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À l’occasion du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis et à travers le parcours exceptionnel du marquis de La Fayette, les Archives Diplomatiques prêtent plusieurs documents à l’exposition « Lafayette entre France et Amérique. Histoire et légende » aux Archives nationales.
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La citadelle de Besançon, Vauban la considérait comme son chef-d'œuvre. Elle n'est ni en Bretagne, ni sur la côte atlantique. Elle surplombe le Doubs de 100 mètres.
11 hectares de pierre posés sur le mont Saint-Étienne. 1,8 kilomètre de remparts. Des murs de 6 mètres d'épaisseur sur 20 mètres de haut. Un verrou que personne n'a jamais forcé.
Ce sont les Espagnols qui ont posé la première pierre, en 1668. La Franche-Comté appartient encore aux Habsbourg.
Six ans plus tard, Louis XIV prend Besançon. Il confie à Vauban le soin d'en faire la clé de voûte de la défense de l'Est. Vauban ne démolit rien. Il épouse le relief, prolonge les murs, creuse les fossés dans le roc.
Pendant deux siècles, la citadelle protège la frontière. Garnison, dépôt d'armes, prison militaire.
Puis vient l'Occupation. Entre 1941 et 1944, 100 résistants y sont fusillés entre le puits et la chapelle. Le plus jeune, Henri Fertet, a 16 ans. Sa dernière lettre à ses parents est entrée dans les manuels scolaires.
Aujourd'hui, elle est classée UNESCO. 300 000 visiteurs par an. Le monument le plus visité de Franche-Comté.
Vous y êtes déjà monté ?
Pour mes amis et camarades morts au service de la France.
Pour tous ceux qui ont donné leur vie pour protéger la France et les Français.
Merci. Du fond du cœur, merci.
Toute ma gratitude à vous et à vos familles depuis l’espace.
@GerardAraud Magnifiquement porté par le diplomate Jacques Senard, alors chef du protocole de la présidence de la République, lors d’une visite de la reine Elisabeth II (1972).
C’est dommage que cette pratique n’ait pas perduré comme pour les membres de l’ex corps préfectoral !
Un président perd un référendum un dimanche soir, et démissionne avant minuit.
Il y a 57 ans jour pour jour, le 27 avril 1969, les Français votent "non" à 52,41% sur la régionalisation et la réforme du Sénat.
Quinze jours avant, les sondages donnaient le "oui" à 55%. Quatre électeurs sur cinq se déplacent. Le pays vote.
Le soir, le résultat tombe.
À Colombey-les-Deux-Églises, à 0h10 dans la nuit du 27 au 28, Charles de Gaulle dicte un communiqué. Trois lignes.
"Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi."
Il a 78 ans. Il préside depuis 1959. Il avait dit qu'en cas de défaite il partirait. Personne ne l'a vraiment cru.
À midi pile, le 28 avril, il rend les clés. Alain Poher prend l'intérim. Pompidou est élu six semaines plus tard.
De Gaulle rentre à Colombey, écrit ses Mémoires d'espoir, et meurt dix-huit mois plus tard devant son jeu de patience.
Un homme a mis sa parole en jeu.
Et l'a tenue.
Il était père d’un petit garçon.
Violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance, il portait secours à son chef d’élément qui venait de tomber lorsqu’il était à son tour grièvement touché.
Il se spécialise dans l’aide à la recherche et à la détection d’explosifs, constituant un binôme particulièrement performant avec le chien Jokko.
Consciencieux, discret et d’une grande fiabilité, il fait preuve d’un savoir-faire remarquable et se distingue rapidement parmi ses pairs.
Il est ouvrier mécanicien. Il joue au football après l'usine. Il n'a jamais pris l'avion.
En 1930, son patron lui accorde un congé spécial. Il monte à bord d'un paquebot italien à Villefranche-sur-Mer. Avec lui, son frère, quatorze coéquipiers, et Jules Rimet, le président de la FIFA. Destination : l'Uruguay. Quinze jours de traversée.
Il a 22 ans. Il mesure 1m59.
Le 13 juillet, au stade de Pocitos à Montevideo, il récupère un centre en retrait d'Ernest Libérati. Repère de volée. Lucarne. But.
19e minute. France 1, Mexique 0.
Personne dans le stade ne réalise ce qui vient de se passer. Lui non plus. Il vient de marquer le premier but de l'histoire de la Coupe du monde.
Il s'appelle Lucien Laurent.
Après le Mondial, il rentre en France. Pas de prime, pas de gloire. Il continue de jouer à Sochaux, puis à Rennes, puis à Strasbourg. La guerre arrive. Il est fait prisonnier en Allemagne pendant trois ans. Les soldats allemands lui confisquent tout, y compris son maillot de 1930.
Il ouvre une brasserie à Besançon. Il n'en parle à personne. Même son fils ne connaît pas l'histoire.
Mirabeau y a été enfermé par son propre père. Toussaint Louverture y est mort dans une cellule sans lumière.
Le Château de Joux, dans le Doubs. 1 000 mètres d'altitude. Un éperon rocheux au-dessus d'un défilé qui commande le passage vers la Suisse. Mille ans de fortifications empilées les unes sur les autres, du Moyen Âge à la ligne Maginot.
Vauban l'a fortifié. Charles Quint l'a agrandi. L'armée française en a fait une prison d'État.
En 1775, le jeune Mirabeau y arrive sur lettre de cachet. Son père l'a fait enfermer pour dettes de jeu et aventures galantes. Celui qui deviendra le plus grand orateur de la Révolution a commencé par croupir dans une cellule du Jura.
En 1802, Toussaint Louverture, ancien esclave devenu général de la République et gouverneur de Saint-Domingue, est déporté au Château de Joux sur ordre de Bonaparte. Sans procès. Accusé de trahison.
Sa cellule est froide, humide, sans lumière. On a muré une partie de la fenêtre pour l'empêcher de voir dehors. Il meurt le 7 avril 1803. Seul.
L'homme qui avait aboli l'esclavage sur son île est mort de froid dans un fort du Jura.
Le 24 mars 1529, François Ier crée une institution pour une seule raison : la Sorbonne refuse d'enseigner le grec et l'hébreu.
Les théologiens considèrent que le latin suffit. Tout ce qui vient de l'Antiquité grecque les effraie.
François Ier ne négocie pas. Il nomme deux professeurs, les paie sur ses deniers, et leur donne une mission : enseigner ce que la Sorbonne refuse d'enseigner. Gratuitement. À tout le monde.
La Sorbonne est furieuse. Elle tente de faire interdire les cours. Elle échoue.
Deux chaires deviennent douze. Le grec, l'hébreu, les mathématiques, la médecine, la philosophie.
L'institution s'appelle d'abord le Collège des lecteurs royaux.
Aujourd'hui, c'est le Collège de France. Ses cours sont toujours gratuits. Toujours ouverts à tous. Sans inscription, sans diplôme, sans condition.
Près de cinq siècles plus tard, rien n'a changé. C'est l'un des derniers endroits en France où le savoir n'a pas de prix.
Le document le plus influent de l'histoire de France a été préparé en 4 mois par quatre hommes.
Le 21 mars 1804, Napoléon promulgue le Code civil. 36 lois. 2 281 articles. Un texte qui unifie pour la première fois le droit de 30 millions de Français.
Avant lui, chaque région avait ses propres lois. Le Nord vivait sous le droit coutumier. Le Sud sous le droit romain. Se marier à Lyon et divorcer à Paris pouvait relever de deux législations différentes.
Napoléon réunit quatre juristes en août 1800. Il préside lui-même 57 séances de travail sur 102 au Conseil d'État. Quand le Parlement résiste, il manœuvre pour remplacer les opposants.
Ce Code abolit les privilèges de naissance. Consacre l'égalité devant la loi. Garantit la propriété privée. Instaure le mariage civil.
Il sera adopté ou copié par la Belgique, l'Italie, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Japon, l'Égypte, le Brésil, la Louisiane.
222 ans plus tard, près de la moitié de ses articles sont toujours en vigueur en France.
À Sainte-Hélène, Napoléon dictera : "Ma vraie gloire, ce n'est pas d'avoir gagné quarante batailles. Ce que rien n'effacera, c'est mon Code civil."
En 1835, un gamin de 13 ans quitte son village du Jura.
À pied. Seul. Sans savoir lire.
400 km jusqu'à Paris. Il met deux ans.
À Paris, il emballe des robes pour les riches. Il est si doué que l'impératrice Eugénie le réclame personnellement.
Il invente la malle plate. Révolutionne le voyage.
Ce gamin s'appelait Louis Vuitton.
Il est mort un 27 février, il y a 134 ans, jour pour jour.
L'empire qui porte son nom pèse aujourd'hui plus que le PIB du Portugal.
En patois jurassien, « Vuitton » signifie tête dure.
La plus belle success-story française, et personne ne la connaît.