Lénine disait "Faites-leur manger le mot et ils avaleront la chose."
Euthanasie : "suicide assisté"
Location d'utérus : "GPA éthique"
Avortement : "interruption volontaire de grossesse"
Eugénisme : "diagnostic préimplantatoire"
Changement de sexe chez les mineurs : "parcours d’affirmation de genre"
Clandestins : "sans-papiers"
... : "jeunes"
Émeutes, pillages et tirs de mortiers : "débordements"
Censure : "modération et lutte contre la haine"
Hausse d'impôts : "effort exceptionnel"
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Je vais démonter le plus grand mythe sur la pauvreté en Afrique.
On vous répète que c’est une question de mentalité.
On vous répète que c’est la faute d'un ennemi étranger qui pille les ressources.
C'est faux.
Les Africains sont pauvres pour une seule raison : leurs pays ont massivement adopté le socialisme, l’économie planifiée et le dirigisme d’État.
Le socialisme n'a jamais fonctionné. Nulle part. Il détruit l'incitation, l'innovation et l'investissement.
Les chiffres bruts.
- La Corée du Sud : Dans les années 50, elle était plus pauvre que de nombreux pays africains. Aujourd'hui : 36 000 $ de PIB par habitant. Le Nord socialiste ? Il stagne à 1 000 $. La différence ? Le capitalisme libéral et la propriété privée.
- Singapour : Indépendant en 1965. Analphabétisme fort, zéro ressource naturelle. Aujourd'hui : 90 000 $. La recette ? Basses taxes, ouverture au commerce, État minimal.
- Les Émirats arabes unis : Indépendants en 1971. Économie multipliée par 200 depuis leur virage vers une économie de marché ouverte.
- L'Afrique subsaharienne : Elle a misé sur la planification et les nationalisations post-indépendance. Résultat : un PIB par habitant bloqué autour de 1 500 $.
La planification étatique ne crée pas de la richesse. Elle l'étouffe.
Prenez le Venezuela. L'un des pays les plus riches d'Amérique latine dans les années 80.
Aujourd'hui : l'économie s'est contractée de 80 %, des millions de personnes ont fui, et 75 % de la population survit dans l'extrême pauvreté.
Heureusement, quand on change le logiciel, la donne change.
Le Botswana a embrassé le capitalisme et la règle de droit en 1966 : il est passé d'un des pays les plus pauvres du monde à l'un des plus riches d'Afrique.
L'Éthiopie s'ouvre au libéralisme : Ethiopian Airlines devient un géant mondial, transporte 17 millions de passagers et génère 7 milliards de dollars de revenus.
Le développement n'a pas de secret.
L'État ne doit faire QUE le régalien : justice, police, défense, infrastructures de base.
Quand un État devient obèse et se mêle de l'économie, tout s'effondre.
Regardez la France.
57 % du PIB en dépenses publiques. Un record de taxes mondial.
Le résultat ? L'école décline, les hôpitaux sont sous tension, la justice est engorgée. L'État est trop occupé à créer des normes, des taxes et des redistributions pour remplir ses missions essentielles.
C'est le serpent qui se mord la queue dans les pays pauvres : un État obnubilé par le contrôle (réglementations, corruption) étouffe le marché au lieu de faire respecter les contrats.
Il n'y a pas de recette magique.
Laissez l'État au régalien.
Laissez les impôts bas.
Laissez les gens bosser, échanger, créer, ouvrir des ateliers et innover.
Le capitalisme libéral n'est pas parfait. C'est juste le seul système de l'histoire humaine qui sort massivement les peuples de la misère.
Le communisme a vu la nature humaine comme un bug et a tenté de la patcher par la terreur. Le capitalisme a vu la nature humaine comme une contrainte et a construit autour. Le boulanger ne vous nourrit pas par amour. Il vous nourrit par intérêt, et le miracle, c'est que ça fonctionne chaque matin, dans chaque ville du monde, sans un seul commissaire. L'égoïsme routé par l'échange volontaire devient un service. Le même égoïsme routé par un plan central devient une famine.
Le plus gros coup dur jamais porté au globalisme?
Le covid.
Je suis sérieux. Et c'est même assez drôle quand on y pense.
Tout le monde connaît l'histoire de la grenouille dans la casserole. Tu montes la température d'un degré à la fois, la grenouille s'habitue, s'habitue, s'habitue, et finit cuite sans avoir jamais sauté.
Le projet globaliste, c'était exactement ça. Une casserole parfaitement gérée. Un degré par an. Un transfert de souveraineté par ci, une agence supranationale par là, un petit recul de la liberté d'expression, rien d'alarmant, dormez tranquilles. En 2019, on était à 30 degrés et la grenouille trouvait l'eau plutôt agréable.
Le problème, c'est que le projet n'était pas encore locké. Encore en phase de construction. Il fallait encore vingt ans de cuisson douce.
Et là, le covid arrive. Et les cuisiniers, ivres de leur propre pouvoir, font la seule chose à ne jamais faire: ils passent de 30 à 100 degrés d'un coup.
Confinements. Attestations pour sortir acheter du pain. Passes pour exister socialement. Censure en direct des médecins dissidents. Écoles fermées, frontières fermées, grand-mères mortes seules, et le tout coordonné mondialement avec les mêmes éléments de langage dans vingt langues.
La grenouille a senti l'eau bouillir. Et elle a sauté.
Des centaines de millions de gens parfaitement apolitiques, qui n'avaient jamais remis en question un journal télévisé de leur vie, ont vu le mécanisme à l'œuvre. En accéléré. Sans le décor. Vous ne pouvez pas montrer le plan trente ans en avance et espérer qu'on l'oublie. Le covid a été la bande-annonce du film, et la salle entière a demandé à être remboursée.
C'est la loi mécanique que les cuisiniers ont oubliée: un système de contrôle ne survit que tant qu'il est invisible. Le covid l'a rendu visible. Pic du projet globaliste et début de sa mort, la même année.
Mais une grenouille qui saute, ça ne suffit pas. Encore faut-il que le couvercle soit ouvert.
Et c'est là qu'un homme a dépensé 44 milliards de dollars pour racheter le couvercle.
Tout le monde a ri. Pire affaire de l'histoire, disaient-ils. Sauf que sans Twitter libéré, chaque grenouille qui sautait retombait seule, dans le silence, shadowbannée. Avec X, les grenouilles se sont vues. Des millions. Et une grenouille qui découvre qu'elles sont des millions, ça ne remonte plus jamais dans la casserole.
Les cuisiniers ont eu trente ans de patience et l'ont gâchée en deux ans de panique. Elon a eu deux ans d'audace et a verrouillé trente ans de futur.
La casserole est vide, l'eau refroidit, et les grenouilles construisent des fusées.
Au travail.
On me demande souvent si je crois vraiment que l'Occident va gagner.
Alors j'ai fait le calcul. Froidement. Avec les données, pas avec l'espoir.
Voici les odds.
D'abord, concédons tout ce qui doit l'être. Le wokisme tient encore les universités. Il tient les administrations. Il tient une génération entière de Millennials diplômés, installés dans les postes intermédiaires pour trente ans. Seulement 5% des entreprises ont réellement supprimé leurs programmes DEI. Le reste a juste changé les étiquettes. Le vocabulaire meurt, la nomenklatura reste en poste. Quiconque vous dit que c'est déjà gagné vous ment.
Maintenant, regardez les courbes.
The Economist a mesuré la présence des idées woke dans quatre domaines: opinion publique, médias, universités, entreprises. Partout la même courbe. Montée en 2015, pic en 2021-2022, déclin continu depuis. "White privilege" apparaissait 2,5 fois par million de mots dans la grande presse américaine en 2020. Trois ans plus tard: 0,4. Chez les étudiants américains, l'identification non-binaire a été divisée par deux entre 2022 et 2025. Le soutien à BLM s'effondre année après année.
Une idéologie ne meurt pas quand on la réfute. Elle meurt quand elle cesse de recruter. Et elle a cessé de recruter.
Dans les urnes, c'est un réalignement historique. Pour la première fois de l'histoire moderne, les partis anti-système sont simultanément en tête dans les trois principales économies d'Europe. Reform écrase tout au Royaume-Uni avec un Starmer à -61 de popularité nette. L'AfD devant la CDU. Le RN plus haut que jamais. L'Italie gouvernée. L'Autriche, le Portugal, les Pays-Bas qui basculent. Trump réélu. Milei qui redresse l'Argentine en direct.
Ce n'est pas une vague. C'est tout le bloc occidental qui rejette le même logiciel en même temps.
Pourquoi maintenant? Parce que l'idéologie a commis l'erreur que sa version précédente avait mis 70 ans à commettre: elle a pris le pouvoir. Une idéologie d'opposition est irréfutable. Une idéologie au pouvoir produit des résultats. De 2020 à 2024 elle a gouverné, et le réel a recommencé à envoyer ses réfutations, comme Budapest 1956, comme les boat people. Tout le monde a vu les villes ingérables, les écoles effondrées, les fondatrices de BLM s'acheter quatre manoirs avec l'argent de la cause. Le peuple n'a pas eu besoin de lire Foucault. Il a regardé qui s'enrichissait en prêchant le sacrifice.
Et puis il y a le facteur que ni l'URSS ni la French Theory n'ont jamais eu à affronter.
En 2024, Peter Thiel dîne avec Elon Musk. Thiel lui dit: si Trump perd, je quitte le pays. Elon répond: "There's nowhere to go." Il n'y a nulle part où aller. Thiel rentre chez lui et comprend deux heures plus tard ce qu'il vient d'entendre: Elon ne croit plus en Mars comme refuge. Parce que le gouvernement socialiste et l'IA woke le suivraient jusque sur Mars.
L'homme qui construit des fusées pour quitter la Terre venait de conclure que la fuite était impossible.
Qu'a-t-il fait de ce désespoir? Il n'a pas émigré. Il a racheté la place publique mondiale, cassé le monopole de la censure, mis sa fortune dans la bataille. Cet homme est aujourd'hui en route pour devenir le premier trillionaire de l'histoire de l'humanité, et il a fait de la destruction de cette idéologie un objectif explicite. Jamais, dans toute la guerre froide, le monde libre n'a eu un atout pareil. Les dissidents soviétiques tapaient des samizdats à la machine. Nous, nous avons les fusées, les modèles d'IA et les réseaux de distribution de l'information entre les mains de gens qui ont choisi notre camp.
Reste le mécanisme de fond, celui que presque personne ne voit.
Le wokisme est une économie politique de la rareté. Il a besoin de gatekeepers qui contrôlent l'accès aux carrières. Il a besoin de commissaires entre vous et le résultat. Il a besoin que les places soient rares pour que leur redistribution ait un sens. Son apogée fut le covid: populations immobilisées, dépendantes des canaux officiels, chaque interaction soumise à autorisation. Le pic du projet globaliste et le pic woke tombent la même année dans toutes les données. Ce n'est pas une coïncidence. C'est le même phénomène.
L'IA détruit les trois piliers à la fois. Elle pulvérise le diplôme comme péage. Elle remplace l'organisation et ses commissaires par un individu et ses agents. Elle casse la somme nulle en créant l'abondance cognitive. Une idéologie de gestion de la pénurie ne survit pas à la fin de la pénurie. Le marxisme économique n'a pas survécu aux Trente Glorieuses, il a dû muter en marxisme culturel. Cette fois, la mutation n'a nulle part où aller: l'IA attaque aussi le monopole du récit.
Une seule condition. Que l'IA reste entre les mains des bâtisseurs. Une IA capturée serait l'inverse exact: le commissaire politique installé dans chaque poche. C'est le seul scénario de défaite totale, et je le chiffre à 5-10%.
Donc voici mes odds, posées publiquement pour qu'on puisse me juger dessus.
Perte de l'hégémonie culturelle woke d'ici 2030: 90-95%. C'est presque déjà fait.
Perte des institutions d'ici 2035: 55-65%. C'est la bataille de la décennie, la plus dure.
Victoire civilisationnelle de l'Occident d'ici 2040: 60-70%. Conditionnée à une seule variable: qui écrit les valeurs dans les machines.
Probabilité que dans quinze ans on regarde 2020-2024 comme le pic historique du wokisme, son 1977 à lui, l'extension maximale juste avant le reflux: 85%.
Alors non, le UK n'est pas fini. La France n'est pas finie. En 1975, les bâtisseurs étaient apolitiques et les clercs avaient le monopole du récit. En 2026, les bâtisseurs possèdent les canaux et sont entrés dans la bataille. C'est une inversion du rapport de force sans précédent depuis 1966.
Le déclinisme n'est pas de la lucidité. C'est l'idéologie ennemie qui tourne dans votre tête et vous fait faire son travail gratuitement.
Il n'y a jamais eu autant d'espoir pour le monde libre. Le vrai. Pas le mirage de 1989.
Au travail.
当了9年耶鲁教授,学校连一分钱工资都没给他发过。写出来的数学论文,全美国几乎没人能看懂。但他叫 J. Willard Gibbs(吉布斯)。后来爱因斯坦评价他:“美国历史上最伟大的头脑。” 这哥们到底干了啥?他没发明新机器,也没发现新粒子。他只是把当时像一锅烂粥一样的化学界,直接降维打击了。在19世纪末,搞化学就像在厨房瞎折腾。把东西混在一起,加热,加压,有时候炸了,有时候结冰了。没人知道为什么。大家只能像背菜谱一样,死记硬背几千个孤立的反应。吉布斯看不下去了。他提出了一个全新的概念:吉布斯自由能。他证明了,每个化学系统都有一个隐藏的能量账户。更绝的是,他把这个账户彻底可视化了。温度、压力、能量,被他画成了一张 3D 的几何地形图。瞬间,混乱无序的化学反应,变成了一片高低起伏的风景。化学反应不再是神秘的魔法,它变成了一颗在山坡上滚动的球。如果地形是向下的斜坡,反应就会自然发生。如果斜坡向上,你不死命推,它就绝对发生不了。水结冰、铁生锈、煤变成钻石,全都是物质在这个隐藏的几何地图上找路。论文寄到欧洲,神级物理学家麦克斯韦看完直接跪了。激动到亲手捏了一个 3D 石膏模型,打包寄到吉布斯在康涅狄格州的家里。吉布斯留下了现代化学的基石,也留下一套极其高阶的人生算法。大多数人怎么做决策、搞事业?就像19世纪的化学家,把每个新情况当成孤立的菜谱。遇到事只会问:“如果我今天硬干,会不会炸?” 靠死记硬背,靠大力出奇迹。但真正的高手,看的是底层能量地形图。成功无法靠咬牙切齿地向上推石头,得去改变环境的压力和结构,把地形变成向下的斜坡。改变几何结构,让你要的结果,成为阻力最小的必经之路。
Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin.
C'est faux.
Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu.
Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil.
Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre.
Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré.
Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie :
Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages.
Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté.
La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory.
Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même.
S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit.
La French Theory n'a pas enterré le marxisme.
Elle l'a rendu irréfutable.
Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989.
1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture.
1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite.
Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains.
1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions.
1968 : les révolutions de rue échouent partout.
Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe.
1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités.
1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus.
L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose.
L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre.
Puis arrive le 9 novembre 1989.
Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé.
Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires.
Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique.
Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues.
Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance.
La lutte des classes est devenue la lutte des identités.
Les koulaks sont devenus les privilégiés.
L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers.
Le samizdat est devenu le compte shadowbanné.
La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles.
Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats.
Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines.
On me dira : il n'y a pas de Goulag.
C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0.
Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits.
Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières.
Pas de camps, des services RH.
Pas de procès de Moscou, des excuses publiques.
Pas de Sibérie, la mort sociale.
Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026.
Ils reconnaissent l'odeur.
Et voilà pourquoi le monde est en feu.
Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis.
Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production.
Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales.
Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs.
Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent.
La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989.
Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
Izquierda nórdica:
Vamos a proteger al empresario que es quien produce. Incluso, vamos a crear las condiciones para que los más ricos del mundo metan su dinero acá en nuestros países y que se sientan seguros.
Izquierda latinoamericana:
Los ricos son ricos porque han explotado a los pobres, por eso hay que cobrarles muchos impuestos para darle a los pobres, claro, nosotros nos vamos a robar buena parte de esos impuestos y lo que sobre lo redistribuimos a los pobres para que cuando lleguen las elecciones nos voten y así nos quedamos en el poder para toda la vida. Y cuando los más ricos se vayan del país porque no quieren pagar tantos impuestos, iremos por la clase media, hasta que todos seamos iguales. Pero claro, la prole, porque nosotros nos habremos hecho tan ricos que seremos los únicos con privilegios.
Les hommes éprouvent du plaisir à voir un tricheur puni. Pas les femmes. Et ça explique pourquoi notre justice est en crise aujourd'hui.
Pour le comprendre, il faut lire l'étude de Singer et al., publiée dans Nature (Numéro 439, p. 466-469, 2006).
Cette étude a observé 32 volontaires (16 hommes et 16 femmes) pendant qu'ils regardaient des acteurs "justes" ou "injustes" (ayant triché) recevoir de légers chocs électriques.
Le résultat ?
Quand un joueur "juste" souffre, hommes et femmes activent les mêmes aires de la douleur empathique (fronto-insulaire et cortex cingulaire antérieur).
Jusqu'ici, rien d'anormal...
En revanche, lorsque c'est un joueur « injuste » qui souffre, les hommes ne montrent aucune empathie (pas d'activation des aires de la douleur), mais une bouffée d'activité dans le noyau accumbens, le centre de la récompense, le même qui s'allume pour la nourriture, le sexe ou la drogue.
Les femmes, elles, continuaient à montrer de l'empathie, même envers le tricheur qui souffrait et était sanctionné. La partie du cerveau dédiée au plaisir de la récompense ne montrait aucune activité.
En bref, le plaisir neurologique d'infliger une punition et l'intensité de ce désir sont constitutifs du "comportement juste". A l'inverse, leur absence explique l'impossibilité, quasiment biologique, de rendre la justice.
Voilà pourquoi la justice est dysfonctionnelle aujourd'hui.