🚨BREAKING: President Donald Trump just told Davos Globalists he will make the United States the “World Capital of Artificial Intelligence and Crypto.”
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Bonsoir à toutes et tous,
Je souhaitais prendre un instant pour aborder un sujet qui fait beaucoup parler en ce moment : l’IA générative. Après un échange rapide cet après-midi, je me dis que ça vaut le coup de vous partager mon point de vue et mes ressentis à ce sujet.
De nombreux artistes expriment leur colère, leur désarroi et leur consternation face à l’impact de l’IA, et c’est totalement compréhensible. On ne va pas lister tous les métiers qui sont, d’une manière ou d’une autre, menacés par cette arrivée massive : la musique, le doublage, la médecine, l’écriture, les traductions, le développement… Ce qui se passe actuellement est à la fois incroyable et terrifiant, nous faisant entrer dans une ère plus folle encore que celle qu’a pu inaugurer l’arrivée d’Internet.
Nous ne sommes plus des Homo Sapiens depuis 25 ans, nous sommes devenus des Homo Connectus. Nous photographions notre nourriture au lieu de la savourer, envoyons des messages aux amis assis à l’autre bout du bureau, et nous sommes devenus incapables de passer une journée sans consulter notre téléphone. Est-ce que cette ultra-connexion est une bonne chose ? Le vieux con en moi vous dira que non.
Mon fils, aujourd’hui âgé de 23 ans, a eu son premier téléphone à 18 ans. Ma fille, qui en a 19, a le sien depuis 3 ans. J’ai résisté parce que j’étais conscient des effets néfastes de cette “saloperie”. Des profs m’ont même expliqué que je “désociabilisais” mes enfants… et ils avaient raison.
Si aujourd’hui vous êtes en colère contre l’IA, c’est que quelque part, vous êtes aussi en train de devenir des "vieux cons", vous ne vous en rendez juste pas encore compte.
Quel rapport, me direz-vous ? Eh bien, dans 20 ans, lorsque l’IA sera omniprésente, lorsque chacun générera automatiquement le contenu qu’il souhaite en deux petits clics, et que les IA auront remplacé la plupart des activités humaines, vous aurez 40 ou 50 ans, l’âge que j’ai aujourd’hui. Les jeunes qui auront grandi avec cette technologie vous regarderont alors avec des yeux condescendants lorsque vous leur direz que c'était mieux avant (et vous aurez même de la chance s’ils décrochent leurs regards de leurs écrans).
Chez Ankama, à notre échelle, nous avons toujours tenu à préserver la 2D. Depuis 23 ans, nous voyons les résultats : le cinéma n’accepte presque plus de films en 2D, et les plateformes payent jusqu’à trois fois plus cher pour des séries en 3D, nous expliquant que c'est ce que veulent les enfants. Ces défaites, je les ai déjà encaissées. J’ai compris quelque chose de fondamental : on ne peut pas lutter contre le progrès. L’humain finira toujours par obtenir ce qu’il veut… et ce qu’il mérite.
Nos dirigeants, tous plus incapables les uns que les autres, ne nous sauveront pas plus de l’IA que du désastre écologique… Et ce n’est pas en râlant sur X que vous changerez quoi que ce soit.
Par contre, continuez de faire les choses pour vous. Je pense que c’est là que réside la vraie puissance. Continuez d’écrire, de dessiner, de faire de la musique, d'apprendre...
Vous n’empêcherez pas le monde de s’écrouler, mais vous pouvez choisir d’y assister avec la boule au ventre ou avec un crayon à la main.