@TatsuFun@lelapindufutur Ne parle pas à travers ton chapeau svp. Oui c'est une vraie flic et ce fut confirmé en entrevue avec le grand patron de la police. Secondo, non ils ne sont pas comme aux USA et dans certaines municipalités, comme Montréal, ils n'ont pas de pouvoir à ce niveau. Renseignez vous av
Good video explaining why other Arab nations are unwilling to take in hundreds of thousands of refugees from Gaza.
Lebanon, Jordan and Kuwait all have terrible experiences with Palestinian refugees. This video explains it.
Via @breeadail & @GHStaigle
(On pourrait-y au moins tomber d’accord avec lui là-dessus?)
Le Québec souffre d’AlzheimerLe Journal de Montreal
16 août 2023
Je suis à Paris depuis quelques semaines.
Chaque fois que je vais là-bas, ça me frappe: le passé, en France, n’est pas passé.
Il est présent.
Il fait partie de la vie de tous les jours.
Il se rappelle aux passants à tous les coins de rue.
L’Histoire, en France, n’est pas cachée dans le fond d’un tiroir ou emprisonnée à perpétuité dans un musée.
Elle est vivante. Elle respire.
D’HIER À DEMAIN
Chaque fois que je vais à Paris, je descends au même hôtel.
Qu’est-ce qui est inscrit sur une plaque apposée sur la façade de cet hôtel?
«Félix Leclerc (1914-1988) séjourna ici en 1951. Il donna ses lettres de noblesse à la chanson francophone.»
Il faut dire que des plaques commémoratives, il y en a à tous les 20 mètres, à Paris.
«Ici, Molière est mort le 17 février 1673, après une représentation du Malade imaginaire.»
«Ici a habité Marguerite Duras.» «Ici, Voltaire s’est gratté le schtroumpif après avoir bu une bière...»
Il y a tellement de plaques du genre qu’un magasin de souvenirs vend une plaque humoristique disant: «Ici, le 22 mars 1765, rien d’intéressant ne s’est déroulé...»
Mais quand je parle de la présence du passé, je ne parle pas que de l’Histoire avec un grand H.
Je parle aussi de la culture. Avec un grand et un petit C.
C’est ainsi que j’ai pu montrer à mon fils de 15 ans plusieurs classiques du cinéma, en version restaurée: Clockwork Orange et The Shining, de Stanley Kubrick, Dog Day Afternoon, de Sidney Lumet avec Al Pacino, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, les premiers films de Christopher Nolan (qu’il a voulu voir après avoir été «pulvérisé» par Oppenheimer)...
Et j’ai pu revoir des classiques italiens, suédois et allemands sur grand écran.
Pas à la Cinémathèque française, non.
Dans des salles de cinéma modernes, avec un gros écran et de gros fauteuils confortables.
Et pour entrer, il fallait faire la queue, car il y avait plein de jeunes qui voulaient acheter un billet!
Car, oui, là-bas, le passé n’intéresse pas que les gens aux cheveux blancs...
AUCUNE MÉMOIRE
Et pendant ce temps, au Québec, on se demande s’il ne faudrait pas faire lire des classiques de la littérature aux jeunes...
Comme si la question se posait! En octobre 2022, ma blonde Sophie a reçu le ministre de la Culture Mathieu Lacombe à QUB radio. Elle lui a demandé quel grand metteur en scène québécois venait tout juste de mourir...
Voyant que le ministre ne connaissait pas la réponse, elle lui a donné un indice: «Il a mis en scène les plus grandes pièces de Michel Tremblay, dont Les Belles-Soeurs.» Toujours pas de réponse. «André Brassard», lui a soufflé Sophie.
Le ministre n’avait visiblement jamais entendu ce nom.
«C’est une question de génération», a répondu le ministre de la Culture pour expliquer son ignorance.
Ah, bon.
C’est drôle, moi, je sais qui est Émile Nelligan, même s’il est mort 20 ans avant ma naissance.
C’est ça, la mémoire du Québec. Trente ans max.
Après, c’est bon pour les vidanges. Ou le bulldozer.
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