"Cada cual tiene sus debilidades... La naturaleza humana es incomprensible. Ni siquiera puede afirmarse con certeza que un hombre sea bueno o malo, estúpido o inteligente. No existe hombre bueno que no cometa en su vida una maldad, ni malo que nunca experimente un impulso bondadoso, ni hombre inteligente que jamás haga estupideces, ni imbécil que en alguna ocasión no actúe con inteligencia".
"El caso Kurílov", Irène Némirovsky
📷Erich Lessing
« Notre pays, la Palestine »
L’œuvre d’un seul homme, l’historien Mustafa Murad al-Dabbag né en 1897 à Jaffa en Palestine et décédé en exil au Liban en 1989 après avoir vécu la Nakba.
Une œuvre en 11 volumes et plus de 8 000 pages, qu’il avait entamée avant son exil, qu’il a emportée avec lui dans une valise qui a fini à la mer, oeuvre qu’il a dû entièrement reprendre une fois installé à Beyrouth et qui l’occupera jusqu’à la fin de ses jours. Son œuvre traite de l’histoire et de la géographie de la Palestine ; sa superficie, sa population, ses régions naturelles, son climat, ses divisions administratives, incluant chaque ville et chaque village. Un volume est consacré à chaque district de Jaffa, de Gaza et de Hébron, de Naplouse et de la Galilée puis trois volumes sont dédiés à Jérusalem.
Extrait de son introduction
« Je n’aurais jamais imaginé, le jour où parut la première partie du premier volume de ce livre en 1947, que la catastrophe (la Nakba) s’abattrait sur la patrie un an plus tard, balayant ses habitants et les dispersant comme le vent disperse le sable.
Lorsque les Juifs occupèrent, à la fin du mois d’avril 1948, le quartier d’al-Manshiyya à Jaffa, ils commencèrent à avancer avec leurs forces croissantes vers les autres quartiers de la ville. La situation empira : l’eau et l’électricité furent coupées, et nous manquâmes de pain. Finalement, le fils de mon oncle arriva ; il avait affrété une petite embarcation depuis l’Égypte pour évacuer sa famille de Jaffa. Je décidai de partir avec lui. Je n’emportai avec moi qu’une petite valise contenant le manuscrit de mon livre sur l’histoire et la géographie de la Palestine, qui comptait plus de six mille pages l’unique fruit de plus de dix années de travail.
Avec des membres de ma famille et des amis, nous prîmes place dans la petite embarcation, parmi une foule de réfugiés comme nous. La mer était déchaînée ; ses vagues se heurtaient avec violence, les vents soufflaient avec force et la pluie tombait abondamment. L’eau pénétrait dans le bateau de toutes parts. Le capitaine cria qu’il fallait alléger la charge, sinon nous coulerions. Ce fut un ordre implacable.
Je serrai contre moi la valise qui contenait mon manuscrit. Mais un marin vigoureux, aidé par une vague qui envahit le pont, me l’arracha des mains et la jeta à la mer. Ainsi disparut le livre, et avec lui s’évanouirent les longues années que j’avais consacrées à le rassembler et à le mettre en ordre.
Après des années d’exil et de dispersion, et la période d’abattement qui suivit la Nakba, je décidai de reprendre mon livre depuis le début et de l’offrir aux Arabes en général, et aux Palestiniens en particulier, afin qu’ils se souviennent de leur patrie usurpée et œuvrent à sa libération. Je revins à mon ouvrage un livre qui ravivait en moi les souvenirs précieux de la chère patrie souvenirs qui dominaient mon âme et dont je ne pouvais me détourner. »
Lecture—Connecting the World with Intelligence and Culture: Initiatives of the National Library of Korea
On Wednesday February 4, the NDL welcomes Dr. Kim Heesop, chief executive of the National Library of Korea. https://t.co/Ru3XCIaA76
J’ai déjà publié mais j’aime le message 🤗
J'ai entendu ma mère demander du sel aux voisins. Mais on avait du sel à la maison. Je lui ai demandé pourquoi elle a demandé du sel aux voisins. Et elle a répondu : Parce que nos voisins n'ont pas beaucoup d'argent, et ils nous demandent souvent quelque chose. De temps en temps, je leur demande aussi quelque chose de petit et pas cher, pour qu'ils sentent que nous avons besoin d'eux aussi. De cette façon, ils se sentiront plus à l'aise et il sera plus facile de continuer à nous demander tout ce dont ils ont besoin. '
Et c'est ce que j'ai appris de ma mère... élevons des enfants empathiques, humbles et solidaires avec trop de valeurs à mentionner !
Les gens sont seuls parce qu'ils construisent des murs au lieu de ponts.
"J’ai longtemps cru que se taire était une forme d’élégance, avant de comprendre que le silence peut aussi être une manière de se perdre."
Annie Ernaux, La femme gelée
In We (1924), Yevgeny Zamyatin thought everything, felt everything, saw everything — he saw the modern world coming at him in the mirror, huge, dark and indifferent. A major influence on Orwell’s 1984, We is one of the supreme achievements of science fiction, a dystopian classic.
Hier, il affirmait que la "guerre" s'arrêterait après la libération des otages.
Aujourd'hui, il brise le cessez-le-feu en expliquant que la "guerre" s'arrêtera avec le désarmement du Hamas.
Demain, il confirmera que la "paix" verra le jour sans les Palestiniens.
Génocide.