👌[Encrochat] Le logiciel espion classé « secret défense » de la DGSI, celui qui a fait tomber 6 500 personnes en Europe, vient d'être décortiqué.
Ce n'était pas une arme cyber d'État. C'était un exploit récupéré sur GitHub, publié par Google, repéré chez Pegasus, collé à un outil de test open source. Le tout écrit avec une telle négligence qu'un expert allemand qui a analysé le code le compare à un projet d'étudiant.
C'est français, et ça fonctionne !
Six ans de secret de la défense nationale pour ça.
Rappel du dossier. EncroChat, c'était le cryptophone du crime organisé européen. 60 000 abonnés, 1 000 euros le téléphone, 1 500 euros l'abonnement semestriel. Un BQ Aquaris modifié, deux systèmes d'exploitation dont un caché derrière une combinaison de touches, une partition chiffrée, effacement automatique des messages sous quatorze jours. Pas de navigateur, pas d'app store, pas de GPS. Réputé impénétrable, et il l'était. La gendarmerie a passé des années à s'y casser les dents, les outils forensiques classiques ne donnaient rien.
Puis, fin 2019, un coup de chance.
Une chercheuse de Google Project Zero, Maddie Stone, tombe sur une faille Android 0-day utilisée dans une chaîne d'attaque qui installait Pegasus, le logiciel espion de NSO Group. Elle la documente le 27 septembre 2019. Nom de code Bad Binder, référence CVE-2019-2215. C'est son tout premier bug chez Project Zero.
La faille traînait dans le noyau Linux depuis 2017 sans avoir jamais été corrigée côté Android. 2,5 milliards de téléphones exposés. Une semaine après le signalement, le proof of concept de Stone est publié sur GitHub, ouvert à tous.
Google patche ses Pixel. Pas EncroChat. Les données récupérées en 2020 montreront que la totalité du parc tournait encore sur une build Android 8 datée du 14 novembre 2018. Une porte grande ouverte, laissée ouverte pendant deux ans.
Le C3N, la cellule cyber de la gendarmerie, comprend l'opportunité. Presque tous les serveurs EncroChat sont hébergés chez OVH à Roubaix, donc en juridiction française. Réquisition. OVH copie 71 machines virtuelles réparties sur 33 sous-domaines, et 66 134 cartes SIM sont identifiées sur le réseau.
le plan : reconstruire un clone du serveur de mise à jour d'EncroChat à partir des copies, faire basculer tous les clients du monde vers ce faux serveur via un load balancer, puis pousser Bad Binder dans une fausse mise à jour. Les téléphones vérifiaient les mises à jour à chaque usage, en silence, sans notification ni consentement. Le vecteur idéal.
Le C3N passe la main au STNCJ, le service technique national de captation judiciaire, créé en 2018 et rattaché à la direction technique de la DGSI. Ces gens retournent sur GitHub. Ils y téléchargent Frida, un toolkit open source d'instrumentation Android que les chercheurs en sécurité utilisent pour tester des applications. Une fois lancé en root, Frida permet d'observer, d'intercepter et de modifier n'importe quelle action du téléphone en temps réel. Ce sera le cœur de l'implant français.
L'équipe accumule les erreurs de code et repousse l'attaque de trois semaines. Mercredi 1er avril 2020, 15h15 : le code de l'implant, stocké sur une clé USB dans un coffre, est sorti et injecté dans le système de mise à jour d'EncroChat. Le lendemain matin, le trafic d'exfiltration sature les liens réseau d'OVH.
32 014 téléphones infectés en deux mois. Chaque événement remonte en JSON vers un serveur à l'adresse 147.135.143.19, dans la même plage IP que les vrais serveurs EncroChat. Chaque mot de passe saisi, chaque image créée ou reçue, chaque message, chaque note. Et surtout chaque changement de relais mobile, ce qui donne le suivi des déplacements en direct. Un message quittait le téléphone en moins d'une seconde et s'affichait sur un écran de police en moins de vingt.
Sauf que le code était mauvais. La plupart des implants plantaient. Il a fallu réinfecter, relancer, recommencer pendant une semaine entière. Le 12 juin 2020, seconde tentative sur les nouveaux modèles X3, échec, couverture grillée. EncroChat coupe son réseau dans la nuit et conseille à ses clients de détruire physiquement leurs téléphones.
Et là commence la vraie affaire.
Des milliers de procès s'ouvrent partout en Europe sur la base de ces messages. La France refuse de dire comment ils ont été obtenus. Secret de la défense nationale, révélation passible de poursuites pénales. Des avocats se retrouvent à devoir contester une preuve dont personne ne veut expliquer la provenance. Ça dure six ans.
Août 2024, un juge de Londres finit par ordonner à la police britannique de remettre un téléphone infecté à des experts indépendants. Direction Brno, en Tchéquie, chez Invasys, une société qui vend du logiciel espion aux gouvernements. Un NSO en version légale. Ils vont rejouer le hack français contre le hack français.
Ils commencent par dessouder les puces mémoire, en détruisent deux sur six, et se heurtent à une partition chiffrée protégée par une double couche cryptographique adossée au matériel. Alors ils font exactement ce que le STNCJ avait fait : ils reconstruisent un faux serveur de mise à jour et poussent leur propre malware. En décembre 2024, ils extraient l'implant français. Début 2025, 70 % du code est reversé.
Le verdict technique : trois processus cachés tournant en superuser permanent. Un contrôleur déguisé en « com. android.device », un nom qu'aucune application Android réelle n'utilise. Six hooks nommés sans la moindre précaution, Exploit_c à Exploit_h. Une bibliothèque baptisée « libexploit », ce qui, comme le note le rapport, indique assez clairement l'intention. Aucune contre-mesure élémentaire contre la détection.
Deux détails valent le détour. Le code obfusqué contient des libellés de fonction en tchèque. Et cette erreur admise par le C3N en août 2020, où un « to » signifiait en réalité « from » dans les données d'appel, s'explique par deux mots oubliés dans le code. Révéler ces deux mots était officiellement un délit.
Mais le plus grave n'est pas technique. Les 71 images de serveurs remises aux experts par la police britannique étaient altérées. Incomplètes, modifiées, corrompues, et précisément dans les zones critiques au fonctionnement du système. Invasys parle d'une violation grossière de la chaîne de conservation des preuves et estime que la manipulation semble délibérée.
Coût de la rétro-ingénierie qui a fait sauter le secret : 2 millions de livres. Payés pour découvrir qu'un service d'État avait copié un exploit public sur GitHub et l'avait collé à un outil de test open source.
Ce que cette affaire raconte n'est pas que la police française serait incompétente. Le hack a fonctionné, à très grande échelle. Le problème est ailleurs. Le secret défense a couvert pendant six ans un bricolage, pas une capacité stratégique. Et pendant ces six ans, des milliers de personnes ont été jugées sur des preuves que leurs avocats n'avaient pas le droit d'examiner, au nom d'un secret qui protégeait surtout l'embarras du prestataire.
Enquête originale : Duncan Campbell et Bill Goodwin, Computer Weekly, 17 août 2026. Adaptation française : Jean-Marc Manach, Next.
https://t.co/NYmxGSFwUO
Patrick Bruel est censé commencer une tournée nationale à Chartres, alors qu’il est l’objet de 32 plaintes.
Ma position est claire : Patrick Bruel ne se produira pas à Chartres.
Face à la gravité des accusations qui le visent et au nombre désormais considérable des 32 femmes qui ont eu le courage de déposer plainte, je veux redire avec clarté ma position : je ne souhaite pas que l’artiste se produise à Chartres.
Derrière les chiffres, il y a des femmes, des paroles, des parcours et des souffrances présumées qui doivent être entendus et considérés avec le plus grand sérieux. Il y a aussi la nécessité de garantir à la justice la sérénités nécessaire pour faire son travail.
La présomption d’innocence est un principe de notre État de droit. Mais elle ne doit jamais conduire à faire taire la parole de celles qui affirment avoir été victimes.
L’artiste doit entendre ce qui se passe. Il doit prendre du recul et retirer son option de venue à Chartres.
Ce n’est pas une condamnation. C’est une demande de responsabilité face à une situation devenue exceptionnelle.
Chartres doit rester une ville qui protège, qui écoute et qui respecte les victimes présumées.
La présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane, a mis en garde vendredi contre “la disparition de l’État de droit international” après avoir été visée par des sanctions américaines. https://t.co/FTh1DBgFxd
✊VICTOIRE ! MÉLENCHON ET LES INSOUMIS BLOQUENT LE FLICAGE NUMÉRIQUE DE MACRON ! 🔥🇫🇷
Victoire majeure pour nos libertés fondamentales !
Le Conseil constitutionnel vient de censurer la loi qui visait, sous prétexte de « protéger les moins de 15 ans », à imposer un contrôle général de l’identité sur Internet.
Seul groupe à s’y être opposé à l’Assemblée nationale, La France Insoumise prouve une nouvelle fois qu’elle est le rempart face au flicage numérique du peuple.
Pendant que Macron et Attal jouaient les protecteurs de la jeunesse avec une loi bâclée et liberticide, les Insoumis ont tenu bon. Ils ont refusé de sacrifier la liberté d’expression et le droit à la vie privée sur l’autel d’un contrôle généralisé.
Macron prétendait protéger les jeunes ? Qu’il engage maintenant un vrai plan pour la jeunesse :
Le logement | Le travail | Les études | La santé mentale
Pas un énième dispositif de surveillance. Pas un référendum gadget. Pas une loi qui, en réalité, ouvrait la porte au contrôle d’identité permanent sur le net.
Mélenchon et les Insoumis ont encore une fois défendu les libertés concrètes face à un pouvoir qui préfère fliquer plutôt que résoudre les vrais problèmes.
Cette censure est une claque pour la macronie. Et une victoire pour tous ceux qui refusent de vivre dans une société de contrôle permanent.
La suite ? Continuer le combat. Pour les libertés. Pour la jeunesse. Pour la République sociale.
Voilà pourquoi la fuite de la DGFiP ne sera pas "sans conséquences" !
Dans les Landes, un couple a été séquestré pour ses cryptos. L’homme a été retrouvé nu, lacéré. Sa compagne enlevée.
Or les données fiscales volées permettent de documenter revenus, patrimoine immobilier, adresse, composition du foyer. Recoupées avec d’autres fuites, elles deviennent un outil de ciblage.
Pour des criminels, ce sont des fichiers de prospection : qui viser, où le trouver, quel niveau de richesse espérer.
Une fuite d’État peut finir par une porte défoncée à 4h du matin.
Les responsables doivent démissionner.
« Si LFI était antisemite, l’ensemble des procureurs multiplierait les enquêtes préliminaires ! »
L’avocat @jpmignard confronte le "philosophe" Raphaël Enthoven.
À partager sans modération !
@franceinfo Les musulmans n'ont rien demandé vous êtes vraiment des gros connards à essayer de les mettre dans la sauce alors qu'il s'agit simplement de respecter les doléances des athlètes. Attirer le chaland avec le mot islam dans votre titré pour les vues c'est vraiment la honte.
Je découvre ça
Ils sont drôles quand même : ils votent des trucs affreux et s'étonnent qu'on le leur rappelle.
Rappel : Fin 2022, le député Renaissance @T_Cazenave désormais maire de Bordeaux vote contre l'achat de camions-citernes, d'hélicoptères bombardiers d’eau & Canadair.
Oui ça me dérange d'être filmé par Meta, qui introduit discrètement des fonctions de reconnaissance faciale dans ses lunettes et dont on sait tous à quel point ils respectent la vie privée et ne vendent JAMAIS tes données personnelles.
Et non, je ne vais pas rester chez moi.
Vous redécouvrez la Lune à chaque fois qu’on se fait salement poutrer.
Arrêtez de nous faire croire qu’une « task force cyber » va changer quoi que ce soit. 5 000 fonctionnaires en charge de l’informatique à la DGFIP.
656 agents à l’ANSSI pour sécuriser les systèmes de tout l’État… avec un budget d’environ 130 millions d’euros. Et les mêmes constats, année après année.
Les mêmes failles. Les mêmes excuses. Les mêmes annonces.Vous ne changerez rien.
Demain vous serez encore la risée de la France et du monde, et vous redécouvrirez encore la Lune.
Il faut revoir le système de la cave au grenier.
🔴 Alaxione : 6,8 millions de patients et 10,1 millions de rendez-vous médicaux mis en vente #fuitededonnees
Dans la nuit du 19 au 20 août 2026, un acteur publie sur un forum criminel la base complète d'Alaxione, éditeur français de logiciels médicaux installé dans les Pyrénées-Orientales. Le produit équipe des cabinets d'ophtalmologie, des orthoptistes, des centres et réseaux de santé : agenda médical, prise de rendez-vous en ligne, rappels automatiques, messagerie de coordination des soins.
À cette échelle, une part importante de la patientèle ophtalmologique française est dans ce fichier.
L'annonce, publiée le 19 août 2026, décompte 12,8 Go de datas et environ 18 millions de lignes :
6 835 489 lignes utilisateurs — patients et professionnels ;
10 145 988 rendez-vous ;
274 039 messages de la messagerie interne (144 310 actifs + 129 729 archivés) ;
4 202 motifs de consultation rattachables aux praticiens.
Ce que contiennent les données
Les patients. 133 colonnes par personne : nom, prénom, date de naissance, adresse postale complète, code postal, ville, téléphone mobile, adresse e-mail, langue, identifiant du cabinet de rattachement. Les dates de naissance couvrent près d'un siècle, de 1923 à 2020 — la file active d'un service d'ophtalmologie, où les patients âgés et les enfants sont massivement représentés.
Les rendez-vous. date, heure, durée, praticien, lieu, statut du rendez-vous, honoré ou non, téléphone de rappel, et le motif en clair, consultation ophtalmologique, fond d'œil, adaptation de lentilles de contact. Une partie des créneaux porte la mention Doctolib, trace de l'interconnexion avec la plateforme.
La messagerie interne. C'est la partie la plus grave. Les échanges entre secrétariats et praticiens sont stockés en texte clair, le patient concerné identifié par son identifiant et son nom fréquemment inscrit dans l'objet du message. On y lit des ordonnances, des cataractes, des équipements en lentilles, des examens OCT, des glaucomes, des DMLA, des injections intravitréennes, des chirurgies programmées, des motifs d'urgence, des annulations expliquées par l'hospitalisation d'un proche.
Ce ne sont pas des identifiants techniques. Ce sont des données de santé nominatives au sens de l'article 9 du RGPD, associées aux coordonnées permettant de joindre directement les personnes concernées.
L'origine revendiquée
L'acteur décrit une porte ouverte, pas une intrusion sophistiquée : une base « tmp » complète importée dans l'instance de préproduction, d'où il l'a récupérée. Il affirme avoir obtenu plusieurs versions antérieures depuis des instances de développement avant d'atteindre la base complète, et mentionne une interface phpMyAdmin qu'il dit avoir sollicitée jusqu'à saturation d'espace disque, sans réaction en face.
Il revendique deux accès antérieurs jamais publiés : un dump SQL en novembre 2025, un fichier de 4 000 lignes en mars 2025.
Il déclare enfin avoir prévenu Alaxione deux jours avant la publication et alerté un journaliste, sans obtenir de réponse : la mise en vente étant présentée comme la conséquence de ce silence.
Ces éléments sont ceux de l'acteur. Ils ne sont à cette heure ni confirmés ni démentis par Alaxione.
6,8 millions de lignes ne font pas 6,8 millions de personnes : une même personne suivie dans plusieurs cabinets apparaît plusieurs fois, et la table mélange patients et professionnels de santé. L'ordre de grandeur réaliste se situe entre 5 et 6,8 millions de personnes physiques concernées.