Pasteur @moisembiye01, j’ai suivis avec beaucoup d’attention votre prédication sur l’offrande. Elle soulève plusieurs difficultés lorsqu’elle est examinée à la lumière de l’ensemble de la révélation biblique et d’une lecture christocentrique des Saintes Écritures. 4 petits points à prendre en considération.
1. Votre interprétation ne lit pas l’Ancien Testament à la lumière du Christ.
L’ensemble du système sacrificiel de l’Ancienne Alliance trouve son accomplissement en Jésus-Christ. Les sacrifices de la Loi étaient des figures annonçant le sacrifice parfait et définitif du Christ. Une lecture chrétienne ne peut donc pas isoler le sacrifice de David de son accomplissement dans la croix.
David lui-même affirme : « Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé ; ô Dieu, tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. » Psaumes (v. 17).
L’auteur de Hébreux montre ensuite que tous les sacrifices de l’Ancienne Alliance étaient provisoires et qu’ils ont été remplacés par l’offrande unique et parfaite du Christ (cf. Hébreux 9–10).
2. Votre enseignement risque d’attribuer à notre offrande ce que le Nouveau Testament attribue exclusivement au Christ.
Affirmer que notre offrande « répare nos fautes » ou « ferme la porte que le péché a ouverte » est théologiquement problématique. Dans le Nouveau Testament, la réconciliation avec Dieu est l’œuvre exclusive du Christ.
Ce n’est pas notre offrande qui expie le péché ; c’est le sang du Christ. Ce n’est pas notre sacrifice qui ferme l’accès de Satan ; c’est la victoire de Jésus à la croix et dans sa résurrection. Et le croyant reçoit cette grâce par la foi.
C’est ici que s’inscrivent les grands principes de la Réforme protestante:
Sola gratia : le salut est par la grâce seule.
Sola fide : il est reçu par la foi seule.
Solus Christus : le Christ seul est le médiateur et le Sauveur.
Toute formulation laissant entendre qu’une offrande possède une efficacité expiatoire, restauratrice ou protectrice autonome risque d’obscurcir la suffisance de l’œuvre du Christ.
3. La théologie biblique de l’offrande est celle de la reconnaissance, non de la réparation.
Dans la perspective biblique, l’offrande n’est jamais un paiement destiné à obtenir la faveur de Dieu ou à réparer le péché. Elle est une réponse de gratitude à ce que Dieu a déjà donné.
David lui-même dit :« Car tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons. » Cf. 1 Chroniques (v. 14).
Le vocabulaire hébreu va dans le même sens. Le terme qorbān (קָרְבָּן), souvent traduit par « offrande », dérive de la racine qrb, « s’approcher ». L’offrande exprime donc une démarche d’approche de Dieu, de consécration et d’adoration, et non une compensation destinée à combler une insuffisance dans l’œuvre du salut.
4. Votre interprétation risque de glisser vers une logique transactionnelle incompatible avec l’Évangile.
Lorsque l’on enseigne que certaines portes spirituelles ne peuvent être fermées qu’au moyen d’une offrande, on introduit implicitement une relation d’échange : le croyant donne afin d’obtenir une protection, une délivrance ou une restauration.
Or, le Nouveau Testament présente une autre logique : le croyant agit non pour obtenir la grâce, mais parce qu’il l’a déjà reçue. Les bonnes œuvres, la générosité et les offrandes sont les fruits du salut, jamais sa condition ni son moyen.
L’offrande chrétienne est donc un acte d’adoration, de reconnaissance, de communion et de service, mais jamais un mécanisme spirituel destiné à compléter l’efficacité de la croix.
Je crois qu’une lecture véritablement christocentrique conduit à reconnaître que la seule porte définitivement fermée à l’accusation, à la condamnation et au pouvoir du péché est celle que Jésus-Christ a fermée par son sacrifice unique, parfait et suffisant. Les offrandes du croyant découlent de cette œuvre accomplie ; elles n’en sont ni la cause, ni le complément.
Dans la déclaration du Dr Muyembe sur @TopCongo ce n’est pas la question du financement de l’INRB qui m’a le plus fait frémir. C’est plutôt celle de sa sécurité.
«A l’INRB, c’est l’endroit où il y a les microbes les plus dangereux […]. C’est un endroit qu’on appelle la biobanque. Ailleurs, la biobanque serait protégée par les autorités parce qu’il y a le risque de bioterrorisme…»
Dr Muyembe semble dire que l’institut n’est pas protégé comme il le devrait au regard de la dangerosité des microbes qui y sont gardés. L’INRB est situé en plein cœur de Kinshasa, une ville de 20 millions de personnes.
#Ebola
L’argent/la renommée ne doivent pas être des critères derrière le choix des parrains de mariage.
Choisissez ceux que vous respectez et surtout écouterez car il y a des crises dans la vie à deux qu’aucune somme d’argent, aucun titre ne saurait arranger.
Choose wisely !
Il y a 49 ans, le 8 mai 1976, mourait Wivine Sebyera. C’est durant mon adolescence que je découvris son histoire, d’abord à travers une bande dessinée, puis grâce à un livre (plus aucune idée de l’auteur) retraçant la vie de cette jeune étudiante congolaise. Elle n’avait que 21 ans lorsqu’elle s’éteignit aux Cliniques universitaires de Kinshasa, mais elle laissa derrière elle le témoignage bouleversant d’une foi ardente et d’une confiance lumineuse face à la maladie et à l’adversité.
Chrétienne engagée, étudiante appliquée (à l’ISP Gombe) et enseignante passionnée, la native de Bukavu voyait l’avenir avec enthousiasme, jusqu’à ce que sa vie prenne un tournant inattendu : le diagnostic d’une leucémie. Une sentence brutale, mais qui allait révéler la profondeur de son cœur et de sa foi.
Au cœur de souffrances physiques intenses, elle fit montre d’une charité et d’une foi héroïque. Son secret ? La prière et l’eucharistie, où elle puisait la force de vivre — et de souffrir — avec le Christ.
« Quand je souffre, je prie et je pense à Jésus crucifié. Pour moi, la prière est une intimité avec le Christ. Il est en moi. Il souffre avec moi. C’est pourquoi, même lorsque je souffre beaucoup et que je ne peux pas parler, je sais que je souffre avec le Christ et c’est là ma prière. Je le remercie même pour ma maladie, de m’avoir fait découvrir tant de choses que, sans elle, je n’aurais jamais connues. »
Sa maladie, elle ne la subit pas passivement ; elle l’accueille comme une mystérieuse communion à la croix du Christ sauveur :
« J’ai découvert que, puisque Jésus nous a sauvés par ses souffrances, nous devons nous aussi sauver les autres en unissant nos souffrances à sa croix. »
Loin d’être accablée ou repliée sur elle-même, Wivine rayonnait de vie. Elle faisait rire ses visiteurs en imitant ses propres gémissements, et elle se préoccupait davantage des autres que d’elle-même : de leurs joies, de leurs peines, du bien-être de ses colocataires. Sa foi n’était pas seulement intense, elle était contagieuse.
« Maintenant, je fais confiance à Dieu, malgré ma maladie, qui a transformé mon cœur et m’a fait voir les choses sous un autre jour. Dieu sait bien mieux que moi ce qui est bon pour moi. Ma prière n’est rien d’autre que : “Que ta volonté soit faite… fais de moi ce que tu veux.” »
Point de dolorisme dans ses paroles, ni d’apologie naïve de la souffrance. Ce que Wivine offre, c’est l’exemple lumineux d’une foi habitée par l’amour, d’une espérance et d’une confiance radicale qui transforme l’épreuve en chemin de vie. Elle nous montre que, même au sein de la douleur, il est possible d’aimer, de croire, de rire — et de vivre pleinement, dans l’abandon à Celui en qui elle plaçait toute son espérance.
Wivine Sebyera me rappelle Ste Thérèse de Lisieux et le Bx Carlo Acutis. Et je pense qu’il serait intéressant que l’Église locale de Kinshasa ouvre une cause en vue de sa béatification (si ce n’est pas encore le cas).
@FatherLomandja@MukadySJ@JPBodjoko@mugisajoanna@KikangoGen@jacksonmukunda@kafmurhula@DidierCimala
Beni ? Trop loin
Kisangani ? Trop loin
Kasaï ? Loin
Kikwit ? Hmm, loin
Masina ? Euh ça se rapproche
Mon voisin ? Trop tard
Si tu n'apprends pas à voir et à aimer le Congo comme "UN", tu ne te sentiras jamais concerné jusqu'à ce que le malheur frappe à ta porte.
#RDC
Ce qui n’est pas fait par nous, pour nous, est fait contre nous. L’histoire se répète pour ceux qui la subissent sans en être les acteurs.
Pendant que nous jouons au foot et prions pour des miracles au Congo, USA discute du port de Lobito en Angola sans nos dirigeants.
Théorie des institutions & failed state: un #Thread sur la RDC.
"Institutions (formal and informal)reduce the cost of transactions within in a society". En simple,les institutions rendent moins coûteuses les interactions (de tout genre) dans la société. 1/
⚠️ SOS KISANGANI ⚠️
Depuis 2 jrs, la ville de Kisangani vit SANS ÉLECTRICITÉ et SANS EAU ! Le drame social est intenable ! Ça fait 5 ans que la Centrale Hydroélectrique de la Tshopo est down. Les matériaux laissés par les Belges sont devenus vétustes au plus haut point…
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