Je refais un tweet sur l’excision parce que j'ai été effaré et écœuré d'apprendre qu’en Seine Saint-Denis, 10 pour cent des jeunes filles seraient excisées.
C’est un crime.
Alors je veux en parler, encore…
L'horreur silencieuse : ces fillettes mutilées au nom de la tradition
C'est une réalité que l'on préfère ignorer, détourner le regard.
Une mutilation qui consiste en l'ablation partielle ou totale du clitoris, parfois accompagnée de l'excision des petites lèvres, voire de leur couture.
Le scénario est presque toujours identique. Des fillettes, parfois âgées de quelques semaines seulement, et jusqu’à 10 ou 12 ans, sont emmenées en Afrique sous prétexte de vacances familiales.
Là-bas, loin des regards, l'irréparable est commis. Puis elles reviennent, silencieuses, traumatisées, avec des séquelles physiques et psychologiques à vie.
Les conditions dans lesquelles ces opérations sont pratiquées défient l'entendement.
Dans la très grande majorité des cas, aucun professionnel de santé n'est présent.
Les outils utilisés sont ceux du quotidien détournés de leur usage : lames de rasoir, ciseaux non stérilisés, tessons de bouteille, couteaux de cuisine. Pas d'anesthésie, pas d'asepsie, pas de soins post-opératoires.
Les petites filles sont maintenues de force par plusieurs femmes du village, parfois leurs propres mères ou grands-mères.
Les cris, les hurlements, la douleur atroce, tout cela est étouffé, banalisé, considéré comme un passage obligé.
Les conséquences sont dévastatrices : hémorragies massives, infections généralisées, tétanos, transmission de maladies par des instruments souillés.
Sans parler des complications à long terme : douleurs chroniques, kystes, problèmes urinaires, rapports sexuels douloureux, complications lors des accouchements, et un traumatisme psychologique qui ne guérit jamais vraiment.
Cette pratique n'a rien à voir avec la religion, contrairement à ce que certains prétendent. Elle n'est mentionnée ni dans le Coran ni dans la Bible. Elle est le fruit de traditions visant à contrôler la sexualité féminine, perpétuées de génération en génération.
La France n’a pas fait suffisamment de la lutte contre les mutilations sexuelles féminines une priorité. Des lois existent, mais le phénomène persiste, alimenté par la pression familiale et communautaire.
Il est temps de briser ce silence assourdissant. Chaque excision est une atteinte irréversible à l'intégrité d'une enfant. Chaque année, des milliers de fillettes sont sacrifiées sur l'autel de traditions barbares.
L’avenir est REELLEMENT terrifiant, ce qu’il se passe pour les femmes en Amérique est d’une honte sans aucun putain de nom.
Trump et son parlement veulent effacer des mots des documents officiels tels que « femmes » « utérus » « grossesse » « allaiter » « équité » et BIEEN d’autres, pas que d’ailleurs, sur internet également et jusqu’aux programmes scolaires, ils veulent effacer nos mots, mais également nos corps :
L’interdiction a l’avortement prend plus que du terrain, interdire l’IVG c’est nier le droit fondamental de disposer de nous-mêmes et surtout transformer notre liberté en crime honteux, notre chair en prison et faire de nous des réceptacles sans choix
Et cela ne s’arrête pas là car maintenant ils songent potentiellement enlever le droit de vote aux femmes, C’est une attaque frontale contre la démocratie et contre TOUTES les femmes du monde entier, sans le droit de vote nous ne sommes plus libres et nous ne sommes plus égales, c’est revenir en arrière et écraser la dur lutte des courageuses femmes qui se sont battues pour nous offrir cette liberté dont on jouit pleinement à l’heure actuelle.
Le féminisme est loin d’être un luxe ou une affabulation, c’est une nécessité, donc à toutes les personnes qui rabaissent nos combats et qui nous demande à quoi ça sert, c’est simplement défendre ce que d’autres voudraient nous arracher : notre voix, nos droits, notre avenir. Chaque conquête obtenue par les femmes, par nos mères et nos grands-mères. AUCUN pouvoir réactionnaire n’a le droit de nous ramener en arrière et de nous réduire à pantins sans choix
Certains se diront que « ce n’est pas en France » mais je le dis avec colère et avec peur : l’avenir m’inquiète.
Alors oui, ici nous avons encore nos liberté mais tout indique qu’il faudra continuer à se battre. Pour nous, pour celles qui viendront après nous, pour que les générations futures n’aient pas à trembler ou baisser les yeux face à des interdictions complètement absurdes et inhumaines.
On ne se taira pas. On ne disparaîtra pas. On ne se soumettra pas.
Notre avenir ne sera pas bâti sur la peur et avec des chaînes. Il sera construit par notre colère, notre sororité, pour nous, nos mères, nos sœurs et surtout nos filles.
@PerseusLeGrand L’été indien - Joe Dassin
Ne me quitte pas - Jacques Brel
Comme ils disent - Charles Aznavour
Mon vieux - Daniel Guichard
Requiem pour un fou - Johnny Hallyday
Le chanteur - Daniel Balavoine
Le géant de papier - Jean Jacques Lafon