Information exclusive !
L’un des meurtriers de Louis, Mathias Trib. est pro @RNational_off et partage du contenu exclusivement identitaire, anti immigration et des vidéos du @RNational_off sur son compte TikTok.
Il voulait devenir agriculteur.
Malgré ce que tente de faire croire l’extrême droite, aucune des des jeunes mis en cause dans l’horrible mort de Louis n’a un nom à consonance maghrébine:
Lucas Per.
Mathias Trib.
Jordan Sic.
Jimmy Po.
Killian Thi.
« Je vous salue Marie »
En plein conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, Kevin Nader, collaborateur du député RN Emmanuel Fouquart, sort une croix et récite la bible pour s’attaquer à une élue qui porte le voile.
Le Rassemblement national est un parti islamophobe.
Alexandre #Bompard, PDG de Carrefour, a touché 9,2 millions d'euros au titre de l'exercice 2022. Une rémunération 368 fois supérieure au salaire moyen des employés du groupe.
@EliseLucet et Cash Investigation se sont intéressés au monde merveilleux des ultra-riches.
💢🇫🇷 𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐨𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞
Andréa Bescond, visage des luttes contre les violences faites aux femmes et aux enfants, a passé la nuit en garde à vue.
Le motif ? La réalisatrice a osé participer à la manifestation non autorisée place de Vendôme, organisé par le collectif @MouvEnfants pour réclamer une loi contre la violence envers les mineurs, en marge du décès de la petite #Lyhanna.
Une bonne dizaine de manifestants ont été interpellés, sûrement au pifomètre, afin de satisfaire les réclamations honteuses d'un procureur qui préfère faire taire ceux qui s'insurgent plutôt que gérer les dossiers qui urgent.
Après une nuit en garde à vue, Andréa Bescond, connue pour avoir réalisé le film #LesChatouilles, et pour sa page Instagram "Tu t'appelles..." sur laquelle elle exhume toutes les affaires de violences.
Edgar #Morin, Revue Arguments (56-62), "Que faire ?", 4 ème trimestre, 1960.
Oui, la critique c'est la dissonance.
Faire chier aussi.
Faire chier, surtout.
Adieu Edgar.
#EdgarMorin
Je viens de lire la synthèse de la pensée de #EdgarMorin, c'est du génie. Si nous voulons sauver la RDC, il nous faut ce que Edgar appelle "la destruction de soi".
Je vous propose de lire la sythèse de sa pensée dans les lignes qui suivent:
L'œuvre d'Edgar Morin, philosophe, sociologue et penseur inclassable, est une tentative monumentale de repenser la façon dont nous comprenons le monde. Face à l'accumulation des connaissances fragmentées et aux défis mondiaux de plus en plus intriqués, Morin propose un changement de paradigme fondamental : le passage d'une pensée réductrice à la pensée complexe.
Son grand œuvre, La Méthode (publié en six tomes entre 1977 et 2004), constitue l'épine dorsale de cette philosophie qui tisse des liens entre la biologie, la physique, la sociologie et les humanités.
Voici une synthèse structurée des piliers fondamentaux de la pensée d'Edgar Morin.
1. Le diagnostic : La crise de la connaissance et le paradigme de simplification
Pour Edgar Morin, notre système de pensée traditionnel est malade de la simplification. Héritée de René Descartes et du développement de la science classique, cette approche repose sur trois piliers que Morin critique vivement :
La disjonction : La séparation étanche entre les disciplines (la physique d'un côté, la biologie de l'autre, la sociologie ailleurs) et entre les concepts (corps/esprit, nature/culture).
La réduction : La tendance à vouloir expliquer un tout complexe uniquement par les éléments simples qui le composent (par exemple, réduire l'amour à de simples réactions chimiques).
L'abstraction : L'isolement d'un objet de son environnement pour l'étudier, en oubliant les interactions fondamentales qu'il entretient avec son milieu.
Selon Morin, cette « intelligence aveugle » nous rend incapables d'appréhender les problèmes contemporains (crise écologique, mondialisation, crises économiques), car ceux-ci sont fondamentalement multidimensionnels. L'hyper-spécialisation détruit la compréhension globale. Le mot complexe vient d'ailleurs du latin complexus, qui signifie « ce qui est tissé ensemble ». La mission de Morin est de réapprendre à relier.
2. L'épistémologie de la complexité : Les trois principes fondateurs
Pour surmonter l'intelligence aveugle, Morin ne rejette pas la science classique, mais l'englobe dans une approche plus vaste. Il propose trois principes logiques permettant de penser la complexité :
Le principe dialogique
La pensée classique oppose les contraires de manière binaire (vrai ou faux, ordre ou désordre). Le principe dialogique maintient la dualité au sein de l'unité. Il postule que deux logiques antagonistes peuvent être à la fois concurrentes, antagonistes, mais aussi complémentaires et indispensables l'une à l'autre.
Exemple : L'ordre et le désordre. L'univers s'est créé sur une relation dialogique où le désordre (l'agitation thermique, les collisions) génère de l'organisation (des étoiles, des planètes), qui elle-même produit un nouvel ordre. L'ordre et le désordre collaborent à l'organisation.
Le principe de récursion organisationnelle
Il s'agit d'une rupture avec la causalité linéaire (A cause B). La récursion est une boucle où les effets et les produits deviennent nécessaires à leur propre cause et à leur propre production.
Exemple : L'individu et la société. Les interactions entre les individus créent la société, mais la société, par son éducation et sa culture, produit les individus. La cause crée l'effet, qui recrée la cause.
Le principe hologrammatique
Dans un hologramme physique, chaque point de l'image contient l'information de l'ensemble de l'image. Morin transpose cela à la connaissance : non seulement la partie est dans le tout, mais le tout est à l'intérieur de la partie.
Exemple biologique : Chaque cellule de notre corps contient la totalité de notre patrimoine génétique (l'ADN).
Exemple sociologique : Chaque individu, par son langage, ses normes et sa pensée, porte en lui l'entièreté de la culture de sa société.
3. L'anthropologie complexe : L'identité humaine
Edgar Morin redéfinit ce que signifie être humain. Il refuse de séparer l'animalité de l'humanité. Pour lui, l'être humain est « 100 % biologique et 100 % culturel ».
L'Homo sapiens / demens
L'une des thèses anthropologiques les plus célèbres de Morin est la redéfinition de notre espèce. Nous ne sommes pas seulement Homo sapiens (l'être rationnel, sage, calculateur), mais indissociablement Homo demens (l'être délirant, mythologique, pulsionnel, capable de folie). C'est cette tension entre la raison et l'affectivité, entre la logique et le mythe, qui fait le génie humain. Nos plus grandes créations (l'art, l'amour, la poésie, mais aussi les guerres) naissent de cette part de folie et de passion. L'être humain est également Homo faber (le technicien), Homo ludens (le joueur) et Homo prosaicus/poeticus (partagé entre la survie matérielle et l'émerveillement).
L'unité et la diversité (L'Uniplexité)
La pensée complexe permet de concevoir que l'unité humaine porte en elle la diversité humaine, et inversement. La biologie humaine est une (unité génétique), mais elle produit une diversité infinie de cultures, de langues et de croyances. Comprendre l'humain, c'est tenir ensemble cette unité physiologique et cette multiplicité culturelle.
4. L'éthique, la politique et le destin planétaire
La pensée d'Edgar Morin n'est pas qu'une abstraction théorique ; elle se veut opératoire pour répondre aux défis de notre temps.
La Terre-Patrie et la communauté de destin
Dès les années 1990, Morin théorise l'ère planétaire. Avec la mondialisation, l'humanité est entrée dans une phase d'interdépendance totale. Les menaces (crises écologiques, nucléaires, pandémiques, économiques) sont globales. L'humanité partage désormais une communauté de destin. Morin appelle à une prise de conscience de notre citoyenneté terrestre (« Terre-Patrie »), qui ne renie pas les patries nationales, mais les englobe dans un amour et une responsabilité pour notre biosphère.
La Polycise
Morin utilise le terme de « polycrise » pour décrire la situation mondiale. Nous ne faisons pas face à des crises isolées (une crise climatique, puis une crise économique, puis une crise politique), mais à un enchevêtrement où chaque crise nourrit les autres. Face à cette polycrise, la pensée réductrice propose des solutions partielles qui échouent. Seule une pensée complexe, qui saisit les interactions, peut inspirer des politiques adéquates.
La réforme de l'éducation
Pour changer la société, il faut changer les mentalités, ce qui nécessite une réforme de la pensée et de l'enseignement. Dans son ouvrage Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur, Morin plaide pour un enseignement qui :
Examine la nature même de la connaissance (ses erreurs et ses illusions).
Enseigne les méthodes pour saisir les relations entre le tout et les parties.
Enseigne la condition humaine (qui nous sommes, d'où nous venons).
Enseigne l'identité terrienne.
Apprend à affronter les incertitudes (car l'histoire n'est pas linéaire).
Enseigne la compréhension entre les cultures et les peuples.
Cultive l'éthique du genre humain (l'individu, la société, l'espèce).
5. La conclusion : L'appel à la métamorphose
Edgar Morin ne croit pas au salut par la simple révolution politique, qu'il juge souvent destructrice et génératrice de nouveaux totalitarismes. Il en appelle à une métamorphose. Il utilise la métaphore de la chenille : lorsque celle-ci s'enferme dans sa chrysalide, son organisme entre dans un processus de destruction de soi, mais cette destruction est aussi la construction d'un être radicalement nouveau, le papillon.
Pour Morin, notre monde est dans une phase d'agonie (qui signifie à la fois mort et combat pour la naissance). La pensée complexe n'est pas une solution magique, mais une méthode pour affronter l'incertitude, relier les connaissances, et ouvrir la voie vers une métamorphose de la civilisation, basée sur l'empathie, la reliance (le fait de relier les êtres) et la compréhension de notre destin terrestre commun.
Elle a du mérite de prendre le temps d’expliquer, l’avocate Elsa Marcel, car elle a raison lorsqu’elle parle du langage policier et journalistique qui déforme la réalité.
Malaise sur le plateau de Quotidien quand le fils de Patrick Buisson (militant d'extrême-droite) expliquait que Martin Bouygues, actionnaire de TF1 avait demandé à ce que tout le monde traite bien son père et de mettre TF1 au service de l'élection de Nicolas Sarkozy.
"Pour bien vieillir, il faut garder en soi les curiosités de l’enfance, les aspirations de l’adolescence, les responsabilités de l’adulte, et dans le vieillissement essayer d’extraire l’expérience des âges précédents."
Edgar Morin, Leçons d'un siècle de vie
Edgar Morin : « Je suis indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d'un peuple qui a été persécuté puissent non seulement coloniser tout un peuple, le chasser en partie de sa terre et se livrer à un carnage massif. »
Paix à son âme.🙏🏾
La disparition d’Edgar Morin nous laisse orphelins d’une voix rare : celle d’un homme qui n’a jamais renoncé à penser l’humanité dans toute sa complexité. Il nous lègue l’espérance d’une politique de civilisation à même de reconstruire un monde effondré.
Résistant, sociologue, philosophe, il avait compris mieux que beaucoup que l’avenir ne se bâtit ni dans les certitudes closes, ni dans les simplifications brutales, mais dans l’effort patient de relier ce que notre époque trop souvent sépare : la raison et la poésie, la science et la conscience, la nation et l’humanité, la liberté et la fraternité.
À l’heure où le monde cède aux réflexes de peur, de division et d’affrontement, Edgar Morin nous laisse en partage une exigence : ne jamais mutiler le réel pour le rendre commode ; ne jamais renoncer à comprendre l’autre ; ne jamais séparer la lucidité de l’espérance.
Il fut un penseur du tragique, jamais du renoncement. Un homme de mémoire, toujours tourné vers l’avenir. Un Français universel.
Sa pensée nous ouvre le chemin. Sa voix, si amicale et fraternelle, nous accompagnera longtemps.
Dominique de Villepin
Pendant des années, toute la France médiatique nous a vendu Charlie Hebdo comme le symbole ultime de la liberté d’expression.
“On peut rire de tout.”
“Pas de sujet interdit.”
“L’humour ne doit jamais être censuré.”
Magnifique.
Mais apparemment… il existait quand même une petite ligne invisible. Une frontière sacrée. Un sujet qu’il ne fallait surtout pas toucher.
Aujourd’hui, @laRadioNova ose faire exactement ce que @Charlie_Hebdo_ prétendait défendre : provoquer, déranger, se moquer des puissants et casser les réflexes de propagande médiatique.
Et soudain, panique générale.
Caroline Fourest fulmine. Sophia Aram s’indigne. Les gardiens autoproclamés du “camp du bien” réclament des têtes, des excuses, des limites, des sanctions symboliques.
En réalité, leur problème n’est pas l’humour.
Leur problème, c’est que l’humour change de cible.
Quand on caricature certaines religions, certains milieux populaires ou certains Français jugés “ringards”, c’est du courage.
Quand l’ironie vise Israël ou ses relais médiatiques, cela devient immédiatement “dangereux”, “nauséabond” ou “irresponsable”.
Donc la liberté d’expression était totale… mais sous conditions.
Une liberté sous abonnement idéologique.
Et c’est précisément pour ça que Radio Nova cartonne aujourd’hui. Parce qu’une partie énorme du public étouffait dans un paysage médiatique devenu hypocrite, moralisateur et ultra-filtré.
Nova redonne quelque chose que les Français n’avaient plus entendu depuis longtemps : une parole libre, insolente, imprévisible.
Le plus ironique dans l’histoire ?
Ceux qui réclament aujourd’hui la censure de Nova sont souvent les mêmes qui défilaient hier derrière des pancartes “Je suis Charlie”.
Visiblement, ils voulaient surtout être Charlie… à condition de choisir eux-mêmes les cibles autorisées.
Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌
"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé
Tiens, les dignes représentants de l’illustre « amicale des honnêtes gens cernés par la justice » lancent leur opération « appauvrir les pauvres et les plus fragiles en réduisant la dépense sociale ». Un combat héroïque à la mesure de leur immense courage politique. Quel cauchemar que ces spécialistes de l’austérité à géométrie variable ! Toujours prêts à faire des économies sur le dos des chômeurs, des malades et des plus démunis, ils s’indignent dès qu’on leur demande de réduire leurs indemnités ou de renoncer à leurs privilèges et frôlent la crise cardiaque quand on évoque l’idée de taxer les ultra-riches ou de réduire les aides publiques distribuées sans aucune contrepartie aux grandes entreprises.
Bref, les Républicains, cette belle machine à broyer les plus vulnérables pour que les nantis puissent rester « sous la protection de l’État »...