@chrisdjembo@IsralMutombo11 Ce sont des manipulateurs ils veulent sauvés leur peau pourquoi maintenant ? Pourquoi après avoir voté la loi référendaire ?
[ANALYSE] Dire que le président Tshisekedi n’a pas pu mener à bien ses deux mandats parce que les rebelles et l’armée rwandaise l’en ont empêché en imposant la guerre, revient à insulter à la fois le chef de l’État et le peuple congolais.
Expliquons pourquoi. En tant que garant du bon fonctionnement des institutions, le chef de l’État a prêté serment de protéger l’intégrité territoriale du pays. D’ailleurs, il a lui-même déclaré que s’il ne parvenait pas à rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national, son bilan serait un échec. Par conséquent, affirmer que le Rwanda et les groupes rebelles l’ont empêché de travailler, alors qu’il achève son second mandat, traduit une méconnaissance profonde de la nature même de sa fonction.
C’est un peu comme une sentinelle à qui l’on confie la garde d’une parcelle : si, le lendemain, une voiture y a été volée et qu’elle se justifie en disant : « Si les voleurs n’étaient pas venus, j’aurais bien fait mon travail ; ce sont eux qui m’en ont empêché », alors cet argument devient absurde. La sentinelle est précisément engagée pour faire face à cette menace et protéger les biens.
En somme, l’insécurité persistante après deux mandats constitue la preuve visible et tangible d’un échec régalien. Justifier ce bilan par l’action des rebelles relève d’un non-sens, puisque la mission première du président était justement de défendre la patrie. Tous les États du monde sont soumis, 24 heures sur 24, à des pressions et à des menaces extérieures.
Il en va de même pour le corps humain : à chaque respiration, nous absorbons des virus et des bactéries qui attaquent l’organisme. Pourtant, celui-ci ne reste pas passif ; il déploie ses propres mécanismes de défense pour y faire face. Il devrait en être de même pour un État.
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