@PulpLiberal Ce n'est qu'une posture. Le PS n'a pas le choix s'il veut survivre. Sans ça, le PS se fera phagocyter par LFI et sinon, récupérer par les centristes de gauche, après que LR ait récupéré l'aile droite des macronistes.
Comment Matthieu Pigasse, le « milliardaire de gauche » (l'oxymore vivant), a vraiment fait fortune (3 milliards d'euros)
Spoiler : pas en créant une entreprise. En vendant à l'État ce qu'il avait appris en travaillant pour l'État.
Déroulé. 🧵
Pigasse n'est pas un entrepreneur. C'est un pur produit de la haute administration.
Sciences Po, ENA, puis la Direction du Trésor — où, littéralement, il gère la dette et la trésorerie de l'État français. Ensuite conseiller technique de DSK, puis directeur adjoint de cabinet de Fabius à Bercy.
Pendant des années, il apprend de l'intérieur une seule chose : comment un État se finance, comment se négocie une dette publique, et à quel point un gouvernement est dépendant des banques pour survivre.
Il passe de l'autre côté de la table.
Il rejoint Lazard et y crée le Sovereign Advisory Group — la cellule dédiée aux dettes publiques. Traduction : il va désormais monnayer dans le privé tout ce qu'il a appris dans le public.
Son métier n'est pas de vendre un produit sur un marché. Son métier, c'est de facturer son expertise à des États — donc à de l'argent public.
Argentine, Irak, Équateur, Grèce, Chypre, Bolivie, Ukraine.
Pendant que tout le monde fuit les États au bord du gouffre, lui y fonce. Parce que c'est là que se signent les mandats les plus chers de la finance souveraine : des dizaines de millions d'honoraires, payés par des pays en faillite.
Voilà la matrice de la fortune Pigasse : devenir l'intermédiaire le mieux payé entre les États insolvables et la finance internationale.
Et le sommet du système, c'est le marché français.
2012, début du quinquennat Hollande. Le gouvernement socialiste lance son projet phare : la Banque publique d'investissement. Pour la structurer, Bercy choisit une banque conseil.
Devinez laquelle. Lazard. Dirigée en France par… Matthieu Pigasse.
Sauf que Pigasse, à ce moment précis : — est un soutien public déclaré de Hollande pendant la présidentielle — et vient de nommer Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg (le ministre politiquement en charge de la BPI), à la tête des Inrocks, dont il est propriétaire.
L'État qui crée une banque publique « pour rompre avec la vieille finance »… confie le dossier à l'emblème même de cette vieille finance, dirigé par un proche du pouvoir. Le Figaro, le Nouvel Obs, Reporterre : la polémique explose.
Lui a tout nié en bloc — « polémique sans aucun fondement », appel d'offres, critères objectifs, jamais d'intervention. Soit. Mais la boucle, elle, est imparable :
L'État paie la banque.
La banque enrichit Pigasse.
Pigasse finance des médias qui défendent une vision où l'État est central.
Le système se nourrit de lui-même.
Et c'est exactement ce qu'il a construit ensuite avec l'argent.
Le Monde. L'Obs. Les Inrocks. Radio Nova. Le HuffPost France. Vice France. Mediawan. Rock en Seine, les Eurockéennes.
Un empire culturel et médiatique entièrement aligné à gauche — financé par une fortune bâtie sur des mandats publics.
Le militant de « l'État fort », de l'impôt, contre la rente et l'héritage… est devenu riche en facturant des États.
Maintenant, l'hypocrisie finale. Celle qu'on n'entend jamais.
Ce « banquier de gauche » qui incarne soi-disant l'alternative au capitalisme financier anglo-saxon :
→ a quitté Lazard en 2020 pour Centerview, une boutique de Wall Street, dont il a monté le bureau parisien pour conseiller… LVMH, Sanofi, Carrefour. Le CAC 40 dans le texte.
→ a revendu 49 % de sa part du Monde au milliardaire tchèque Daniel Křetínský — sans même prévenir la société des journalistes censée garantir l'indépendance du titre.
Le récit « David de gauche contre Goliath capitaliste » s'effondre. Il n'y a pas David. Il n'y a que Goliath, déguisé.
Parce que Pigasse n'est pas un capitaliste. Un capitaliste prend des risques sur un marché et peut tout perdre.
Lui a fait l'inverse : il a transformé sa connaissance intime de la machine d'État en rente privée. Zéro risque entrepreneurial. Juste un homme qui a appris la mécanique du pouvoir de l'intérieur, puis l'a revendue de l'extérieur, au prix fort.
C'est ça, le « milliardaire de gauche ».
Pas une contradiction. Le pur produit d'un système : le capitalisme de connivence, où la même oligarchie prospère précisément grâce à l'argent public qu'elle prétend réguler — et finance ensuite les médias qui vous expliquent que tout va bien.
Il faut que tout change pour que rien ne change.
Pour comprendre pourquoi cette boomeuse écolo-gauchiste pète un câble contre la climatisation, il faut s'intéresser à comment son cerveau fonctionne.
Vous allez voir, c'est drôle.
Pour le comprendre, il faut lire l'étude de Waytz, Iyer, Young, Haidt & Graham, publiée dans Nature Communications (vol. 10, article 4389, 2019).
Cette étude montre que le progressiste se préoccupe davantage de causes abstraites et lointaines que de son cercle proche immédiat.
Ce sont au total sept études, plus de 13 000 personnes interrogées, pour une seule question posée : où chacun place sa préoccupation morale quand on lui demande de la répartir, du cercle le plus proche (soi-même, sa famille...) au plus lointain (la nation, l'humanité, les animaux, la forêt, "tous les êtres de l'univers") ?
Le résultat ?
Deux tempéraments opposés se distinguent, que les auteurs nomment "universalisme" et "parochialisme".
Le conservateur concentre sa compassion sur les cercles proches et concrets. Le progressiste la déporte vers les cercles lointains et abstraits.
Le plus intéressant dans cette étude, c'est que l'affectation de cette préoccupation a un coût d'opportunité.
Comme en économie, celui-ci dit simplement que lorsque vous choisissez une alternative particulière, vous renoncez volontairement aux autres. La préoccupation morale est exclusive, elle exclut donc nécessairement.
C'est pour cela que le progressiste se détourne de ses cercles proches. Parce qu'il ne peut pas compatir équitablement pour la Forêt et pour ses voisins en même temps.
Le plus drôle dans cette étude, c'est la conclusion qu'elle impose. Le progressiste qui affiche une empathie plus vaste a en réalité une empathie plus diluée et floue, qui ne peut jamais s'exercer concrètement, car il est impossible d'aider ou de rendre service à des entités-totem lointaines.
C'est l'inverse du conservateur qui, quant à lui, ne distribue pas sa compassion dans des causes abstraites et inatteignables. Il l'investit concrètement sur des individus qu'il connaît, avec qui il interagit au quotidien.
En bref, "l'amour de l'Humanité" est précisément ce qui dispense d'aimer les hommes. C'est, poussé à sa logique ultime, un antihumanisme.
Finalement, quand cette dame dit "vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter la disparition de cultures ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux ?"
Elle dit simplement qu'elle n'aime personne en particulier.
FDR is the most overrated president in American history and it is not close.
People treat him like a saint. The reality is he inherited a recession and turned it into the longest depression in the history of the developed world. Every other major economy on earth recovered faster than the United States did under FDR. Sit with that. We had the most resources, the most industry, the most capacity, and we recovered slower than countries that got bombed.
Unemployment was still 19% in 1938. Six years into the New Deal. Six years of "bold experimentation" and one in five Americans still could not find work.
Why? Because his policies were economically illiterate. The NIRA cartelized entire industries and made it illegal to lower prices during a deflationary collapse. He paid farmers to slaughter livestock and plow under crops while people stood in bread lines. He launched a war on business so aggressive that investment dried up because nobody knew what insane rule was coming next. Even his own Treasury Secretary, Henry Morgenthau, admitted in 1939 that they had spent enormous sums and "it does not work" and that unemployment was as high as when they started.
Then in 1937 his policies triggered a second brutal crash so embarrassing the textbooks gave it its own polite little nickname, the "Roosevelt Recession," so they would not have to attach his name to the failure in the obvious way.
A UCLA study in 2004 concluded the New Deal prolonged the Great Depression by roughly seven years. Seven years of extra suffering sold to you as heroism.
So what actually saved the economy? Not the alphabet agencies. Not the fireside chats. A world war. Twelve million men shipped overseas and the entire planet's industrial competition reduced to rubble. That is the "recovery." That is the legacy.
Strip away Pearl Harbor and FDR is a guy who took a bad recession and stretched it into a decade of misery with bad economics and a cult of personality. He is not ranked on results. He is ranked on the luck of being in the chair when Hitler invaded Poland.
Greatest marketing job in the history of the presidency. Nothing more.
@trad_west_ Ridicule. Le pouvoir ne se demande pas, il se conquiert. Si une monarchie revient en France un jour, elle sera issue d'un nouveau roi et d'une nouvelle noblesse. L'ancienne noblesse royale est morte suite à son abandon du combat politique.
Voilà pourquoi l’approche génocentrique de l’identité est limitée : vous dites commencez à dire que les Corses sont une population distincte, puis ensuite vous aurez les Bretons, les Basques, les Savoyards, les Alsaciens, etc.
Tout ce beau monde aura raison, il suffit que l'analyse génétique soit assez fine. Et puis petit à petit, vous vous rentrez compte que la population varie de village en village et vous vous retrouverez à défendre le clan comme unité indentitaire optimale. Après tout, vous êtes très proches de votre famille, et assez rapidement votre famille élargie s'éloigne de vous.
Je sais que la question génétique crispe la droite car la gauche a imposé un tel tabou qu'il est cathartique d’en parler, sauf que l’identité, ce n’est pas seulement de la génétique, c'est aussi un comportement, et en particulier un comportement prosocial. La culture est donc un critère déterminant de l’identité.
La course au particularisme n’est pas une victoire identitaire, c'est un renoncement. C'est accepter la fragmentation de la société en petites cliques séparées.
Il faudra un jour que la droite se mette à étudier la sélection de groupe et l’évolution culturelle : dans une société moderne, vous ne pouvez pas fragmenter les identités car toute l'infrastructure repose sur de la coopération à grande échelle.
They branded these girls with their initials.
They forced them to have sex with dogs and filmed it and played it back to them to humiliate them.
They held up their cross necklaces after gang raping them and said “Why has your god abandoned you?”
They were children.
@LightSakujo2 C'est mort mec. Parcours presque similaire au tien mais j'étais déjà de droite à mon entrée en fac (pas "radicale" mais type LR), pas bouffeur de curés non plus (le catholicisme n'était qu'un recueil historique/identitaire). Le RN me fera peut-être mentir mais je n'y crois plus.
@adler_p@Mileistesfr Totalement d'accord. Cependant, on peut imaginer une industrie culturelle et d'entertainment à l'américaine pour certains secteurs. Mais pour se faire, il faudrait oser différencier arts majeurs et arts mineurs. Dans notre époque, ça risque de mal passer.
@la_france_sur_x Trump exerce sa politique extérieure comme il exerçait dans l'entrepreneuriat : de manière agressive et brutale.
Il souhaite forcer la main de Macron au MO car il sait que l'avenir et l'importance de la France au sein de l'Europe dépend de sa capacité à être forte militairement.
@JeanPierre55789@norbert_fr L'union des partis est une utopie de gauche, irréaliste et irréalisable (sauf totalitarisme).
L'union générale (de façade) ne se fait qu'à gauche, ce qui leur donne le sentiment d'agir pour la "Révolution".
L'union des droites se fera de manière stratégique, maligne et discrète.
@JeanPierre55789@norbert_fr Oui car il sert de liant entre le RN et R! : deux lignes trop opposées aujourd'hui. Il poussera toujours R! à voter RN. Et il a pris avec lui les jeunes LR les plus à droite du parti, bien formés, libéraux sans tomber dans l'Afuera argentin et conscients du problème identitaire.