La France ne décroche plus seulement dans les classements économiques. Elle décroche partout à la fois.
Notre richesse par habitant recule par rapport à nos voisins, notre industrie s’est réduite comme peau de chagrin, le chômage repart à la hausse, les entreprises tombent, la dette s’emballe et nos infrastructures vieillissent.
Plus grave encore, même la mortalité infantile monte en flèche. Ces indicateurs disent l’affaiblissement d’un pays qui fut pourtant une grande puissance industrielle, scientifique et sanitaire.
Ce ne sont pas des signaux isolés, c’est un système entier qui donne des signes d’épuisement.
Et pourtant, à quelques mois de l’élection présidentielle, ceux qui ont accompagné, accepté ou organisé ce déclassement reviennent nous expliquer qu’ils savent désormais comment sauver la France.
Les mêmes recettes, les mêmes dogmes, parfois sous de nouvelles étiquettes. Nous ne sortirons pas du déclin en administrant mieux les politiques qui l’ont produit. Il faut changer de logique : recommencer à produire en France, planifier, investir, protéger nos intérêts stratégiques, restaurer nos infrastructures et remettre l’économie au service de notre indépendance.
La problème n'est plus de gérer le déclin français. Assez ! La question est de savoir si nous avons encore la volonté d'arrêter ce déclin.