@Ayledain@JeanCouarraze Oui mais votre remarque interroge tout de même : vous semblez cautionner qu’un fonctionnaire ne puisse pas avoir d’évolution de carrière ( puisque de fait le gel depuis 15 ans est à peine compensé par cette dernière eu égard à l’inflation)😂😂😂
Il faut donc attendre l’agression d’une enseignante pour qu’une notification MDPH soit exécutée ?
Pas de places en structures spécialisées, pas d’AESH en parcours classique…
Tout repose sur les enseignants à qui vous comptez imposer un nouveau budget de casse cette année 👇
@BFMTV Traduction : pas de places en iTEP
Comme son agression est médiatisée, il passe devant tout ceux qui sont en liste d’attente ( ils sont nombreux
1/ Ilyas n’a ait rien à faire dans cette école et tout le monde le sait.
2/ Stop aux notifications MDPH qui restent lettre morte. C’est inacceptable et lourd de conséquences pour les enfants concernés, leur famille mais aussi leurs petits camarades qu’ils torturent et leurs enseignants. Il faut créer des places en nombre dans des ITEP et IME. L’inclusion quoi- qu’-il en -coûte au nom de l’idéologie tous- ensembliste est largement responsable de l’explosion de l’école publique. Réagissons.
@fmomboisse Réponse : les pédagogistes….
Il ne s’agit pas d’évoluer dans un système scolaire qui brime les élèves ( ou les humilie) mais il ne s’agit pas non plus de mentir, de brader les mentions et la valeur travail…..
Grégoire Borst explique que l'école française serait « incroyablement réactionnaire » parce qu'elle continue notamment à faire apprendre des poésies par cœur et à enseigner l'écriture cursive. Il ajoute que d'autres systèmes scolaires ne « s'embêtent pas avec ça » et obtiennent de meilleurs résultats à PISA.
Je crois qu'il y a là plusieurs confusions et je trouve assez ahurissant qu'un "scientifique" puisse se livrer à de telles affirmations.
1. Apprendre par cœur n'est pas une absurdité pédagogique. Les sciences cognitives ont au contraire solidement établi l'intérêt de la récupération active en mémoire. Les travaux de Roediger et Karpicke sur le retrieval practice montrent qu'essayer de restituer une information sans l'avoir sous les yeux améliore fortement sa rétention à long terme, davantage dans certaines expériences qu'une simple relecture répétée.
Cela ne signifie pas qu'apprendre une poésie transforme magiquement la mémoire en un « muscle » plus puissant dans tous les domaines. Mais cela signifie qu'apprendre, rappeler, oublier partiellement puis rappeler à nouveau constitue bien un exercice cognitif utile. Et la poésie présente ici un intérêt particulier : rythme, syntaxe, sonorités et vocabulaire fournissent une matière riche à mémoriser.
2. La poésie ne sert d'ailleurs pas seulement à entraîner la mémoire. Apprendre Hugo, La Fontaine, Verlaine, Apollinaire ou Prévert, c'est aussi faire entrer durablement dans l'esprit des enfants des mots, des tournures, des images et des constructions qu'ils ne rencontreront pas nécessairement dans leur langage quotidien. À une époque où l'appauvrissement du vocabulaire constitue un enjeu majeur pour notre système scolaire, pourquoi se priver de cet outil ? Une poésie apprise à dix ans peut rester quelque part dans la mémoire pendant cinquante ans. Je me souviens encore de celles que j'ai apprise à l'école... Ce n'est pas du temps perdu : c'est de la langue et de la culture accumulées. C'est pour la même raison que je suis favorable à davantage de théâtre à l'école : apprendre un texte, le comprendre, le dire, l'incarner, c'est travailler simultanément la langue, la mémoire, l'expression et l'imagination.
3. Sur l'écriture manuscrite, la science invite également à un peu plus de prudence avant de parler de pratique « réactionnaire ». Des travaux expérimentaux montrent que l'apprentissage des lettres par l'écriture manuscrite favorise leur reconnaissance et sollicite chez les jeunes enfants des réseaux cérébraux associés à la lecture, davantage que le simple fait de les taper au clavier ou de les tracer passivement. Cela ne veut pas dire qu'il faille transformer les enfants en calligraphes. Mais apprendre à écrire à la main de manière lisible, fluide et automatisée n'est certainement pas une lubie d'un autre âge. C'est d'ailleurs toujours explicitement l'un des objectifs des programmes français, malheureusement pas toujours mis en pratique dans les écoles de ce que j'en vois.
4. Enfin, invoquer PISA pour trancher cette question est assez étrange. PISA mesure à quinze ans certaines compétences en mathématiques, compréhension de l'écrit et sciences. PISA ne mesure ni la mémoire à long terme, ni la richesse du patrimoine littéraire mémorisé, ni la qualité de l'écriture manuscrite. Les États-Unis font effectivement mieux que la France dans certaines dimensions de PISA : en 2022, ils étaient notamment au-dessus de la moyenne OCDE en lecture et en sciences. Mais cela ne démontre évidemment pas que ce résultat serait dû au fait que leurs élèves apprennent moins de poésie ou pratiquent moins l'écriture cursive. Confondre corrélation internationale et causalité pédagogique serait précisément une erreur que les sciences de l'éducation devraient nous apprendre à éviter.
Mais il y a surtout une question plus fondamentale : à quoi sert l'école ?
Si sa seule fonction est de produire des individus pour le marché du travail, alors on peut effectivement commencer à dresser la liste de tout ce qui paraît immédiatement « inutile » : poésie, théâtre, littérature, histoire de l'art, latin, musique...
Mais l'école a aussi pour mission de construire une langue, une culture, une mémoire et un imaginaire... et des citoyens. On n'apprend pas un poème seulement parce qu'il sera « utile » plus tard. On l'apprend aussi parce que quelques dizaines ou quelques centaines de beaux textes conservés en mémoire constituent une part de la culture avec laquelle un individu pense le monde.
Je ne vois là rien de réactionnaire. J'y vois simplement une certaine idée de l'instruction. Celle que les élites françaises ont systématiquement démolie.
@JeanMizrahi Quand on dit que le niveau baisse !!!
Il est scientifique de pacotille pour dire des inepties pareilles !
Est il meilleur en maths ? Pas sûr….
Attention à ne pas mettre les neurosciences en pôle position; nous en avons une parfaite illustration 😉