Le Lobby des Citoyens (LLDC) pour vous permettre de réagir, d'unir et de faire entendre votre voix, de rappeler à nos élus que Nous sommes LE SOUVERAIN
Par décision d’assemblée extraordinaire du samedi 9 mai 2026, il a été décidé de la dissolution du Lobby des Citoyens!
Nous remercions toutes les personnes qui ont participé ou soutenu l’une ou l’autre de nos activités depuis le 22 mai 2013!
Bien cordialement!
@alainpaulweber Et surtout cela montre toute la préséance de Spacex dans le domaine. Cela démontre aussi toute l’absurdite du dénigrement systématique à l’encontre du personnage Elon Musk!🤣
A masterpiece of precision and artistry: Guillaume Henri Dufour’s Topographische Karte der Schweiz (1833–1863). Created at an impressive 1:100,000 scale, this 25-sheet national map set a new standard for scientific cartography in the 19th century. Steel-engraved with extraordinary detail, it uses delicate hachures to sculpt the Alps in three dimensions—capturing Switzerland’s dramatic terrain with remarkable clarity. Centered on the Bern Observatory and produced during a period of rapid technological progress, the map supported military planning, infrastructure, and national unity.
See all sheets: https://t.co/7tsAPRvJxG
Suisse-UE – La double majorité s’impose de toute évidence
Texte de @MathysRoland sur Xtwitter (dirigeant d'entreprise à l'international), 21 fév. 2026 (traduction, parenthèses ajoutées).
Le professeur germano-suisse Andreas Glaser (droit constitutionnel, administratif et européen à l’Université de Zurich) démontre en cinq points que l'ampleur de l'intervention des accords d’intégration Suisse-UE dans l'autonomie juridique est si massive qu'une simple majorité du peuple (référendum facultatif) n'est pas suffisante.
La double majorité peuple-cantons s’impose de toute évidence.
1. Applicabilité directe du droit européne : le paquet d’accords prévoit que les actes juridiques de l'UE seront directement intégrés au droit suisse, sans qu'une transposition nationale soit nécessaire, voire même parfois requise.
Les autorités devront appliquer directement le droit de l'UE aux citoyens et aux entreprises, ce qui correspond à l'effet des règlements européens dans les États membres.
2. Atteinte à la structure constitutionnelle (règles du jeu) : Glaser souligne qu'il ne s'agit pas simplement d'une question de politique courante, mais bien d'une modification des règles du jeu de la démocratie suisse.
De telles modifications de l'état de droit, qui affectent l'équité procédurale et les conditions-cadres à long terme, exigent un niveau de légitimité démocratique supérieur à celui des décisions politiques courantes.
3. Acquisition juridique dynamique : en s'engageant à adopter le droit de l’UE de manière dynamique dans certains domaines (engagement à reprendre dans des domaines clés le droit futur sans le connaître), la Suisse renonce à une partie (significative) de sa souveraineté législative.
Puisque cela modifie durablement la répartition constitutionnelle des pouvoirs entre Confédération, cantons et corps électoral, un vote majoritaire dans les cantons est nécessaire à titre de garantie.
4. Parallèles historiques (acquis sui generis) : Andreas Glaser établit des comparaisons avec d'importants accords antérieurs tels que l'Accord de libre-échange de 1972 ou l'adhésion à l'EEE en 1992.
Ces accords ont été considérés comme des traités « sui generis » assimilables quant à leur portée à une modification constitutionnelle. Requérant donc l'approbation de la majorité des cantons.
5. Protection de l'ordre juridique fédéral : le droit de l'UE ayant des répercussions sur les compétences cantonales, le vote à la majorité des cantons (par référendum obligatoire) vise à les associer au processus décisionnel.
Cela empêche qu'une majorité populaire, même temporaire, puisse outrepasser les structures fédérales fondamentales.
@autonomiesuisse@kompassVI
https://t.co/RUbRVySwkM
« Dans les secteurs économiquement importants, la Suisse pourrait conclure des accords commerciaux bilatéraux avec l'UE. Je ne comprends pas cependant pourquoi toute la population suisse devrait être soumise au système juridique de l'UE.
Suisse-UE – Le modèle participatif suisse en sursis
Weltwoche, 15 fév. 2026 (traduction, parenthèses ajoutées)
« Wolfgang Reitzle a été président du conseil d'administration du groupe LafargeHolcim dans le monde, a siégé au conseil de surveillance de Deutsche Telekom et préside actuellement le conseil de surveillance de l'équipementier automobile Continental. Ce dirigeant allemand, maintes fois récompensé, vit en Suisse.
« En tant que résident suisse, il ne m'appartient pas de donner des conseils à mon pays d'adoption », a déclaré M. Reitzle lors d’un entretien à l’Efficiency Club de Zurich. Connaissant très bien l'Union Européenne, je ne peux toutefois que mettre en garde contre ces accords (d’intégration de 2024).
« Dans les secteurs économiquement importants, la Suisse pourrait conclure des accords commerciaux bilatéraux avec l'UE. Je ne comprends pas cependant pourquoi toute la population suisse devrait être soumise au système juridique de l'UE.
« La Cour de justice de l'Union européenne, en tant que juridiction suprême en matière de litiges, ne rend pas toujours ses arrêts uniquement en conformité avec le droit. Elle est aussi une sorte d'organe d'exécution pour la Commission. Par conséquent, les décisions, surtout les plus sensibles, sont prises avec des motivations politiques.
« En conclusion, M. Reitzle s'est interrogé sur les avantages que la Suisse pouvait tirer de « l'entrée dans ce que j'appellerais un système de bureaucratisation excessive et d'une médiocrité abyssale, qui, à long terme, ne ferait qu'affaiblir la Suisse et, finalement, la priver de son indépendance ».
« À son avis, les accords-cadres avec l'UE sont « absolument inacceptables, parce que la démocratie directe serait progressivement abolie » (...).
@autonomiesuisse@kompassVI
https://t.co/HBmAw7KDMc
Hello, this is Yanis Varoufakis with a piece of news that would have been hilarious if it weren’t so scary. This morning, two policemen appeared on my doorstep to serve a summons ordering me to the police headquarters to be interrogated by the Greek DEA, our drug busting police department. Not as a witness, expert or not, but as the accused. Accused of what?
Shortly after New Year’s, I appeared on a podcast organised by young people to answer their questions on everything that concerns Gen Z today: social media, the meaning of life, their job prospects, what I call technofeudalism etc. At some point, they asked me if I had ever used drugs. Determined not to do a Bill Clinton (remember the laughable “I didn’t inhale”?), I said I had. Apart from pot, I told them, I had one experience of taking ecstasy in Sydney 36 years ago. It was pleasant, I danced for 16 hours effortlessly but then, I added, it gave me a migraine for a week – and so I never used again. That was my introduction to making the point that, however pleasant drug taking may seem, there is a price to pay. And that the ultimate price is dependence, addiction – “the end of liberty”, I said emphatically.
Do you see where this is going? Yes, the Greek police have opened an investigation of me under the charge of... aiding and abetting the narco-mafia. [Do me a favour folks: Please don’t tell Trump, OK?]
Seriously now, at a time of war, genocide, stupendous exploitation and so on, my little trouble with the inane Greek police is neither here nor there. But it is important. Here, in Europe, many people still live under the illusion that we have liberty, rationality and freedom. We don’t. Dark forces are at work, pushing us into a postmodern version of the Dark Ages.
So, beware, people! They are out to take away the last remnants of autonomy and freedom we have left. Resistance is, literally, existence.
The Greek Police has referred me to the State Prosecutor with a request that I be prosecuted as a drug traffic enabler. There seems to be no end to the European authorities' efforts to emulate Trump's project of returning us to a bleak, fascist past
https://t.co/0BzoWbDGKr
Suisse-UE – Ou comment réduire le modèle démocratiqe suisse en un simple folklore
Nebelspalter, 14 déc. 2025 – Article invité de Claudia Wirz, journaliste, essayiste, politologue et sinologue (extraits traduits, parenthèses ajoutées).
(…) « Quiconque approuve (les traités d’intégration) dit aussi adieu à une Suisse où le peuple et les cantons sont souverains. Car la démocratie semi-directe unique de la Suisse, précieuse pour notre prospérité, serait réduite à un simple folklore. (…)
« Le souverain, imprévisible et parfois récalcitrant – du point de vue des élites – serait largement dépossédé de ses prérogatives, sa volonté démocratique relativisée, voire ignorée par les juges en cas de litige, comme c'est déjà le cas aujourd'hui en matière d'interprétation des droits de l'homme (voir la décision récente de la CEDH condamnant la Suisse pour inaction climatique). (…)
« Il s'agit de l'identité politique de la Suisse, organisée de manière coopérative (dans une Europe marquée) par l’héritage monarchique et le paternalisme centralisateur du XIXe siècle. Les instruments de démocratie directe suisses ont une fonction non seulement technique, mais aussi civilisationnelle.
« Un référendum suisse n'est pas un simple « plébiscite », comme aiment à le qualifier les journalistes étrangers qui ne comprennent pas le système. Il est l'expression d'une conception que la société a d'elle-même. Et d'une aspiration de longue date, cultivée depuis des décennies, à se gouverner pleinement et systématiquement, et non de manière sélective ou exceptionnelle.
« Ce type de participation directe exige une recherche constante du meilleur compromis tout au long du processus politique. (…)
« La démocratie directe à la suisse n'est en réalité rien d'autre qu'un mécanisme de séparation des pouvoirs. Elle veille activement à ce que personne dans le pays ne nourrisse d'idées extravagantes ; et ceux qui le font – comme les Jeunes Socialistes sur l'impôt sur les successions – sont marginalisés.
« La prospérité de la Suisse repose en grande partie sur ses institutions politiques. Les élites politiques suisses étaient, et sont tenues de présenter au peuple des idées sensées, c'est-à-dire viables.
« Si cette retenue civilisatrice envers les élites politiques est, ne serait-ce que partiellement levée, ce contre quoi Friedrich A. von Hayek mettait en garde dans son célèbre ouvrage « La Route de la servitude » dans les années 1940, une descente silencieuse mais constante dans la servitude pourrait se produire, favorisée par toujours plus d'impôts, de prélèvements obligatoires, de dettes, de réglementations et de bureaucratie. » (…)
@autonomiesuisse@kompassVI
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Suisse-UE - Le Conseil fédéral réhabilite le « bilatéralisme » (provisoirement)
https://t.co/7gKwLd6oxt, 21 nov. 2025 (extraits traduits, parenthèses ajoutées)
Bruxelles ne veut pas que les Suisses utilisent officiellement le terme « bilatéral ». Il signifie que le partenaire peut accéder au marché sans participer, c’est-à-dire sans appliquer sur son propre marché les législations communautaires intérieures.
C’est précisément ce que l’UE ne veut plus s’agissant de la Suisse.
Pour les fonctionnaires européens, les accords de 2024 sont des accords d’ « association » au sens de l’article 217 du Traité sur le fonctionnement de l’UE. L’ « approche bilatérale » avec la Suisse s’est achevé en 2018, à la demande de l’UE.
C’est pour cela que le Conseil fédéral n’a jamais employé l’expression Bilatérales III jusqu’ici, laissant cela aux organisations économiques (qui ont répandu précocement cette appellation rassurante).
« Lors de sa séance de mercredi (19 nov. 25) , le Conseil fédéral a finalement décidé de nommer ces accords d’intégration « accords bilatéraux ». L’information a été confirmée par plusieurs sources. (…)
« Ce changement d’appellation semble avoir été approuvé par Bruxelles, mais n’est valable que pendant la campagne référendaire. (…)
« Point crucial : les accords-cadres à ratifier se distinguent précisément des accords précédents par l’engagement juridique et politique qu’ils impliquent envers l’UE, engagement absent de tout autre accord à ce jour (les mécanismes de règlement des différends sont ceux du droit international). (…)
« Lors d’une conférence de presse, les dirigeants d’Economiesuisse avaient expliqué les raisons de cette décision (d’utiliser l’appellation Bilatérales III). (…)
« Les organisations économiques ont dépensé des millions de francs lors de précédentes campagnes en faveur d'accords « bilatéraux ». Ils souhaitent capitaliser sur cette expérience.
« Le terme « bilatéral » est donc politiquement bien ancré et bénéficie de connotations positives, comme le montrent de nombreux sondages. Dès que l'« approche bilatérale » est évoquée, une majorité y est favorable.
« Ce terme s'inscrira donc dans la stratégie de communication du Conseil fédéral, qui donnera ainsi l'impression que rien ne changera. Les liens politiques et juridiques avec l'UE sont soit occultés, soit minimisés.
« Ce changement d’attitude démontre que le Conseil fédéral et ses partisans mettent tout en œuvre pour faire adopter les accords-cadres par référendum (au moins de justesse). Ils ne s'intéressent plus à fournir des informations factuelles, mais plutôt des platitudes de campagne. »(…)
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Suisse-UE, électricité et sécurité alimentaire – « Ces nouveaux traités sectoriels sont simplement mauvais »
NZZ, 1er octobre 2025 - Entretien avec Magdalena Martullo-Blocher (3/4), conseillère nationale UDC
(Extraits traduits, troisième partie, suite et fin demain).
A propos du traité sur l’électricité :
« L'électricité n'est pas moins chère dans l’UE, et l'autosuffisance y est moindre. Grâce à l'hydroélectricité, nous bénéficions d'une plus grande flexibilité pour en produire lorsque nous en avons besoin. (…)
« Nous pouvons déjà échanger de l'électricité aujourd'hui, et les réseaux sont également coordonnés techniquement. Avec l'accord, nous ne pourrions exploiter nos centrales de réserve qu'avec l'approbation de l'UE. (…)
« Si l'UE a suffisamment d'électricité, elle nous la vendra. Sinon, l'accord est de toute façon inutile, car l’UE favorisera toujours ses propres Etats membres.
« Il n'existe pas de marché intérieur européen de l'électricité ; les pays de l'UE mènent leurs propres politiques en la matière. Nous serions probablement les seuls à appliquer le droit européen. (…)
« L'accord sur l'électricité est mauvais. Nous mettons nos avantages, comme l’hydro-électricité, au service de l'UE, et n'avons plus notre mot à dire. Le libre choix du fournisseur d'électricité proposé aux particuliers ne fonctionnera pas non plus.
« Personne n'investira dans la construction d'une centrale électrique si les clients peuvent constamment changer de fournisseur. Les investissements dans l'électricité sont réalisés sur cinquante ans. Cela nécessite des contrats d'achat fixes.
« À cela s'ajoute le fait que l'UE modifie constamment son environnement juridique, et que nous devrions le suivre en permanence. C'est un va-et-vient constant avec des temps morts extrêmement longs – où est la sécurité de planification ? (...)
A propos du Traité sur la sécurité alimentaire :
« Il aurait des conséquences extrêmes, de l'agriculture et de la transformation au commerce de détail, à la restauration, à l'hôtellerie. Ce sont principalement les petites entreprises à faibles marges qui seraient touchées. (…)
« Elles se retrouveraient confrontées à un enchevêtrement de réglementations, de certifications et de contrôles (…)
« L'UE déploierait des armées d'inspecteurs dans nos exploitations agricoles. Ces inspecteurs ont presque le même statut que des diplomates. (…)
« Ils ne peuvent être poursuivis, perçoivent des salaires supérieurs à la moyenne, profitent de tous les jours fériés dans les pays de l'UE et ne paient ni impôts ni taxes. Ils peuvent se déplacer où bon leur semble et inspecter restaurants, commerces de village ou exploitations agricoles comme bon leur semble. » (…)
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Suisse-USA - A propos de Karin Keller-Sutter bashing : l’honnêteté l’emportera
LinkedIn – Article de Daniel Sauser (traduction)
L’Union Européenne se contente de fournir 600 milliards d’euros à l’administration Trump, sans influencer son utilisation. L’UE achète du gaz liquéfié pour des milliards. Ces promesses sont des mensonges juridiquement intenables. Mme von der Leyen et l’UE seront sanctionnés par les États-Unis pour cela.
Notre Conseil fédéral a négocié dans le cadre légal. L’honnêteté l’emportera.
Encore ceci : 60 % de nos exportations vers les États-Unis sont actuellement, exemptées des 39 %. A l’inverse, des tarifs de 50 % ont été activés dans le monde entier pour 407 types de produits au cours des derniers jours seulement. Également pour l’UE.
Et encore une chose : la Corée du Sud veut verser 300 milliards à Trump.
Je suis heureux d’être un citoyen de la Suisse honnête.
L’information remonte au 27 juillet 2025 - Après la visite au terrain de golf, la Commission européenne a mis les choses en perspective : elle a souligné qu’en tant qu’autorité publique, elle ne peut pas garantir ces investissements.
La réponse de Trump : les 600 milliards sont à sa disposition, et indépendants de la volonté de l’UE. Plusieurs médias, dont https://t.co/YIvZZ6ZEIG, Watson, Cash ou encore Deutschlandfunk, rapportent que Donald Trump a décrit les investissements de l’UE comme un « cadeau » dans une interview accordée à CNBC le 5 août 2025. Affirmant qu’il pouvait investir les 600 milliards de dollars à sa guise.
Dans les rapports, sa déclaration est citée comme suit : « Ils nous ont donné 600 milliards de dollars que nous pouvons investir dans tout ce que nous voulons. »
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Suisse-UE – L’enquête de NZZ qui rend les euro-conformistes nerveux
(NZZ, 7 juillet 25, extraits traduits) - La transposition flexible du droit européen dans la législation suisse est un mythe. L’intégration serait stricte et directe dans la plupart des secteurs. Dont les plus sensibles politiquement, comme la libre circulation ou l’électricité.
(…) « Comment se déroulera l'adoption de la nouvelle loi européenne ? Il existe deux méthodes : la procédure d'équivalence et la procédure d'intégration. L'équivalence s'applique aux accords sur les transports terrestres et les obstacles techniques au commerce (ARM), tandis que l'intégration s'applique aux autres accords – libre circulation des personnes, électricité, denrées alimentaires et transport aérien. (…)
« Ces actes juridiques (européens) sont, en principe, directement appliqués par la Suisse sans devoir être transposés en droit national », écrit le Conseil fédéral dans ses notes explicatives. (…)
« Plus concrètement : le projet d'accord alimentaire comprend 61 actes juridiques de l'UE. Ces actes (ainsi que les décrets de la Commission européenne qui en découlent) s'appliquent désormais à la Suisse, et la Suisse doit également adopter toutes les modifications futures.
«Cela concerne des domaines très divers : les semences, les pesticides, les chevaux de sport, les porcs reproducteurs, le transport des animaux de compagnie, les vitamines et minéraux, et bien plus encore.
« Il s'agit également d'hygiène alimentaire. L'UE fixe notamment les conditions à respecter sur les étals des marchés ; des réglementations concernant les vestiaires pour le personnel de vente, les certifications en cuisine, la formation à l'hygiène des vendeuses, et bien plus encore. (…)
« Ce qui s'applique aux gâteaux faits maison sur les marchés de Noël s'applique globalement à l'ensemble du secteur alimentaire, à la libre circulation des personnes ou à l'électricité : lorsque l'UE décide des modifications, celles-ci s'appliquent généralement directement ici.
« La méthode d'intégration constitue une avancée politique majeure pour la Suisse. Le fait que la quasi-totalité des transpositions légales fonctionnent selon ce modèle et que les règles de l'UE s'intègrent directement dans l'ordre juridique suisse sans transposition nationale n'a pas encore été abordé.
« Le Conseil fédéral se montre très réservé à ce sujet : dans le rapport de consultation de 931 pages, la méthode d'intégration est discrètement abordée au point 2.1.5.2.2. (…)
« L'intégration de la nouvelle loi depuis Bruxelles se déroule comme suit : lorsque l'UE adopte un nouveau règlement, elle informe le Comité mixte (CMM) que la Suisse doit l'intégrer. (…) Si les diplomates et fonctionnaires du Comité mixte approuvent, la Suisse approuve. (…) »
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Suisse-UE - « Explosif : pour la première fois, la Suisse va percevoir des impôts pour l’UE »
Aargauerzeitung, 24 juin 2025 – « La Suisse s’engage à percevoir des impôts sur son territoire pour le compte des États membres de l’UE. (…)
« Dans le contexte des négociations sur les nouveaux accords bilatéraux, la Suisse a négocié à Bruxelles un autre sujet politiquement sensible : la mise à jour de l’échange automatique de renseignements en matière fiscale (EAR).
« Il s’agit notamment de la demande de l’UE visant à ce que les autorités suisses recouvrent pour son compte les créances fiscales en suspens des citoyens de l’UE. (…)
« L'accord est en fait négocié depuis longtemps. Il est prêt depuis le début de l'année. Le Conseil fédéral a simplement voulu attendre pour ne pas influencer la phase finale des négociations sur le nouveau paquet bilatéral. (…)
« L'échange automatique d'informations devrait être discuté au Conseil fédéral ce mercredi 24 juin. Le gouvernement devrait donner son feu vert à la signature de l'accord actualisé.
« Le Secrétariat d'État aux questions financières internationales (SFI) a refusé de commenter davantage, confirmant seulement que les préparatifs pour la signature de l'accord étaient en cours. Les détails seront communiqués ultérieurement. (…)
« À l’avenir, les impôts indirects de l’UE seront perçus en Suisse. Il s’agit principalement de la TVA. Par exemple, si une entreprise suisse vend des biens ou des services à d’autres pays de l’UE, une TVA plus élevée peut être appliquée. Cela est dû au pays de destination des marchandises ou services exportés.
« Cependant, il arrive que cette TVA plus élevée ne soit pas perçue par les entreprises suisses, échappant ainsi au pays cible. Les montants exacts en jeu sont difficiles à estimer. » (…)
Signé Remo Hess, l'article précise aussi qu'il s'agit de montants supérieurs à 10 000 euros. Sachant toutefois que la plupart des Etats de l'Union ont des taux de TVA autour des 20%, il suffit d'une livraison de 50 000 euros.
La Suisse n'a pas cédé sur les dettes de fiscalité directe (des particuliers ayant quitté l'UE pour la Suisse par exemple).
Les négociateurs suisses ont toutefois dû admettre que les deux parties reviendraient sur la question dans les quatre ans suivant la conclusion de cet accord actualisé.
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