J’ai quelque chose à vous annoncer.
J’attends un enfant.
Un “bébé miracle”, que je n’osais plus espérer.
Je vous en parle aujourd’hui car je ne peux plus le cacher (j'ai bien entamé le deuxième trimestre et ça commence vraiment à se voir).
Une campagne présidentielle enceinte puis avec un nourrisson, ça n’est à ma connaissance pas beaucoup arrivé dans l’histoire politique française et même à l’étranger.
Cela soulève forcément beaucoup de questions, et s’annonce comme un défi, j’en ai conscience.
Mais j’ai décidé de ne pas m’excuser de cette bonne nouvelle même si elle est vertigineuse.
Comme beaucoup de femmes, j’ai vécu le drame silencieux des fausses couches (pour rappel, cela concerne ou concernera 1 femme sur 3 dans sa vie).
Et comme on en parle très peu dans le débat public, rien n’y prépare.
Comme beaucoup de couples, nous avons connu avec mon conjoint le parcours du combattant des PMA et FIV (1 couple sur 5 est concerné par l’infertilité en France).
Je refuse que ce sujet reste un tabou alors qu’il concerne et fait souffrir tant de monde.
Alors nous allons en parler.
Politiquement.
Et agir pour mieux protéger et accompagner les femmes et les futurs parents, tout en soutenant et comprenant celles et ceux qui font le choix de ne pas avoir d’enfants.
Je l’ai promis à toutes celles et ceux que j’ai croisés dans les couloirs du CHU de Lille et qui m’ont dit : “ça nous fait plaisir de vous croiser ici. On se sent moins seuls”.
Ils/elles me faisaient promettre d’évoquer médiatiquement le sujet.
Je leur avait dit qu’un jour je le ferai.
Quand je serai en mesure de le faire.
On m’avait beaucoup dit : “Il ne faut pas se décourager”. Ça finit par arriver”.
Mais après des batteries de tests, de tentatives, d’interventions, d’injections, d’échecs, nous avions décidé une pause.
Pour que le corps puisse se reposer, se remettre, souffler.
Et c’est à ce moment-là, hors parcours, que c’est arrivé.
Je n’avais pas prévu de mener une campagne présidentielle enceinte.
Mais cela permettra sans doute pour une fois que certains sujets totalement invisibilisés soient enfin mis sur la table.
Dont les réformes à porter dans le cadre de la loi de bioéthique.
Alors je vous le dis clairement :
À toutes celles et ceux qui errent dans des parcours de traitement de l’infertilité : vous n’êtes pas seul·es.
À toutes celles et ceux qui n’y croient plus : vous n’êtes pas seul·es.
À toutes celles et ceux qui vivent des débuts de grossesse mouvementés et logistiquement compliqués et qui les gèrent sans trop pouvoir en parler : vous n’êtes pas seul·es.
À toutes les femmes qui ont pris comme une gifle l’injonction d’Emmanuel Macron au « réarmement démographique » : vous n’êtes pas seul·es.
Et pour que la solitude que l’on ressent dans ces situations ne s’ajoute pas au poids physique et psychique, on va en parler et se mobiliser.
Au mois d’avril, Anne-Cécile Mailfert sortira un livre qui évoque ce sujet.
"La panique démographique. Une réponse féministe."
La conclusion ?
Lâchez la grappe aux femmes.
Soutenez-les au lieu de les culpabiliser et de les stigmatiser.
Et n’oubliez jamais, amis passionnés de leçons de morale démographiques, qu’une société plus égalitaire, moins violente, et compatible avec une parentalité réellement partagée ne produira certes pas mécaniquement plus d’enfants, mais qu’elle seule rendra ce choix plus désirable, plus libre.
C’est le sens de la politique écologiste et féministe du vivant que je porterai à la présidentielle : une politique qui part de la vie réelle, qui protège ce qui permet de vivre - nos corps, nos liens, notre environnement - et qui fait en sorte que chacun puisse choisir librement d’avoir un enfant, ou pas, dans une société plus juste, plus douce et plus vivable.
🇫🇷 "S’il n’y avait pas eu de vidéos, on ne m’aurait jamais cru" : Flavel, un père de famille de 35 ans, témoigne pour la première fois après avoir subi des violences policières à Noisiel, alors qu’il commandait à manger après sa journée de travail.
Il raconte avoir été agressé sexuellement par un policier pendant sa garde à vue. (Le Monde)
“A few months after I moved to Paris, two of my friends from Diadema came to spend some time with me there. They had broken up with their wife and girlfriend and were sad, so I invited them, hoping the visit would help clear their minds. Great.
“They soon met other Brazilians, who played for a team like the seventh-division amateur league in the suburbs of Paris — all immigrants without proper papers.
“Every night, my two friends came home angry, complaining that they were constantly beaten up. So, I said: “I’ll go over there tomorrow to watch you play.” And I did.
“I arrived wearing a ninja hat, half disguised, and watched. The opponents were all dressed up, with their uniforms, equipment, water bottles, and a coach. And my friends’ team was wearing nothing: one in white shorts, another in purple, a third in yellow. The guys were hanging from the goalposts to warm up…. It was a mess.
At the end of the match, which they lost, I asked:
“Do you want me to train the team?”
I’ll never forget the guys’ smiles. They were so genuinely happy and excited, something I had only seen when I was a kid, when we would fly kites in Diadema.
I started training the guys every Monday, from 10 to midnight. Sometimes I would train them on Monday and play a Champions League match on Tuesday. I even remember scoring a goal against Barcelona on one of those days. I started loving Mondays. I couldn’t wait to be with those guys. We talked, I listened a lot, and I got to know each one’s stories and struggles.
“Some made money playing capoeira, others delivering items on motorbikes or washing dishes. All of them had a hard life, afraid because of their illegal status, with little hope that things would improve, but football brightened up and took the weight off their days.
On my first holidays, I went back to Brazil and went to talk to the ultimate crazy woman, my mother:
“Mum, can you make stuff for the boys there?”
“Say no more! She made travel polo shirts, tracksuits, match uniforms, training uniforms, everything in sizes S, M, L, XL….
I went back to Paris with 21 suitcases. The guys’ dedication grew along with their joy. We started training twice a week, then three times. We got promoted, and at the end of the season, I had a crazy idea. Another one. “I’m going to throw a gala for the team, just like PSG does for us every year.” I rented a castle-like nightclub where Matuidi had thrown his birthday party and started producing ours.
“I had already hired a guy who used to film for PSG to film our guys’ matches, too. I asked him to bring all the videos to my house so we could watch them and choose the best goals of the year, the top scorer, the goalkeeper’s best saves. Let’s show them on the big screen! Then I ordered trophies for the winners of each category. Hey, but what about the others? Plaques! We’re going to make little wooden-and-acrylic plaques with each one’s name on them. Everything was perfect. The day before, I called the guys together:
“Do you have a white button-up shirt and a basic black coat for tomorrow’s party?”
Nobody had one. OK, I will buy you some.
I went to the store myself and got some. Then I thought about their girlfriends and wives. I called the group again and gave each one some pocket money so that their SOs could buy a dress if they wanted.
The party night arrived.
And if I told you it was incredible, one of the most extraordinary emotional moments of my life, as cool as winning the Champions League, would you believe me?”
One of my best stories on @TPTFootball
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