COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Ousmane SONKO, a présidé successivement, les 17 et 23 juillet 2026, des réunions du Bureau de l’Institution parlementaire, consacrées à l’examen de plusieurs dossiers.
À l’issue de ces rencontres, le Bureau a examiné et déclaré recevables les dossiers ci-après :
1. Au titre des propositions de loi :
- Une proposition de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution relative à la déclaration de patrimoine du Président de la République, initiée par l’honorable député Amadou BA n°2 ;
- Une proposition de loi portant encadrement des crédits spéciaux et autres fonds secrets, initiée par les honorables députés Guy Marius SAGNA, Mame Diarra BEYE et Alphonse Mané SAMBOU.
2. Au titre des propositions de résolution :
- Une proposition de création d'une commission d'enquête parlementaire sur les allégations de manquements sévères notés dans la gestion du foncier de différents lotissements et du domaine public maritime, présentée par le Groupe parlementaire PASTEF-Les-Patriotes ;
- Une proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les opérations de cession d’immeubles du patrimoine bâti de l’État à des particuliers dans des conditions supposées irrégulières, présentée par le Groupe parlementaire PASTEF-Les-Patriotes ;
- Une proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire relative à l’utilisation, par le Gouvernement du Sénégal, de mécanismes financiers de type Total Return Swap (TRS), présentée par le Groupe parlementaire TAKKU-WALLU ;
- Une proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les irrégularités alléguées dans la passation et l'exécution des marchés du programme "Un étudiant, un ordinateur" du ministère de l'enseignement supérieur et de l'innovation (MESRI), présentée par le Groupe parlementaire PASTEF-Les-Patriotes ;
- Une proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les abandons de recettes et la gestion des exonérations fiscales, présentée par le Groupe parlementaire PASTEF-Les-Patriotes ;
- Une proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de délivrance et de renouvellement des licences de pêche, présentée par le Groupe parlementaire PASTEF-Les-Patriotes ;
En conséquence, le Président de la République et le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ont été respectivement saisis, par le Président de l’Assemblée nationale, pour formuler leurs avis dans les délais légaux.
Abdourahmane Dabo : En ma qualité de dg de la SN HLM, j’ai signé hier les notifications de licenciement concernant 9 cadres. Cette décision est motivée par la situation économique et organisationnelle que traverse actuellement la société.
À l’attention de Madame/Monsieur :
Présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies, Présidence de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Les Ambassadeurs et Représentants permanents des États membres auprès de l'ONU
Objet : Alerte et réserves fermes concernant le profil de Monsieur Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies
Excellences, Mesdames et Messieurs les Représentants,
C’est avec une haute conscience de la mission historique confiée à l’Organisation des Nations Unies que nous vous adressons la présente correspondance.
L’ONU tire sa légitimité et sa force morale de sa capacité à défendre, sans compromission, les principes cardinaux inscrits dans sa Charte fondamentale : la promotion de la paix, la protection des droits humains fondamentaux, le respect de l’État de droit et le développement de la démocratie.
À l’approche des échéances portant sur la désignation de la future direction générale de l’Organisation, il est de notre devoir de porter à votre attention les plus vives réserves concernant le soutien ou la prise en considération de la candidature de Monsieur Macky Sall, ancien Président de la République du Sénégal (2012-2024).
Le bilan des douze années de sa présidence comporte des actes et des orientations politiques en contradiction formelle avec la ligne, les valeurs et les engagements internationaux portés par l’ONU :
1. Atteintes graves au droit à la vie et répression des manifestations pacifiques
Entre mars 2021 et février 2024, le Sénégal a traversé une période de répression étatique d’une sévérité inédite dans son histoire récente. L’usage d’une force excessive par les forces de défense et de sécurité lors de manifestations pacifiques s’est traduit par des dizaines de morts, des milliers de blessés et des détentions arbitraires massives. À ce jour, l’absence d’enquêtes indépendantes visant à établir les responsabilités viole les exigences internationales de justice et de redevabilité des décideurs publics.
2. Recul de l’État de droit et tentatives de déstabilisation constitutionnelle
L’Organisation des Nations Unies promeut le respect des règles constitutionnelles et l'alternance démocratique apaisée. La décision unilatérale de reporter l’élection présidentielle en février 2024 - annulée par le Conseil constitutionnel du Sénégal -, couplée aux incertitudes entretenues autour d’un troisième mandat, a fait courir au pays un risque majeur de déstabilisation institutionnelle.
3. Restrictions de la liberté de la presse et accès à l'information
Pendant la période récente, le régime de Monsieur Macky Sall a eu recours à la suspension répétée des réseaux sociaux, aux coupures ciblées d’Internet et au retrait de licences de médias indépendants. L’emprisonnement de journalistes et la restriction de l’espace civique contreviennent directement à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme sur la liberté d’expression.
4. Instrumentalisation de la justice et affaiblissement du pluralisme politique
L’utilisation des institutions judiciaires à des fins politiques visant l’invisibilisation de figures de l'opposition, la dissolution de partis politiques et la restriction du pluralisme ont sapé la confiance des citoyens dans le système judiciaire, pilier essentiel de tout État démocratique.
Excellences,
Confier la plus haute responsabilité diplomatique mondiale à un dirigeant au bilan démocratique fortement contesté adresserait un signal extrêmement préoccupant aux peuples du monde entier. Cela risquerait d'affaiblir l’autorité morale des Nations Unies au moment où le multilatéralisme a plus que jamais besoin de repères éthiques incontestables.
En vous remerciant pour l’attention portée à cette démarche citoyenne au service du droit international et de la démocratie, nous vous prions d'agréer, Excellences, l’expression de notre très haute considération.
@ONU_fr : Un citoyen sénégalais
PASTEF, depuis près de 2 ans vous avez la majorité à l’Assemblée nationale. Aucune Mise en accusation de Macky Sall pour le traduire devant la Haute cour de justice. Indignez-vous, oui. Mais avant tout, accablez-vous !
Au-delà de la répression sanglante dont il est le premier…
‼️Le véritable danger dans cette nouvelle configuration politique, marquée par l’incertitude, est de se dire : « J’abandonne, cela n’en vaut plus la peine. » C’est, à mon sens, une erreur.
L’usure est une stratégie politique. Certains misent sur la fatigue des citoyens. Ils espèrent que les Sénégalais n’auront plus l’énergie de revendiquer, de contrôler ou de s’engager comme ils l’ont fait entre 2021 et 2024. Ils pensent qu’avec le temps, la résignation remplacera la vigilance.
Pourtant, même si l’on décide de dire « bayina » ou « sama yoon nekou si », nous continuerons tous à subir les conséquences des décisions publiques : lorsque l’internet est coupé, lorsque l’eau ne coule plus au robinet, lorsque l’électricité est interrompue, lorsque les prix augmentent ou lorsque les services publics dysfonctionnent. Personne n’y échappe. Les choix politiques finissent toujours par entrer dans notre quotidien.
La plus grande erreur serait donc de cesser de contrôler l’action gouvernementale et de donner un blanc-seing à ceux qui exercent le pouvoir. Une démocratie vivante exige un contrôle permanent : suivre les décisions, les politiques publiques, les dépenses, franc par franc, action par action. Le pouvoir doit rendre des comptes, quel que soit celui qui l’exerce.
Je reste convaincu qu’au Sénégal, il existe bien plus d’hommes et de femmes de valeur que de personnes mal intentionnées. Notre pays regorge de citoyens compétents, intègres et profondément attachés à l’intérêt général, qu’ils occupent ou non des fonctions publiques.
Le problème est que beaucoup d’entre eux refusent de s’engager dans la vie publique et laissent cet espace à des individus prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Pour certains, tout est stratégie. Là où nous parlons de principes, ils parlent d’opportunités. Là où nous parlons de fidélité à des valeurs, ils voient un simple levier politique.
Et vous savez quoi ? Nous avons déjà réussi quelque chose d’extraordinaire. Nous avons fait naître une génération de jeunes engagés, consciente, qui n’a pas peur de payer le prix de son amour pour ce pays.
Une génération qui a montré qu’elle pouvait se lever, s’organiser et défendre ses convictions.
Même si aujourd’hui certains sont déçus, cette génération existe toujours. Et c’est précisément cela qui fait peur à beaucoup, quel que soit celui qui est au pouvoir.
C’est précisément pour cette raison qu’il ne faut pas abandonner. Il est normal d’être déçu. Il est normal d’être fatigué. Il est parfois nécessaire de prendre du recul, de se reposer, puis de revenir. Mais renoncer, c’est laisser le terrain libre à ceux qui comptent sur notre silence.
Le changement ne repose pas uniquement sur les grandes mobilisations. Il commence par des gestes simples et quotidiens : s’inscrire sur les listes électorales, retirer sa carte d’électeur, voter, s’informer, interpeller ses élus, participer aux débats publics et agir à son niveau.
Combat bi dou tieuz . Il change simplement de forme. Aujourd’hui, le courage ne consiste pas seulement à manifester. Il consiste aussi à rester vigilant, à défendre ses principes, à continuer d’exiger des comptes et à ne jamais abandonner son devoir de citoyen.
Parce qu’au final, le pouvoir appartient au peuple, par le peuple et pour le peuple.
Touss nak
La pornographie politique mérite-t-elle d'être commentée ?
C'est la question qui se pose à l'heure de commenter la rencontre annoncée entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye.
Les bromances avec Emmanuel Macron, maculant du sang des martyrs les sacs Yves Saint Laurent des premières dames qui, par hasard de l'histoire, se retrouvaient projetées dans cet ancien prostibule qu'est l'Elysée, l'avaient déjà été.
Faudrait-il en rajouter ? Alors que celui qui fut porté à la présidence du Sénégal décide de marcher, main dans la main, avec celui qui l'a enfermé, sur les cadavres de ceux qui l'y ont porté ?
Je ne crois pas.
À chacun son rapport à la dignité.
À chacun son rapport à la décence et au respect des morts, et des paroles données.