On protège nos forêts des incendies en y mettant des moyens humains et matériels qu'il faut donc financer.
C'est exactement pour cela que je suis catégoriquement opposé à toute réutilisation des économies dans les dépenses publiques non sociales pour financer du social.
Il y en a donc marre d'entendre des simplets dire qu'il n'y a qu'à faire des économies ailleurs pour éviter de geler les pensions ou de travailler plus longtemps.
Si on fait des économies, c'est pour acheter l'avion supplémentaire pour lutter contre les incendies, installer la climatisation là on en a besoin, construire une centrale nucléaire ou se doter de systèmes militaires à la pointe.
Ce n'est pas pour permettre à Bernard de partir à 63 ans au lien de 65 ou à Chantal de gagner 50 euros de plus sa pension indexée.
Je suis Brivael du futur, et j'ai un message sur ce qui peut se passer d'ici 2032 si la France n'est pas libéralisée et si l'État profond socialiste n'est pas détruit.
Je vous écris depuis 2032. Ce n'est pas une prophétie. C'est une trajectoire. Et elle commence exactement là où vous êtes.
Juillet 2026. La cour d'appel rend Marine Le Pen éligible. Elle annonce sa candidature le soir même, bracelet électronique à la cheville. Le peuple contre les juges : le récit parfait. Elle n'a plus besoin de programme, la martyrologie suffit. C'est là que tout se joue. Et que tout se perd.
Avril 2027. Elle gagne. La droite pleure de joie, la gauche hurle au fascisme. Les marchés, eux, lisent son programme : retraite anticipée, TVA baissée, chèques, boucliers, primes. Pas une ligne sur la dépense publique. Pas une ligne sur les 5,7 millions d'agents. Un programme socialiste avec un drapeau tricolore dessus.
Et surtout : elle n'a pas préparé. Quinze ans à gagner des élections, zéro à préparer l'exercice du pouvoir. Pas de contre-administration. Pas de textes prêts. Pas de hauts fonctionnaires alignés. Elle croit que gagner l'Élysée, c'est prendre le pouvoir. Elle va découvrir que non.
2027-2028. Premier chantier : l'immigration. Premier mur : cinquante ans de verrouillage juridique. Le Conseil constitutionnel censure la loi phare. Le Conseil d'État suspend les décrets un par un. La CEDH condamne. Les préfets traînent, la magistrature s'organise, les directions d'administration centrale « perdent » les dossiers. Elle n'a pas nettoyé l'État profond. Elle n'avait même pas de plan pour le faire. Deux ans de bras de fer télévisé. Résultat mesurable : zéro. Sa base découvre qu'on peut gagner une élection sans avoir le pouvoir.
Pendant qu'elle se bat contre sa propre administration, personne ne pilote l'économie. La dette franchit les 120 % du PIB. Le spread avec l'Allemagne double. Dégradations en série. La charge de la dette devient le premier budget de l'État, devant l'école, devant l'armée. Elle est prise dans l'étau : sa base exige du pouvoir d'achat, les marchés exigent de la rigueur. Elle choisit les deux, donc rien. Budgets censurés, gouvernements qui tombent, dissolution ratée. La France, homme malade de l'Europe. Officiellement, cette fois.
L'économie cale. Chômage des jeunes : 26 %. Plus de crédit, plus d'embauche, plus de logement. Une génération entière comprend qu'elle vivra moins bien que ses parents. Et une foule qui souffre ne cherche pas une explication. Elle cherche un coupable. Girard l'a écrit : quand le système s'effondre, le mécanisme du bouc émissaire s'enclenche. Toujours.
Mélenchon — ou son héritier, peu importe le visage — a passé cinq ans à construire le récit : vous avez essayé la droite, vous avez essayé le nationalisme, regardez le résultat. Peu importe que la France n'ait jamais rien essayé de libéral. Peu importe que l'État capte 57 % du PIB depuis quarante ans. Le bouc émissaire est désigné : la droite, les riches, les libéraux. Et il soude sa coalition : les quartiers, électrisés par cinq ans de séquence immigration ratée, et les jeunes déclassés qui n'ont plus rien à perdre. Deux France qui ne se parlaient pas, réunies par le même ressentiment.
Il gagne. Largement. Et là, tout va très vite. Parce que lui, contrairement à elle, a préparé. Assemblée constituante dans les six mois. VIe République. Les contre-pouvoirs qui avaient bloqué Le Pen pendant cinq ans ? Il ne les affronte pas : il les dissout. Et l'État profond le laisse faire. Parce que cette fois, le rouleau compresseur va dans son sens. Il n'y a pas eu de coup d'État. Il y a eu une administration qui a résisté à l'une et servi l'autre.
Ensuite, la mécanique. Contrôle des capitaux quand l'argent fuit. Impôt « exceptionnel » sur le patrimoine, reconduit chaque année. Réquisitions. Agrément de l'État pour les médias, « contre la désinformation ». Chaque crise justifie un pouvoir de plus, et il y a toujours une crise. Personne n'a jamais prononcé le mot dictature. On n'en a pas eu besoin.
Hayek avait tout écrit en 1944. La planification finit toujours par exiger la contrainte. La route de la servitude n'est pas une pente qu'on descend par accident. C'est un enchaînement logique, étape par étape. Je viens de vous les donner.
Le message de la capsule tient en trois lignes.
Le vrai clivage de 2027 n'est pas droite contre gauche. C'est libéralisation ou effondrement.
Un président qui ne fait pas les trois choses que personne n'ose faire couper massivement la dépense, casser le monopole de l'État profond, libérer l'économie n'est pas un rempart. C'est un chapitre de transition vers pire.
On ne bat pas le socialisme avec un socialisme tricolore. On le bat en le remplaçant.
Vous avez encore le choix. Moi, en 2032, je ne l'ai plus.
Commentaire de la position de Sylvain Catherine @sc_cath par rapport aux dernières déclarations de Bardella concernant un Fonds souverain. Encore une fois, je suis globalement aligné avec Sylvain.
Je précise d'abord que je ne connais pas suffisamment le détail de ce que le RN a en tête. Je réagis uniquement à cette idée de fonds souverain qui accueillerait un pilier de capitalisation.
Ma première question est : avec quel argent ?
Si l'on parle d'un fonds public alimenté par de l'argent public, cet argent doit bien venir de quelque part.
Ma deuxième question est : que signifie exactement "faire de la capitalisation" ?
Les revenus du fonds seraient-ils redistribués pour financer les retraites ? Selon quels droits ? Selon quelles règles ? S'agit-il de comptes individualisés ou d'un mécanisme collectif ? À ce stade, tout cela reste très flou.
Ceci étant dit, comme le rappelle Sylvain, un système ne peut capitaliser que si ses recettes excèdent les pensions qu'il verse aujourd'hui. Autrement dit, il faut d'abord dégager un excédent.
Or aujourd'hui, nous sommes dans la situation inverse. Je repose rapidement mes ordres de grandeur :
- 260 Md€ de cotisations
- 40 Md€ d'exonérations compensées que je considère pour le raisonnement comme des vraies cotisations
- 400 Md€ de pensions
Dans ces conditions, je fais une proposition radicale pour capitaliser. Si l'on veut réellement créer un pilier de capitalisation financé par les recettes actuelles, sans les augmenter, il faut commencer par réduire drastiquement les pensions courantes.
Je propose donc de les réduire par deux au global avec un effort différencié par retraité en fonction de ses moyens soit environ 200 Md€ en moins. Ainsi, on retrouve une situation où les recettes deviennent supérieures aux dépenses et où une véritable accumulation devient enfin possible.
Si, au contraire, on refuse de toucher aux pensions, alors il faut un autre canal de financement de la capitalisation que cela soit ce fonds ou autre chose :
- soit de nouvelles cotisations
- soit de nouveaux impôts
- soit des économies ailleurs dans les dépenses publiques.
Personnellement, si je trouvais des dizaines de milliards d'euros d'économies dans le budget de l'État, je préférerais les utiliser soit pour financer des politiques publiques prioritaires (régalien) soit réduire les prélèvements obligatoires mais pas du tout pour financer une capitalisation.
Ma doctrine est constante sur ce point. Je refuse que la protection sociale soit financée par des prélèvements qui ne relèvent pas de son propre financement.
Enfin, je suis d'accord avec Sylvain concernant les propositions actuelles du RN sur les retraites qui vont objectivement dans la mauvaise direction. Il faut arrêter avec cette lubie de vouloir partir tôt à la retraite.
J'attends donc de voir les propositions détaillées du RN mais, à ce stade, chaque déclaration donne le sentiment qu'il empile des concepts séduisants sans avoir encore construit une architecture économique cohérente.
Vous parlez bien d'Edouard Philippe ? 😂
👉100% sérieux, sauf pendant le Covid, sauf sur l'IA, sauf quand il était fier de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, avant de se prétendre pro-industrie et pro-tech.
👉100% libéral, sauf quand il a créé une surtaxe sur le carburant, imposé la limitation à 80km/h, permis l'encadrement des loyers, présenté 3 budgets déficitaires consécutifs et creusé la dette de +406 milliards d'euros.
👉100% patriote, sauf quand sous son mandat l'immigration a progressé chaque année : 261 000 en 2017, 273 000 en 2018, 272 000 en 2019. Avec 88% d'échecs en matière d'expulsion des OQTF. Triste bilan !
👉100% régalien, sauf quand la loi de sa ministre Belloubet a généralisé les aménagements de peine et vidé les prisons.
👉100% pro-européen, certes, au point de voter des textes 0% dans l'intérêt français au Parlement européen. Si vous en êtes fiers...
👉100% républicain, sauf quand il a refusé d'interdire le voile dans les sorties scolaires.
👉100% rassembleur, sauf avec les Gilets Jaunes. Mais certes avec les communistes, pour lesquels il a appelé à voter.
Même sur un malentendu, ça ne pourra pas passer. 💯😂
Il y a quelques mois, j'écrivais un post sur l'état d'esprit de jeu à somme nulle qui ronge la France. Le panier de crabes. Ce pays où, pour que je gagne, il faut que l'autre perde.
Ce que je réalise, c'est que la majorité des gens ont cet état d'esprit. Même à droite. Surtout à droite.
Alors j'ai une question, Jean-Philippe Tanguy : quel âge avez-vous ? Quelle maturité avez-vous ? Vous qui bassinez la terre entière sur l'avenir de la France, êtes-vous capable de prouver une seule chose — ne pas tomber dans ce piège infantile, complètement stupide, qui consiste à attaquer bêtement une candidate censée être sur la même ligne que vous ?
« 90 % de ce que dit Sarah vient du RN. » Très bien. Et donc ? Si vous êtes d'accord sur le fond, pourquoi tirer sur elle ?
Je suis désolé de le dire : quand je regarde le champ politique aujourd'hui, la seule qui dit vraiment les vérités et qui les dit bien, parce qu'il n'y a pas que le fond, il y a la forme c'est @knafo_sarah. Elle est bien plus brillante que la majorité de vos militants. Même si, au final, vous défendez la même ligne.
Maintenant, parlons d'économie.
Vous avez la bonne ligne sur l'immigration, très bien. Mais l'immigration est un symptôme de niveau 2. Le sujet de niveau 1, c'est l'économie. Et là, ce que vous défendez est une ligne profondément socialiste. Je ne sais pas si ce sont des compromissions pour plaire à un électorat français devenu complètement gauchiste, mais voici ce qui va se passer si vous appliquez cette politique : vous ne résoudrez rien.
Vous pourriez faire la remigration totale, si vous ne réglez pas le problème racine l'étatisme à tous les étages, une dépense publique à 57 % du PIB qu'il faut ramener vers 20-30 % grand maximum, et encore — vous ne résoudrez rien du tout. La France continuera d'aller dans le mur. Et vous aurez préparé le terreau des vrais communistes. Là, ça partira en vrille.
Alors pour une fois dans votre vie, mettez votre petit ego de boutiquier de côté et réfléchissez à comment faire gagner les idées de la droite. Une justice forte. Le respect de l'individu. Une économie libre, sans intervention. Un régalien puissant.
Celle qui incarne le mieux tout ça aujourd'hui, c'est @knafo_sarah. Que ça vous plaise ou non.
J'en peux plus de vous voir vous bouffer entre vous comme un panier de crabes. À ce jeu-là, vous allez encore perdre. Vous êtes une machine à perdre qui n'apprend jamais de ses erreurs.
Faites la paix. Et arrêtez d'��tre débiles.
Voir Jean-Luc Mélenchon et la gauche insoumise se pavaner à Avignon en hurlant que « le budget de la culture n'est pas assez élevé » est la plus belle performance théâtrale de l'été.
Ayant bossé 15 ans comme ingénieur du son sur ces plateaux, je connais l'envers du décor. Et vous n'êtes pas prêts.
Avignon, ce sont deux mondes étanches : le ON et le OFF.
Le ON, c'est l'aristocratie d'État. Des compagnies invitées, payées par l'impôt pour venir. Qu'elles soient géniales ou ringardes, leur budget est garanti par le ministère de la Culture. Zéro risque financier.
Le OFF, c'est le capitalisme le plus sauvage déguisé en fête populaire.
Pour les propriétaires de théâtres privés locaux, c’est le jackpot absolu. Ils font leur chiffre d'affaires annuel en 3 semaines. Une salle se loue entre 5 000 et 15 000 € le créneau d'une heure trente pour le mois. Les bailleurs y font défiler jusqu'à 10 spectacles différents par jour. Les compagnies ont exactement 15 minutes pour monter leur décor et 15 minutes pour tout démonter sous 40 degrés.
Des centaines de petites compagnies indépendantes s’endettent à hauteur de 20 000 ou 30 000 € pour s’offrir ce créneau d'une heure. Elles croient au mérite. Elles espèrent se faire remarquer par un « programmateur » de théâtre public pour décrocher une tournée.
Sauf que les dés sont pipés depuis le départ.
La majorité des directeurs artistiques des scènes subventionnées ont déjà bouclé leur programmation bien avant d'avoir posé le pied en gare TGV. Le reste se joue au copinage pur : l'ami de l'ami de l'ami. On s'échange et on se refile des artistes entre structures amies pour justifier les subventions croisées.
Pendant que les comédiens se ruinent et jouent devant des salles vides, ces directeurs s'offrent trois semaines de vacances dorées sous le soleil du Midi. Tout est pris en charge par le budget de fonctionnement de leurs théâtres municipaux ou nationaux : trains, restos, et Airbnb surévalués passés en notes de frais.
Le système vit de l'exploitation pure : des techniciens payés au lance-pierre et des artistes précarisés, tous maintenus sous perfusion grâce au régime de l'intermittence, lui-même financé par les cotisations des actifs du secteur privé.
Rajouter du budget public, comme le réclame LFI, ne sauvera aucun artiste indépendant. Cela financera simplement des bouteilles de rosé supplémentaires pour cette aristocratie de fonctionnaires de la culture qui s'auto-congratule sur votre dos.
Allez-vous continuer à croire que la culture d'État défend la création, ou allez-vous enfin ouvrir les yeux sur ce cartel de rentiers ?
Comme très souvent, je suis complètement d'accord avec Sylvain Catherine @sc_cath
En relayant ce passage d'Alfred Sauvy, il rappelle utilement une intuition formulée dès 1987 et qui me semble aujourd'hui d'une actualité saisissante. Sauvy n'avait pas seulement anticipé les difficultés financières de notre système de protection sociale, il avait surtout anticipé son économie politique.
Le vieillissement démographique appliqué à notre modèle social a progressivement conduit à une situation où les bénéficiaires de la protection sociale sont devenus suffisamment nombreux pour peser électoralement sur les décisions qui les concernent.
Nous en avons aujourd'hui une illustration presque parfaite. Édouard Philippe a déclaré récemment, à raison, que les retraités devraient contribuer davantage au financement de notre système social. Immédiatement, certains retraités expliquent qu'ils ne voteront jamais pour lui ce qui est exactement le mécanisme décrit par Sauvy.
Je le dis d'autant plus que je l'ai moi-même constaté ces derniers jours. J'ai commenté plusieurs posts dans Facebook où j'ai explicitement écrit que Philippe avait raison et je me suis retrouvé face à une avalanche de réactions de retraités. Au-delà des insultes fréquentes, les arguments étaient toujours les mêmes :
- "Nous avons cotisé toute notre vie."
- "Nous avons travaillé toute notre vie."
- "Nous avons déjà payé".
- "Nous avons bien mérité notre retraite."
Le problème est que ces réponses ne sont pas des arguments économiques mais des arguments de légitimité morale alors que la question posée aujourd'hui est une question économique de financement.
Ces retraités, objectivement pas très malins, ne comprennent pas que dans notre modèle social, en particulier dans notre système de retraite par répartition, les prélèvements, notamment sociaux, versés dans le passé ont déjà été consommés pour financer la protection sociale de l'époque.
Or c'est la protection sociale d'aujourd'hui, qui doit être financée et elle l'est globalement par des prélèvements sur les revenus d'aujourd'hui et, lorsqu'ils ne suffisent plus, par le déficit et in fine la dette.
Autrement dit, les prélèvements passés peuvent fonder une créance politique ou morale mais ne créent aucune ressource économique supplémentaire permettant de financer les dépenses sociales actuelles.
Une bonne partie des seniors ne le comprend pas ce qui est particulièrement préoccupant. Qu'un citoyen se trompe sur un mécanisme économique est une chose mais lorsque des millions d'électeurs votent sur la base d'une représentation erronée du fonctionnement de notre modèle social, cette incompréhension devient un problème collectif. Elle influence directement les choix démocratiques et rend les réformes de plus en plus difficiles.
Peu importe qui est le responsable de cette ignorance économique. Je la dénonce frontalement, et j'en veux d'ailleurs terriblement aux responsables politiques et encore plus à notre élite intellectuelle, mais il faut bien faire avec aujourd'hui
La question est désormais politique. Que faut-il faire en démocratie lorsqu'une catégorie électorale suffisamment nombreuse refuse les ajustements que la réalité économique impose ?
Soit les responsables politiques renoncent à agir par peur du coût électoral. Les déséquilibres s'accumulent, jusqu'à ce que la réalité impose des ajustements beaucoup plus brutaux.
Soit la société décide de modifier les règles selon lesquelles ces arbitrages sont pris. C'est un débat démocratique majeur, qu'il faudra bien avoir un jour.
Pour ma part, je préférerais que chacun accepte des efforts limités aujourd'hui plutôt que d'attendre une crise qui imposera demain des sacrifices bien plus violents parce que la réalité économique ne négocie jamais.
Ceci étant dit, si les seniors continuent à être aussi ignorants et bornés, la crise finira par arriver et ils n'auront que leurs yeux pour pleurer lorsque leurs prestations sociales seront démolies ainsi que le reste de l'économie et qu'ils verront les actifs partir et pour ceux qui restent refuser de faire le moindre effort pour prendre soin d'eux.
J'ai suivi il y a deux semaines le premier meeting de Bruno Retailleau, j'ai fait de même aujourd'hui pour le premier meeting de campagne d'Édouard Philippe, mais très franchement, je ne comprends pas comment on peut comparer les deux candidats à la présidentielle 2027.
Sur le fond, Retailleau tient le même discours depuis 30 ans, il assume sa posture droitière, de l'autre côté Philippe adapte son discours à son environnement, ça s'appelle le centrisme et ça va faire 10 ans avec Macron que nous vivons cela.
Je ne vois donc pas pourquoi certains demandent à celui qui défend un positionnement de droite assumé de se retirer au profit de celui qui incarne le centre.
Pourquoi voulez-vous nous imposer Édouard Philippe ?
C'est de la sorcellerie cette histoire.
😡
Ce matin, j’ai reçu une lettre d’amour. Elle venait des impôts.
Je suis, paraît-il, privilégié. C’est ce qu’on me répète. Privilégié d’avoir un CDI qui me bouffe la santé. Privilégié de payer plein tarif partout : la cantine, la fac du petit dernier, le parking de l’hôpital. Privilégié de ne rentrer dans aucune case, aucun dispositif, aucune aide. Ma seule niche fiscale, c’est mon chien.
J’ai fait le calcul. Je travaille pour l’État jusqu’à la mi-juillet. Le reste de l’année, c’est pour moi. Enfin, pour la banque, le plein de gazole et la mutuelle qui grimpe plus vite que mon salaire.
En échange ? Une école qui dégringole dans tous les classements. Un hôpital qui me propose un rendez-vous en mars prochain. Des trains qui cultivent le suspense. Et 3400 milliards de dette dont on me jure qu’elle ne coûte rien. Chiche. Moi aussi je veux un découvert gratuit.
Mais tout va bien. Le ministre l’a dit à la télé, entre deux séminaires sur la refondation du monde d’après. On va simplifier, réindustrialiser, désmicardiser. Des mots de dix syllabes pour ne rien faire en dix ans.
Alors je continue. Je me lève, je bosse, je raque. Je suis la vache à lait silencieuse qui fait tourner la machine, et qu’on remercie en lui expliquant qu’elle coûte trop cher.
Si toi aussi tu finances tout et que tu n’as droit à rien, bienvenue. On est des millions. Et on commence à compter. 🤚
Chronique d’un privilégié ordinaire.
Dans la France tiers mondisée, on ferme des écoles pour cause de chaleur. Dans la France macronisée, on parle sans cesse d’adaptation au réchauffement climatique sans jamais rien faire de concret.
L’Absurdistan, c’est quand pour une école de taille moyenne (10 à 15 classes), la masse documentaire exigée (dont les notices thermiques) entre le lancement et la réception des travaux dépasse 5 000 à 15 000 pages, mais que 7% sont climatisées, car les technocrates qui nous gouvernent ont 0% de bons sens.
La révolution du bon sens, ce sera donc, aussi, climatiser les établissements recevant du public : hôpitaux, écoles, maisons de retraite, gares, musées…
#EnFinir avec la surchauffe bureaucratique, pour rafraîchir la France.
Il y a encore des gens pour dire que la France est libérale et que Macron est un libéral ?
Macron n'a jamais été libéral.
C'est un étatiste qui ne sait faire que deux choses : des plans et de la dette.
Et ça, on sait depuis 50 ans que ça ne marche pas le budget est en déficit chaque année depuis 1974.
Rappel de ce qu'il était CENSÉ faire en 2017.
Relisez Révolution. Il parlait de « libérer les énergies », de briser les rentes, d'une « France entreprenante et ambitieuse ». Il promettait −120 000 fonctionnaires. Il voulait des jeunes qui aient « envie de devenir milliardaires ».
Le résultat ?
→ +110 000 fonctionnaires (l'inverse exact de la promesse)
→ Dépense publique à 57 % du PIB parmi les pires d'Europe
→ Dette à ~3 500 milliards, 117 % du PIB. Record absolu.
→ 310 milliards à emprunter rien qu'en 2026
→ Prélèvements obligatoires : 43,6 % du PIB
Voilà le « libéralisme » Macron. Une fine couche de vernis en campagne. De l'étatisme pur une fois au pouvoir.
Être libéral, ce n'est pas un slogan de meeting.
C'est réduire le poids de l'État pour donner un maximum de capacité aux entrepreneurs de réaliser leurs projets et leurs plans.
C'est faire confiance à ceux qui créent pas à ceux qui planifient depuis Bercy.
Et maintenant ?
Attal et toute la ribambelle de clones macronistes vont vous resservir exactement la même soupe. Les mêmes éléments de langage.
La même « transformation ». Les mêmes « réformes ».
Et au final la même politique : étatiste, socialiste, qui fait semblant de résoudre les problèmes et n'en résout aucun.
Ne tombez pas dans le panneau une deuxième fois.
Mon collègue et ami danois Henrik Dahl a publié quelques lignes qui mériteraient d’être lues par Emmanuel Macron, ses élus et toute la gauche française. En voici la traduction complète :
"Ceci est un communiqué de presse du gouvernement danois. Pour ceux qui ne connaissent pas la politique danoise, le gouvernement danois est un gouvernement de coalition. Il est dirigé – j’ai failli écrire : comme toujours – par la Première ministre social-démocrate Mette Frederiksen.
Le communiqué de presse est en danois. Je suis sûr que vous pouvez trouver un outil de traduction qui le lira pour vous.
Mais le titre dit : « Le Danemark et une majorité de pays de l’UE plaident pour des hubs de retour et des centres de réception hors d’Europe. »
Je viens d’un parti d’opposition danois. Mais maintenant, je vais faire quelque chose de plutôt inhabituel. C’est au service d’une cause plus élevée.
La vérité que le centre-gauche et la gauche au Parlement européen ne supportent pas d’entendre – et qu’ils préfèrent qualifier de raciste – est une vérité que les sociaux-démocrates danois ont comprise. C’est pourquoi ils sont les sociaux-démocrates les plus sensés d’Europe. Personne d’autre ne leur arrive même à la cheville.
Les sociaux-démocrates danois ont compris que l’État-providence s’effondre si un pays accepte une immigration incontrôlée, ou quasi-incontrôlée. Ils ont compris que nous ne parlons pas seulement d’un effondrement économique. Nous parlons aussi de l’effondrement du contrat social lui-même.
Pourquoi, demandent les sociaux-démocrates danois, les gens qui ont travaillé et payé des impôts toute leur vie devraient-ils accepter que des personnes arrivées avant-hier puissent immédiatement bénéficier de tous les avantages contre lesquels nous nous sommes collectivement assurés ? Aucune personne normale ne peut comprendre cela – et on ne devrait pas leur demander de le faire.
Les sociaux-démocrates danois savent aussi – et votent en conséquence – que ce sont les immigrés qui ont le devoir de s’intégrer (et de préférence de s’assimiler). Ils osent le dire à voix haute : nous n’avons pas besoin de « contre-citoyens ». Nous avons besoin de concitoyens.
Et les sociaux-démocrates danois osent aussi dire ouvertement que c’est un grave problème que l’islam politique infiltre la société. Et qu’il y a trop peu de musulmans modérés prêts à s’élever contre cela (bien qu’ils existent heureusement).
Mes trois collègues social-démocrates au Parlement européen font partie des très rares personnes normales au milieu de la folie.
À tous les libéraux, socialistes, communistes et islamistes à gauche qui ont pleuré jusqu’à s’endormir chaque nuit depuis que nous avons voté le règlement Retour, je dis ceci :
Soyez plus comme les sociaux-démocrates danois.
Ils travaillent pour des pays socialement, économiquement et politiquement durables.
Le reste d’entre vous travaille pour le contraire."
Merci @sociologenHD !
Je trouve que ces propositions sont pleines de bon sens … À l’heure où certains veulent une nouvelle Republique pour incarner une nouvelle france il est intéressant de réfléchir à conforter la Ve république qui s’est révélée souple et solide face aux crises des dernières décennies
J'ai lu avec attention ce tweet de Sylvain @sc_cath. Ce que je retiens avant tout n'est pas la question du double paiement mais sa manière de reformuler le problème des retraites.
Une population retraitée ne produit plus mais pendant leur vie active, les futurs retraités ont constitué, d'une manière ou d'une autre, une créance sur la production future de la société pour subvenir à leurs besoins. Lorsque vient la retraite, cette créance est activée et permet de prélever une partie de la production réalisée par les actifs du moment.
Que cette créance prenne la forme de droits à pension dans la répartition ou d'actifs financiers dans la capitalisation ne change pas le fond du problème, il faut toujours répartir une partie de la production des actifs vers les retraités.
Comme le dit Sylvain, le PIB est le même de même que le nombre de bouches à nourrir. Aucune architecture ne crée des biens, des soins ou des logements par magie.
Sur ce point, je suis d'accord avec lui. Répartition et capitalisation ne changent pas la dimension physique du problème.
Une fois qu'on a posé cette équivalence physique, la question est alors de savoir ce que cela veut dire économiquement. Selon moi, la différence fondamentale réside dans la nature de la créance :
- Dans la répartition, la créance est avant tout un droit politique même s'il y a un sous-jacent économique.
- Dans la capitalisation, la créance est avant tout un actif économique.
Les deux natures donnent accès à la même production future mais elles déterminent cette part de production selon des mécanismes radicalement différents.
Mon problème avec la répartition n'est pas qu'elle serait incapable en soi de financer des retraites mais qu'elle repose principalement sur un rapport de force politique.
En France, ce rapport de force a progressivement conduit à ce que j'appelle une extraction intergénérationnelle. Les retraités actuels perçoivent davantage que ce que les fondamentaux démographiques et économiques permettent durablement de financer.
Je le regrette car ce n'était pas une fatalité. Il aurait été parfaitement possible d'introduire depuis longtemps des mécanismes automatiques d'ajustement tenant compte de la démographie, de l'espérance de vie ou de la croissance afin de garantir autant que possible la soutenabilité du financement et une certaine équité intergénérationnelle.
Quant à la capitalisation, je n'en fais pas une solution magique. Elle n'élimine pas les contraintes économiques. Elle ne supprime pas les risques démographiques. Elle ne crée pas de richesse par magie.
En revanche, elle réintroduit un mécanisme d'ajustement que la répartition tend à neutraliser, la valeur de la créance est constamment confrontée à la réalité économique, à la fois pendant sa constitution au cours de la carrière et ensuite à la retraite.
C'est aussi pour cette raison que je pense que les incitations ne sont pas les mêmes. Être prélevé aujourd'hui en échange d'une promesse future et investir pour soi-même dans un actif dont on suit l'évolution ne produisent pas les mêmes comportements. Je pense sincèrement que cette différence compte et que l'incitation à produire est naturellement plus forte lorsqu'on investit pour soi-même.
Concernant le débat sur le "double paiement", je comprends l'argument de Sylvain Catherine. Au niveau agrégé, il n'y a pas de coût magique qui apparaît ou disparaît. En revanche, il existe bel et bien une contrainte de trésorerie pour la génération qui doit simultanément financer les retraités actuels et constituer des actifs pour sa propre retraite.
Je ne sais pas exactement quelles conclusions opérationnelles Sylvain Catherine tire de ce diagnostic, et je serais d'ailleurs curieux de les connaître plus en détail. Je note simplement qu'il indique être favorable à une transition très minoritaire, probablement vers la capitalisation.
Pour ma part, et même si je ne l'ai pas encore détaillée, je suis favorable à une transition beaucoup plus radicale dont l'objectif serait de réduire drastiquement le poids de la répartition au profit de la capitalisation pour atteindre le système cible à deux piliers obligatoires, répartition et capitalisation, que j'ai posé.
Cette transition pourrait naturellement être étalée dans le temps pour des raisons de stabilité économique et sociale. En revanche, j'assume qu'elle ne soit pas indolore.
À mes yeux, le système actuel contient des créances qui excèdent ce que l'économie française peut durablement financer. Toute réforme sérieuse implique donc à mes yeux une réduction de la valeur réelle de certains droits accumulés qui concerne les retraités actuels comme les futurs retraités.
Je suis parfaitement conscient de la difficulté politique d'une telle orientation, surtout lorsque j'imagine un ajustement avec une réduction au global de 50 % du coût des pensions et des ajustements équivalents voire supérieurs pour certaines pensions.
Comme je l'ai déjà écrit, les déséquilibres actuels sont tels que leur résorption nécessitera des efforts drastiques et à choisir, j'assume de prioriser les actifs par rapport aux retraités, à la fois pour des raisons d'équité intergénérationnelle mais surtout car c'est la production présente qui compte à mes yeux pour relever les défis auxquels la France est confrontée.
Cela implique également que les actifs actuels devront également produire plus longtemps et donc partir plus tard à la retraite. En revanche, je souhaite qu'ils ne subissent pas l'intégralité du poids de l'ajustement et qu'ils puissent donc financer au niveau individuel leur capitalisation obligatoire en utilisant une partie de leurs cotisations retraite actuelles ce qui ne sera soutenable que si les pensions actuelles et futures diminuent en conséquence.
En conclusion, j'aimerais que nous arrêtions collectivement de nous cacher derrière la tuyauterie institutionnelle. Répartition, capitalisation ou système mixte ne sont que des mécanismes.
La vraie question est celle du partage de la production entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent plus.
J'aimerais qu'une bonne fois pour toutes nous soyons capables d'avoir cette discussion comme des adultes, en regardant les contraintes démographiques et économiques telles qu'elles sont, et non telles que nous aimerions qu'elles soient. Cela serait infiniment plus facile si nos responsables politiques abordaient sérieusement le problème contrairement à @AuroreLalucq ou d'autres.
Choose France a le faste des pays qui veulent encore croire à leur propre récit.
Les lustres, les salons, les milliards annoncés, les dirigeants accueillis, les sourires officiels. Tout y est. La France se met en scène. Elle se raconte attractive, souveraine, conquérante. Mais l’économie française ne vit pas sous les plafonds de Versailles. Elle vit dans les carnets de commandes qui se vident, les marges qui se réduisent, les trésoreries qui lâchent, les embauches différées, les investissements suspendus, les chefs d’entreprise qui tiennent debout par devoir plus que par confiance.
Le pays vient d’enregistrer un recul de son PIB au premier trimestre. Ce n’est pas encore une récession installée. Mais c’est un avertissement. La consommation faiblit, l’investissement recule, la demande intérieure s’essouffle. Et pendant que l’économie ralentit, le pouvoir continue de fabriquer des images de puissance. Il ne faut pas mépriser les investissements étrangers. Une grande nation doit attirer. Mais elle doit d’abord permettre à ceux qui produisent déjà sur son sol de rester, d’embaucher, d’investir, de grandir. C’est ce que rappelait @davidlisnard sur BFM Business, en juillet 2024. Dans un pays qui fonctionne, aucun chef d’entreprise ne devrait avoir besoin de voir un politique ou un fonctionnaire pour avancer. Ce serait cela, la vraie réussite. Et ce n’est pas un propos isolé. Dans son entretien à Décideurs Magazine, publié dans le numéro d’octobre-novembre 2023, il défendait déjà la même méthode. Partir du réel. Refuser les dogmes. Assumer le nucléaire. Libérer l’action. Mesurer une politique à ses résultats, pas à ses intentions.
Or que voyons-nous ? Des emplois « attendus », pendant que les faillites sont bien réelles. Des projets annoncés, pendant que les fermetures sont signées.
Des discours sur la souveraineté, pendant que les producteurs affrontent les charges, les normes, l’énergie chère, l’instabilité fiscale et cette bureaucratie française qui use avant même d’accompagner. C’est tout le paradoxe macronien. Vendre la France aux investisseurs, tout en rendant la France de plus en plus difficile à vivre pour ceux qui y travaillent déjà.
Choose France donne au monde l’image d’un pays ouvert aux capitaux. Le pays réel raconte autre chose. Une économie où produire devient une épreuve, investir un risque, embaucher une inquiétude, durer une victoire. Notre pays n’a pas seulement besoin d’être choisi par les autres. Il doit redevenir possible pour les siens.
Le pouvoir soigne la vitrine.
Mais c’est l’appareil productif qui se fissure.
Avec @davidlisnard et @Nouv_Energie, on arrive.
#Lisnard2027
📺 « Se pencher sur les "vraies urgences" de l’audiovisuel public » — Aude Dassonville signe dans Le Monde une analyse contre la commission @CHAlloncle.
Le texte est construit sur une série d'oppositions binaires. L'argument tient en une phrase : la commission Alloncle s'est trompée de combat. En se focalisant pendant six mois sur des « points non structurants », elle a esquivé les vraies urgences existentielles de l'audiovisuel public, au moment précis où le secteur affronte un « bouleversement tellurique » (IA, plateformes, fin de la TNT, désinformation).
Notons le déséquilibre des sources : tous les acteurs cités favorablement appartiennent à l'écosystème de l'audiovisuel public ou des grandes rédactions établies. Aucune voix critique du secteur n'est mobilisée autrement que pour être disqualifiée. La qualification d'Alloncle comme « d'extrême droite » fonctionne comme un marqueur d'illégitimité qui dispense d'examiner ses arguments sur le fond.
L'ironie est l'arme principale : « stupéfiantes suggestions », « concours Lépine », le « On reste les bras croisés ? » placé comme une évidence. Changeons d'échelle, dit-elle. Soit. Changeons d'échelle.
À cette échelle, une seule question engage le citoyen qui paie : cet argent est-il bien employé ? C'est la question que l'éditorial ne pose jamais. Pas une ligne. Le « dérisoire » sert à l'enterrer. Le procédé est habile. On disqualifie l'examen des comptes en le déclarant petit. On élève le débat si haut que plus rien de concret ne peut l'atteindre. La hauteur de vue devient un abri.
Vient ensuite le cœur. La vraie mission de l'audiovisuel public serait le « droit à une information sécurisée », la lutte contre les « ingérences », la reprise en main du « récit » face aux algorithmes. Notez le vocabulaire. Ce n'est pas celui de l'information. C'est celui du contrôle.
Sécuriser l'information. Maîtriser le récit. Reconquérir les publics captés par les plateformes. Présenté comme une évidence technique, c'est un choix politique. Celui d'étendre toujours le périm��tre de ce que l'État doit surveiller et financer. La pièce à conviction est citée par l'éditorial lui-même. Thierry Thuillier, TF1 : le digital « capte toute la valeur des contenus produits par des rédactions financées par des actionnaires ou par l'État ».
Traduction. Les acteurs installés, privés et publics confondus, font front commun. Non pour se réformer. Pour réclamer une régulation qui handicape des concurrents plus agiles. La rente avant l'innovation. La barrière avant le service. Dassonville reprend cet argument sans le distancier.
C'est là que son éditorial cesse d'être une critique de la commission pour devenir le porte-voix d'un intérêt. Celui des rédactions établies, pas celui des Français qui les financent.
En France, le travailleur moyen se lève à 6h30 pour aller financer le train de vie de tout le monde sauf le sien.
Petit rappel chiffré pour les distraits : selon l’INSEE, le salaire médian net tourne autour de 2 000 euros par mois. Après cotisations, impôts, CSG, CRDS et la taxe sur le souffle que Bercy n’a pas encore inventée, il reste de quoi vivre… modestement. Pendant ce temps, la dépense publique française représente 57% du PIB, record absolu en Europe. Bravo l’efficacité.
Le pouvoir d’achat réel des actifs, lui, stagne depuis 2019 selon la Dares. L’inflation a bouffé les hausses de salaires. Le logement explose. Le plein d’essence aussi. Mais rassurez-vous : le budget de l’État affiche 173 milliards de déficit en 2024. On gère.
La mécanique est simple et parfaitement rodée : tu travailles, on prélève, on redistribue. Les bénéficiaires ? Une liste croissante de personnes qui, pour des raisons diverses, n’ont pas cotisé ou peu. Et les retraités, dont les pensions absorbent à elles seules 14% du PIB, soit le poste budgétaire le plus colossal du pays, intouchable politiquement puisqu’ils votent.
Résultat : le travailleur français est le dindon d’un festin auquel il n’est pas convié. Il finance, il s’endette, il reporte les vacances, il saute le restaurant. Et quand il ose se plaindre, on lui explique qu’il est égoïste et qu’il devrait avoir honte.
La prochaine fois qu’on vous dit que “travailler paie”, demandez des preuves.
Notre modèle social devient infinançable à cause du vieillissement démographique qui génère des transferts sociaux massifs vers les seniors, financés par des actifs lourdement pressurés et qui se sacrifient pour cela.
Il faut réduire le niveau de ces transferts et refonder le modèle.
La CAF, championne toutes catégories du “je m’en foutisme” budgétaire.
La Cour des comptes vient, pour la deuxième année consécutive, de refuser de certifier les comptes de la Caisse d’allocations familiales. Son verdict : 6,3 milliards d’euros de versements indus, c’est-à-dire de l’argent parti dans la nature, qui “ne seront jamais régularisés”.  Jamais. Définitivement évaporés. Bonne journée.
Pour se représenter la chose : près de 28% des montants versés au titre de la prime d’activité, un cinquième du RSA, et un huitième des aides au logement sont entachés d’erreurs non corrigées.  Un dossier sur quatre pour la prime d’activité. Dans n’importe quelle entreprise privée, le directeur financier serait déjà en train de vider son bureau.
Mais à la CAF, on recommence l’année d’après.
Pendant ce temps, si vous oubliez de déclarer 200 euros de revenus, le fisc vous retrouve, vous relance, calcule des pénalités avec une précision chirurgicale et vous envoie une mise en demeure sous 48 heures. L’État sait très bien compter quand c’est vous qui lui devez de l’argent.
En cumulant erreurs et fraudes, c’est 8,5 milliards d’euros que la branche famille n’aurait pas dû verser. En ajoutant les dysfonctionnements de la branche maladie, on atteint 13,5 milliards d’euros. 
13,5 milliards. Le budget annuel de la police nationale. Partis en fumée. Et la réponse de l’État ? Un rapport. Puis un autre rapport. Puis une réunion interministérielle sur les rapports.
Vous, vous travaillez. Eux, ils comptent mal. C’est ça, le pacte social français.