Haïti U-14 écrase la Jamaïque et décroche le titre de la CFU Challenge Series
La sélection haïtienne masculine U-14 a remporté la CFU Challenge Series 2026 (Tier I), ce dimanche à Punta Cana, en s’imposant largement 4-0 face à la Jamaïque en finale. Les jeunes Grenadiers ont livré une prestation maîtrisée pour s’adjuger le trophée.
Haïti a rapidement pris le contrôle de la rencontre. Jodley Sheeckensley Delmas a ouvert le score à la 28ᵉ minute, avant que Wensley Dumorné ne double la mise quatre minutes plus tard. Le jeune Grenadier a récidivé dès le début de la seconde période, portant le score à 3-0 à la 46ᵉ minute.
Déjà très en vue durant la compétition, Wensley Dumorné a ainsi inscrit un doublé en finale, confirmant son influence dans le parcours des jeunes Grenadiers. Ronelson Pelé Janvier a ensuite scellé le succès haïtien à la 58ᵉ minute, portant définitivement le score à 4-0.
Avec cette victoire nette, Haïti termine la compétition sur une note éclatante et repart de Punta Cana avec le trophée. Un nouveau succès pour le football haïtien et une belle récompense pour ces jeunes Grenadiers, qui continuent de construire leur avenir sur la scène caribéenne. #PAPPOST #Haiti
Le mérite du gouvernement est, au moins, d’avoir réussi à mobiliser tout le monde autour de la question électorale. Il donne du travail aux citoyens, invités à s’inscrire sur le registre électoral. Il occupe les partis politiques, qui ne veulent surtout pas rater le train, même si personne ne peut encore garantir qu’il arrivera à destination. Maintenant, c’est au tour des candidats de se ruer vers le CEP. Chacun veut être à table lorsque le bouillon-vidé sera servi. Peu importe, pour l’instant, de savoir si la table tiendra jusqu’au repas. On se précipite. On avance vite. Très vite. On avance à marche forcée. Mais dans cette course où chacun regarde le calendrier et personne ne semble regarder le chemin, il faudra bien quelqu’un pour voir la pierre avant qu’elle ne fasse trébucher tout le cortège. #PAPPOST #Haiti
La course électorale définitivement lancée ? Le décret électoral et le calendrier électoral sont publiés. Des partis et groupements politiques sont validés. Le 19 août 2026, un tirage au sort a attribué à chacun son numéro de campagne. Et sans même laisser le temps de souffler, l’autorité électorale lance, ce jeudi 20 août, l’inscription des candidats. Le Conseil électoral provisoire va vite en besogne. Il semble avoir décidé d’oublier le vieux dicton selon lequel qui va lentement arrive sûrement. Encore faudrait-il, dans un pays amputé d’une bonne partie de son territoire, savoir où mène cette course. #PAPPOST #Haiti
Il faut cesser de considérer la catastrophe comme un rendez-vous imprévisible auquel l’Etat répondra avec les moyens du bord. La catastrophe est imprévisible. La préparation ne l’est pas. Nous savons où nous sommes. Nous connaissons notre histoire. Nous connaissons le 12 janvier. Nous savons ce que coûte l’effondrement d’un bâtiment. Nous voyons ce qui se passe autour de nous en 2026. Il ne manque plus qu’une chose : décider que la prochaine fois, nous ne serons pas surpris. Parce qu’un séisme ne demande pas si nous sommes prêts. Il frappe. Et lorsque la terre cessera de trembler, il sera trop tard pour commencer à construire la résilience. #PAPPOST #Haiti
Depuis le 12 janvier 2010, nous disposons de quinze années pour apprendre. Quinze années pour inspecter les écoles. Quinze années pour renforcer les hôpitaux. Quinze années pour contrôler les constructions. Quinze années pour imposer les normes parasismiques. Quinze années pour savoir quels bâtiments pourraient devenir des tombeaux au premier choc violent. Nous n’avons pas le droit de découvrir ces choses après la prochaine catastrophe. Le pays ne dispose toujours pas d’un véritable fonds national de résilience et de réponse aux catastrophes, alimenté avant la catastrophe. Nous continuons à attendre que la catastrophe arrive pour chercher l’argent, les équipements, les secours, les tentes, les médicaments et les moyens de sauver ceux qui peuvent encore l’être. C’est une manière dangereuse de gouverner un pays qui vit avec les cyclones, les inondations, les glissements de terrain et les séismes. #PAPPOST #Haiti
Ce ne sont pas des tremblements de terre haïtiens. Ils ne permettent évidemment pas de prédire un séisme en Haïti. Mais ils rappellent une réalité que nous préférons souvent oublier : Haïti appartient à une région sismiquement active. La Jamaïque est à quelques centaines de kilomètres de nos côtes. Cuba aussi. Porto Rico et les îles Vierges sont dans notre voisinage immédiat. Le passage de Mona se trouve entre Haïti et Porto Rico. La République dominicaine partage avec nous la même île. Quand la terre travaille dans cet espace, Haïti n’est pas un îlot posé hors du monde. On ne cherche pas à savoir si la terre tremblera encore. Elle tremblera. Il faut chercher à savoir ce que nous aurons fait avant. #PAPPOST #Haiti
Depuis 2010, Haïti n’a pas encore réappris à habiter sa terre. Deux présidents élus se sont succédé. Le temps a passé. Mais le pays n’a pas encore réussi à ramasser, grain après grain, les fragments de l’expérience du 12 janvier 2010 pour en faire une véritable culture de la prévention. Et pendant que nous tardons à nous préparer, la terre continue de bouger autour de nous. Depuis janvier 2026, les séismes de magnitude 4,5 et plus se sont multipliés dans le voisinage régional d’Haïti. La Jamaïque a enregistré des secousses de magnitude 5,6 en février. Cuba a connu un séisme de 5,7 en mars. Porto Rico a enregistré 5,1 en février. Le passage de Mona, entre Hispaniola et Porto Rico, a également été secoué à plusieurs reprises. Des séismes ont frappé les îles Vierges, la République dominicaine et les Petites Antilles. Et le 24 juin, au large du Venezuela, la terre a frappé beaucoup plus fort : 7,3 puis 7,4 de magnitude, à environ un millier de kilomètres d’Haïti. #PAPPOST #Haiti
¿Considera Estados Unidos (EU), a largo plazo, reabrir bases militares en Panamá? Esta fue una de las preguntas que un periodista estadounidense le formuló al secretario de Guerra de EU, Pete Hegseth, durante su visita a Panamá.
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Poukisa tout Ayisyen vle prezidan ?
Devenir président de la République est manifestement la volonté politique la mieux partagée et la plus largement exprimée en Haïti. Chaque Haïtien semble croire porter en lui le pays qu’il serait le seul à pouvoir bien diriger. Haïti, ce bien commun, est sa propriété privée. La politique ne consiste plus nécessairement à construire un projet collectif, mais à conquérir la place d’où l’on pourra enfin montrer aux autres comment gouverner. Il suffit de regarder la longue procession des prétendants. Le pays compte presque autant de présidents potentiels que de citoyens convaincus de leur propre capacité à le sauver. #PAPPOST #Haiti
Vous voulez être président d’Haïti ? Très bien. Mais la présidence n’est pas une chaise. C’est une somme de choix, de ruptures et de responsabilités.
Il faudra répondre à des questions que les slogans ne peuvent pas esquiver. Chine ou Taïwan ? Quelle politique étrangère voulons-nous et quels intérêts nationaux entendons-nous défendre ? Avec Pékin ou Taipei, il ne s’agit pas seulement de choisir un drapeau. Il s’agit de savoir ce qu’Haïti veut obtenir, ce qu’elle est prête à négocier et ce qu’elle refuse de sacrifier.
Avec la République dominicaine, renégocier les rapports commerciaux ou continuer à subir ? Le problème n’est pas de nourrir une hostilité de circonstance. Il est de savoir si un Etat peut durablement accepter une relation économique où ses frontières, son marché et sa production nationale semblent toujours définis par les intérêts de l’autre.
Construire des routes ou continuer à réparer les ruines ? Haïti manque d’infrastructures structurantes. Faut-il continuer à colmater l’existant, kilomètre après kilomètre, ou enfin penser un réseau national routier capable de relier les territoires, de faire circuler les personnes, les marchandises et les capitaux ?
Créer de nouvelles villes ou continuer à étouffer dans les mêmes espaces ? Pendant des décennies, Port-au-Prince s’est étendue sans véritable projet urbain. Comment Haïti veut vivre dans vingt ans, en 2054 par exemple, trente ou cinquante ans?
Repenser entièrement la région métropolitaine ou continuer à camper en maîtres-marrons sur les décombres de la planification ? Une capitale ne peut pas être éternellement administrée comme une urgence provisoire. Il faut penser les transports, le logement, les zones industrielles, les services publics, l’eau, les déchets, les espaces verts et la sécurité comme les pièces d’un même système.
Et puis il y a l’éducation. Pas les annonces de gratuité « tèt chat ». Pas les programmes conçus pour produire un communiqué et disparaître avec lui.
Il faut se demander aujourd'hui quel citoyen, quel travailleur et quelle société voulons-nous former ? Et combien sommes-nous prêts à investir pour y parvenir ?
La liste est longue. Très longue. Elle concerne l’énergie, l’agriculture, la fiscalité, la justice, la sécurité, la santé, l’industrie, la diaspora, la décentralisation, le logement, la fonction publique et jusqu’à la manière dont l’Etat collecte et dépense chaque gourde.
Alors, vous voulez être président d’Haïti ? Parlez-nous moins de votre désir de gouverner et davantage du pays que vous voulez construire. Parce qu’Haïti n’a pas seulement besoin d’un président. Elle a besoin d’un projet de pays.
Vous pouvez ajouter vos questions. #PAPPOST #Haiti
L’idée selon laquelle l’élargissement de la classe moyenne favoriserait la croissance repose sur des mécanismes économiques plausibles. Des ménages disposant de revenus plus élevés peuvent davantage consommer, épargner, investir dans l’éducation et créer des activités. Une économie comptant davantage de ménages solvables dispose aussi d’un marché intérieur plus important. Mais les oligopoles haïtiens ne veulent pas ça. Ces quelques familles ne veulent pas ça. Pour eux, l’économie fermée est un bonheur infini. Cela donne quoi comme réalité ? Une voiture chinoise Jetour qui se vend à 26 000 dollars américains au Panama est vendue en Haïti à 44 000 dollars. Un petit bureau de travail qui se vend à 150 dollars américains en République dominicaine est vendu à 400 dollars dans une boutique exiguë sur la route de Delmas. Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, est le pays le plus cher des Amériques. D’où l’enjeu des élections qui viennent : poser toutes ces questions dans le débat public. Merci à Robert Paret Jr d’avoir relancé le débat. #PAPPOST #Haiti
Avant de créer une classe moyenne, encore faut-il lui donner un pays où prospérer.
Dans une récente intervention, l’économiste Robert Paret Jr. a relancé un débat que l’on croyait presque épuisé : celui du poids, ou plutôt de l’absence, d’une véritable classe moyenne en Haïti.
Selon son estimation, à peine 2 % de la population appartiendrait à cette catégorie, tandis que le pays disposerait d’une classe possédante particulièrement étroite. Dans son raisonnement, une classe moyenne plus nombreuse, mieux éduquée et disposant d’un pouvoir d’achat accru pourrait stimuler l’emploi, soutenir la croissance et élargir l’assiette fiscale.
L’intuition mérite d’être prise au sérieux. Mais elle ne suffit pas à constituer une politique économique.
La première question est celle de la donnée. Le chiffre de 2 % circule désormais comme une évidence. Mais quelle définition de la classe moyenne permet d’aboutir à ce résultat ? Quel seuil de revenu ? Quel niveau de patrimoine ? Quelle année de référence ? Quelle source statistique ?
Selon que l’on définit la classe moyenne par le revenu, le patrimoine, la consommation, la stabilité de l’emploi ou une combinaison de ces critères, sa taille peut considérablement varier. Dans un pays où les données économiques et sociales demeurent incomplètes et irrégulièrement actualisées, un chiffre aussi précis ne peut être traité comme une vérité établie sans que sa méthode soit clairement exposée.
Il ne s’agit pas de pinaillage statistique. Une politique publique ne peut reposer sur une donnée dont la définition reste incertaine.
Il faut ensuite regarder la causalité. L’idée selon laquelle l’élargissement de la classe moyenne favoriserait la croissance repose sur des mécanismes économiques plausibles. Des ménages disposant de revenus plus élevés peuvent davantage consommer, épargner, investir dans l’éducation et créer des activités. Une économie comptant davantage de ménages solvables dispose aussi d’un marché intérieur plus important.
Mais la relation fonctionne dans les deux sens. La croissance, l’emploi formel, la stabilité institutionnelle et l’amélioration des revenus peuvent eux-mêmes produire une classe moyenne plus importante.
Autrement dit, la classe moyenne peut être à la fois un moteur et le produit du développement. La présenter uniquement comme le moteur risque de renverser l’ordre des priorités. C’est là que le cas haïtien devient particulièrement difficile.
Le mécanisme économique décrit par Paret suppose un environnement minimal : pouvoir travailler sans être racketté, circuler librement, protéger son commerce, accéder au crédit, épargner, investir et transmettre son patrimoine. Or ces conditions sont aujourd’hui gravement fragilisées par l’insécurité et le recul de l’autorité de l’Etat dans plusieurs zones du pays… Lire la suite de l’article sur le https://t.co/T0EYnPNh4b ! #PAPPOST #Haiti