"Vive la République, mais surtout vive la République... française"
Notre peuple réduit à l'état de "communauté" indésirable sur sa propre terre... Vae victis...
#Corse : oui à la décentralisation, non au communautarisme !
Tribune que je signe avec Pierre Mazeaud, Elisabeth Badinter, Jacques Toubon, de nombreux parlementaires et personnalités de la société civile.
Vive la République. https://t.co/EGsFUqp06b
@NPolony Vous savez parfaitement que l'histoire s'écrit aussi par le recours aux symboles... Réduire la question corse à ses aspects matériels, certes important, vous permet de contourner l'essentiel : votre nation a détruit la mienne.
#AUTONOMIE Le principal enseignement de ce débat sur le futur statut de la Corse ne serait-il pas que pour bon nombre de français, à l'ignorance mêlée d' arrogance, l'universalisme se résume au réflexe universel de toiser les cultures différentes?
À force de vouloir "obtenir" un tout petit peu mais sûr (?) 🤔 on finira par ne rien avoir du tout. Ça c'est certain.
Morale de l'histoire
Comme quoi La Fontaine n'a pas toujours raison. On peut plier ET rompre ...
@DovCaplan@lou31141279@OuzouliasP Mais, inculte que vous êtes, la Corse s'est constituée en nation contre une république italienne !!! Soignez ce mal qui vous ronge : lisez...
@PedruFelice_CO@richard_cia Je lirais volontiers ce travail, je dois dire... Car la résurrection des pieve me semble davantage correspondre à ce que nous sommes, qu'une copie nustrale du centralisme français... Enfin, peut-être ...
On ne devrait toucher à la Constitution que « d'une main tremblante », comme disait Montesquieu. Celle-ci devrait se cantonner d'une part aux principes qui s'appliquent partout sur le territoire de la République, d'autre part au mécanisme des institutions.
Or l'Assemblée examine cette semaine un projet de loi qui introduit un nouvel article relatif à la Corse, portant un « statut d'autonomie qui tient compte de ses intérêts propres, liés à son insularité méditerranéenne et à sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre. »
Comme d'habitude avec la Macronie, cela ressemble plus à un coup de com' qu'à une avancée réelle. Mais à quel prix ?
Il est vrai que les gouvernants français successifs ont beaucoup à se faire pardonner des Corses. L'île de Beauté est la région de la France européenne la plus pauvre. Elle est dépendante pour l'énergie, l'alimentation, les soins hospitaliers complexes, entre autres. Les transports publics sont insuffisants. Le crime organisé et la corruption progressent, profitant de la manne touristique. Le tourisme lui-même ne profite pas tellement localement et suscite une spéculation immobilière générant des problèmes de logement – les biens étant préemptés pour devenir des résidences secondaires. Mais les pseudo-élites parisiennes qui nous gouvernent ne comprennent rien à la Corse, où l'expérience historique, l'insularité, la culture et la langue ont effectivement créé une identité locale particulièrement forte, à l'opposé de l'utilitarisme et du mondialisme béat de la Macronie.
Il est vrai aussi que les nationalistes, qui exercent le pouvoir en Corse depuis dix ans, ont peut-être aussi des choses à se faire pardonner : la faible efficacité de leur action politique.
Alors, au lieu de travailler réellement, les uns et les autres, sur les problèmes quotidiens des Corses, les gouvernants d’Ajaccio et de Paris leur ont donné un os à ronger : l'autonomie, c'est-à-dire la possibilité pour la Collectivité d'adapter les lois. Quelle loi nécessiterait ainsi d'être adaptée ? Quelle loi serait bonne pour un village perché des Alpes-Maritimes ou des Pyrénées-Orientales, mais serait mauvaise pour un village de Corse ? On ne sait pas.
En réalité, cette idée d'autonomie est un aveu de la mauvaise qualité des lois, sans doute trop nombreuses, trop précises, trop complexes, trop éloignées des réalités locales. Pourtant, on dit souvent en droit que « nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. » C'est pourtant ce que fait ici la Macronie...
Pire encore, ce projet de loi introduit dans la Constitution des éléments qui n'ont rien à y faire, car ils n'ont pas de portée normative : « l'insularité méditerranéenne » et « la communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre. »
On pourrait considérer, comme certainement le fait la Macronie, que, puisque c'est symbolique, cela « ne mange pas de pain », « qu'on peut bien leur concéder cela »...
Mais ce mépris des symboles est irresponsable. Des tels mots dans la Constitution soulèvent des problèmes insolubles. Une fois qu'on les aurait écrits pour la Corse, que justifierait-il qu'on ne les écrive pas pour tous les autres ?
L'insularité méditerranéenne serait-elle différente de l'insularité atlantique ? (à moins que l'on sous entende par là les poncifs éculés sur les Corses...)
Croyez-vous qu'un Basque – j 'en connais un de très près – soit moins attaché à sa terre qu'un Corse ? Et je pourrais dire la même chose d'un Alsacien, d'un Catalan, d'un Breton, mais aussi d'un Auvergnat ou d'un Franc-Comtois, sans parler d'un Réunionnais !
Ce projet de loi est donc mauvais. Il n'apporte rien de bon, mais ouvre la boîte de Pandore des revendications particularistes. Il remet en question un principe fondateur de la République depuis la nuit du 4 août et l'abolition des privilèges : l'unité du législateur.
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@NPolony Ce qui est amusant c'est que la presse parisienne bien pensante, en l'occurrence le Figaro, a publié une tribune d'un indépendantiste... quebecois ! Vous approuvez sûrement. Par contre qu'un Corse où breton puisse écrire la même chose, ça vous hérisse.
@lou31141279@DovCaplan@OuzouliasP C'était de l'ironie, cara cumpatriotta... Francesi mancu stampa... C'est au moins ce que reconnaissait l'inculte en mettant en avant l'italianité de la Corse.... C'est ça de pris...
@dume2b2 Nous sommes remontés dans le top 5 ? Heureux de l'apprendre 🍾 ! Et si je partage à 200 % votre analyse sur les inégalités, dites-moi en quoi plus d'Etat nous permettrait d'améliorer la situation ?