🎬 La voix de Hind Rajab sort aujourd'hui au cinéma.
Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, 5 ans, devient la seule survivante de sa voiture familiale prise au piège et criblée de balles par des chars israéliens lors d'une évacuation forcée.
Entourée des cadavres de son oncle, sa tante et ses cousins, elle extirpe un téléphone des mains de sa cousine.
Pendant 3 heures, elle reste au téléphone avec une opératrice du Croissant Rouge : "Le char est à côté de moi. Il bouge. Tu viendras me chercher ? J'ai très peur."
Deux semaines plus tard, son corps est retrouvé dans la voiture criblée de 355 impacts de balles. À quelques mètres, les secouristes venus la sauver, ont eux aussi été abattus.
Boulversant. À voir absolument.
Pour Hind et les plus de 20 000 enfants assassinés par l'armée génocidaire de Netanyahou et pour que ces massacres ne sombrent jamais dans l'oubli.
Comme vous pouvez le constater le Sionistan place ses batteries anti-aériennes dans des zones densément peuplées. Alors qui se sert de sa population comme bouclier humain ?
Port d'Algeciras, il y a 45 ans. 45 ans plus tard, rien n'a changé, vous retrouverez toujours les mêmes photos. C'est pour ça que je dis, on n'est comparable à aucune diaspora africaine.
On n'est pas fait du même bois.
Allah Al watan al Malik 🇲🇦
Pas d'immunité, pas d'impunité.
La France doit s'en tenir au droit international et aux accords qui l'engagent.
La France doit tout faire pour permettre de traduire Netanyahou devant la justice internationale et obtenir un cessez-le-feu immédiat.
https://t.co/aiQIW1HdkW
🇱🇧🎶 A l’occasion des 90 ans de la diva libanaise Fairuz, je partage ici un texte traduit, totalement méconnu, qu’un ami m’a fait découvrir.
Une chanson écrite par les frères Rahbani en 1968, dont il ne reste qu’un seul enregistrement live.
C’est une chanson très particulière dans l’œuvre de la chanteuse. Avec beaucoup d’humour noir et de pléonasmes, elle raconte dans un arabe quasi journalistique une « affaire », qu’elle ne nomme jamais. Le ton pincé, surjouant celui d’une déclaration officielle, l’on comprend vite qu’il s’agit d’une satire de l’inertie de la communauté internationale dans la région. Un texte qu’on pourrait encore trouver d’actualité.
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Safarat al-Qadiya ( L’affaire a voyagé )
Fairuz - 1968
L'affaire a voyagé
Elle a porté sa cause
Dans les couloirs des tribunaux internationaux.
Et l'assemblée a consacré la séance
À l'examen du cas de l'affaire.
Des délégués étaient venus de toutes les nations,
Venus du Nord et du Sud,
Des petits pays et des grands,
Tout le monde s'était réuni en séance officielle.
Et l'assemblée, rassemblée, s’était affairée
À l'examen du cas de l'affaire.
Le Secrétaire général a prononcé un discours : il a parlé de paix.
Les membres ont débattu du sujet.
Un projet a été proposé :
La justice autour de l'affaire,
La liberté des peuples,
La dignité humaine,
La charte des droits,
La cessation des hostilités,
La fin du conflit.
Le vote...
Les resolutions...
Les résolution des problèmes en suspend...
À l'unanimité.
Puis
Des sources fiables ont déclaré,
Citant d’autre sources bien informées...
Que commission avait étudié,
Que la commission avait envisagé,
Et que la commission avait décidé...
D'envoyer un émissaire.
Et l'émissaire a déclaré
Qu'il était en effet un émissaire,
Envoyé par les sources
Et qu'une solution
Était en voie de résolution.
Et quand la nuit est tombée
Les juges étaient fatigués,
Épuisés par la longueur des discussions,
Ils ont fermé les dossiers
Et sont partis se coucher.
Dehors,
On entendait le bruit de l'hiver et l'obscurité,
Des désespérés cherchant la paix...
La faim rôdait dans les refuges des sans-abris,
Et le vent continuait de souffler
Arrachant les tentes.
( Désolé si la traduction est médiocre par endroits… l’enregistrement original est ici : https://t.co/UCa9MymUEt )