Pour exister, les pédagogues n’ont d’autre choix que de produire des pédagogies nouvelles — toujours innovantes, toujours performantes, selon leurs propres dires. C’est la condition sine qua non de leur survie intellectuelle.
À l’image de la fast fashion, l’école est régulièrement traversée de tendances pédagogiques : classes inversées, école dehors, intelligences multiples, classes flexibles… Elles surgissent, séduisent quelques professeurs en quête de légitimité et de distinction, puis s’évaporent aussi vite qu’elles sont venues, laissant derrière elles des générations d’élèves cobaye.
Ces pédagogies, invariablement présentées comme la réinvention de la roue, sont généralement testées sur des échantillons d’élèves dérisoires. Les résultats obtenus sont parcellaires, souvent inexistants — mais qu’importe, puisqu’on innove. Le bilan viendra plus tard. Ou pas.
En parallèle, les termes de savoir et de transmission ont été bannis des instituts de formation avec la rigueur qu’on réservait jadis aux hérétiques. L’enseignant qui aura l’impudence de les prononcer sera promptement vilipendé, ostracisé, catalogué comme un pédagogue rétrograde et dangereux — un fossile résistant au progrès.
On a également révolutionné le lexique, preuve que la forme suffit parfois à masquer le vide du fond. « Aidants » et « apprenants » ont chassé « maître » et « élèves ». Le jeune professeur sans expérience apprendra que la bienveillance est la vertu cardinale de son métier — quand bien même il serait malmené, humilié et rabaissé quotidiennement dans sa propre classe. L’essentiel est de sourire.
Enfin, toute l’attention — et les moyens — sera concentrée sur les élèves « en difficulté », nouveau cœur de l’investissement institutionnel. Les bons élèves, eux, peuvent se débrouiller seuls : on les invisibilise discrètement, on minimise leurs réussites à coups de petits points de couleur plutôt que de notes, et surtout on évite de trop les distinguer — l’excellence fait désordre. Quant à celui qui osera rappeler que le devoir d’universalité de l’enseignant l’oblige à considérer l’intégralité de ses élèves, il sera promptement traité de réactionnaire, qualifié d’élitiste, et rangé dans la case de ceux qui s’opposent au dictat institutionnel.
La roue tourne. Les élèves, eux, lisent, écrivent, comptent et pensent de moins en moins bien.
@FrenchCarcan@thomas_guenole J’ai regardé toute la vidéo en me disant que c’était de l’IA. Vous ne me ferez pas croire qu’on peut être con à ce point !
@Elendhilll@SwordOfSalomon@CaronAymericoff Anarchiste mais le premier à recourir aux institutions quand il est vexé. Anarchiste mais utilise le réseau social d’un milliardaire pour avoir le sentiment d’exister. Anarchiste mais vautré sur son canapé le téléphone à la main. Décidément, les anarchistes ont bien changé.
@AgeMoyen Soyons honnête, le vrai but de ce thread est de défendre le film de Nolan tout en tabassant Musk, n’est-ce pas? Avec l’argumentaire dun enfant de 5 ans vexé. Sous couvert de faire de l’histoire, on fait de l’idéologie politique… Plutôt vilain lorsqu’on se revendique passionné.
@JulienBerg6614@EricNaulleau Aïe. Le tweet sans faute d’orthographe, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Ne désespérez pas, ça finira bien par arriver. Conseil : visez simple et court.
@antoaddd@Enthoven_R La schizophrénie des radicaux de gauche est stupéfiante. Ils s’expriment et pensent comme les pires des dictateurs mais ils se considèrent comme des humanistes. Au final, vous faites bien plus de mal à votre cause que vous ne l’imaginez.
@OlivierBabeau@fogiesbert@franceinter Nier le réel est devenu une spécialité du service public. Il est pourtant aisé de constater qu’on ne se divertit pas de la même façon selon la CSP à laquelle on appartient.
@GilbertCollard Quelle honte ! Je suis outré par tant d’impréparation et de désinvolture. Si cette personne n’a rien à dire, qu’elle laisse sa place à plus compétent !
Ce tweet est gravissime.
Au Vietnam, plus de 160 prisonniers politiques sont détenus pour avoir exercé pacifiquement leur liberté d’expression ou critiqué le pouvoir. Les articles 117 et 331 du Code pénal permettent de condamner jusqu’à vingt ans de prison pour « propagande contre l’État » et jusqu’à sept ans pour « abus des libertés démocratiques ».
Le régime emprisonne journalistes, blogueurs et simples citoyens pour leurs publications : 29 journalistes étaient encore derrière les barreaux en mars 2026, et le Vietnam figurait au 174ᵉ rang sur 180 pour la liberté de la presse. Son décret 147 impose déjà l’identification des comptes, le retrait des contenus jugés illégaux et la transmission des données des utilisateurs aux autorités avec très peu de garanties.
La France, qui avait pour étendard la liberté, remercie donc publiquement l’un des régimes les plus répressifs du monde d’avoir rejoint son “mouvement”. Lorsque le Vietnam adopte votre modèle de contrôle de la parole, ce n’est pas une consécration : c’est une alerte.
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