En novembre 1977, Libération publie un dessin représentant une petite fille. Je ne décrirai pas ce qu'on lui fait faire, c'est insoutenable. Au-dessus, un titre : « Apprenons l'amour à nos enfants. »
Ce n'est pas un dérapage. Ce n'est pas la bourde d'un pigiste qu'on aurait viré le lendemain. C'est une ligne. La preuve : en mars 1979, quand la justice s'en mêle, le directeur du journal, Serge July, ne s'excuse pas. Il republie tout, en bloc, fièrement, sous le titre « Les outrages de Libération ». Neuf inculpations pour outrage aux bonnes mœurs, et il les brandit comme des décorations.
Dans les mêmes colonnes, à la même époque, un mouvement trouve sa tribune : le FLIP, le Front de libération des pédophiles. Ça a existé. Un quotidien national lui a ouvert ses pages. On y théorisait que l'amour d'un adulte pour un enfant était un droit, que la loi qui l'interdit était une « tyrannie bourgeoise », que la famille et l'école étaient des prisons dont il fallait libérer l'enfant.
Regardez la mécanique, c'est toujours la même. Si toute norme est une oppression déguisée, alors l'interdit qui protège l'enfance est une oppression. Si toute autorité est suspecte, alors celle des parents l'est. Si la libération est le seul horizon, alors il n'y a plus rien à protéger, il n'y a plus que des verrous à faire sauter. Ils ont appliqué à l'enfance la même grille qu'à tout le reste. Et ça a donné ça.
On ne libère pas un enfant de son enfance. On la lui garde. C'est la seule chose qu'une société n'a pas le droit de rater.
En 1977, une pétition paraît dans Le Monde et dans Libération. Elle réclame la dépénalisation des relations sexuelles entre adultes et enfants de treize ans. Regardez les signatures. Foucault. Derrida. Sartre. Beauvoir. Barthes. Deleuze. Guattari. Lyotard. Sollers. L'intégralité de l'aristocratie intellectuelle française, la même qui allait coloniser Yale et Berkeley, réunie sous un texte qui explique doctement que l'enfant est capable de consentir.
Ce n'est pas une anecdote. C'est la preuve.
J'ai écrit il y a quelques jours que la French Theory reposait sur une thèse unique : il n'y a pas de vérité, il n'y a que des rapports de pouvoir. On m'a répondu que je caricaturais, que ces hommes étaient trop subtils pour qu'on les résume à un slogan. Très bien. Alors observons ce que produit la subtilité quand on la pousse jusqu'au bout.
Si toute norme n'est qu'une domination déguisée, alors l'interdit protégeant l'enfance est une domination comme une autre. Si toute vérité est une construction, alors l'innocence est une construction. Si tout désir vaut tout désir parce qu'aucune loi n'est légitime, alors il n'existe plus aucune raison de défendre la limite la plus élémentaire qu'une civilisation ait jamais posée. Ils n'ont pas signé cette pétition malgré leur philosophie. Ils l'ont signée à cause d'elle. C'était la conclusion logique du système. Ils ont simplement eu l'imprudence de l'écrire noir sur blanc, avant que leurs héritiers américains n'apprennent à envelopper la même logique dans un vocabulaire plus prudent.
Voilà l'homme qu'on enseigne encore en licence. Voilà le penseur qu'on cite avec révérence dans les colloques. Celui qui, en 1977, trouvait que la loi protégeait un peu trop les enfants.
Une pensée se juge à ce qu'elle rend possible. Une pensée qui, arrivée à son terme, ne sait plus dire pourquoi on ne touche pas aux enfants, n'est pas une pensée subtile. C'est une pensée morte. Et une civilisation qui continue de l'enseigner avec déférence n'est pas subtile non plus. Elle est complice.
On ne déconstruit pas l'innocence. On la protège. C'est même à peu près la seule chose qu'on n'a pas le droit de rater.
De Nederlandse polderstaat noemt zichzelf een democratische rechtsstaat. Maar hoe democratisch is een systeem waarin de overheid zich steeds dieper nestelt in vrijwel elk onderdeel van het maatschappelijk leven? En hoe sterk is een rechtsstaat als de wet steeds vaker een instrument wordt om politieke voorkeuren af te dwingen in plaats van individuele rechten te beschermen?
Ludwig von Mises waarschuwde al dat interventionisme geen stabiel eindpunt kent. Elke overheidsingreep veroorzaakt nieuwe verstoringen, die vervolgens weer als rechtvaardiging dienen voor nóg meer ingrijpen. Zo groeit de staat stap voor stap, zonder dat daar ooit een expliciet maatschappelijk besluit voor wordt genomen.
Friedrich Hayek beschreef in The Road to Serfdom hetzelfde mechanisme. Niet iedere uitbreiding van de overheid leidt tot tirannie, maar een samenleving waarin centrale planners steeds meer beslissingen overnemen van burgers, verschuift langzaam van spontane orde naar politieke sturing. Vrijheid verdwijnt meestal niet met één grote klap, maar met duizenden kleine besluiten.
Isaiah Berlin maakte het onderscheid tussen negatieve en positieve vrijheid. Negatieve vrijheid betekent dat anderen je met rust laten. Positieve vrijheid wordt al snel het idee dat de overheid mensen moet helpen om ‘echt vrij’ te worden. Zodra de staat bepaalt wat daarvoor nodig is, verandert vrijheid ongemerkt in een politiek project.
Robert Nozick trok de logische conclusie. De taak van de staat is het beschermen van individuele rechten: leven, vrijheid en eigendom. Niet het vormgeven van de ideale samenleving. Iedere extra bevoegdheid vraagt om een rechtvaardiging, omdat iedere bevoegdheid uiteindelijk ten koste gaat van de vrijheid van burgers.
Ook Ayn Rand wees erop dat rechten geen geschenk van de staat zijn. Rechten begrenzen juist de macht van de overheid. Wanneer de overheid privileges, subsidies en uitzonderingen uitdeelt, ontstaat geen vrije markt maar corporatisme: een systeem waarin politieke en economische macht samenvloeien.
Dat is precies de paradox van de Nederlandse polderstaat. Zij presenteert overleg en consensus als de hoogste vorm van democratie. In werkelijkheid verschuift steeds meer macht naar een netwerk van ministeries, uitvoeringsorganisaties, toezichthouders, adviesraden, semi-overheidsinstellingen, publiek-private samenwerkingsverbanden, quango’s en door belastinggeld gefinancierde belangenorganisaties die zich als onafhankelijke NGO’s presenteren. Zij oefenen invloed uit op beleid, verdelen subsidies, schrijven mee aan regelgeving en adviseren de overheid, terwijl zij zelf nauwelijks rechtstreeks democratisch ter verantwoording kunnen worden geroepen.
Hierdoor ontstaat een criminele bestuurlijke klasse die steeds meer op dwang gebaseerd beleid produceert zonder dat de burger daar wezenlijke invloed op heeft. Verkiezingen bepalen nog maar een deel van de politieke macht. Een groeiend deel bevindt zich in een permanente bestuurlijke infrastructuur die verkiezingen overleeft en zichzelf in stand houdt.
De vergelijking met de DDR is geen letterlijke vergelijking. De waarschuwing is subtieler. Afhankelijkheid hoeft niet met geweld te worden afgedwongen. Zij kan ook ontstaan via subsidies, vergunningen, regelgeving, fiscale prikkels en een netwerk van quango’s en gesubsidieerde pseudo-NGO’s dat steeds meer functies van de samenleving naar zich toetrekt.
Een rechtsstaat beperkt de macht van de overheid. Democratie stelt burgers in staat machthebbers vreedzaam te vervangen. Zodra beide begrippen worden gebruikt om steeds meer individuele keuzes te collectiviseren en onder te brengen bij een permanent bestuurlijk apparaat, verliezen zij hun oorspronkelijke betekenis.
Le WEF, un projet capitaliste ? C'est précisément l'inverse.
Comme le « progressisme » est un anti-progrès. Comme l'« antiracisme » est devenu un racisme. Le WEF est un projet profondément anti-économique.
On confond capitalisme et présence de milliardaires. Mais le capitalisme, ce n'est pas « des gens riches existent ». C'est un processus : l'échange libre, les prix qui transmettent l'information, la concurrence, l'entrepreneur qui risque SON capital, le consommateur souverain qui tranche.
Davos propose l'exact opposé. Une économie administrée par une caste de technocrates que personne n'a élus. La concurrence remplacée par des cartels de « parties prenantes ». Le profit-et-perte — seul signal qui dit le réel — remplacé par des scores ESG décrétés d'en haut. Ce n'est pas le marché. C'est de la planification, repeinte aux couleurs du privé.
Et le slogan ? « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux. »
L'abolition de la propriété privée, c'est la définition littérale du communisme. Marx ne disait rien d'autre. Un projet dont l'horizon est de te déposséder ne peut pas, par construction, être capitaliste.
Reste l'outillage. L'euro numérique : une monnaie programmable, donc conditionnable, restreignable, périssable à distance. Le DSA : le contrôle de ce que tu as le droit de dire. Chat Control : la surveillance de tes messages privés.
Hayek l'avait écrit : la planification centrale finit toujours par exiger le contrôle de l'information, puis celui de l'individu. La Route de la servitude, version 2.0.
Mets tout bout à bout : une société sans propriété, sans concurrence, sous surveillance financière et informationnelle totale, pilotée par une élite à qui tu n'as jamais rien délégué.
Ça porte un nom. Et ce n'est pas « capitalisme ».
WEF + UE, c'est un projet collectiviste à l'esthétique orwellienne. Le costume capitaliste, c'est exactement ça, le tour de passe-passe.
Pourquoi une idée aussi absurde que l'opposition à la climatisation s'impose-t-elle si facilement à gauche ?
Parce que l’adhésion à une idée absurde envoie un signal : je suis plus fidèle au groupe qu'à mon bon sens. Signal que n’envoie pas l’adhésion à des idées rationnelles. Kevin Simler et Robin Hanson l’expriment ainsi :
« Nous ne considérons pas qu’un employé est loyal à son entreprise s’il y reste car elle lui verse un salaire important ; cela relève simplement du calcul d’intérêt. De même, on ne dit pas d’un homme qu’il est loyal s’il reste avec sa conjointe faute d’opportunités avec d’autres femmes. Ces attaches ne se transforment en loyauté que lorsqu’une personne reste engagée malgré la tentation de faire défection. De la même manière, croire à la vérité n’est pas gage de loyauté, car nous avons toutes les raisons de croire à la vérité. La loyauté n’est démontrée que lorsque nous croyons en une chose à laquelle nous ne croirions pas si nous n’étions pas loyaux. »
De ce point de vue, ce sont les croyances irrationnelles qui soudent le mieux les groupes : plus chacun est tenté d’y renoncer, et plus ceux qui n’y renoncent pas prouvent qu’ils placent la fidélité au groupe avant toute chose.
Mieux : plus une croyance est coûteuse pour l’individu, plus elle implique pour lui des sacrifices, et plus il indique qu’il place la collectivité avant son bien-être personnel (qu’il sera un bon coopérateur). Il est facile d’affirmer que l’on partage les idées des autres, mais il est plus probant de consentir à des sacrifices par dévotion à celles-ci. C’est sans doute pour cela que les communautés religieuses exigent interdits alimentaires, prières régulières, pèlerinages…
Aujourd'hui, la gauche (l'une de nos religions contemporaines les plus influentes) exige de ses membres qu'ils souffrent en été.
🇪🇺💶 POURQUOI L'EURO NUMÉRIQUE RÉALISE LE PROGRAMME DE MARX, SANS LE REVENDIQUER — Un euro numérique ne pourra pas être économisé et il ne générera aucun intérêt car ce n'est pas une réserve de valeur.
Toute liberté repose sur une réserve. Une épargne, un matelas, un bas de laine : le surplus que Marx logeait dans le prime de A-M-A' (Argent-Marchandise-Argent), et qu'il voulait abolir. Cette réserve n'est pas un luxe de nanti. C'est la condition matérielle du refus. Sans elle, on ne quitte pas un emploi, on ne conteste pas, on ne fonde rien. On n'est pas libre. On obéit.
La monnaie programmable change la nature même de l'argent. Il n'est plus un droit, mais une permission. Conditionnelle, traçable, périssable, liée à l'identité. Le système ne sanctionne plus : il refuse d'exécuter la transaction. Plus de juge, plus de recours. Une porte qui s'ouvre, ou non.
Une monnaie qui demande la permission n'est plus une monnaie. Et cette permission n'a rien d'une nouveauté. Elle est l'aboutissement d'une idée ancienne, formulée bien avant l'informatique. Le terme « numérique » qu'on lui accole n'est que marketing.
En 1845, Moses Hess décrit la monnaie comme un « sang social ». Bien réglée, elle produirait la justice ; il faut donc la redessiner pour qu'elle serve une fin morale collective. L'intuition est généreuse. Elle est aussi le germe du contrôle : une monnaie chargée d'une morale doit vérifier que vous la respectez. Marx hérite de Hess et durcit le trait. La cinquième mesure de son Manifeste centralise le crédit dans une banque d'État au monopole exclusif. Le bon de travail, lui, abolit l'épargne. Plus de réserve en bas, plus de crédit autonome ailleurs : une seule main alloue, et chacun consomme à crédit conditionnel.
Il faut le dire nettement : le socialisme n'aime pas la liberté. Non par méchanceté, mais par cohérence. Lorsque l'égalité devient la fin suprême, l'autonomie cesse d'être un droit à garantir pour devenir un écart à corriger. Le bas de laine de l'un est l'inégalité de tous ; la réserve qui rend libre est précisément ce que le projet doit dissoudre. Raymond Aron l'avait vu : on ne sacrifie pas la liberté à l'égalité par accident, mais par principe.
Le marxisme n'a jamais tenu sa promesse d'émancipation. Partout où il fut bâti, il produisit l'inverse : non la fin de l'exploitation, mais la fin de l'autonomie. Le travailleur soviétique était logé, soigné, instruit... et ne pouvait rien refuser. Le système ne possédait pas les hommes ; il opérait la fonction qui décidait de tout.
Restait à construire la tuyauterie. Julius Wolf la spécifia dès 1913 : une chambre de compensation internationale entre banques centrales, réglant par écritures plutôt que par or. Le contrat de virement, notait-il, permet d'obliger le client « sous certaines conditions ». Cette formule est tout le mécanisme. Une infrastructure de paiement devient infrastructure de gouvernement dès l'instant où elle vérifie une condition avant d'exécuter.
Manquait une méthode. Alexandre Bogdanov, rival de Lénine, la fournit avec sa Tektologie : tous les systèmes organisés (biologiques, sociaux, financiers) obéissent aux mêmes lois. Comprenez-en un, vous les pilotez tous. Une seule logique, branchée sur n'importe quel domaine : finance, santé, climat, information.
Assemblez les trois. Le sang moral de Hess, les veines de Wolf, la méthode de Bogdanov. Vous obtenez la description exacte du « registre unifié » publié par la Banque des règlements internationaux en 2023 : chaque actif tokenisé, chaque identité vérifiée, chaque transaction confrontée à une condition avant d'être autorisée. Son directeur général l'a dit sans détour : les banques centrales auront le contrôle absolu des règles d'usage, et la technologie pour les imposer.
Voilà ce qui rend le projet européen inquiétant. Non qu'il soit marxiste — il ne l'est pas dans sa déclaration. Mais il emprunte la même architecture par l'autre versant : non la révolution, mais la norme. Identité numérique avec le portefeuille eIDAS, euro numérique programmable, conditionnalité du DSA qui invente le « licite mais risqué », taxonomie qui note vos usages. Chaque brique est présentée comme inclusion, sécurité, durabilité — des éthiques que nul ne peut contester sans paraître vouloir le pire. C'est exactement ainsi que la conditionnalité s'installe : sous un impératif moral qui interdit la question.
Et rien de tout cela n'a été voté. En 2005, la France a dit non à la Constitution européenne ; on la lui a réimposée sous le nom de traité de Lisbonne, ratifié au Parlement, sans elle — et depuis, l'architecture sait qu'elle peut se passer de notre consentement.
Le marxisme disait libérer le travailleur et concentrait tout pouvoir dans la fonction d'allocation. Le projet européen dit protéger le citoyen et construit, norme après norme, l'infrastructure qui filtrera ses échanges. La finalité d'un système, c'est ce qu'il fait.
Reste une faille. Tout cela ne fonctionne qu'en système clos : quand plus aucune valeur ne circule hors du registre. Tant qu'existent le liquide, le refus, l'épargne libre, le for privé, la fermeture n'est jamais acquise.
C'est pourquoi ces brèches, il faut les tenir. Elles sont la dernière ligne de défense de la liberté avant qu'un nouveau mur ne se dresse.
Mounts are starting to work in-game.
First test? Riding a huge pink flamingo through the world 🦩
It’s silly, but it instantly makes traversal feel more fun — and seeing it work smoothly inside this @threejs world is a pretty cool milestone.
More soon 👀
#threejsJourney #webgl #gamedev #minecraft #threejs
Je parle beaucoup de globalisme. On me répond complotisme.
Alors arrêtons les théories. Regardons le calendrier de la semaine.
Aujourd'hui, lundi 29 juin, l'UE tient le trilogue final sur le Chat Control. Le scan obligatoire des messages chiffrés a reculé sous la pression citoyenne. Mais le texte impose désormais une vérification d'âge pour entrer dans une messagerie chiffrée. Pièce d'identité ou scan du visage avant d'écrire un message. Le chiffrement survit. L'anonymat meurt.
En parallèle, l'euro numérique avance. Vote en plénière en juillet. Version en ligne pseudonyme, pas anonyme. Un identifiant derrière chaque paiement. Un plafond de détention fixé par la BCE. On vous vend l'indépendance face à Visa. On vous livre une monnaie traçable par construction, où le pseudonyme remplace l'anonymat des espèces.
À Londres le même mois, identité numérique généralisée. Trois millions de signatures contre. On avance quand même.
Voilà ce que personne ne veut relier. Ce ne sont pas des dossiers séparés. C'est une seule architecture. Identifier, tracer, plafonner, autoriser. Le rêve de tout planificateur central depuis un siècle, enfin techniquement réalisable.
Hayek appelait ça la route de la servitude. Davos appelle ça le progrès. Les mêmes profils, passés par les Young Global Leaders, tiennent les manettes à Bruxelles, à Francfort, à Londres. Jamais élus pour ça. Jamais sanctionnés pour rien.
Ce n'est pas le communisme aux drapeaux rouges. C'est mieux habillé. Un collectivisme de gestionnaires qui ne nationalise pas les usines mais nationalise votre vie privée, votre argent et votre parole. Une crise sociale organisée par le haut, vendue comme une protection.
Ce projet doit être tué. Pas amendé. Tué.
Et ceux qui le portent doivent être débranchés des manettes et dépouillés de leur prestige. Pas par la violence. Par les urnes, par le ridicule, par la culture. Il faut des séries, des films, des comédies musicales sur Ursula von der Leyen. Rien ne tue un pouvoir qui se prend au sérieux comme une salle entière qui rit.
Ils ont la technocratie. Nous avons les faits, les votes et l'humour. Ça suffit largement.
After years of being banned from entering a stadium in my own country, for no crime other than being a woman, this is how I walked in.
This was the World Cup FIFA 2026 between England and Panama but for me, it was beyond that.
You have to be a woman from Iran or Afghanistan to truly understand this emotion.
For whom this simple act, walking into a stadium, moving with joy, showing my hair, sitting next to men, was not just forbidden. I was beaten for it. Imprisoned for it. Humiliated for it. Exiled for it. And even in exile, I became a target for multiple assassination plots.
And now people lecture me: "Don't politicize football."
I have a question: which part of my body hasn't already been politicized by the Islamic Republic? My hair? My voice? My seat in a stadium?
They turned our entire existence into a political battlefield. Every inch of a woman was a crime scene under their law.
And now I'm supposed to just sit back, eat a hot dog, and enjoy the game?
I did enjoy the game. England won. But walking through those gates, that was the real victory.
Il y a des gens de bonne foi qui croient sincèrement à ces réglementations.
Qui pensent qu'on protège les gens, la planète, le consommateur. Je ne doute pas de leur intention. Je conteste le résultat. Et le résultat, c'est un meurtre. Lent, propre, signé en triple exemplaire.
Prenons-le par A + B.
A. La règle naît à Bruxelles. Pas une loi votée par un peuple — une directive. Personne n'a coché « oui » dans un isoloir pour l'AI Act, le RGPD, la CSRD ou REACH. Aucune nation n'a délibéré. Un appareil non élu produit la norme, et 27 parlements n'ont plus qu'à la transposer. C'est la définition même du plan : une volonté centrale qui décide ce qui a le droit d'exister, sans avoir jamais rien risqué elle-même. Le mot pour ça existe déjà. Il commence par « comm ».
B. La règle frappe le builder, jamais le rentier. Une grosse boîte a un département conformité de 200 personnes. Une startup a un fondateur qui code la nuit. Tu ajoutes 12 mois de documentation RGPD, un rapport CSRD, une analyse d'impact AI Act — et tu viens de tuer celui qui n'a pas les reins, donc l'innovation, donc le futur. La réglementation européenne n'est pas neutre : c'est une taxe sur le nouveau et une subvention au déjà-là. Le seul effet net observable, c'est que les boîtes qui comptent se construisent ailleurs. Aux US. En Chine. Pas ici.
A + B = on légifère sur le diamètre des concombres pendant que d'autres légifèrent sur Mars.
Et le pire n'est pas l'incompétence. C'est le circuit fermé.
La Commission a financé pendant des années tout un écosystème d'ONG — via le programme LIFE — puis ces ONG ont lobbyé les institutions européennes pour pousser l'agenda de la Commission elle-même.
Ce n'est pas une théorie. La Commission l'a admis en avril 2025 : certains contrats contenaient « des activités de lobbying indues ».
Le Parlement a ouvert une enquête. Die Welt a montré que le financement était conditionné à des campagnes contre le charbon, les pesticides, le Mercosur. Bruxelles se paie son propre lobby, avec ton argent, pour justifier les règles qui t'asphyxient.
La boucle se mord la queue, et toi tu remplis le formulaire.
Alors quand on me dit « il faut mieux réguler », je réponds : non. On ne réforme pas un système conçu pour empêcher d'avancer. On le démonte.
Droit de construire sans permission.
Confiance au risque.
Et qu'on rende à ceux qui créent ce qu'une technocratie de bonne conscience leur a volé, ligne après ligne, en croyant bien faire.
L'enfer européen est pavé de bonnes intentions.
Reprenons les clés.
Trop c'est trop.
Mille morts en quelques jours parce qu'il fait chaud. Pas en Inde. Pas au Sahel. En France. 2026. Et la seule réponse de l'État, c'est de te dire de fermer tes volets et de boire de l'eau.
C'est ça, l'État français aujourd'hui : un État qui n'a plus qu'un seul muscle, celui de la réglementation. Il ne sait plus construire. Il ne sait plus équiper. Il ne sait plus résoudre. Il sait produire des circulaires, des normes, des « plans canicule ». Face à un problème de 2026, il répond avec une technologie médiévale : les volets.
Et derrière l'incurie, il y a pire : le dogme. La clim est devenue un péché moral. On t'explique avec un sérieux d'évêque que c'est « égoïste », que c'est de la « maladaptation », qu'il faut s'habituer à avoir chaud. L'escrologie a transformé l'écologie en religion du renoncement. Le confort comme faute. Et le bilan, ce sont des morts.
Le plus absurde, ce qui devrait nous faire devenir la risée du monde entier : la France a le réseau électrique le plus décarboné du monde développé. ~70% de nucléaire. Des électrons quasi sans carbone, qu'aucun pays ne peut nous envier. On pourrait climatiser le pays entier la conscience tranquille. Et on n'est même pas foutus de rafraîchir notre propre territoire.
Pourquoi ? Parce qu'au fond de tout ça, il y a la pulsion mortifère de la décroissance. L'idée que la solution est toujours « moins ». Moins d'énergie, moins de confort, moins de consommation, moins de vie. La sobriété érigée en projet de civilisation. Sauf que la sobriété a un bilan humain. Elle ne tue pas dans les discours. Elle tue dans les EHPAD, en silence, les vieux d'abord.
Et la fameuse « transition » censée nous sauver ? Une escroquerie intellectuelle et financière. Regardez l'Allemagne. Ils ont tué leurs centrales nucléaires par pure idéologie, rouvert le charbon et le lignite, explosé les prix, et émettent aujourd'hui beaucoup plus de CO₂ par kWh que nous. Des centaines de milliards cramés pour finir plus sales qu'avant. C'est exactement la route qu'on veut nous faire prendre.
La vérité que personne n'ose dire : la chaleur n'est pas un problème moral. C'est un problème d'ingénierie. L'humanité a vaincu le froid avec le chauffage. La distance avec l'avion. La nuit avec l'électricité. On n'a jamais résolu un seul problème par le renoncement. On les a résolus par l'abondance. Plus d'énergie. Plus de nucléaire. Plus de clim. Plus d'ingénieurs, moins de gestionnaires de la pénurie.
C'est tout l'enjeu : un pays qui voit ses défis comme des problèmes d'ingénierie à résoudre survit et prospère. Un pays qui les voit comme des problèmes de management de la sobriété compte ses morts et appelle ça de la vertu. La croissance n'est pas le problème. Elle a toujours été la solution.
CNews est la victime expiatoire d'une certaine ligne centriste qui s'est persuadée que la chaîne « fabrique » du racisme ou de la haine quand elle ne fait que rapporter l'actualité.
Le procédé est toujours le même. On accuse X de « fabriquer » des trumpistes : voir l'étude Arago visant Sarah Knafo, qui prête à l'algorithme ce que les chiffres expliquent plus simplement — une candidate qui sur-performe sur toutes les plateformes, y compris celles qu'Elon Musk ne contrôle pas. On a vu les démocrates américains crier à l'ingérence russe là où les Twitter Files ont révélé, dans l'affaire Hamilton 68, de vrais comptes américains (souvent républicains) requalifiés en « réseau russe ».
À chaque fois, la même mécanique. Et à la racine, le même refus : admettre qu'une majorité puisse penser par elle-même et ne pas se ranger derrière ceux qui se croient « très intelligents » et se posent en détenteurs de la seule lecture raisonnable du monde.
Qu'on partage ou non sa ligne, CNews ne désinforme pas. Elle informe autrement et c'est précisément ce qui fait son audience. Mais il est toujours plus facile d'abattre le messager que de débattre du message, ou de regarder le réel en face.
Et on les voit venir : le centre est devenu un extrême. Et il se montrera prêt à tout sacrifier, jusqu'à la démocratie elle-même, pour qu'aucune alternance ne reste possible.
C'est pourquoi, au delà de CNews, il est important de refuser cette censure : https://t.co/8w98VMVenO
D66 via kamerlid Joost Sneller waarschuwde vandaag dat gevestigde partijen iedere verkiezing moeten blijven winnen, terwijl nationaal-populisten er volgens hem maar één hoeven te winnen.
Vanuit libertair perspectief is dat een uiterst belangrijke discussie. Sneller begrijpt alle implicaties van zijn eigen stelling wellicht niet.
Het echte gevaar is niet welke partij wint, maar hoeveel macht de overheid überhaupt heeft. Als één verkiezing de vrijheid van miljoenen mensen fundamenteel kan veranderen, dan is de staat al veel te groot geworden.
In een vrije samenleving kan geen enkele verkiezingsuitslag iemands eigendom afpakken, meningsvrijheid beperken of het dagelijks leven volledig herinrichten. Macht is dan verdeeld, lokaal georganiseerd en sterk begrensd. Juist daardoor wordt de vraag wie er in Den Haag regeert veel minder existentieel.
Dat populisten, technocraten, progressieven of welke stroming dan ook een verkiezing winnen, is daarom niet het kernprobleem. Het probleem is een politiek systeem waarin de winnaar de macht krijgt om vrijwel ieder aspect van het leven van burgers te reguleren.
Wie echt bang is voor “de verkeerde mensen” aan de macht, zou niet moeten pleiten voor de overwinning van de “juiste mensen”, maar voor veel minder macht voor welke regering of overheid dan ook.
Een kleine overheid is de beste verzekering tegen zowel autoritaire populisten als autoritaire technocraten. Vrijheid ontstaat niet doordat jouw kamp wint, maar doordat geen enkel kamp genoeg macht heeft om de rest zijn wil op te leggen, Joost.
Bovendien hebben we al genoeg voorbeelden gezien dat de huidige clientelaire polderstaat al vaak buiten de rechtstaat heeft gestaan. We kennen allemaal de voorbeelden. Sneller zou “The Road to Serfdom” van Hayek moeten lezen om te begrijpen dat het altijd falende collectivisme altijd zal leiden tot de sterke man die “het maar moet oplossen”.
Dit is een terugkerend patroon in de Europese en wereld geschiedenis.
https://t.co/DYCoTaLCwm
En tant qu’entrepreneur top tier tech dans l’IA,
Ayant vécu dans la Silicon Valley et fait Y Combinator, l’accélérateur de startups le plus sélectif et prestigieux au monde, à l’origine de certaines des entreprises les plus emblématiques de la planète, comme Airbnb, Stripe ou Twitch.
Fondateur d’Argil AI (@argildotai), la société qui réinvente les règles d’Hollywood et du soft power en Occident.
Je rejoins @knafo_sarah et me désolidarise complètement du projet orwellien de l’euro numérique.
Il doit être abandonné le plus vite possible.
🔴 Voici le texte intégral de la tribune de @maxsaada parue aujourd'hui dans Le Figaro. Rares sont les dirigeants de cette envergure à oser nommer les choses. On mesure mal ce qu'il en coûte de poser des mots aussi lourds de sens. La démocratie ne se laisse pas confisquer en silence, la défendre commence par là. Merci de la partager.
Après C8, bientôt CNews : la France, ce pays qui ferme des chaînes
La dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l'Arcom, vient d'ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s'engouffrer, s'inquiète le président du directoire de Canal+.
Je n'ai pas connu le temps où, depuis un bureau, l'État décidait de ce que les Français avaient le droit de regarder et d'entendre. Je croyais ce temps derrière nous. Je me trompais. La toute dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l'Arcom, vient d'ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s'engouffrer. Et je pèse chaque mot.
Je n'invite personne à me croire sur parole. J'invite chacun à lire la décision. Car on y trouve des passages qui devraient tous nous inquiéter, quelle que soit la chaîne que l'on aime regarder.
L'Arcom y inscrit, parmi les torts de la chaîne, la mise en cause répétée de l'action de l'exécutif. Qu'on relise le grief : « La répétition marquée, d'une séquence à l'autre, des mêmes commentaires et opinions, s'observe principalement s'agissant de l'action de l'exécutif, en raison de positions perçues comme insuffisamment fermes ou cohérentes. » Ainsi, une autorité dite indépendante range la critique du pouvoir au rang des manquements. À charge pour la chaîne de prouver qu'elle a suffisamment dit le contraire. Et qui juge si ce contraire suffit ? L'Arcom, seule. Dites ce que vous voulez, donc, à condition de dire aussi ce que l'autorité veut entendre. On se demande alors comment la liberté de communication, que ce régulateur a pour mission de garantir, survit au moment précis où il dicte aux chaînes la juste mesure de leur ligne éditoriale.
Une autorité qui se fait juge de l'équilibre de la critique ne protège pas le pluralisme, elle l'appauvrit. Au décompte des temps de parole, clair, mesurable, et que CNews respecte, comme expressément reconnu dans la décision, elle ajoute désormais le « déséquilibre manifeste et durable », notion sans seuil ni référentiel, dont seule l'Arcom tient la balance. Ce n'est plus une mesure. C'est un verdict.
Quand l'Arcom sanctionne « la prédominance d'un même cadre d'interprétation de l'actualité, (…) ce qui se traduit, sur la période concernée, par la surreprésentation d'un même courant de pensée et d'opinion par rapport à d'autres perspectives et opinions également présentes dans le débat public », il faut bien que la surreprésentation d'un même courant s'appuie sur une juste part, un seuil qu'il aurait fallu ne pas franchir. Mais qui fixe cette part ? L'Arcom sanctionne un trop-plein dont personne ne connaît la jauge qui peut varier au gré du niveau qu'elle fixe.
Mais l'Arcom ne s'arrête pas là. Elle reproche aussi à la chaîne le séquençage même de ses émissions : « de nombreuses émissions, notamment celles bénéficiant des audiences les plus significatives en semaine, s'ouvrent par un éditorial de l'animateur. Or les visionnages ont révélé que, dans de nombreux cas, l'opinion exprimée au cours de ce propos liminaire définissait l'orientation et la tonalité générale du débat ultérieur ». Le régulateur s'invite désormais dans la grille, dans le déroulé de l'émission, dans la fabrique intime d'une rédaction. Il ne contrôle plus le respect de règles objectives, il juge un contenu éditorial, ses choix rédactionnels, et finit par dicter ce qu'une rédaction doit penser, dire, et montrer.
Soyons lucides sur la suite. Après la mise en demeure viendront les sanctions financières. Puis la menace de la fermeture de la chaîne puisque la chaîne ne saura se conformer à une exigence impressionniste et imprévisible. Ce n'est pas une hypothèse : c'est une trajectoire évidente. Nous ne la connaissons (hélas) que trop bien pour avoir vécu la fermeture de C8.
Disons alors les choses telles qu'elles sont. Ceci n'est pas une décision de régulation. C'est une décision politique. Et elle poursuit un seul objectif : faire taire, puis faire disparaître, une chaîne que des millions de Français choisissent librement chaque jour.
Quand, ailleurs, un pouvoir s'en prend à la presse, la France est la première à s'indigner, et elle a raison de le faire. Mais on ne dénonce pas au-dehors ce que l'on s'autorise au-dedans. De toutes les démocraties où notre groupe opère, je n'en connais aucune autre qui soit allée jusqu'à retirer sa fréquence à une chaîne. Aucune, sauf la France.
Que voulons-nous en somme pour la France ? On peut tout à fait détester une ligne, la combattre pied à pied, vouloir qu'elle ait tort. La question ici n'est pas de savoir si l'on adhère ou non à la chaîne CNews. Mais se battre pour qu'elle puisse encore le dire, c'est autre chose, et c'est précisément ce qui nous sépare de ceux qui préfèrent le silence au débat. Le jour où une autorité décide, de plateau en plateau, ce qui pencherait de trop, ce n'est plus une chaîne qu'on redresse, c'est la contradiction elle-même qu'on rabote, et par là même la démocratie qu'on abîme. ∎
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