t’as beau être giga smart si t’es dans une entreprise contraignante et lente à l’innovation t’auras moins d’impact qu’un mec mid dans une entreprise ouverte mdr
@EdoLeDozo@hvnssencorr En vrai y’a aucune problème a commencé par la p7 c’est juste que c’est juste pour la hype de la saison et pas pour l’envie de découvrir l'œuvre
@comptabeasy Je voulais poser cette question en plus parce que j'ai l'impression que j'ai trop de choses à apprendre sur le métier et que je ne serai jamais à jour. Ce sentiment, il ne part jamais ?
Chypre 1974 : Une intervention légitime sous l'angle du Droit International
Pour comprendre la position turque, il faut s'extraire de la narration simplifiée d'une "invasion" et revenir aux textes fondateurs de la République de Chypre et au contexte de survie des populations.
1. Le fondement juridique : Le Traité de Garantie (1960)
L'indépendance de Chypre en 1960 n'a pas été déclarée de manière isolée. Elle repose sur les Accords de Zurich et de Londres, qui ont donné naissance au Traité de Garantie.
- Les Puissances Garantes : La Grèce, le Royaume-Uni et la Turquie sont désignés comme les protecteurs de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de la Constitution de l'île.
- L'Article IV : Ce texte stipule explicitement que si une action concertée entre les garants s'avère impossible, chaque puissance se réserve le droit d'agir unilatéralement dans le but exclusif de rétablir l'ordre prévu par le traité.
- L'argument : En 1974, après avoir tenté sans succès de convaincre le Royaume-Uni d'intervenir conjointement pour stopper le coup d'État grec, la Turquie a utilisé ce levier juridique pour empêcher l'annexion de l'île par la Grèce.
2. Le contexte historique :
L'effondrement de l'ordre constitutionnel
On ne peut expliquer 1974 sans rappeler les événements de 1963.
- Le "Plan Akritas" : Dès 1963, la Constitution de l'île est bafouée par les autorités chypriotes grecques. Les Chypriotes turcs sont expulsés de la fonction publique et confinés dans des enclaves (environ 3 % du territoire) sous un blocus strict.
- Le Coup d'État du 15 juillet 1974 : Organisé par l'EOKA-B avec le soutien de la "Dictature des colonels" à Athènes, ce coup d'État visait à renverser le président Makarios pour proclamer l'Enosis (l'union de Chypre à la Grèce).
- L'argument : La souveraineté de Chypre avait déjà été violée par la Grèce avant que le premier soldat turc ne débarque. L'intervention turque était une réponse directe à une agression extérieure grecque.
3. La doctrine de la "Protection des Minorités" et de l'Humanitaire
Au-delà des traités, il existe l'argument de la survie physique des populations.
- Massacres intercommunautaires : Les épisodes de 1963-1964 et les massacres de civils turcs (comme à Maratha, Santalaris et Aloda) prouvaient que la minorité turque était menacée de nettoyage ethnique.
- L'argument : L'intervention turque a créé une séparation physique qui, bien que critiquée politiquement, a mis fin de manière immédiate et durable aux effusions de sang qui duraient depuis plus d'une décennie. C’est ce que la Turquie appelle une "Opération de Paix".
4. La distinction entre Intervention et Occupation
Pour répondre à l'accusation d'illégalité, l'argumentaire se décompose ainsi :
- L'entrée des troupes était légale selon le Traité de 1960.
- Le maintien des troupes est justifié par l'absence d'un nouvel accord constitutionnel garantissant la sécurité totale des Chypriotes turcs. Sans garantie de sécurité, le retrait des troupes signifierait un retour au chaos de 1963-1974.
- La proclamation de la RTCN (République Turque de Chypre du Nord) en 1983 est présentée non comme une annexion, mais comme l'exercice du droit à l'autodétermination d'un peuple dont les droits constitutionnels ont été révoqués par la majorité.
Et dernière chose :
L'histoire récente prouve que la Turquie n'est pas l'obstacle à la paix. En 2004, lors du référendum sur le Plan Annan, les Chypriotes turcs ont voté massivement pour la réunification et la cohabitation. Ce sont les Chypriotes grecs qui ont rejeté cette main tendue. Ce refus de partager le pouvoir montre que la présence sécuritaire turque reste nécessaire : on ne peut pas demander à une communauté de se désarmer face à une majorité qui refuse constitutionnellement de la reconnaître comme une égale. La 'question chypriote' n'est plus un problème d'occupation, mais un problème de refus de partenariat de la part du Sud.
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