Quatre mois plus tard, le gouvernement est sur le point de reprendre la proposition de David #Lisnard de supprimer les #CEE pour diminuer le coût des carburants.
4 mois de perdus, encore une fois, avec des Français qui souffrent.
@davidlisnard
Lettre ouverte à Madame Yaël Braun-Pivet, @YaelBRAUNPIVET
Présidente de l’Assemblée nationale
Madame la Présidente,
Vous êtes, en un seul être, la synthèse parfaite de tout ce que la classe politique produit de pire : l’ambition sans grandeur, la vanité sans talent, et cette capacité presque artistique à confondre l’intérêt général avec le besoin pathétique de graver son nom quelque part avant que l’Histoire ne vous oublie.
Alors que le pays compte ses sous, que les hôpitaux manquent de climatiseurs et que les Français se serrent la ceinture, vous relancez, en catimini, au cœur de l’été, votre petit projet de pavillon d’accueil à 50 millions d’euros.
Un bloc de verre et d’ego, baptisé pompeusement « L’À-venir », qui doit remplacer un bâtiment du XIXe parfaitement intégré pour que, paraît-il, les visiteurs se sentent mieux accueillis.
Quelle abnégation ! Quelle abnégation… pour votre ego.
Soyons clairs : vous ne faites pas cela pour le peuple. Vous le faites pour laisser une trace. Une cicatrice, plutôt. Une horreur contemporaine plantée en plein site Unesco, face à la colonnade, pour que dans vingt ans quelqu’un puisse encore murmurer : « Ah, c’est Braun-Pivet qui a fait ça. » Il ne manquerait plus, d’ailleurs, que de baptiser officiellement cette chose « Pavillon Yaël Braun-Pivet ». Ce serait cohérent. Au moins, les générations futures sauraient immédiatement à qui s’en prendre.
Votre mégalomanie a ceci de remarquable qu’elle ne s’embarrasse même plus de prétextes élégants. On a vu des présidents vouloir des bibliothèques, des musées, des fondations.
Vous, vous voulez un hall d’entrée en verre avec cafétéria et boutique.
Transparence, dites-vous ? Oui, la transparence de votre ambition : on voit à travers, et ce n’est pas beau.
Vous avez suspendu le projet en février parce que les règles d’urbanisme vous gênaient. Vous l’avez relancé dès que le Conseil de Paris a bien voulu tordre un peu le Plan de sauvegarde. Passage en force, ego en avant, peuple en arrière.
Classique.
Madame la Présidente, votre nom ne restera pas grâce à ce pavillon. Il restera, s’il reste, comme celui d’une élue qui, à force de vouloir marquer l’Histoire, n’a réussi qu’à enlaidir un peu plus le présent.
Avec tout le respect que votre œuvre mérite,
Un citoyen qui n’a pas demandé à ce que son Assemblée nationale serve de support publicitaire à votre ego.