La faiblesse américaine se paie déjà.
Les attaques répétées du Hezbollah contre Tsahal, dont celle d’hier soir qui a tué quatre soldats et officiers israéliens et fait plusieurs blessés, ne sont pas des incidents isolés. Elles répondent à une stratégie iranienne claire.
La République islamique utilise le Hezbollah pour frapper Israël tout en testant les limites de l’accord qu’elle vient de signer avec les États-Unis.
Le mécanisme est toujours le même : Téhéran pousse à l’escalade. Puis, dès qu’Israël riposte, il menace Washington de faire échouer les négociations et accuse Israël d’en porter la responsabilité.
Le calcul est évident : humilier les États-Unis, tester la solidité de la relation israélo-américaine, reconstruire le réseau de proxies iranien et imposer une nouvelle règle du jeu.
Téhéran veut savoir s’il peut obtenir les bénéfices de la normalisation tout en poursuivant sa guerre terroriste par procuration.
Et pour l’instant, il a de bonnes raisons de penser que Washington reculera.
I discussed this phenomenon of people blaming Israel for the rise of the European far right, and treating Israel as a scapegoat for the sins of Western societies, in my Robert Fine Memorial Lecture last year. It's a form of anti-Jewish discourse with deep roots.
Ce n’est pas l’antisémitisme qui est « nouveau », c’est notre refus de le regarder en face depuis l’année 2000.
Si vous pensez que tout commence en 2023, mon article risque de vous mettre très mal à l’aise.
During the harassment campaign that I was subjected to in the academy, from which I barely emerged unscathed, I was called many things. But in general, I was not described in the terms of classical antisemitic tropes. As a "Zionist," I was assumed to be complicit in "capitalist-imperialism," but I was not generally associated with money, banking, or finance. I was a "white colonizer" and a "supporter of genocide." I was told many times that I had no right to object because I was "white." I had "Jewish privilege" and I couldn't be a real victim. I was treated as inherently uncredible and as someone who did not deserve to be in the academy because I was a "Zionist."
Yes, I was assumed to be an agent of power. But it was not because I was imagined as a hook-nosed banker. It was because I was imagined as a colonizer, an imperialist, a supporter of apartheid and genocide, a "right-wing fascist."
I was not targeted by classical antisemitism. I was targeted by antizionism.
It really is not acceptable for Jewish organizations that claim to oppose anti-Jewish persecution and defamation to ignore the ideology that is actually causing harm to Jews. If these organizations present themselves as advocates against anti-Jewish discrimination, then it is reasonable to expect them to speak clearly about the persecution that exists in the present, to name it and teach the public about it as it actually exists.
Non, l’antisémitisme sur les campus n’est pas né le 7 octobre 2023. Il s’enracine depuis plus de vingt ans dans une “intifada des facs” faite d’insultes, menaces et renoncements institutionnels.
C’est cette triste continuité que je documente ⤵️
- Tenoua https://t.co/sHz41Xi6X3
Notre tribune dans Libération demande aux organisations progressistes de ne pas se contenter de belles paroles sur l'antisémitisme. Devant l'aggravation du phénomène, il faut des actes. Notamment cesser de légitimer Urgence Palestine et traiter tous les racismes au même niveau
⤵️
🚨🇫🇷 ALERTE : Hier soir sur Facebook, @JLMelenchon a republié un post antisémite issu d’un compte soralien, accusant les « banquiers khazars », comprendre les Juifs ashkénazes, de manipuler les guerres et la finance mondiale !
Après des années de polémiques et de déclarations controversées sur les Juifs et l’antisémitisme, cette nouvelle publication marque un seuil particulièrement inquiétant.
À quelques mois de l’élection présidentielle, le signal envoyé aux électeurs de la @FranceInsoumise est d’une gravité exceptionnelle.
(🔗 Source : @fred_orain, adjoint au maire PS de Blois)
🚨🎭 🇵🇸 SIGNALMENT : Frédéric Biessy (@FredericBiessy), figure de la gauche culturelle parisienne, directeur et copropriétaire des théâtres de la Scala à Paris et à Avignon (@Projet_Scala), pour son rôle dans les graves événements survenus lors d’une représentation scolaire le 4 juin 2026.
Parmi les 350 participants se trouvaient notamment une classe d’un établissement confessionnel juif ainsi qu’une classe du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine comptant plusieurs élèves de confession juive.
Devant cette assemblée de lycéens, Frédéric Biessy (@BiessyF) prononce un discours dans lequel il s'en prend à Donald Trump, Vincent Bolloré puis au « Chef », au « Pire de Tous » Benjamin Netanyahou, tout en reprenant des références à la « libération de la Palestine » sous les acclamations du public. La sous-directrice apporte à son tour son soutien à cette intervention. La tension monte.
Heurtés par ce discours hors de propos, les élèves juifs quittent la salle pour se concerter dans la rue sur leur participation, la prof de français du lycée Pasteur les convainc de revenir la tête haute pour présenter la pièce qu’ils préparent depuis 1 an, ils n'en joueront qu'une partie.
Lors de la pause, ils sont identifiés et violemment pris pour cible aux cris de :
« Free Free Palestine ! » « Free Gaza ! »
« Vous n’êtes que des pleurnichards ! »
Et même un :
« On va tous vous génocider »
La situation devenant intenable, l'enseignante accompagnant les élèves de Pasteur décide de mettre fin à leur participation avant la seconde représentation.
Au moment de quitter définitivement la salle, le groupe est hué, insulté et humilié. « Cassez-vous ! », « On ne veut pas de vous ici ! ». Certains élèves se font cracher au visage.
Aucun des enseignants présents, ni Frédéric Biessy, n’intervient pour mettre fin à ces comportements antisémites.
Un théâtre se revendiquant « d’intérêt public » et soutenu par l’argent du contribuable ne devrait jamais devenir le lieu où des lycéens juifs sont pris pour cible en raison de leur identité.
Ce jour-là, au Théâtre de la Scala, un parfum des années 30 a traversé la salle et les esprits..
cc @catherinepegard@MinistereCC@education_gouv@auroreberge@MBiessy@Academie_Paris@iledefrance@Paris
C'est terrifiant. Et nous, les non-juifs, ne prenons pas assez la mesure de cette angoisse permanente. Nous ne nous élevons pas avec assez de vigueur, assez de force, assez de clarté.
Pourtant les mots sont simples : la diversité des cultures et des religions n'est pas une concession faite à la République. Elle est la République. L'égalité et la fraternité ne sont pas des ornements de façade. Elles s'appliquent à tous, inconditionnellement, ou elles ne signifient rien.
La lâcheté a assez duré.
Quand nos compatriotes juifs sont menacés, ce sont les citoyens français qui sont menacés. Ce sont nos valeurs communes que l'on attaque.
Notre silence est notre défaite - et notre déshonneur.
L'Express : Face à la montée de l'antisémitisme, le désarroi des Français juifs s'aggrave depuis vingt ans. Mais jamais ce dernier n'avait atteint le niveau des derniers mois, depuis le 7-Octobre. Au point que certains se demandent, le cœur lourd, s'il existe un avenir pour eux dans leur pays, la France. Est-ce l'effet de l'augmentation des actes ? Ou y a-t-il autre chose qui a changé - notamment dans le débat public ?
Marcel Gauchet "Quelque chose a changé dans l’ambiance collective qui tient, je crois, au soupçon de complicité avec Israël, érigé de plus en concentré de la nature criminelle du suprémacisme. Le soupçon est pénible à vivre et démoralisant par l’absence de solidarité qu’il fait craindre. Entendre tous les jours le mot de "génocide" martelé par les médias et les réseaux pour signifier qu’un génocide peut en effacer un autre peut être vécu comme une mise en accusation insupportable. Pour autant, je continue de croire que la France est vaccinée contre tout ce qui pourrait ressembler à l’acceptation tacite d’une pression sociale à l’exclusion. Les gouvernants pourraient le manifester d’une manière plus ferme, mais il ne fait pas de doute pour la très grande majorité des Français que l’avenir des juifs Français est en France."
L'intégralité de l'entretien dans @lexpress est à retrouver ici ⬇️
Non. Le fait est statistiquement attesté. Moins d'un élève juif sur trois est désormais inscrit dans le secteur public ; c'est bien au-delà de la moyenne nationale. Des chiffres en chute libre depuis une quarantaine d'années.
Trois causes principales :
- baisse spectaculaire du niveau dans l'école publique (phénomène national, pas propre aux juifs) ;
- développement des établissements confessionnels (qui concerne les juifs désireux de concilier leur scolarité avec leurs pratiques religieuses et communautaires)
- mais surtout : accroissement alarmant de l'antisémitisme dans l'école publique ("alya" intérieure, fuite massive des collèges et lycées de banlieue). Lisez ce qu'en écrit Obin. 👇
Very interesting interview with @polynoamial. I think there are some premises as to what math research is about that I disagree with, but it's well-worth listening to and a bit different from what I understand to be the OpenAI party line.
Je suis, comme très souvent, d'accord avec ce qu'écrit ici @nikitakarachoi, sur la perversion de la mémoire et du discours.
J'ai quitté la France en 2002, alors que les assauts vicieux sur le discours et sur l'Histoire connaissait leurs balbutiements à l'aune de la soudaine démocratisation des Internets, et des premières amours naissantes entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite qui se reniflaient gaillardement le cul à la Main d'Or, à l'unisson d'un antisémitisme déjà paré à l'époque de sa feuille de vigne "antisioniste", sous le regard ravi et bienveillant de la fine fleur du négationnisme des deux bords politiques, tout heureux de sa réhabilitation sous le drapeau "antiraciste" et de la "défense des opprimés".
Si Peggy Sastre me le permet, je voudrais ajouter un facteur, à mon sens accélérateur de ce phénomène, et qui rejoint je pense le propos de Walter Benjamin cité dans l'article : la mémoire, fusse-t-elle celle du pire des cataclysme humain du siècle, ne se transmet pas. La mémoire est un galet jeté dans le lac de l'Histoire. Il frappe de plein fouet ceux qui en sont victimes et éclabousse leurs contemporains. Par ricochet, il éclabousse également leurs enfants. Les petits-enfants, surtout ceux qui ont discuté avec leurs grands-parents, ont conscience de ces éclaboussures.
Mais au-delà ? La mémoire s'estompe, et devient de l'Histoire. Et comme toute Histoire, elle s'oublie, s'ignore, se néglige, voire, pour certains, se nie, s'instrumentalise ou se détourne.
Je constate, au contact de mes propres enfants, que la Shoah, aujourd'hui, est un lointain, abstrait chapitre d'Histoire. Ils savent ce qui s'est passé, en gros. vaguement. Mais c'est tout. Malgré une bibliothèque remplie d'ouvrages qui traitent de cette période sous tous les angles et en trois langues.
J'ai vu, enfant, dans le regard de mon vénéré grand-père, dans le chagrin à jamais incurable de ma grand-mère, que leur mémoire soit source de bénédiction, l'onde de choc de la Shoah. En tant que petit-fils de rescapés, j'ai reçu des éclaboussures, de l'écume de cette mémoire. Mais je n'ai aucun moyen de transmettre cela à mes enfants, ni à qui que ce soit. Aucun.
Si mes propres enfants, Juifs, arrière-petits-enfants de rescapés, n'envisagent la Shoah que comme un chapitre de l'Histoire aussi abstrait que n'importe quel autre chapitre de l'histoire, qu'espérer de ceux pour qui tout cela est totalement étranger ?
Ce que je veux dire, c'est que c'était une erreur de croire que la mémoire protégerait et serait un quelconque rempart au retour des haines antisémites recuites. D'abord parce que, rappelons le, les premiers négationnistes, comme Bardèche ou Rassinier, sont apparus dès 1946. Il y eut des pogroms en Pologne en 1946.
Ensuite, parce que le fléau de notre époque, c'est que la vérité est une opinion. Les faits n'ont aucune importance, puisqu'ils ne sont, eux aussi, finalement, qu'une opinion.
L'antisémitisme n'a jamais, à aucune moment, craint l'épreuve des faits ou de la vérité. Internet a permis un accès total et illimité à toutes les informations possibles et imaginables, tous les témoignages, toutes les archives. Et en même temps, comme dirait l'autre, sa démocratisation massive a permis au négationnisme, autrefois vice glauque et honteux, transmis sous le manteau dans des fanzines tirés à 150 exemplaires ou édité par des maisons confidentielles, à un statut de "thèse". D'opinion. Des chaînes youtube réunissant des centaines de milliers de vues. Des comptes sur les réseaux sociaux suivis par des millions.
Will Eisner avait bien résumé le phénomène dans sa superbe BD sur les Protocoles des Sages de Sion. A chaque génération depuis la fin du 19ème siècle, des gens se sont persuadés qu'apporter la preuve de la fausseté de ces "protocoles" suffirait à les neutraliser. Tout comme nombreux furent ceux qui se sont persuadés que la mémoire neutraliserait l'antisémitisme après Auschwitz.
La mémoire, comme la vérité scientifique, pèse bien peu de choses dans le grand marché des "opinions".
Open Hiding: Jewish testimonies before #Australia's Royal Commission paint a portrait of a culture already transformed—one in which Jewishness has become a professional and social liability https://t.co/CYFHUsR7jv By @IzaTabaro#antisemitism#conspiracism
Curieux, non ? Ce silence radio des professionnels de l’indignation au sujet des 10 membres du "convoi terrestre de la flottille" (👀) toujours détenus par des milices libyennes…
#NoJewsNoNews
Powerful report from @itvnews looking at the issue of antisemitism in the Britain, from the doctor who has been told by colleagues that they won’t help someone from Israel to the kids who have ‘Heil Hitler’ and ‘we will finish what Hitler started’ shouted at them as they got the bus home from a shopping centre while onlookers did nothing (see clip).
Full report below 👇🏼
A most sobering watch.
This man’s ancestors have been in Britain for 400 years. Now he is the last member of his family to leave for Israel. 400 years of history and contribution to a nation, all coming to an end because of antisemitism.
A familiar lament, as old as exile itself, echoing through generations of the Jewish diaspora. Tragically including this one.