Así se ve un sueldo de 750.000 dólares al año: un tipo en camiseta blanca, un pizarrón y 2 horas y media.
Stanford, CS336. Percy Liang construye un LLM desde cero. Lo que hay debajo de Claude y ChatGPT, y arranca por la parte que todos saltan: el modelo no lee tu texto, lee números.
Anthropic paga ese sueldo a los ingenieros que entienden esa capa.
Lo único que cobra Stanford son 2 horas y media de tu atención.
Faut pas être trop regardant sur l'utilisation du gaz... les géants de l'IA ne devraient plus tarder à rouvrir les mines de charbon et abattre des arbres : la consommation électrique devient rééllement délirante.
Les data centers des hyperscalers (Amazon, Google, Meta, Oracle) réclament de l'électricité tellement vite que les réseaux locaux ne suivent plus. Du coup, pour s'assurer une alimentation stable, ces géants ne demandent plus : ils achètent leurs propres turbines à gaz, directement en sortie d'usine chez GE Vernova (60ù de hausse YTD)
Quelques exemples concrets :
– Microsoft monte une centrale dédiée de 2,7 GW au Texas — de quoi alimenter 3 millions de foyers.
– OpenAI déploie près d'1 GW rien que pour Stargate.
Résultat, le carnet de commandes de GE Vernova est saturé. L'IA représente désormais 20% des commandes de turbines, et les ventes sont sécurisées jusqu'en 2031.
Le prix d'une seule machine dépasse 250 M$, et il a bondi de +300% en trois ans. Toute la filière en profite : Caterpillar, Siemens, Mitsubishi.
L'IA tourne au cloud. Mais le cloud, lui, tourne au gaz........
رجل الماني من ميونخ كان لديه فضول اين تذهب الملابس في صندوق تبرعات الصليب الاحمر فوضع جهاز تتبع AirTag في حذاء
المفاجأة بعد 5 ايام تتبع الحذاء ليجده سافر اكثر من 800 كم، مر بالنمسا وسلوفينيا وكرواتيا واخيرا وصل للبوسنه والهرسك، سافر لهناك ووجده في متجر احذيه معروض للبيع واشتراه ب10 يورو ونشر هذا المقطع
سبب الموضوع جدل كبير فأضطر الصليب الاحمر يرد: بأن 10% من الملابس تذهب مجانا للمحتاجين والباقي يتم بيعها لتمويل مشاريع انسانية
littérature technique contesteLe Druide, l’Hyper-Docteur et le Marais des Fausses Évidences
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[ Note stratégique : Idriss Aberkane m’ayant bloqué, ce billet ne pourra pas atteindre le duo sans votre aide. Si vous voulez que le Druide et l’Hyper-Docteur reçoivent cette remise à l'heure des pendules, partagez ce débunkage massivement. ]
Intro : La Profondeur de Kasparov contre le Bruit de la Rue
Je me suis replongé ce matin dans l’analyse de la légendaire partie Kasparov – Topalov (Wijk aan Zee, 1999). Si vous aimez la structure, c’est le Graal. À un moment donné, Kasparov lâche son coup : Td4!!, un sacrifice de tour qui semble, sur l'instant, totalement insensé. Mais derrière ce mouvement, il y a un calcul profond sur plus de 20 coups. Kasparov ne joue pas aux dés ; il voit une structure que les moteurs d'échecs les plus puissants ont mis des années à confirmer pleinement. C'est l'apothéose de la rigueur intellectuelle : sacrifier le spectaculaire pour l'imparable.
À l’opposé de cette clarté, j’ai dû m’infuser l’heure quarante-cinq de la dernière vidéo d'@idrissaberkane et @raoult_didier : « Raoult face à Maxwell : qui contrôle la science ? ». Le contraste est violent. Là où Kasparov cherche la vérité dans la profondeur, le duo Aberkane-Raoult empile les briques d'un narratif de corruption globale pour masquer des erreurs de calcul — ou plutôt de faits — absolument grossières.
Nous sommes face à un cas d'école de « Gish Gallop », ou ce que j'appelle le mille-feuille argumentatif : une technique qui consiste à saturer l'audience de demi-vérités et de sujets disparates pour empêcher toute analyse sérieuse. On vous bombarde de « preuves » sur Epstein, Bill Gates, le glyphosate ou la polio, tellement vite que vous n'avez pas le temps de voir que chaque brique est en plastique.
Alors, on va faire comme Kasparov : on va poser le jeu. On va sortir le scalpel et analyser cette vidéo brique par brique, coup par coup. Il ne faudrait pas que le « Druide » et son intervieweur passent à côté de cette analyse, malgré les blocages préventifs sur les réseaux sociaux.
Messieurs, la science n'est pas un blitz sur YouTube, c'est une partie longue. Et le temps vient de faire le tri.
I ) Bill Gates & Polio : Le Mirage de la Fin de Partie
L’Affirmation : « Le vaccin oral (OPV) promu par Gates crée plus de malades qu’il n’en soigne. »
Le Débunkage Technique :
C’est le premier pion que le Druide avance sur l’échiquier, et il compte sur le fait que vous ne connaissez pas les règles de la fin de partie. Regardons les chiffres officiels de l'OMS pour l'année 2024 : on recense 99 cas de poliovirus sauvage (WPV1) contre 463 cas de poliovirus dérivés d'une souche vaccinale (cVDPV). Le calcul est implacable : les cas dérivés du vaccin représentent effectivement environ 82 % des cas mondiaux. Sur le point d'étape de septembre 2025, cette part grimpe même à 84 %.
Alors, Raoult a raison ? Non, il commet une erreur de débutant — ou une manipulation de maître. C’est ce qu’on appelle le « biais de fin de partie ». Ces statistiques ne sont réelles que parce que le virus sauvage est en train de disparaître de la surface de la Terre grâce aux efforts de vaccination mondiaux. Présenter l'OPV comme une usine à malades, c'est oublier qu'il est le pilier central de l'éradication qui a permis d'éviter des millions de cas de paralysie depuis 1988.
Dans une phase de « endgame », il est mécaniquement attendu que les virus dérivés du vaccin, qui circulent dans des populations insuffisamment immunisées, deviennent la principale source de cas paralytiques recensés. C'est précisément pour éliminer ce risque résiduel que la stratégie mondiale prévoit une transition vers le vaccin inactivé (VPI) et le déploiement de nouvelles versions plus stables du vaccin oral.
La Perspective Curioseptico :
Ici, Raoult joue sur la corde sensible : la peur du risque résiduel. En isolant une statistique de 2024 pour en faire une vérité générale, il tente d'effacer l'un des plus grands succès de l'histoire de la santé publique. C'est une gaffe tactique : c’est comme critiquer l'usage des gilets de sauvetage parce qu'ils irritent la peau des naufragés, en omettant de préciser qu'ils sont la seule raison pour laquelle ces derniers ne sont pas au fond de l'eau. Le Druide préfère le spectaculaire de la « maladie créée » à la réalité de millions de vies sauvées.
II ) L’Affaire BioNTech : Anatomie d’un Faux Délit d’Initié
L’Affirmation : « Gates a investi 55 M$ dans BioNTech juste avant le COVID (septembre 2019) pour empocher 1 milliard. »
Le Débunkage Stratégique :
Dans cette interview, on nous rejoue la partition de l’« initié » qui sait tout avant tout le monde. La chronologie présentée est exacte, mais elle est isolée de son contexte pour créer un effet de sidération. Oui, le 4 septembre 2019, la Fondation Gates a effectivement annoncé un investissement de 55 millions de dollars dans BioNTech. Les documents de la SEC (l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) confirment un prix d'achat de 18,10 $ par action.
Cependant, suggérer que Bill Gates a eu un « flair » surnaturel quelques mois avant la pandémie est une erreur de lecture profonde. Pour un analyste sérieux, cet investissement n’est pas un signal isolé, mais la suite logique d'une persévérance de dix ans dans la technologie de l'ARNm. La Fondation Gates finançait déjà CureVac dès mars 2015 avec 52 millions de dollars. Elle a également accordé une subvention pouvant aller jusqu'à 100 millions de dollars à Moderna dès janvier 2016. Gates n'a pas misé sur BioNTech parce qu'il prévoyait une pandémie en 2019, mais parce qu'il construisait patiemment un portefeuille de plateformes vaccinales depuis des années.
Quant à la fameuse « plus-value d’un milliard », elle est arithmétiquement plausible si l’on regarde la valorisation théorique au pic de l'action en 2021 (qui a frôlé les 450 $). Mais l'interview oublie de préciser s'il s'agit d'un gain réellement encaissé ou d'une simple valorisation « papier ». Sans preuve de vente au sommet, on reste dans la conjecture.
De plus, une règle fiscale vous échappe : les profits réalisés par le Trust de la Fondation sont légalement verrouillés. Ils doivent être réinvestis dans le fonds de dotation pour financer les programmes philanthropiques. Techniquement, Gates ne peut pas 'empocher' ce milliard pour son usage personnel. C'est de l'argent qui tourne en circuit fermé pour la santé mondiale.
La Perspective Curioseptico :
C’est ici que l’on démasque le « biais du survivant ». Aberkane et Raoult pointent la seule graine qui a germé spectaculairement pendant l'orage, en ignorant tout le champ que la Fondation a dû semer pendant dix ans. Ils transforment une stratégie de recherche et développement (R&D) globale et risquée en un délit d'initié chirurgical.
Aux échecs, c'est ce qu'on appelle une analyse post-mortem paresseuse. Ils voient le mat final et en déduisent que le premier coup était une triche, sans comprendre que la position s'est construite par une accumulation de petits avantages positionnels (et de nombreux échecs dans d'autres boîtes de biotechnologie passées sous silence). Messieurs, la persévérance n'est pas un crime, et la réussite d'un investissement après dix ans de tentatives infructueuses n'est pas un complot, c'est juste de la méthode.
III ) Le Glyphosate : Le Fantôme du « Décalamineur de Tuyaux »
L’Affirmation : « Le glyphosate a été littéralement inventé pour décalaminer des tubes en 1964. »
Le Débunkage Chimique :
C’est l’une des briques les plus spectaculaires du mille-feuille d'Idriss Aberkane : l'idée que nous ingérerions un produit conçu pour nettoyer la tuyauterie industrielle. Pour appuyer cette thèse, il s'appuie sur un brevet de la société Stauffer Chemical publié en 1964.
Mais quand on regarde les pièces du dossier, le calcul s'effondre :
▶️ Les Brevets : Le brevet US3160632A de 1964 décrit effectivement des acides aminométhylène-phosphiniques utilisés comme agents chélatants (pour fixer les métaux) ou agents mouillants. Cependant, la littérature technique conteste l'assimilation directe entre ce brevet et le glyphosate herbicide. Ce n’est pas le brevet qui définit le glyphosate comme herbicide".
▶️ La Réalité : Le véritable brevet qui définit la N-phosphonométhyl-glycine (le glyphosate) comme herbicide phytotoxique est le brevet US3799758A, déposé par Monsanto et publié seulement en 1974.
Présenter une molécule par son ancêtre industriel de labo est une simplification abusive. Techniquement, beaucoup de substances aujourd'hui courantes ont eu des brevets initiaux pour des usages totalement différents.
La Perspective Curioseptico :
Utiliser un usage industriel initial pour effrayer le public est un procédé rhétorique aussi usé qu'un vieux pignon de montre. C'est ce que j'appelle la "stratégie de l'épouvantail" : on vous dit que c'est un décalamineur pour que vous imaginiez vos intestins décapés par de l'acide industriel.
Prétendre que c'est « ce qu'on bouffe » est un raccourci qui ignore totalement la biochimie. C’est comme dire que vous portez de la dynamite au poignet parce que certains composants des huiles de lubrification de votre montre ont été développés pour l'industrie de guerre. C’est spectaculaire, c’est parfait pour faire des vues sur YouTube, mais c’est une faute de calcul majeure sur la réalité de la molécule.
Les plus malins du fond de la classe tenteront la carte de la parade : « Oui, mais Monsanto a déposé un brevet en 2010 (US 7,771,736) pour l'utiliser comme antiparasitaire, c'est donc un antibiotique qui détruit notre microbiote ! ». C’est vrai, le brevet existe. Le glyphosate inhibe l'enzyme EPSPS, présente chez certaines bactéries. Mais là encore, on confond un brevet d'application spécifique in vivo avec les doses résiduelles agricoles réelles. Prétendre que la population humaine subit une antibiothérapie de masse à cause du Roundup est une extrapolation qui transforme une inquiétude toxicologique légitime (que la science étudie sérieusement, notamment sur le microbiote des abeilles ) en un énième complot d'empoisonnement mondial.
Soyons précis jusqu'au bout : le glyphosate a effectivement des propriétés antimicrobiennes (il existe même un brevet de 2010 sur ce sujet). Mais lier cela au brevet de décalaminage de 1964 est une malhonnêteté intellectuelle. On critique une molécule pour son impact biologique réel (le microbiote), pas pour l'usage industriel de son ancêtre chimique. C'est comme dire que l'eau est toxique parce qu'elle est utilisée pour couper l'acier à haute pression.
IV ) Elisabeth Bik & uBiome : L’Assassinat par Anachronisme
L’Affirmation : « Elisabeth Bik était directrice scientifique d’uBiome lors de la fraude perquisitionnée par le FBI, et elle n’a "rien vu". »
Le Débunkage Chronologique :
C’est une attaque de type « empoisonnement du puits » particulièrement grossière. Pour discréditer celle qui traque avec une précision chirurgicale les anomalies d’imagerie dans les publications de l'IHU, Didier Raoult tente de la lier à un scandale de fraude d'entreprise. Sauf que pour réussir ce coup, il faut falsifier le calendrier.
▶️ Les Dates : La réalité des faits brise immédiatement le narratif. Elisabeth Bik a quitté la société uBiome en 2018. La perquisition du FBI, qui a révélé l’ampleur de la fraude aux investisseurs et aux assurances, n’a eu lieu qu'en avril 2019, soit un an après son départ. Accuser Bik de n'avoir « rien vu » lors de la perquisition est une impossibilité physique : elle n’était plus dans les effectifs depuis des mois.
▶️ Le Rôle : Le « Druide » la présente comme la « Directrice Scientifique » (Chief Scientific Officer), un poste exécutif de premier plan. En réalité, les archives de l’entreprise indiquent qu’elle occupait les fonctions de « Science Editor » puis de « Scientific and Editorial Director ». Son rôle était centré sur les publications scientifiques et non sur les pratiques de facturation frauduleuses qui ont conduit à l’inculpation des cofondateurs par le Département de la Justice (DOJ) en 2021.
La Perspective Curioseptico :
Raoult tente ici un coup désespéré : la culpabilité par association temporelle. C’est un anachronisme volontaire utilisé pour disqualifier un adversaire dont le calcul est trop précis pour être contesté sur le fond.
Aux échecs, c’est comme essayer de capturer une pièce qui a déjà quitté l’échiquier trois coups auparavant. En liant Bik à une fraude dont les inculpations visent exclusivement les co-PDG pour des manoeuvres financières, Raoult espère que ses auditeurs ne vérifieront pas les dates. Manque de chance pour lui, les registres du FBI et du DOJ sont publics : la perquisition a eu lieu dans un bureau où Bik ne mettait plus les pieds depuis longtemps. C'est une gaffe tactique qui ne fait que souligner la fragilité de sa propre ligne de défense.
Certains s'étrangleront en hurlant que le site PubPeer — l'outil principal de Bik et des veilleurs de l'intégrité scientifique — est financé par la Fondation Arnold, preuve d'une cabale des élites. C'est ignorer que la transparence a un coût serveur et légal. Traiter PubPeer de mafia parce qu'une fondation finance sa résilience technique, c'est comme accuser le fabricant de loupes de manipuler les empreintes digitales que l'inspecteur trouve sur la scène de crime. Les images bidouillées dans les publications sont réelles ; peu importe qui paie l'hébergement du site qui les expose.
La Note de Précision Chronologique (Le suicide d'un mort)
Il y a un pignon qui grince terriblement dans leur démonstration : le facteur temps. Jeffrey Epstein s’est suicidé en août 2019. Le COVID-19 et la guerre de l’hydroxychloroquine n’ont débuté qu’en 2020. Pour qu’Epstein ait pu « piloter » ou « influencer » une quelconque cabale contre Didier Raoult, il aurait fallu qu’il soit doué de précognition ou qu’il agisse depuis sa tombe.
Utiliser les dossiers Epstein de 2011 pour expliquer les critiques scientifiques de 2020 est une acrobatie narrative qui défie les lois de la physique. Aberkane tente de lier des événements séparés par une pandémie mondiale et un décès, simplement pour saturer l'espace de noms célèbres et inquiétants. C'est ce qu'on appelle un anachronisme opportuniste : on mélange les époques pour que l'émotion (le dégoût d'Epstein) l'emporte sur la logique (la chronologie des faits).
V ) L’Hôpital « Vide » : L’Insulte aux Soignants
L’Affirmation : « Le taux d'occupation des lits en France était inférieur de 15 % à la normale pendant toute la période de l'épidémie. »
Le Débunkage Hospitalier :
C'est l'argument « comptable » favori de Didier Raoult pour suggérer que la crise n'était qu'une mise en scène médiatique. Mais comme souvent dans son analyse, il utilise une moyenne globale pour masquer une saturation locale et critique.
▶️ La Manipulation : Les chiffres de la DREES confirment effectivement une réalité : l'activité hospitalière hors COVID-19 a chuté de 13 % sur l'ensemble de l'année 2020 par rapport à 2019. Lors de la première vague (mars-mai 2020), on a même observé un effondrement de 53 % des séjours classiques. Pourquoi ? Parce que des milliers d'interventions chirurgicales et de soins programmés ont été annulés massivement pour dégager des ressources. Mécaniquement, cela a vidé des unités entières de chirurgie ou de médecine générale.
▶️ La Réalité : Pendant que les lits de soins programmés étaient vides, le « goulot d'étranglement » des soins critiques explosait. Alors que le taux d'occupation normal en réanimation tourne autour de 88-89 % , il est monté à 94,9 % en moyenne annuelle sur 2021. Au plus fort de la crise, fin mars 2020, les besoins en réanimation ont atteint 140 % de la capacité nationale initiale, avec des pics délirants à 250 % en Île-de-France.
La Perspective Curioseptico :
Utiliser le fait que des lits de dermatologie ou de rhumatologie étaient inoccupés pour affirmer que l'hôpital n'a jamais manqué de place est une manipulation comptable indécente. C’est une insulte directe à l'épuisement des soignants qui, eux, se trouvaient dans les services de réanimation saturés, à gérer des transferts de patients par TGV parce que les capacités locales étaient pulvérisées.
Aux échecs, Raoult essaie de vous faire croire qu'il gagne la partie parce qu'il a encore tous ses pions sur l'aile reine, alors que son roi est en plein Zugzwang et que son aile roi est en train de brûler. Prétendre qu'il n'y a pas eu de problème de lits en regardant une moyenne nationale, c'est comme dire que tout va bien dans un immeuble en feu sous prétexte que les appartements du rez-de-chaussée ne sont pas encore touchés par les flammes.
VI ) Testostérone : L’Ado en Carton
L’Affirmation : « Un ado américain de 2026 a un niveau de testostérone inférieur à un homme de 65 ans. »
Le Débunkage Hormonal :
C’est le « coup d'éclat » final de l'interview : une statistique terrifiante censée prouver l'effondrement biologique de la jeunesse. Sauf que lorsqu'on confronte cette assertion aux chiffres réels de l’enquête nationale NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey), le narratif de l' « ado en carton » part en fumée.
▶️ Les Chiffres : Pour les hommes de 12 à 19 ans, la testostérone totale médiane est de 386 ng/dL. Pour les hommes de plus de 50 ans, elle tombe à 367 ng/dL. L'adolescent moyen n'est pas "inférieur" au senior ; il est, au niveau médian, légèrement au-dessus.
▶️ La Testostérone Libre : Si l'on regarde la testostérone libre (celle qui est réellement active), la différence est encore plus flagrante en faveur de la jeunesse : 7,52 ng/dLpour les 12-19 ans contre 5,44 ng/dL pour les plus de 50 ans.
L’idée qu'un adolescent en pleine puberté — période où les niveaux peuvent exploser jusqu'à 1 200 ng/dL — soit biologiquement plus "vieux" qu'un retraité est une aberration statistique. Sans un cadrage très particulier (incluant par exemple des enfants prépubères ou mélangeant les sexes), cette affirmation est tout simplement fausse.
Attention à la nuance : oui, les études montrent une baisse globale de la testostérone générationnelle depuis 20 ans (perturbateurs endocriniens, obésité). C'est un vrai sujet. Mais affirmer que la courbe s'est inverséeau point qu'un ado est sous le niveau d'un senior est un mensonge statistique. On peut alerter sur une baisse sans inventer une inversion biologique.
La Perspective Curioseptico :
Nous sommes ici devant une « vérité » spectaculaire, inventée de toutes pièces ou déformée à l'extrême pour nourrir un discours de déclin civilisationnel. C’est une tactique de peur classique : on utilise la biologie pour valider une idéologie.
Aux échecs, c'est ce qu'on appelle un blunder (une gaffe) stratégique : on sacrifie la précision des données pour tenter d'impressionner la galerie avec un coup brillant qui ne tient pas l'analyse. Prétendre que la jeunesse s'effondre hormonalement sur la base de chiffres inexistants, c'est oublier que les faits, contrairement aux algorithmes de recommandation, n'ont pas besoin de faire le buzz pour être vrais.
VII ) L’Hyper-Narratif d’Aberkane : Quand l’interviewer joue sa propre partie
L’Affirmation : Idriss Aberkane ne se contente pas de poser des questions ; il construit un récit où les médias, Wikipédia et le CNRS sont les complices d’un réseau criminel global lié à l'affaire Epstein.
La Perspective Curioseptico :
Dans cette interview, Idriss Aberkane ne cherche pas la neutralité, il cherche la validation. C’est un cas d'école de « biais de confirmation par procuration ». Il ne pose pas de questions pour apprendre, mais pour obtenir un hochement de tête du Druide sur ses propres obsessions.
▶️ Le Procès de Wikipédia et Reddit : Aberkane affirme que Ghislaine Maxwell « contrôlait complètement » les réputations scientifiques via Wikipédia et Reddit. C’est une extrapolation massive qui ignore la réalité technique de ces plateformes. Si Maxwell a pu être une modératrice influente sur Reddit, prétendre qu’elle dirigeait la réputation des journaux scientifiques mondiaux est une erreur de calcul grossière. Surtout, l'accusation portée contre Wikipédia ne résiste pas à l'analyse : le système de l'encyclopédie est une forteresse de consensus décentralisée. On ne change pas un fait établi d'un simple clic ; toute modification sur un sujet sensible déclenche une cascade de validations, de discussions communautaires et une obligation de sourçage rigoureuse. C'est un système solide, conçu pour être résilient aux tentatives de manipulation individuelle, ce qui rend le « contrôle » fantasmé par Aberkane techniquement impossible dans la durée. Confondre un pion influent avec le Grand Maître qui dirige le tournoi, c'est oublier que Wikipédia est une méritocratie de la source, pas un blog privé.
▶️ Le Déni Médiatique Imaginaire : Aberkane accuse les médias de « négationnisme aggravé » pour avoir nié l’affaire Epstein. C’est une inversion totale de la réalité. Les médias n'ont jamais nié les crimes d'Epstein ; ils ont en revanche fait leur travail de défense en démasquant les délires du Pizzagate (le réseau pédophile imaginaire dans une cave de pizzeria sans sous-sol). Confondre le débunkage d'une théorie du complot absurde avec le déni d'un crime réel est une faute de logique élémentaire.
▶️ Le Glissement Sémantique : « Big Pharma » et Cartellisation : Pour Aberkane, nier l'existence de « Big Pharma » (terme qu'il définit comme un cartel criminel reconnu par les tribunaux) est une preuve de complicité. C’est une manipulation sémantique : il utilise des amendes civiles réelles (comme celle de Pfizer ou Purdue) pour valider un terme militant et flou, transformant toute critique de son narratif en un « crime contre l'humanité ».
L’Analyse du Moteur :
Aberkane joue ici une variante très risquée : il tente de lier ses adversaires personnels (comme Stanislas Dehaene ou le CNRS) au marais d'Epstein simplement parce qu'ils sont cités dans des emails ou qu'ils ont exprimé l'envie de le rencontrer. C’est la technique de la « culpabilité par rebond ». Si vous avez dit bonjour à quelqu'un qui a mangé avec le diable, vous êtes vous-même un démon.
En agissant ainsi, Aberkane discrédite sa propre position. Il ne fait pas de la science, il fait de la « vengeance par procuration ». Il utilise l'autorité de Raoult pour valider des raccourcis que le Druide lui-même, parfois gêné, ignore ou contourne avec plus de prudence. C’est un blunder(une gaffe) stratégique majeur : en voulant trop prouver la conspiration, il finit par démontrer que son moteur de calcul est biaisé par ses propres rancœurs.
Conclusion : Science sans Conscience (de la Réalité)
Une avalanche de « Blunders » tactiques
L’interview Aberkane/Raoult n’est pas une discussion scientifique ; c’est une suite de coups forcés destinés à maintenir un narratif de persécution à tout prix. En presque deux heures d'échange, le compteur de gaffes tactiques a littéralement explosé. En empilant des sujets aussi disparates que l'affaire Epstein, le glyphosate ou la polio, ils tentent de créer une masse critique de doutes pour masquer l’absence de preuves rigoureuses.
Soyons honnêtes : démonter chaque bêtise proférée durant ces 1h45 serait une tâche titanesque et, au fond, inutile. Je me suis concentré sur les affirmations les plus massives, celles qui servent de fondations à leur château de cartes. Si les bases sont en plastique, inutile d'analyser chaque grain de poussière sur le toit.
Le mot de la fin
Comme je le dis souvent, le temps a fait le tri. Mais contrairement aux prophéties du « Druide », ce tri n'a pas validé ses théories : il a révélé les failles de sa méthode et l'opportunisme de son intervieweur. Idriss Aberkane ne se contente pas de poser des questions ; il utilise la figure de Raoult comme un bélier pour enfoncer ses propres obsessions narratives, quitte à tordre la réalité technique de Wikipédia ou des médias. Prétendre que la science est une « mafia » dirigée par des « maîtres du monde » est une posture séduisante pour ceux qui refusent l'analyse factuelle, mais elle ne résiste pas à un calcul profond. La réalité est plus complexe, plus nuancée, et surtout beaucoup moins spectaculaire que leurs récits YouTube.
Franky Résumé :
« L’interview Aberkane/Raoult est une partie d’échecs où l’adversaire multiplie les gaffes sous un vernis spectaculaire. Du "décalamineur de tuyaux" fondé sur un faux brevet au "mirage de la polio" dénaturant un succès mondial, les données — tels des moteurs de calcul — sont sans appel. Prétendre que l'hôpital était vide ignore la saturation réelle des réanimations (jusqu'à 250 % en IDF), tandis que la fiction d'un déclin hormonal est balayée par les chiffres de testostérone médiane (386 vs 367 ng/dL). Le calcul profond l'emporte sur l'esbroufe. »
Messieurs, la science n'est pas un blitz sur YouTube, c'est une partie longue où le temps finit toujours par valider la profondeur du calcul.
Le CEMA parle, calmement, fermement : "Nos hommes et nos femmes tiendront s'ils sentent que le pays tient avec eux. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, nous sommes en risque."
Le CEMA parle. Et le vacarme des ignares stratégiques empêche de l'écouter. Partout, ceux qui ne bossent pas sur le sujet ou ceux qui se trompent depuis 15 ans hurlent, dénonçant un va-t'en guerre. Ce que n'est pas le général Fabien Mandon.
Tous ces braillards, tous ces bavards, tous ces ignares, qui ne s'intéressent au sujet que lorsque cela leur permet de capter un peu l'attention d'un public trop peu informé de ces questions veulent que vous n'écoutiez pas ce que dit le général Mandon.
Que dit-il ? Ecoutons-le.
Il dit que le monde a changé.
1⃣Que les Américains quittent l'Europe. Pas parce que Trump serait vilain. Mais parce que "depuis plusieurs présidents", ils regardent vers la Chine. Parce qu'ils craignent une attaque de Pékin contre Taïwan en 2027 et qu'ils estiment qu'ils devront s'y impliquer.
2⃣Que dans l'Afrique, ravagée du Sahel à la Corne par des groupes djihadistes en position de force, les Russes ont contribué à saper le peu d'acquis en termes de sécurité grignoté au prix de tant d'efforts. Notamment en s'attaquent directement à la France. Bien avant 2022.
3⃣ Que la Russie s'arme. Massivement. 1,3 millions d'hommes aujourd'hui, contre un million en 2022. Ils devraient être deux millions en 2030. "La Russie produit plus d'armes qu'elle n'en consomme sur le front, résume-t-il. Elle est clairement dans une phase de préparation de quelque chose d'autre."
"Nous ne voulons pas nous battre pour Zelensky", braillent les ignares.
Ce n'est ni le sujet ni le plan. Le CEMA évoque à peine l'Ukraine. Parce que l'Europe a sacrifié l'Ukraine dès le départ. Elle lui a donné quelques miettes d'armement pour lui permettre d'occuper les Russes le plus longtemps possible. Le temps, pour les Européens, de se réarmer après des années de sous-investissement.
Le général Mandon parle d'autre chose. Un scénario largement discuté, partout à travers l'Europe. Une attaque contre des Européens d'une Russie qui serait convaincue que les Alliés ne s'en mêleront pas. Trop inquiets, justement, de perdre des jeunes pour aider les voisins.
Si le général Mandon tient ce discours, c'est pour que les Français prennent conscience de la situation : "On a tout ce qu'il faut pour dissuader Moscou d'aller plus loin. Ce qu'il nous manque, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est." Pour que leurs peurs ne soient pas la faiblesse d'une Europe dont il défend qu'elle doit "jouer en équipe".
Cette analyse, nous la connaissons. Les stratèges, les militaires, les professionnels du renseignement, les analystes, partagent cette crainte.
Le CEMA parle et LFI veut le faire taire. Jean-Luc Mélenchon et les siens, après avoir défendu que la Crimée était russe ou après avoir écrit en 2019 (https://t.co/DCEPI8FsSG) un pamphlet faisant de Moscou une victime, malgré les agressions contre les intérêts français, notamment en Afrique, réclame du président Macron qu'il "rappelle publiquement à l'ordre le CEMA" ). LFI que les Russes avaient identifié, dès 2016, comme une opportunité aussi intéressante que le RN. Faisant des pieds et des mains pour faire venir M. Mélenchon à Moscou et proposant même de l'argent (refusé) pour financer la campagne présidentielle.
Chez les confus, marchands de désinformation surfant tantôt sur les vaccins, tantôt sur la défense, on sent l'opportunité. Les oreilles se tendent vers le CEMA alors il faut crier. @DidierMaisto par exemple qui nous raconte que le CEMA réclame de "sensibiliser nos enfants pour qu'ils acceptent de mourir pour l'Ukraine" (https://t.co/2Va1qGpeac). Un pur bobard. Ce n'est pas du tout le propos. Mais il en fait des caisses. Ca clique. Ca panique. Je le répète : le CEMA évoque à peine l'Ukraine dans son propos et parle de "dissuasion". Même mensonge chez @myriampalomba et ses 200k abonnés (https://t.co/J9DHwYjfvq)... qui piaille sur Zelensky. A-t-elle seulement écouté ce que disait le CEMA, avant d'étaler son ignorance ?
Chez les "patriotes", comme @GeoffroyLejeune , on affirme que les militaires sont "excités de partir à la guerre" (https://t.co/Pa0FqYDNis). Ce Monsieur, qui partage les mêmes plateaux TV qu'une ancienne directrice d'un média de propagande russe, cite son expérience du monde militaire : un reportage dans un régiment... en 2011. Je ne saurais décrire le paradoxe entre la crainte de la guerre et l'adrénaline de la violence, chez les militaires. Malgré 15 ans à discuter avec des milliers d'entre eux. De toutes armes et de tous grades. Mais les décrire comme des "excités" par la guerre fascinés me semble à côté de la plaque. Je ne suis pas spécialement étonné : Geoffroy, je ne l'ai jamais croisé. Ni à Balard, ni dans des régiments, ni en OPEX, ni dans des entrainements, ni même dans des conférences à l'école militaire, où on croise pourtant nombre traine-savates voulant se faire bien voir et répéter ici et là qu'ils en connaissent. Le CEMA parle. Et Geoffroy bavarde. La défense de la France est un blabla come un autre. Ce sera ensuite l'islam, l'immigration, la drogue ou le fait divers du moment. Ou pourquoi pas la météo, s'il fait suffisamment frisquet demain.
"Il existe une tentation chez les militaires et c'est cela que nous avons vu aujourd'hui", dit-il. "Je ne connais pas la guerre", précise-t-il tout de même. Pour ceux qui l'ont vue, cher Geoffroy, cela n'a rien d'excitant. Même pour ceux, malades, qui ne parviennent plus à s'en séparer. Ils sont nombreux dans les régiments. Quel manque de respect envers ces hommes et ces femmes que de sortir des âneries pareilles.
Il faudrait venir, à l'occasion, boire un canon avec ces gars qui ont perdu un morceau d'eux-mêmes, de leur corps ou de leur esprit. Pour comprendre ce que vous avez pris pour de l'excitation. Quelque chose de complexe, d'ambigu. D'humain. Mais je doute que cela vous intéresse. Sinon, on vous aurait croisé dans les popotes depuis longtemps.
Le CEMA parle. Il dit ce que tout le monde sait aujourd'hui. Qu'il y a une menace russe. Qu'elle n'implique pas avec certitude une attaque, un jour. Mais que ce n'est pas après la bascule qu'il faudra commencer à y réfléchir.
Ce décalage entre ce que tous les professionnels disent et le vide intellectuel de nombreuses personnes responsables et influentes me rappelle 2015.
Le matin du 13 novembre, je répondais à une interview de la RTS. Le journaliste s'étonnait que je m'intéresse à la guerre. "C'est si loin, vous n'êtes pas concerné." J'admettais mon biais. Je bosse dessus tous les jours et tous les professionnels, eux, me parlaient de la menace terroriste. Ce n'est alors pas une hypothèse lointaine. C'est un risque imminent. On parle, fatigués, autour d'une bière ou d'un café froid dans un colloque d'attentats synchronisés par plusieurs équipes d'hommes. Comme à Bombay en 2008. Comme le Westgate en 2013. Le soir même c'était la sidération. Parce que nombreux étaient ceux à ne pas avoir écouté ce qu'on leur expliquait. Calmement. Fermement. Depuis des années.
Le CEMA parle. Il faut tendre l'oreille pour l'entendre au milieu de tout ce brouhaha. Pour éviter les mauvaises surprises. Et s'il ne se passe rien, tant mieux. C'est peut-être aussi parce qu'on aura suffisamment écouté.
Car pendant que tous ces gens veulent faire taire celui qui dit les choses, le général Mandon sait une chose : "Nos compétiteurs nous écoutent."
L'intervention complète du général Mandon est ici. Elle est sobre et claire:
https://t.co/SborMiufnG
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