille est légale, elle respond à un impératif humanitaire et politique !
𓂆 🇵🇸 - Des vidéos authentifiées par « Le Monde » permettent de reconstituer le déroulé des coups de feu tirés par un réserviste de l’armée israélienne en direction de l’école primaire d’Al-Moughaïr, en Cisjordanie occupée.
Elles contredisent la version de l'armée israélienne.
Bizarrement, quand il s’agit d’ingérence israélienne dans la politique française la majorité des partis politiques FR restent muets, comme si la souveraineté de la France était négociable pour eux !
Merci à madame la députée Cathala d’avoir évoqué le sujet scandaleux du lobby israélien Elnet et ses nombreuses ingérences en France.
15 Français ont été enlevés et sont actuellement détenus par Israël.
L'Italie et l'Espagne ont demandé la libération immédiate de ses ressortissants. Et la France ?
Macron et Barrot se taisent. Comme toujours, couchés devant Netanyahou.