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Si tu es né dans les années 70 ou 80, tu fais partie d’une génération qui a connu la liberté avant le mode d’emploi.
Pas de GPS.
Pas de téléphone.
Pas de localisation parentale.
On disparaissait le matin … et on réapparaissait le soir.
Et franchement, ça allait très bien comme ça.
Nos parents ne savaient pas où on était.
Et soyons honnêtes … ça les arrangeait souvent.
Notre seul couvre-feu, c’était le lampadaire.
Quand la lumière orange s’allumait dans la rue, tu te transformais en sprinteur olympique.
Si tu rentrais après, t’étais pas en retard … t’étais mort.
L’eau minérale, on ne connaissait pas.
On buvait l’eau du tuyau d’arrosage.
Goût de caoutchouc chaud, avec parfois une note d’araignée noyée.
Un grand cru.
Si ton gâteau tombait par terre, tu soufflais dessus.
La règle des cinq secondes, c’était notre vaccin universel.
On léchait les piles plates pour voir si ça piquait la langue.
Ça piquait !!
Et personne n’en est mort.
La sécurité routière ? Une légende urbaine.
On voyageait à l’arrière des voitures, sans ceinture, en glissant sur le skaï brûlant.
L’habitacle était un fumoir.
Papa fumait ses Brunes vitres fermées.
On respirait plus de goudron qu’un chantier sur le périphérique.
On arrivait en vacances déjà légèrement cuits.
Nos jouets, c’étaient des armes de destruction fraternelle.
Les fléchettes à pointe en métal.
Si tu ratais la cible, tu plantais la cuisse de ton frère.
Les pétards, on les gardait à la main le plus longtemps possible.
La science, on l’a apprise dans les terrains vagues, en faisant exploser des boîtes de conserve.
Physique. Chimie. Sélection naturelle.
Pas de petit bobo, pas de Doliprane.
Tu te plantais une écharde, ta mère devenait chirurgien de guerre.
Aiguille à coudre.
Chauffée au briquet.
Opération sur la table de la cuisine.
Sans anesthésie.
"Arrête de chialer, ça fait pas mal."
Et toi, tu serrais les dents en regardant le carrelage.
Aujourd’hui, on met des casques pour marcher dans la rue.
Nous, on a mangé de la terre.
On a bu de la rouille.
On a dormi dans des tentes qui prenaient l’eau.
On est tombés.
On s’est relevés.
On a recommencé.
On a tout vécu.
On a tout encaissé.
Et on est encore debout.
Alors dis-moi.
Si toi aussi tu viens des années 70 ou 80 …
C’était quoi ton jeu le plus dangereux ?
Partage si tu es fier d’avoir grandi sans notice, sans filet, mais avec une sacrée dose de liberté.
Oh et puis merde après tout, on a pas assez souffert.
Si on acceptait de lâcher la rampe et de vivre dans le déni, considérant que ce que dit l’IA c’est la vérité ?????