Tant qu’il existera des tickets-restaurant en France, c’est que les Français n’auront pas compris que la source de leurs problèmes est toujours bien présente.
Le ticket-restaurant est un formidable résumé du mal français. On commence par taxer et charger lourdement le salaire, puis, comme le salarié couine un peu trop parce qu'il aimerait tout de même conserver un peu de pouvoir d’achat, on invente un revenu parallèle, partiellement exonéré, mais qu’il ne peut évidemment pas utiliser comme il le voudrait. Ce serait trop simple ! Il faut donc créer un "titre spécial de paiement", définir qui peut l’émettre, qui peut l’accepter, combien l’employeur doit financer, quels produits on peut acheter, quels jours on peut l’utiliser, dans quelles limites et selon quelles procédures. Et naturellement, une fois l’usine à gaz construite, qui rémunère généreusement les intermédiaires, il faut régulièrement la réformer.
Nous y sommes encore aujourd’hui. Des députés veulent ajouter de nouvelles contraintes à un mécanisme déjà compliqué : dématérialisation, contraintes sur les produits qu'on peut acheter, commissions, transparence des émetteurs, dons, plafonds, conditions d’utilisation. Cela dit beaucoup du décalage entre une partie de la classe politique et le réel. Au lieu de se demander pourquoi un tel dispositif existe encore, on cherche comment le rendre plus sophistiqué.
La question de fond est pourtant assez simple : pourquoi ne pas laisser cet argent directement sur la feuille de salaire, et non fiscalisé ? Parce que tout notre système fonctionne ainsi. On prélève beaucoup, puis on restitue un peu sous forme d’avantages soumis à des conditions. Et chaque avantage crée sa réglementation, ses bureaucrates, ses intermédiaires, ses logiciels, ses contrôles et ses exceptions. On fait croire au salarié qu’on lui « donne » quelque chose, alors qu’on lui rend simplement, sous une forme administrée, une partie de ce qu’on lui a pris ailleurs, en lui expliquant au passage comment il doit la dépenser. Parce que c'est bien connu, les Français ne sont pas aptes à décider eux-mêmes de comment dépenser leur argent.
Le ticket-restaurant n’est donc pas une bizarrerie, c’est un symbole. Il résume parfaitement une société où l’État veut mettre sa grosse main maladroite et graisseuse sur tout ce qui passe, puis organise minutieusement la manière dont une fraction de l’argent peut revenir à ceux qui l’ont gagné. Et lorsqu’un système produit des effets pervers, le premier réflexe des élus et des fonctionnaires n’est jamais de le supprimer, mais d’ajouter une nouvelle couche de règles pour corriger les précédentes.
C’est exactement ainsi que se construit l’hyper-bureaucratisation : non par une décision spectaculaire, mais par l’empilement de milliers de petites réglementations qui paraissent chacune défendables isolément. Le vrai problème français n’est donc pas seulement le niveau des prélèvements. C’est cette volonté permanente de tout encadrer, de tout orienter, de tout conditionner, jusqu’à transformer un simple complément de rémunération en dispositif administratif à part entière.
Le jour où quelqu’un proposera simplement de supprimer les tickets-restaurant et de transformer leur avantage social en rémunération nette équivalente, sans perte pour le salarié ni surcoût pour l’entreprise, on pourra commencer à croire qu’un changement de logiciel est possible. Les intermédiaires inutiles y perdront, mais la société y gagnera. En attendant, on continuera à débattre gravement de ce que l’on peut acheter avec une carte spéciale, et à appeler cela une "politique sociale".
❌C’est faux.
✅Avec la reprise du conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies a remis en place le plafonnement dans toutes ses stations-service de l'hexagone.
✅Cette mesure sera renforcée dans les stations-service autoroutières, lors des week-ends de grands départs, avec un plafonnement à 1,99 €/L sur l'essence et le diesel.
TotalEnergies est la seule entreprise au monde à faire cela.
👉Les résultats de TotalEnergies sont réalisés partout dans le monde. Les plafonnements, eux, sont mis en place uniquement pour nos clients français.
🇪🇸🇵🇹 INSÓLITO: Bernardo Silva, fruto de la tensión del momento, casi agrede físicamente a Rodri, echándole en cara que España se quedó, de manera ilícita, con Papúa Nueva Guinea en el Tratado de Tordesillas.
Pour LFI, c’est la misère qui fabrique les casseurs. Pour EELV, c’est la consommation. Pour les antisémites, c’est Gaza. Pour le RN, c’est l’UE. Et pour les crétins, c’est Macron. L’éternelle absente de la liturgie politique française est toujours la responsabilité individuelle.
On pourrait mettre des clims dans tous les écoles, collèges, hôpitaux et EHPAD publics de France...
Pour un montant entre 3 et 9 jours de dépenses de retraite.
En Belgique, une taxe sur les grandes fortunes façon Zucman est en cours de discussion, portée par le centre.
Et l'un des des plus riches de Belgique dans la tech, patron d'Odoo, s'exprime dessus.
[ 🇫🇷 FRANCE ]
🔸 Le ministre du Pouvoir d’achat Serge Papin propose de ne plus revaloriser les pensions de retraite supérieures à 3.000 euros par mois afin de financer une baisse, voire une suppression, de la CSG pour les jeunes salariés.
Il défend une « solidarité transgénérationnelle », estimant que les jeunes supportent à la fois un contexte économique difficile et le financement d’un nombre croissant de retraités.
Cette mesure n’est pour l’instant qu’une proposition. Les petites retraites en seraient exclues et les économies réalisées serviraient à augmenter les salaires nets des jeunes actifs.
Il est absolument inouï que cette affaire fasse si peu de bruit, comparé à Betharram ou Barbarin. Quand on n'a pas la possibilité de flinguer les catholiques et/ou un politique de droite, soudain tout le monde est très calme sur la pédophilie.
« Je n’avais pas conscience qu’il y aurait autant de choses à faire en même temps », a confié celle qui s’imaginait « en train de lire du matin au soir ».
Philippe Poutou : l'anticapitaliste qui a repris une librairie et qui découvre qu'être son propre patron, ce n'est pas faire 35 heures. La prochaine fois, il risque de se plaindre des charges sociales trop élevées.
https://t.co/tO79PwYgRA
Sur 10€ d'essence à la pompe la station-service gagne en moyenne 0,34 € et l'État français prend en moyenne 5,85 €, mais le problème c'est bien sûr la marge de la station-service.
C’est @AgnesRunacher qui remporte ce deuxième Cerfa d’Or, celui de la créativité normative, pour sa proposition de WC sur les barges des ostréiculteurs!
Une attente majeure du secteur pour faciliter leur quotidien 🦪
Le niveau d’ingérence et d’infantilisation que les Français acceptent dans leur vie quotidienne, ainsi que la complexité qui en découle, sont absolument grotesques.
Rien ne l’illustre mieux que ce délire qui consiste à verser une partie des salaires en tickets trucs, chèques machins et comptes à la con, au lieu de simplement laisser les gens dépenser librement leur salaire net.
"Une fois déduits les frais de location de compte, les cotisations et le matériel, leur salaire net tombe entre 840 et 880 euros, soit à peine plus de 3 euros de l’heure"
Ce 3 euros de l'heure, c'est peu, mais c'est la productivité de leur travail, c'est à dire ce que les clients sont prêts à payer pour leur travail. Personne ne les oblige à prendre ces jobs, et s'ils prennent ces jobs très ingrats, c'est qu'ils ne trouvent pas mieux.
Autrement dit, beaucoup d'entre eux ne trouveront sans doute jamais un emploi au SMIC qui est de 12 euros brut de l'heure, ce que personne ne sera prêt à payer pour leur productivité.
On a le choix entre deux possibilités polaires :
- on laisse perdurer ces activités sans changement, et on vit avec des gens, pour l'essentiel des migrants, payés bien en dessous du SMIC, en se disant qu'ils sont gagnants par rapport à la vie qu'ils mèneraient dans leur pays d'origine et que les consommateurs sont gagnants ici sur le service ; et les externalités négatives (frais de santé, insécurité) sont absorbées par la société, y compris ceux qui n'utilisent pas ces services ; du coup cela soulève la question de l'utilité du SMIC...
- on soumet ces activités au droit commun du salariat, ce qui suppose notamment une rémunération au Smic et des charges, avec en conséquence une hausse des prix et une baisse de la demande, et donc du volume d'activité ; cela pose alors la question compliquée de la présence des personnes concernées sur le territoire, et de l'expulsion de ceux qui n'ont plus d'activité.
Entre les deux, on peut envisager un gradient de solutions incluant a minima une meilleure prise en compte des coûts induits par leur activité sur les finances publiques (santé, accident), mais cela demandera de leur appliquer une cotisation qui réduira leur net et augmentera les prix.
Bref pas de solution simple, mais s'indigner du faible niveau de rémunération ne résoudra pas le problème.