Alors que je venais à peine d’avoir neuf ans, avec un copain de mon quartier, nous nous amusions à nous chatouiller mutuellement jusqu’à en éclater de rire. Malheureusement, un après-midi, il y est allé bien trop fort et beaucoup trop longtemps. Le souffle trop court, étranglé de rire, je ne suis pas parvenu à lui demander d’arrêter. C’est à partir de ce moment précis que je suis devenu bègue.
J’ai commencé à buter sur les mots, surtout en début de phrase, ce qui m’amenait à faire de drôles de grimaces pour commencer ou finir un mot. C’est ça qui fait tant rire les gens.
Jusque-là, j’aimais l’école. Le matin, je m’y rendais à fond de balle sur mon BMX rouge. Je n’étais pas le dernier à faire des bêtises, mais j’avais de très bons résultats, j’étais apprécié de tous et j’avais la chance d’avoir d’excellents instituteurs. Pourtant, à cause de ce soudain bégaiement, tout a vite basculé.
Mes camarades ont commencé à poser sur moi un regard différent et à se moquer de moi. J’étais affublé de surnoms blessants et j’ai été peu à peu mis à l’écart. Même les instituteurs ne m’interrogeaient plus pour éviter que les autres se moquent de moi. Mon petit cœur de jeune garçon était serré en permanence. Fier, je serrais les poings et la mâchoire, mais des larmes coulaient à l’intérieur. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. J’étais toujours le même, pourtant je me sentais différent. Rien n’avait changé en moi, mais je me sentais moins bien que les autres, et je me sentais trahi par mes amis. Je me suis alors enfermé dans le silence et réfugié dans la lecture. Dès lors, seuls les mots nécessaires sortaient de ma bouche.
Heureusement, peu de temps après, j’ai eu la chance de rencontrer une jeune orthophoniste gentille et dévouée. Grâce à sa patience infinie et à mes efforts acharnés, j’ai pu retrouver une parole fluide en une année à peine. C’est saisissant comme je me souviens précisément de son beau visage, de ses cheveux très blonds et de sa voix douce. Je ne me souviens plus de son prénom, mais je n’oublierai jamais que c’est grâce à elle que je suis devenu aujourd’hui un grand bavard.
Si je vous raconte cette vieille histoire intime, ce n’est pas pour faire pleurer dans les chaumières, ni pour me faire mousser ou choper de l’audience. Je m'en fiche de tout ça. Si je le fais, c’est pour Leslie.
Au fur et à mesure que j’écoutais son témoignage bouleversant, cette vieille histoire est remontée à la surface et je me suis demandé ce qu’aurait été ma vie si je n’avais pas rencontré cette jeune orthophoniste à la voix douce, aussi douce que celle de Leslie.
J’aimerais faire un gros hug à Leslie et lui dire que je la comprends, en lui proposant mon aide. Malheureusement, je ne la connais pas et je ne suis pas parvenu à retrouver sa trace. D’ailleurs, si un geek pouvait m’aider, j’en serais très heureux. J’ai des contacts en France que je pourrais activer si cela s’avérait opportun.
Leslie a surmonté son handicap pour nous faire part de sa détresse. C’est ce qu’elle nous a donné. Ce n’est pas rien. À présent, nous devons lui rendre à notre tour.
Je vous propose de faire connaître son histoire, ici ou ailleurs, et d’interpeller de façon respectueuse les responsables de sa situation (via les réseaux, un courrier formel ou d’autres canaux). Que chacun fasse ce qu’il peut, d’abord pour Leslie, pour qu’elle retrouve le sourire et puisse s’accomplir, et à travers elle pour toutes les personnes vulnérables confrontées aux mêmes difficultés.
Personne n’est à l’abri, aussi fort que nous soyons aujourd’hui. À la défaveur d’un souci de santé ou d’un accident, nous pouvons tous, du jour au lendemain, être rendus vulnérables, tout comme Leslie. Le jour où cela arrivera, nous serons bien contents de trouver sur notre chemin une aide quelconque, même minime : un médecin dévoué, un mot de réconfort, une voix douce ou, mieux, une personne travaillant à @FranceTravail qui met du cœur dans sa mission.
"Elle n'a pas enlevé que la vie de ma fille, elle a enlevé une famille complète".
Divorce, perte de son travail et de son logement, consommation d'alcool...
Quelques mois avant sa mort, le père de Lola, Johan Daviet, raconte comment il a TOUT perdu suite à l'assassinat de sa fille.
Johan Daviet est mort de chagrin le 23 février 2024.
"Anzhela Brezkevna assassinée par son ex-mari Bruno Jandet qui était déjà sous contrôle judiciaire depuis 4 mois pour violences intrafamiliales, c'est le 55e féminicide de 2025 en France"
C'était si compliqué ?
Cette trend consiste à rassembler plusieurs employés de la même entreprise et ensuite de retirer ceux qui sont issus de l’immigration.
L’idée est de montrer que sans l’immigration, certains métiers seraient vraiment dans la merde.
🔴@Valeurs | Faïd A., accusé d'avoir violé une patiente aux urgences de l'hôpital Cochin a été condamné hier par la une cour criminelle à une peine de 11 ans de prison + interdiction du territoire français.
Parmi les points soulevés lors du procès: la question de savoir si le violeur avait prémédité son crime en se rendant exprès aux urgences pour s'en prendre à la victime, qu'il avait croisé un peu plus tôt dans la soirée.
Pour bien comprendre cette invraisemblable affaire, voici un bref rappel des faits:
Le 27 octobre 2022, une femme de 34 ans, que l'on va appeler Isabelle, décide de sortir après une journée intense d'entretiens d'embauche. Elle se rend dans une péniche sur les quais de Seine, à Paris, pour faire la fête.
L'ennui c'est qu'elle n'a presque rien mangé ce jour là, à cause du stress (un pain au chocolat seulement), si bien que l'alcool lui monte brutalement à la tête.
Vers une heure du matin, elle sort en titubant de la péniche, et tombe à deux reprises sur les quais. La deuxième fois sur la tête : elle perd connaissance.
Deux hommes se portent à son secours. Un qui se montre bienveillant, un autre qui l'est beaucoup moins et que les videurs identifient comme un rodeur puisqu'il regarde la jeune femme, qui git inconsciente au sol, comme un bout de viande. Les videurs tentent donc de le tenir à distance.
Voici ce que racontera le patron de l'établissement à la police:
🗣️ « C’est à ce moment là, en attendant les pompiers, que j’ai eu un échange avec lui, en lui disant de partir, parce que je savais bien ce qu’il avait l’intention de faire. Il m’a souri et m’a dit que si je le touchais, il appellerait la police. »
Isabelle est finalement emmenée aux urgences à Cochin, où elle est réveillée par une très forte douleur entre les jambes. Lorsqu'elle ouvre les yeux, elle est seule dans un box avec son violeur qui la regarde en souriant, tout en la violant avec plusieurs doigts, qu'il enfonce très violemment.
Puis il prend la fuite (muni de la carte bancaire de la victime), comme le montre les images de vidéo-surveillance que nous avons pu nous procurer et qui sont disponibles sous ce tweet. Il est finalement interpellé un peu plus tard par une patrouille de police.
Il s'avère que le violeur, Faïd A., est aussi celui qui avait rodé autour d'elle devant la péniche, quelques heures plus tôt. Il aurait lui même fait un malaise un peu plus tard, devant la péniche, puis a été transporté aux urgences par les pompiers, où il a pu rejoindre la victime qui gisait inconsciente et sans surveillance, dans un autre box.
D'où l'hypothèse, avancée par les avocats de la victime, Me Alexandre Lobry et Me Laura Abecassis, que Faïd A. aurait simulé un malaise pour rejoindre la victime à l'hôpital et parvenir à ses fins. Autrement dit, il aurait agi en prédateur avisé, et prémédité son crime.
Plusieurs éléments permettent d'étayer cette thèse: l'utilisation d'un fauteuil roulant par Faïd A., dans les urgences, alors qu'il semble pouvoir marcher et qu'il prend la fuite en courant après le viol (images de vidéo-surveillance, ci-dessous).
Ou encore le fait qu'il dise avoir bu une bouteille de whisky, pour justifier son malaise et sa prise en charge par les pompiers, alors qu'il a soufflé à zéro gramme d'alcool quelques heures plus tard, lors de son interpellation.
Cette hypothèse n'a néanmoins pas remporté l'adhésion du jury lors du procès qui s'est tenu lundi et mardi. Devant les juges, l'enquêteur a fait savoir que rien n’étayait la thèse d’un faux malaise pour rejoindre la victime à Cochin. Il a aussi indiqué que rien n’allait non plus à l’encontre de cette hypothèse.
L'accusé, de son côté, a fait le choix de garder le silence. On ne connait pas précisément son identité, même après deux ans d'enquête. On sait qu'il serait né en Jordanie ou en Egypte, qu'il est en situation irrégulière, qu'il est connu sous une dizaine d'alias, qu'il avait déjà reçu 4 OQTF, qu'il avait déjà été mis en cause pour une affaire de viol (classée, faute de preuve) et condamné pour des vols.
Il a été condamné à 11 ans de prison + expulsion du territoire. La victime se dit satisfaite de cette condamnation, bien qu'elle soit durablement traumatisée par cette affaire.
Voici ce qu'elle avait raconté au juge d'instruction, quelques mois après les faits:
🗣️« Je comprends toutes les conséquences d’un viol. (…) II y a des travaux chez mes voisins, je croise des personnes typées qui ressemblent à mon agresseur et je stresse énormément. Au restaurant pareil, j’ai peur des gens qui lui ressemblent.
Sur un autre plan, je ne regarde plus les hommes comme avant. Maintenant les hommes me dégoutent, me font peur (…)
Il y a eu aussi une transformation physique. Je ne supporte plus de me coiffer, avant j’étais très coquette mais je ne le fais plus. Je ne supporte plus de me maquiller ni de m’habiller près du corps ou de façon sexy. Je ne supporte plus qu’on porte un regard d’attirance sur moi. Je ne sors plus car je pleure beaucoup donc je n’ai plus voulu voir personne. (..) J’ai beaucoup grossi, j’ai pris 7 kg depuis l’agression. » [Elle indiquera plus tard avoir pris jusqu'à + 20kg]
J’ai découvert que mon agresseur m’avait suivi depuis le Rosa Bonheur et avait mis en place ce stratagème [hypothèse avancée par ses avocats]… maintenant j’ai peur quand je dors. J’ai peur de ce qu’il va m’arriver en me réveillant. »
🚨 "Dominique, nous avons eu 50 ans de vie commune, j'ai été heureuse. 3 enfants et 7 petits-enfants. Tu as été un homme bienveillant, attentionné, jamais je n'ai douté de ta confiance. On a partagé nos rires, nos peines. Souvent, je t'ai dit : 'Quelle chance, j'ai de t'avoir !'
Je cherche à comprendre comment l'homme parfait a pu en arriver là. Je ne comprends pas comment tu as pu me trahir à ce point, comment tu as pu faire entrer autant d'hommes dans notre chambre à coucher alors que tu connaissais mon aversion pour l'échangisme.
Ma vie aujourd'hui a basculé dans le néant. Je ne comprends pas comment il a pu en arriver là et je ne sais pas si je le comprendrai un jour. Moi je t'ai tiré vers le haut. Toi, tu as choisi les bas-fonds de l'âme humaine.
Je suis une femme détruite et je ne sais pas comment je vais faire pour me reconstruire. 72 ans, je ne sais pas si ma vie suffira pour comprendre tout ce qui m'est arrivé. Quand j'entends ces femmes dire que leur mari n'est pas un violeur, je pensais la même chose. Le profil du violeur n'est pas le violeur qu'on peut rencontrer très tard dans un parking.
Quand j'ai choisi de lever ce huis-clos, je voulais que ces femmes se disent : 'Madame Pélicot l'a fait, on pourra le faire'. Je ne veux plus qu'elles aient honte. C’est à eux d’avoir honte. Je n’exprime ni ma colère, ni ma haine. Mais ma volonté et ma détermination pour qu’on change cette société !" les mots forts de Gisèle Pélicot, de nouveau entendue à la barre aujourd’hui. ⚖️ (via France Info)