“Kabila, Kabila, toujours Kabila…” Voilà l’argument qui revient chaque fois que le peuple demande des comptes. Quand les routes sont impraticables, c’est Kabila. Quand l’insécurité persiste, c’est Kabila. Quand le chômage explose, c’est Kabila. Quand les promesses tardent à se concrétiser, encore Kabila. À un moment donné, il faut arrêter de gouverner par le passé et commencer à assumer le présent.
La RDC est plus grande que les hommes politiques. Joseph Kabila a eu son temps, Félix Tshisekedi aura aussi le sien. En 2028, le peuple congolais parlera à travers les urnes pour choisir un nouveau chapitre de notre histoire. La démocratie avance quand les institutions sont plus fortes que les individus 🇨🇩
En Afrique, beaucoup de crises ont commencé par une simple phrase : « le peuple demande qu’il reste ». En réalité, ce sont souvent les entourages du pouvoir qui refusent l’alternance pour préserver leurs intérêts.
Modifier ou contourner l’esprit de la Constitution pour prolonger un règne n’est jamais un signe de force. C’est souvent la preuve d’une peur de l’après-pouvoir.
Le peuple congolais a trop souffert des crises politiques pour accepter encore des débats inutiles autour du troisième mandat. La priorité devrait être la sécurité, l’économie et la justice sociale.
Ceux qui défendent aujourd’hui un troisième mandat au nom de la loyauté oublieront demain qu’ils auront participé à fragiliser la République et la crédibilité des institutions.
Les pasteurs qui soutiennent le changement de la Constitution affirment-ils que cela leur a été révélé par Dieu, ou s’agit-il simplement d’un choix politique ? À un certain moment, il faut être honnête avec le peuple. La foi ne doit pas servir de couverture à des intérêts humains. Chers pasteurs, votre rôle est de guider les consciences, pas de cautionner l’opportunisme politique.