Argentina'a World Cup games:
- They either get a soft penalty
- Or they get their opposition's legit goal chopped off
- or they get a opposition player sent off
- while they can break ankles, throw punches, kick legs without even getting a yellow
And then they ask us why is Messi & Argentina so hated 😭
Ma traque dans Paris jusqu'à la porte de mon domicile puis la diffusion illégale de photos portant atteinte à ma vie privée, auraient donc été organisées, financées et relayées par Xavier Niel.
De quel droit un milliardaire mécontent d'avoir eu à rendre des comptes peut-il, en toute impunité, utiliser ses moyens financiers et médiatiques pour intimider, surveiller et salir un parlementaire dont le seul tort est d'avoir enquêté sur ses contrats passés avec le service public ?
Avez-vous d’ailleurs entendu la moindre réaction de la Présidente de l'Assemblée, pourtant si prompte, il y a dix jours encore, à légitimer cette opération de déstabilisation parlementaire ?
Si certains pensent que ces méthodes mafieuses me feront taire, ils se trompent.
Je continuerai à exercer mon mandat avec la même détermination.
Et si défendre les intérêts des Français exige d’en payer un prix, je l’assumerai.
Pourquoi les intellectuels se trompent si souvent ?
L’économiste Robin Hanson compare les croyances à des vêtements. Les vêtements possèdent une valeur pratique (ils nous tiennent chaud, nous protègent des blessures…) mais aussi une valeur sociale (ils signalent notre profession, démontrent notre bon goût, etc.). De même, les croyances possèdent une valeur pratique (elles motivent tel ou tel comportement) et sociale (elles témoignent de notre conformité aux codes d’un groupe). Or, plus le climat est hostile, plus nous choisissons nos vêtements pour leur utilité plutôt que pour le signal qu'ils envoient. De manière analogue, plus le prix de l’erreur est élevé, plus nous adoptons nos croyances pour leur valeur pratique ; plus il est faible, plus nous les adoptons pour leur valeur sociale.
De fait, les économistes Roland Bénabou et Jean Tirole examinent la littérature scientifique sur les conditions de la rationalité, et soulignent que c’est lorsque le coût individuel de l’erreur est faible que la pensée rigoureuse est la plus rare Autrement dit, lorsque l’irrationalité épistémique n’est pas pénalisante, chacun opte (inconsciemment) pour la rationalité sociale, raisonne de façon à rationaliser ce qui consolidera sa réputation. Dès les années 1940, Joseph Schumpeter imaginait que l’essor de la libre entreprise avait permis celui de la pensée rationnelle. Pourquoi ? Parce que dans la sphère économique privée, l’échec d’une solution est lourd de conséquences pour celui qui se trompe. Si un entrepreneur tente de répéter neuf fois « planification et contrôle » pour produire un bien, il souffrira de l’inefficacité de l’incantation et sera obligé de réfléchir à d’autres méthodes de production. Pour cet homme, l’incitation à trouver la vérité est puissante.
Chez les intellectuels, et en particulier dans les sciences sociales, l’erreur n’est en revanche pas toujours pénalisante. Un théoricien peut marteler « planification et contrôle » toute sa vie, sans jamais subir lui-même les conséquences de ce qu’il prône. En outre, non seulement il ne peut pas « tester » sa théorie à chaque étape de son élaboration (comme le ferait un boulanger qui vérifierait que son pain lève au four, puis qu’il a bon goût, puis qu’il plaît aux clients, et ajusterait à chaque étape sa recette), ce qui peut le conduire à bâtir une théorie brillante et complexe sur des prémisses erronées (pensons au marxisme, construit sur la théorie fallacieuse de la valeur travail), mais en plus, sa réputation n’est pas indexée sur la validité de ses idées (contrairement au boulanger dont la réputation est fonction de la qualité de son pain). Pourquoi ?
Précisément parce que les critères permettant d’évaluer empiriquement ses théories sont distants dans le temps (si un économiste propose de doubler les impôts, on ne saura pas s’il a raison tant que sa proposition n’est pas appliquée, et si un jour elle l’est, il faudra attendre avant d’en connaître les résultats) et subjectifs (si la hausse d’impôts appauvrit le pays, certains pourraient s’en féliciter, arguant qu’elle a permis l’édification d’une société plus égalitaire). Les intellectuels sont donc peu jugés en fonction des mérites objectifs de leurs opinions, et beaucoup en fonction de l’opinion des autres sur leurs propres opinions (d’où l’importance toute particulière, pour eux, de la rationalité sociale).
Thomas Sowell donne l’exemple suivant :
« La valeur des idées d’un penseur de la déconstruction dépend de la réponse à cette question : d’autres penseurs de la déconstruction trouvent-ils ces idées intéressantes, originales, persuasives, élégantes ou ingénieuses ? Il n’y a pas de critère de vérification externe. […] Les termes mêmes d’admiration ou de rejet parmi les intellectuels reflètent les critères non empiriques en jeu. Les idées qui sont "complexes", "stimulantes", "innovantes", "nuancées" ou "progressistes" sont admirées, tandis que d’autres idées sont rejetées comme "simplistes", "démodées" ou "réactionnaires". »
Même lorsqu’un critère d’évaluation empirique est disponible, le coût individuel de l’erreur semble faible. Dans une étude classique, débutée dans les années 1980, un chercheur a interrogé plusieurs centaines d’experts pour recueillir leurs prévisions quant aux grands événements des décennies suivantes. Bilan vingt ans plus tard : leurs conjectures s’étaient avérées à peine plus précises que celles de chimpanzés qui auraient lancé des fléchettes au hasard , voire moins précises que les prévisions de citoyens lambda ou de modèles statistiques simples. (Plus l’expert était célèbre, plus… il se trompait.)
Le plus surprenant : la justesse de leurs prédictions n’avait eu presque aucun impact sur leur réputation. Même ceux qui s’étaient, pendant vingt ans, trompés lourdement et systématiquement continuaient d’être considérés comme des autorités crédibles dans leurs domaines. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Orwell moquait les « experts » du débat public britannique : aucun n’avait été capable de prédire le Pacte germano-soviétique, beaucoup avaient jugé la ligne Maginot « impénétrable » ou prophétisé que la Russie vaincrait l’Allemagne en moins de trois semaines, mais tous avaient encore pignon sur rue. Il comparait les commentateurs politiques à des « astrologues », jugés et acclamés non pas en fonction de la justesse de leurs croyances et de leurs prévisions (critère de validation empirique), mais de leur capacité à caresser leur lectorat dans le sens de leurs inclinations idéologiques (critère social : l’opinion des autres sur leurs propres opinions).
« L’un des privilèges des intellectuels, écrit le philosophe Eric Hoffer, est qu’ils sont libres d’avoir scandaleusement tort sans nuire à leur réputation. Les intellectuels qui idolâtraient Staline alors qu’il purgeait des millions de personnes et étouffait la moindre aspiration à la liberté n’ont pas été discrédités. Ils continuent de s’exprimer sur tous les sujets et d’être écoutés avec déférence. »
Alors que les faits lui donnèrent souvent tort, Sartre resta toute sa vie le « maître à penser de l’Occident » (selon la formule de Soljenitsyne), révéré par l’intelligentsia des deux côtés de l’Atlantique. En octobre 1939, il écrivait : « Hitler a dit cent fois qu’il n’attaquerait pas la France » ; en 1954, il prédisait que le niveau de vie en URSS serait, dès 1960, de 30 à 40% supérieur au niveau de vie français ; quelques années plus tard, il assurait que les États-Unis étaient en train de sombrer irrémédiablement dans le fascisme. La liste des penseurs restés populaires alors qu’ils se sont lourdement trompés pourrait remplir des pages entières. Même Bertrand Russell, qui appelait au désarmement unilatéral de son pays face aux nazis, est resté après la guerre une référence intellectuelle.
Dans les années 1970, de retour d’Asie, Simon Leys a tenté d’alerter la France sur le bilan humanitaire du régime maoïste. Il s’est heurté aux railleries d’une intelligentsia qui le moquait tout en révérant les niaiseries du Petit Livre rouge. Tandis que Leys, victime d’une cabale, perdait toute possibilité de mener une carrière universitaire, ses contempteurs demeuraient respectés et influents. Fort de cette expérience, Leys compare les grandes consciences intellectuelles aux fous et aux idiots que les peaux-rouges du Far West considéraient comme des « créatures inspirées de Dieu » : les Français « les prennent pour guides, les consultent sur tous les problèmes, et, quand ces oracles se trompent, ce qui arrive souvent, leur accorde[nt] cette immunité dont normalement seuls jouissent les petits enfants et les simples d’esprit ».
Résumons : d’un côté, pour un intellectuel, le prix de l’erreur est faible puisqu’il ne subit pas personnellement les conséquences de ses mauvaises idées. De l’autre côté, le prix à payer s’il énonce une vérité peut être élevé dans le cas où celle-ci ne coïncide pas avec ce que les autres estiment être la vérité. Dans ces conditions, tout est réuni pour permettre une victoire écrasante de la rationalité sociale sur la rationalité épistémique.
Le problème, c’est que lorsque le coût individuel d’une erreur est faible, cela ne signifie pas qu’à terme, son coût collectif n’est pas considérable. En URSS s’est dégagé un consensus autour des théories agricoles de Lyssenko. Parmi les intellectuels communistes ou les cadres du Parti, il était individuellement rationnel pour chacun d’adopter une foi enthousiaste dans le rejet de la génétique classique et l’application de « la dialectique marxiste aux sciences de la nature ». Le coût individuel de l’erreur était faible, en tout cas négligeable par rapport aux gains réputationnels associés. Le coût collectif, à terme : des millions de décès.
Grande-Bretagne : un utilisateur de Twitter condamné à 18 mois de prison pour avoir publié deux tweets anti-immigration qui n’ont été vus que 33 fois. Il a été dénoncé par son beau-frère.
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