En tête du contrat de mariage entre Daniel Rivillon et Guillemette Ambroise, le notaire parisien Me Philippe Boisselet trace une superbe lettrine représentant un profil d'homme accompagné d'un cœur transpercé d’une épée.
MC/ET/VIII/146, 14 avril 1548
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𝑫𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒕 𝒅’𝒆́𝒄𝒓𝒊𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒎𝒐𝒕 𝒂𝒖 𝑿𝑽𝑰𝒆 𝒔𝒊𝒆̀𝒄𝒍𝒆
Plus les mots étaient courants, plus ils faisaient l’objet d’abréviations diverses.
En voici un exemple avec l’adverbe « comme ».
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𝑫𝒆 𝒍'𝒂𝒓𝒕 𝒅'𝒆́𝒄𝒓𝒊𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒎𝒐𝒕 𝒂𝒖 𝑿𝑽𝑰𝒆 𝒔𝒊𝒆̀𝒄𝒍𝒆
Pour écrire un mot, les clercs disposaient de toute une palette d’abréviations, parfois même cumulables entre elles. En voici un exemple avec le mot « prison ».
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@mamyloulou5 Bonjour,
Votre transcription est très inexacte, vous devriez vous relire !
Par exemple, aux 6e et 7e lignes, ce n'est pas "audite ouvriers ayant ce a ce reconnaissant", mais "au dire d'ouvriers et gens à ce cognoissantz".
Tomber sur un acte rédigé par Me Jacques Filesac, notaire au Châtelet de Paris, est toujours un peu angoissant, tant son écriture est destructurée... Ici, un contrat de mariage du 20 janvier 1572 MC/ET/IX/74
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@EB_paleo@CroqOrg Comme l'a bien dit Baptiste, c'est le "s à double aigrette terminal". Une lettre qui est restée étonnamment constante pendant des siècles, du Moyen Âge jusqu'au milieu du XIXe siècle.
Le mot 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑟𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡 est abrégé 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗳𝗼𝗶𝘀 :
- 9 tironien ayant pour valeur 𝘤𝘰𝘮
- p barré ayant pour valeur 𝘱𝘢𝘳
- tilde de nasalisation qui remplace le 𝘯
On obtient : [𝘤𝘰𝘮][𝘱𝘢𝘳]ure[𝘯]t
𝘈𝘕, 𝘔𝘊/𝘌𝘛/𝘝𝘐𝘐𝘐/156, 1557
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@EB_paleo @BrandonColomes Oui, je suis bien d'accord, les écritures échevelées se rencontrent surtout de 1550 à 1650.
Mais les écritures du XVe siècle, lorsqu'elles sont cursives, n'ont rien à envier à celles des deux siècles suivants.
Un exemple avec cette quittance de 1469 :
@ChristelleGome5 Il est question d’un acte antérieur reçu par Delagrange, notaire royal à Lormes. Mais on parle effectivement de « l’Huis Mineau » —> l’Huis Mignot, qui se trouve à Montigny-en-Morvan 😉
Lorsque deux mots aux sens contraires sont abrégés de la même façon :
« 𝑙𝑒𝑠𝑑𝑖𝑐𝑡𝑧 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑎𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 » (Lyon, 1570)
𝑑𝑜𝑛𝑛𝑎𝑡𝑒[ur] est abrégé avec un signe -ur, alors que 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑎𝑡[air]𝑒 l’est avec une abréviation en r.
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