1. « Couper l’impôt sans que personne paie » n’est pas l’argument.
L’argument réel : une partie de la facture actuelle n’achète pas de service. Elle achète de la sélection (subventions à 8 % des entreprises), de la paperasse et des programmes sans résultat.
Si tu coupes ça, tu ne « fais disparaître » aucune chirurgie. Tu arrêtes de recycler l’impôt des sociétés vers Northvolt et consorts.
La facture qui reste, c’est santé, écoles, routes. Celle qu’on peut discuter. Confondre les deux, c’est protéger le gaspillage en l’appelant « service ».
2. Santé : le statu quo est déjà à deux vitesses. Il est juste illégal pour le patient et légal pour le système.
Aujourd’hui : public « gratuit », files de mois ; privé pour ceux qui peuvent sortir ou payer ailleurs.
Dire « le privé sera rapide, le public pourrira » décrit déjà le Québec. Ce n’est pas une prédiction. C’est le bilan.
L’alternative n’est pas « tout privatiser vs tout public ». C’est : laisser de la capacité privée ajouter des actes, pour que la file publique raccourcisse. Les pays qui mixent (Pays-Bas, Suisse, Allemagne, Australie) n’ont pas inventé une caste de riches en bonne santé et de pauvres à l’abandon. Ils ont des listes plus courtes que les nôtres pour beaucoup d’actes.
L’idéologie, ici, c’est de croire que interdire le privé protège les pauvres. Ça protège le monopole. Les pauvres restent dans la file.
3. Éducation : le réseau public n’est pas affaibli par la concurrence. Il est affaibli par l’absence de sanction quand il échoue.
Le privé québécois existe déjà, subventionné, et les parents votent avec leurs pieds.
Si « trop de privé » ruinait le public, le public de Montréal-centre serait excellent et vide d’attente. Ce n’est pas ce qu’on voit.
Une place privée de plus, c’est une place que l’État n’a plus à financer au coût plein. La facture du parent qui reste au public ne « grossit » pas par magie : elle grossit quand l’État refuse de mesurer les résultats et de laisser sortir ceux qui veulent autre chose.
4. Logement : le « cul-de-sac du marché » ignore le diagnostic.
Là où on construit peu (zonage, délais, quotas, normes empilées), le prix monte. Là où on a accéléré les permis et assoupli les règles (certaines villes US, parties de l’Ontario plus tardives, Tokyo sur le foncier), l’offre répond.
Ce n’est pas « le marché a échoué ». C’est : on a interdit au marché de répondre, puis on a déclaré l’échec.
5. La chainsaw.
Milei a coupé un déficit monstrueux. L’inflation a reculé. Le coût politique est réel ; le coût de ne pas couper l’était aussi.
Le Québec n’est pas l’Argentine. Personne ne propose de raser les hôpitaux. On propose d’arrêter de gonfler l’appareil qui a ajouté plus de 10 000 ETP en quelques années tout en allongeant les listes.
La phrase à retourner
« Il serait possible de mettre plus d’argent dans les poches sans que personne paie. »
Non. Quelqu’un paie déjà : le contribuable, pour des subventions ciblées et une bureaucratie qui a grandi plus vite que les résultats.
Réduire ça, ce n’est pas faire disparaître la facture. C’est arrêter de la masquer.
L’idéologie n’est pas « l’État est toujours le problème ».
L’idéologie, c’est « l’État actuel est déjà la solution, donc toute réduction est un tour de magie ».
Le privé n’est pas la solution à tout. Le monopole public non plus. Le test, c’est : cette dépense vaut-elle ce qu’on retire à quelqu’un qui n’a pas voté pour ce projet ?
@Commander__Keen@JdeMontreal@natel1826 Le meilleur DOGE, c’est un état minimal.
Moins que le gouvernement est gros, moins il y a d’abus, de fraude et de gaspillage.
@JdeMontreal@natel1826 Exception : le gouvernement conservateur sous Stephen Harper. Erreur monumentale de la part de certains électeurs d’avoir remplacé un gouvernement fiscalement responsable par les Libéraux de Trudeau qui promettaient des déficits dans la campagne.
Ma question de l’urne :
Quel parti laisse le plus les citoyens vivre selon leur propre vision du bonheur, prend le moins aux contribuables, et se rapproche le plus du libre-marché plutôt que de la planification centrale?
Le reste (débats, pancartes, anecdotes sur les candidats) ne compte pas.
Le 35 % n’est pas la preuve que "le privé coûte plus cher". C’est la preuve que l’État achète mal : contrats d’urgence, volumes imprévisibles, profit garanti sur les dépenses. Un mauvais acheteur paie trop cher, qu’il soit public ou privé.
Le profit n’est pas un vol. C’est le signal qui récompense l’efficacité. Sans rendement possible, personne n’investit dans des salles, du matériel et du personnel. Le problème, ce n’est pas le profit. C’est de le garantir proportionnellement aux coûts.
Contre-exemple québécois : Lasik MD proposait < 600 $ pour une cataracte, vs ~1 573 $ estimé à l’hôpital (hors honoraire médecin). Volume, spécialisation, utilisation des installations. C’est exactement ce que la concurrence produit.
L’attente n’est pas gratuite. Fraser : ~1,3 G$ de pertes de salaire et de productivité au Québec. Une chirurgie "moins chère" sur papier qui arrive 8 mois plus tard coûte plus cher à la société.
Le privé ne "vampire" pas le public. Le monopole public, lui, fixe les prix, rationne l’offre et fait fuir le personnel. La planification centrale n’a jamais fait baisser les prix ; elle les cache derrière des listes d’attente.
Le bon modèle : financement universel (carte RAMQ), fournisseurs en concurrence (public, privé, OBNL). Celui qui livre plus vite, mieux et moins cher gagne. Celui qui gaspille perd.
C’est ça le libre marché. Pas un privé over-bureaucratisé qui copie les pires habitudes de l’État.
@MarieRose42 Faisons changement et élisons un parti politique qui veux réduire la grosseur de l’État. Remplacer des étatistes par des étatistes, ça fait des décennies que nous faisons ça.
La "stabilité" de la CAQ, c’est des ministres qui choisissent les gagnants avec l’argent des autres.
Northvolt : 270 M$ partis en fumée. Lion Electric aussi. Le Fonds de développement économique. Des déficits année après année. Une croissance molle qu’ils baptisent "voie de la stabilité".
La croissance ne vient pas d’une flèche peinte sur un panneau. Elle vient d’échanges volontaires, de profits et de pertes privés.
La planification centrale, elle, socialise les pertes et privatise les discours.
Le cul-de-sac, ce n’est pas seulement un référendum.
C’est un État qui se prend pour un investisseur.
@Librechoix99 J’espère que c’est la fin de l’interventionnisme à outrance dans l’économie par des politiciens. Dehors ceux qui gaspillent l’argent des contribuables.
@iedm_montreal Un seul parti propose d’arrêter les subventions aux entreprises. Juste pour cette idée pourtant toute simple, qui devrait être généralisée dans les autres partis, le Parti Conservateur du Québec se démarque.
Un autre exemple de l’injustice de la coercition fiscale et de la socialisation des coûts d’un bien privé. Avoir un enfant via la fécondation in vitro est un projet personnel et privé, dont les bénéfices émotionnels et familiaux vont presque entièrement aux individus concernés. Le financement public force donc tous les contribuables — y compris ceux qui n’en veulent pas, qui n’en ont pas besoin, qui ont déjà des enfants, qui sont stériles par choix, ou qui préfèrent d’autres priorités — à payer pour le désir procréatif de certains.
Ce n’est pas le rôle du gouvernement.
@JdeMontreal Pas besoin d’anecdote comme ça pour baisser la crédibilité des députés caquistes. Regardez seulement le bilan de ce parti et le programme et posez-vous la question quel genre d’individu veut représenter ceci.
That’s not a market. That’s a government guarantee wearing a loan’s clothes.
A bank won’t lend $150K against a $45K job. Washington will — because taxpayers eat the default. So the university raises prices, the lender gets paid, and the 18-year-old is the only one who can’t walk away.
If it had to clear like a car loan, half those degrees would never get financed. That’s the point.