Notification des nouveaux mandataires de l’OCC : Priorité à la performance et à la rigueur
Ce lundi 8 juin 2026, j'ai procédé à la notification des nouveaux mandataires de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) nommés par le Président de la République.
Cette séance de travail a permis de réaffirmer la mission fondamentale de l'Office : garantir la conformité des produits importés et exportés en RDC. J'ai appelé à une cohésion totale entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale, condition sine qua non pour relever les défis actuels.
Mes orientations stratégiques sont claires :
1. Capital humain : Mettre l'homme au centre de la gestion en améliorant substantiellement les conditions de travail.
2. Intégrité et Gouvernance : Engager une lutte effrénée contre la corruption, appliquer la tolérance zéro face au coulage des recettes publiques, et rationaliser les grades ainsi que les recrutements pour les arrimer aux besoins réels de l'Office.
3. Rayonnement : Faire de l’OCC la vitrine de la certification des produits congolais pour les marchés national et international.
4. Infrastructure : Intensifier la construction de laboratoires à travers le pays pour accroître notre capacité technique.
5. Management : Appliquer la rigueur, le principe des sanctions (positives et négatives) et la politique de « l'homme qu'il faut à la place qu'il faut ».
Enfin, j'ai exigé la soumission d'une matrice de planification pour le second semestre 2026, qui fera l'objet d'une évaluation rigoureuse de la feuille de route à mi-parcours.
L'installation officielle intervient ce mardi 09 juin 2026.
Bonne chance à la nouvelle équipe avec les félicitations du Président de la République @fatshi13@SuminwaJudith@Presidence_RDC@PrimatureRDC@MinComex_RDC
@KakuleU68631@julienpalukucom Il faudra qu'ils arrivent à le faire avec une orientation bien définie et un bloc élargi à d'autres provinces pour évaluer leur action, les députés en tant qu'elus direct du peuple devraient jouer sans compromission leur rôle.
@KakuleU68631@julienpalukucom Là il faut encore faire la part de choses et aussi détenir plusieurs éléments pour confirmer vos propos.
La situation est complexe, mais je ne pense pas qu'ils aient des dirigeants qui s'en réjouissent.
@KambereOlivier@julienpalukucom@Beni@RachidKah Nous avons toujours les feedbacks des associations engagées dans la production et commercialisation des produits agricoles qui nous arrivent régulièrement.
@KakuleU68631@julienpalukucom Là évidemment notre souhait le plus ardent, mais les compétences sont d'attribution, il est ministre du commerce extérieur et non de la défense, et je dois vous dire vrai, le véritable Ministre de la défense d'un État reste son Président.
@julienpalukucom Le Ministère du Commerce Extérieur se doit d'être considéré comme un Ministère de souveraineté couplé avec le Ministère de l'industrie et PME avec un V/Ministre et un Ministre délégué, le confier aussi Un caractère inamovible et le confier à un @julienpalukucom fort
@RachidKah
FRONT SOUVERAIN DE L’OR BRUN : FACE-À-FACE RDC-CÔTE D’IVOIRE POUR UNE RÉVOLUTION DU CACAO AFRICAIN
Abidjan, 03 juin 2026
En marge de la signature historique de l’Accord International sur le Cacao à Abidjan, j’ai eu un tête-à-tête hautement stratégique avec mon homologue ivoirien, S.E. Monsieur Ibrahim Kalil KONATÉ, Ministre du Commerce,de l'Industrie et de l'Artisanat, afin de capitaliser sur l'expérience de la Côte d'Ivoire, leader mondial incontesté de la filière.
Structuration des coopératives locales, résilience face à la volatilité des cours mondiaux et gestion des crises : nous avons passé au crible les clés du succès ivoirien pour accélérer la mise en œuvre de notre plan d'action en RDC.
Au-delà de nos politiques nationales, nous avons jeté les bases d'une alliance offensive pour contrer une menace commune : la prolifération des produits de substitution industriels en Occident, qui sabote la demande internationale et tire les prix vers le bas.
Par ailleurs, la RDC et la Côte d'Ivoire s'accordent sur une double exigence géostratégique pour l'Afrique :
●La transformation locale immédiate de nos fèves pour capter la valeur ajoutée sur le continent.
●La conquête de notre propre marché, en stimulant la consommation interne auprès d'un bassin de 1,4 milliard de consommateurs africains.
Pour concrétiser cette ambition industrielle et transformer nos matières premières sur le sol africain, l'Afrique a besoin d'une énergie puissante et stable. À cet égard, j'ai rappelé que le méga-projet congolais de Grand Inga, avec son potentiel unique de 44 000 Mégawatts, demeure la voie royale et le moteur incontournable de l'industrialisation de tout notre continent.
L'Afrique ne doit plus se contenter d'exporter sa richesse brute.
Ensemble, par l'énergie et l'industrie, nous reconfigurons les règles du jeu mondial. @fatshi13@Presidence_RDC@SuminwaJudith@PrimatureRDC@Gouvciofficiel@ReutersAfrica@RFIAfrique@TopCongo@radiookapi
@julienpalukucom Cette question du développement énergétique nécessite une étude stratégique et axée et orientée vers les zones de production du Cacao, par exemple mettre en place une stratégie pour l'investissement dans la zone économique de Musienene.
@RachidKah
@KakuleU68631@julienpalukucom Qu'est ce que tu attends par abandonner l'est, le front qu'il même là c'est au profit de qui ? Si c'est pas pour soutenir les agriculteurs du cacao basés à l'est du pays ?
@julienpalukucom Une désignation méritée pour un leadership qui porte avec conviction la vision d’une RDC influente au sein de l’Afrique. Félicitations Excellence pour cette marque de confiance présidentielle et plein succès dans cette mission stratégique au service de l’Agenda 2063.
@RachidKah
RDC-Canada : Fin d'une « sécheresse » économico-diplomatique de 40 ans
Tribune 012 du 24-05-2026
1. Depuis 1986, le silence pesait sur les relations commerciales bilatérales entre Kinshasa et Ottawa. Les statistiques des cinq dernières années confirment cette atonie : nos échanges commerciaux, plafonnant à des niveaux marginaux(quelques dizaines de millions USD), ne reflètent ni le potentiel immense de la RDC, ni l'expertise technologique du Canada.
2. Quatre décennies sans commission mixte, autant d'années à avoir laissé au ralenti la coopération entre deux puissances : l’une établie, l’autre en pleine phase de construction accélérée.
3. Pourtant, cette relation a des racines profondes. Avant ce long hiver économico-diplomatique, notre coopération était un modèle de pragmatisme, dominée par un appui structurant au secteur agricole.
4. Je pense notamment aux CAPSA (Centres d’Adaptation et de Production des Semences Améliorées), qui ont été le socle de notre sécurité alimentaire, et à l'encadrement des producteurs locaux au sein de coopératives agricoles, agissant comme des interfaces essentielles avec les marchés.
5. Le Forum international organisé à Gatineau par le CCRCC vient de briser cette inertie.
6. Cet événement a agi comme un électrochoc pour remobiliser les énergies et réveiller un élan de coopération longtemps endormi.
Consolider les acquis et bâtir l’avenir
7. L'ambition du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI aujourd'hui est claire : nous devons nous appuyer sur les succès du passé pour mieux concevoir les partenariats de demain. Il ne s’agit pas d’effacer l’histoire, mais de l’actualiser.
8. La deuxième journée du Forum a marqué un tournant décisif.
9. Pour concrétiser cette volonté politique, une équipe de travail conjointe — pilotée par les ministères congolais des Affaires étrangères et du Commerce extérieur — a été officiellement lancée. Sa mission est de préparer la grande commission mixte RDC-Canada, cadre indispensable pour sceller des partenariats stratégiques tournés vers les enjeux du futur.
L’innovation comme nouveau moteur
10. La RDC de 2026 ne se limite plus à l’agriculture. Nous projetons désormais notre coopération vers les secteurs de pointe qui dessineront l’économie de demain :
●La transition énergétique : Nous voulons développer des chaînes de valeur intégrées autour des batteries et des véhicules électriques, tirant profit de nos ressources critiques.
●L’industrialisation : À travers le déploiement de nos Zones Économiques Spéciales (ZES), nous offrons un cadre privilégié aux investisseurs canadiens pour une transformation locale à haute valeur ajoutée.
●Le numérique et les infrastructures : Moderniser nos échanges pour accompagner ce nouveau souffle industriel.
11. Le Canada et la RDC ne sont plus dans l’attente, mais dans l’exécution.
12. Ce forum à Gatineau est la première pierre d’un édifice que nous sommes déterminés à reconstruire. En alliant l'expérience historique de nos coopératives agricoles à l'audace des technologies de demain, nous transformons une complémentarité naturelle en une prospérité partagée et durable.
Bon dimanche
@julienpalukucom Félicitations, pour aller très loin, je proposerai cher excellence @julienpalukucom un forum national des Exportations agricoles et agro-industrielles de la RDC, à l'instar de la conférence minière, , Gouvernement -secteur privé -partenaires financiers et techniques.
@RachidKah
Exportations agricoles : Vers un appui ciblé aux producteurs locaux avec la Rawbank
Ce lundi 04 mai 2026, après avoir reçu l’Ambassadrice S.E. Alyson King, nous avons conféré avec la direction commerciale de la Rawbank.
L'objectif : transformer les engagements diplomatiques britanniques en solutions concrètes pour nos agriculteurs.
Grâce à des financements innovants et l'appui technique de l'IFC, six filières prioritaires sont ciblées pour l'exportation : le café, le cacao, le riz, le maïs, le manioc et l'huile de palme.
Nous avons particulièrement insisté sur la nécessité d'un accompagnement spécifique pour les zones sortant de conflits, afin que la relance économique soit inclusive et touche toutes les provinces.@MinComex_RDC
Panel de haut niveau : « L'état de la région Afrique en matière de politiques publiques pour la croissance des industries et la création d'emplois »
Washington, le 17 avril 2026
« L'Afrique des forums, des ateliers et des conférences doit céder la place à l'Afrique des Actions Concrètes ». C'est par ces mots que j’ai introduit mon intervention lors de ce panel organisé à Washington.
Aux côtés de 4 autres panélistes de renom, nous avons approfondi cette thématique essentielle :
1. M. Mamadou Sangafowa-Coulibaly, Ministre ivoirien des Mines,Pétrole et Énergie ;
2. Mme Mariama Ciré Sylla, Ministre guinéenne de l'Économie, Finances&Budget ;
3. Mme Linda Mabhena, DG du groupe sud-africain « Energy Resources Group » ;
4. M. Harsh Kothari, DG du groupe éthiopien « Mohan Group ».
Les interventions liminaires (Keynotes) ont été prononcées par :
●Mme Anna Bjerde, Directrice des Opérations à la Banque Mondiale ;
●Mme Jennifer Chapman, Baronne Chapman de Darlington, Ministre d'État du Royaume-Uni au Développement international, à l'Amérique latine et aux Caraïbes ;
●M. Andrew Dabalen, Économiste en chef pour l'Afrique à la Banque Mondiale ;
●M. Aliko Dangote, Président-Directeur Général du Groupe Dangote.
Revenant sur l'état de la région Afrique, nous avons soutenu que la transformation économique du continent repose sur une transition fondamentale : passer d'une économie d'exportation de matières premières brutes à une intégration poussée au sein de chaînes de valeur régionales.
Pour y parvenir, les politiques publiques doivent agir simultanément sur la réduction des barrières et sur l'incitation industrielle.
Voici les axes stratégiques identifiés pour une facilitation efficace des échanges et la création d'emplois :
I. Modernisation des infrastructures et corridors de transport.
La facilitation des échanges commence par la réduction des coûts logistiques, qui figurent parmi les plus élevés au monde.
Cette ambition repose sur :
●Le développement de corridors multimodaux : L'objectif est de créer de véritables axes de développement économique plutôt que de simples voies de transit.
●Les Zones Économiques Spéciales transfrontalières : Créer des pôles industriels partagés entre plusieurs pays.
●Les infrastructures énergétiques : L'industrie ne peut se développer sans une énergie stable, compétitive et durable. INGA y compris tout le potentiel de 100.000 Méga Watts dont possède la RDC en total est une source à capitaliser pour industrialiser l'Afrique et donner de l'électricité à plus de 300 millions d'africains, soit l'équivalent de la population des #USA estimée à 340 millions.
II. Harmonisation réglementaire et mise en œuvre de la ZLECAF.
La ZLECAF est le levier principal pour stimuler la demande interne et intra-africaine par la simplification des règles d’origine, l'élimination des barrières non-tarifaires (digitaliser les procédures douanières pour réduire les délais d'attente aux frontières et déployer des Guichets Uniques Nationaux interconnectés) et l'harmonisation des normes sanitaires et phytosanitaires.
En effet, le passage au numérique est le levier le plus rapide pour gagner en efficacité.
III. Développement des compétences et employabilité.
●Adéquation formation-emploi : Réformer les programmes techniques pour répondre aux besoins des secteurs stratégiques.
●Soutien aux PME/PMI : Mettre en place des fonds de garantie et des programmes d'assistance technique pour renforcer le tissu économique local.
Nous avons conclu par une interpellation directe faite aux dirigeants africains : l'efficacité de ces politiques dépend de la volonté politique de passer d'une logique de confrontation entre voisins à une logique de complémentarité régionale. @fatshi13@SuminwaJudith@Presidence_RDC@WorldBankGroup@MinComex_RDC
Paix et sécurité : Pour ceux qui le veulent, voici comment le monde valorise les anciens Chefs d'Etat
Tribune 009 du 12-04-2026
Pour que nul ne l'ignore, nous avons consacré la tribune de ce jour à un rappel historique pour démontrer comment les pays du monde font recours à leurs ressources notamment les anciens Chef d'Etat.
1. Nelson Mandela (Afrique du Sud) : Après sa présidence (1994-1999), il a succédé à Julius NYERERE comme médiateur dans la guerre civile au Burundi, menant aux accords d'Arusha en 2000.
2. Alpha Oumar Konaré (Mali) : Après sa présidence (1992-2002), il a présidé la Commission de l'Union Africaine et a été impliqué dans la résolution de crises au Soudan (Darfour).
3. Ketumile Masire (Botswana) : Après son départ en 1998, il a supervisé le Dialogue inter-congolais pour la paix en RDC.
4. Thabo Mbeki (Afrique du Sud) : Très actif après son mandat (1999-2008), il a été le médiateur en chef de l'Union Africaine pour le conflit entre le Soudan et le Soudan du Sud, ainsi qu'au Zimbabwe et en Côte d'Ivoire
5. Joaquim Chissano (Mozambique) : Après 2005, il a été nommé envoyé spécial de l'#ONU pour les zones touchées par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en Ouganda et a médié des crises à Madagascar.
6. Olusegun Obasanjo (Nigeria) : Après 2007, il a mené de nombreuses médiations, notamment en Éthiopie (conflit du Tigré), en #RDC et au Sénégal.
7. Goodluck Jonathan (Nigeria) : Après avoir quitté le pouvoir en 2015, il est devenu le visage de la médiation de la CEDEAO en Afrique de l'Ouest. Il a notamment été le médiateur principal pour la crise sociopolitique au Mali suite au coup d'État de 2020, effectuant de nombreux voyages à Bamako pour négocier les conditions de la transition.
8. Uhuru Kenyatta (Kenya) : Depuis la fin de son mandat en 2022, il est le facilitateur de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) pour le processus de paix à l'Est de la RDC.
9. Catherine Samba-Panza (République centrafricaine) : Ancienne présidente de la transition (2014-2016), elle met son expertise au service de la région. En 2025, elle a rejoint le panel de facilitateurs désigné par la CAE et la SADC pour aider à résoudre le conflit persistant entre la RDC et le Rwanda
10. Sahle-Work Zewde (Éthiopie) : Récemment désignée en 2025 comme faisant partie d'un panel de facilitateurs pour la crise sécuritaire en RDC.
11. Jakaya Kikwete (Tanzanie) : Depuis son départ de la présidence en 2015, il est extrêmement actif. En mars 2026, il a été nommé Envoyé spécial de l'Union africaine pour la Corne de l'Afrique et la mer Rouge, avec pour mission de stabiliser une région marquée par la guerre au Soudan et les tensions au #Soudan du Sud. Il a également présidé le Conseil de paix de l'UA et a participé à des médiations en Côte d'Ivoire, en Guinée-Bissau et en Gambie.
12. Jimmy Carter (États-Unis) : Via le Carter Center, l'ancien président a agi comme médiateur dans des dizaines de conflits après 1981, notamment en Corée du Nord, en Éthiopie, en Haïti et entre l'Érythrée et le Soudan.
En conclusion, le recours à ces personnalités n'est pas un hasard.
En diplomatie, on appelle cela la "Track II Diplomacy" (Diplomatie de l'ombre ou parallèle). Il ya plusieurs raisons qui justifient le recours à ces personnalités, notamment:
●Une neutralité perçue : N'étant plus au pouvoir, ils ne sont pas soupçonnés de chercher à étendre leur propre territoire ou influence politique immédiate.
●Le "Poids des Sages" : En Afrique, le respect dû aux anciens chefs d'État permet d'ouvrir des portes que des diplomates de carrière ne pourraient pas ouvrir.
●Une expérience de crise : Un dirigeant qui a déjà géré des crises politiques ou sécuritaires similaires dans son propre pays donne une crédibilité technique face aux belligérants.
Comme mes tribunes n'ont pas de 13ème point(car hors norme), je les ai ainsi uniformisées depuis un temps.
Votre Chercheur en Sciences Po/Management des conflits(JPK)
Bon dimanche à toutes et à tous .